‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 226 sur 228 · CUEIL · texte numérisé non relu

CUEIL

DURET (Edme-Je4\-Baptiste), bénédictin de la congrégation de Saint-Maur , né à Paris le 18 novembre 1671, mourut le 23 mars 1758. Il a traduit le 2' vol. des Entretiens d'une âme avec Dieu, par Hamon ; et la dissertation théologique d'Arnauld sur une proposition de saint Augustin.

DUREUS ou DURyEUS (Jean), jésuite, écrivit, au xvi" siècle, contre la Réponse de Whitaker aux vingt-deux raisons de Campien , Paris, 1582, in-8".

DUREUS ou DURY (Jean), tliéologien protestant du xvir sièrle, natif d'Ecosse, travailla avec beaucoup de zèle, mais en vain, à la réunion des luthériens avec les calvinistes. Il publia, à ce sujet, plusieurs ouvrages depuis 163'». jusqu'en 1674, in-fi", et in-4°, et mourut queltpie temps après, avec la réputation d'un homme qui à un esprit éclairé joignait un caractère conciliant.

DURHAM (JAcyuEs), théologien écossais, né en 16iOdans le Lothian oriental, mort à Glascow en 1658, dans la force de l'âge, se distingua par son éloquence dans la chaire et se fit aimer par ses heureuses qualités. Outre des Sermons et divers écrits tliéologiques, on a do Durham un traité sur le scanâale, et un Commentaire sur les révélations.

DURICH (Foktinat), religieux barnabite, docteur en théologie, né eu 1730 à Turnau en Bohème, fut professeur de théologie et de langue hébraïque à l'université de Prague et co-recteur dans sim monastère. Son ordre ayant été supprimé en Bohème, il se retira à Vienne, puis à Tuinau, où il mourut lo 30 août 1802. Il fut l'un des principaux collaborateurs de la dernière éuiliou de la Bil)lc bohémienne, donnée jiar les Rarnabites de Prague, el il a laissé en outre : Eutychii /lenjamin Transalbini Dissertatio philoloyica (le rocibus Hharlyiumiin et Belathem, ^jod. VII, 11, 1763, in-folio; Templi Salraloris et motiastirii fralrum minimorum S. h'rancisci de l'dula vrlrris Praga' sprcimrn historicum, Prague, 1771, in-8"; Dissertatio de Slavqliobe.mtca snrri rodicis rersione, ibid., 11^77, graml in-8°; fiibliotheca Slavicn antiQuissitui

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dialerli çomnmnis et ecclesiasticœ Slavonim ' gentil), Yienue, 1793, grand iii-8°.

DUIUNGEU ( Melchior ) , professeur en histoire ecclésiastique à Berne, peut fournir un nouvel article au traité De infelicitate l{tteratonim. Il passa toute sa vie dans la mélancolie et la misanthropie. Lo feu ayant pris à sa maison le 1" janvier 1723, il tomba d'un troisième étage, et mourut une heure après, dans sa 76' année. Le célèbre Scheachzer, auteur de la Pliysica sacra, avait profité des lumières de Duringor.

DUllOSOy (Jean-Baptiste), jésuite, docteur en théologie, né à Belfort en 172C, et mort le 22 avril 180V, dans le canton di^ Soleure en Suisse, oii il s'était retiré lors de la perséculion, a publié : Philosophie sociale, ou Essai sur les devoirs de l' homme et du citoyen, 17.52, in-12; il se proposait de faire paraître plusieurs autres ouvrages, qui ont étédélruits pendant la révolution. Il avait professé la théologie au collège royal de Colmar.

DUURIUS (Jeaa'-Coniiad), né à Nuremberg en 1623, fut successivement iirofesseur en morale, en poésie et en théologie à Altorf, où il mourut en 1667. On a de lui une lettre dans laquelle il raconte à un de ses amis

S[ue les premiers inventeurs de l'imprimerie urent accusés de magie par quelques moines, affligés de ce que l'invention de cet art leur enlevait les gains qu'ils étaient aci^outumés de faire en copiant les manuserits. Mais cette anecdote est de l'invention de Durrius. Il est bien vrai que la grande ressemblance des épreuves a fait d'aljord sou|)conner de la magie ; mais ce ne sont pas tes moines qui ont ado|ité ni réiiandu ce soupçon. Durrius ne rétléchi; pas que dans ce conte il fait l'éloge du travail, du savoir et de l'utilité des moines, qui étudiaient 1 1 s'instruisaient, tandis ijue le reste du monde croupissait dans l'ignorance. On a encore de lui Syno/jsis ou Compendium theoloyiœ moralis, qui a eu plusieurs éditions, et d'autres ouvrages.

DUSSEURE-FIGON (Josepu-Bernaud), jésuite, né à Avignon en 1728, fut attaciié, après la suppression de son ordre, à l'église Saint-Roch à Paris. A l'époque de la révolution il se retira à Florence, où il mourut le 22 mai 1800. C'était un prédicatiur distingué. On a de lui : Panégyrique de madame de Chantai, prononcé dans l'église de la Visitation à Paris, à Saint-Di'uis et à Meaux, pour la cérémonie de la canonisation, en 1772, Paris, 1780, in-8°; Panégyrique de sainte Thérèse, prononcé dans l'église des carmélites de Saint-Denis, ibid., 1783, in-8"; Discours pour la fête séculaire de la maison de Saint-Cyr, prononcé le 26 juillet 1786, ibid., 1786, in-8° ; Oraison funèbre de Louise- Marie de France, ibid., 1788, in-8°; Discours pour lu fête de la Rosière, prononcé dans l'église deSurènele 30 août 1789, ibid., 1789, in-8°; euûn plusieurs discours prononcés pendant son séjour en Toscane, et qui sont inédits.

DUTEMS (Jean-François HUGUES, plus connu sous le nom d(^ docteur de Sorbonue,

né à Reuguej en Franche-Comté le 6 août 1745, mourut le 19 juillet 1811. Le prince Ferdinand de Rohan, archevêque de Bordeaux, et ensuite de Cambrai, le nommal'un de ses vicaires généraux et lui donna un canonicat dans son église. Ses connaissances dans l'histoire et dans la morale lui en firent confier la chaire au collège royal, en 1782. Déporté en Suisse après les sanglantes journées de septembre 1792, il passa de là en Italie, où il partagea son temps entre l'étude et la pratique de ses devoirs religieux. Il rentra en France en 1801, mais il ne voulut solliciter aucune place, et ses travaux littér.iircs suffirent h soutenir sa modeste existence. Il coopéra n\i Journal des Débats et au Répertoire de jurisprudence. De plus, on a de lui : Eloge de Pierre du Terrait, appelé le chevalier sans prar et fans reproche, Paris, 1770, in-8°; Panéqyrii/ue de i^aint Louis, prononcé devant les mrmhres de l'académie française, Paii<, 1781, in-8°; le Clergé de France, ou Tableau historique et chronologique des archevêques, évéques, abbés et abbesses du royaume, Paris, 177'i-73, k vol. in-8°. Ce n'est pas simplement un abrégé du Gallia christ iana; Dutems corrigea jjlusieurs erreurs échappées aux auteurs de ce grand ouvrage, et le continua jusqu'à I77'i-, en ajoutant sur quelques métropoles des pièces encore inédiles. Il est à regretter qu'il n'ait pas eu le tem|)s de terminer ce beau travail : Histoire de Jean Churchill, duc de Marlborough, ¥aris, 1808,3 vol. in-8% avec figures, plans et cartes; ouvrage remarquable parla j)ureté du style, la facilité du récit, et surtout jiar l'impartialité de l'auteur; Histoire de Henri VI II, restée manuscrite.

DUTENS (Louis), né à Tours le 15 janvier 1730, de parents |)rotestants, passa en Angleterre, et s'attacha à lord Mackenzie, qui lui procura plusieurs emplois honorables et lui laissa un legs considérable qui le mit à même de passer les dernières années de sa vie dans l'aisance et dans la société des grands. 11 était membre de la société royale de Londres, historiographe de la Grande- Bretagne, fit associé libre de l'académie des inscriptions et billes-lettres. Il est mort le 23 mai 1812. Il a laissé : Recherches sur l'origine des découvertes attribuées aux-modernes, 1766, 2 vol. in-8% i' édition, 1812. Cet ouviage, écrit avec autant de simplicité que de précision, fut goûté du pul)lic, mais déplut aux philosoplies, parce que l'auteur y démontre que la philosophie moderne n'a fait que répéter ce qui avait été dit et redit dans tous les siècles et presque chez tous les ()euples. Il ne laisse pas même à ces orgueilleux la triste gloire d'avoir enfanté les premiers les erreurs qu'ils se sont efforcés d'accréditer. Poésies, 1767, in-12, 1777, in-8"; Le tocsin, Rome, 1769, in-12, réi sous le titre d'Appel aii bon sens, o et Rousseau sont peu ménagés; E.

de quelques médailles de peuples, de rois, grecques et phéniciennes, nouvelle édition, 1776, in-4% ouvr et peu commun; Logiciue, oui' Art

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ner, 17G3, iii-12 ; 1777, in-8° ; Du miroir ardent d'Archimcde, 1775, in-8°; Des pierres précieuses et des pierres fines, avec les moyens de les connaître et de les évaluer, 1776, in-12 : cette édition est très-recherohéc, 1777, in-8°; 1783, in-12. Itinéraire des routes les plus fréquentées, ou Journal d\m voyage aux principales villes d'Europe, 1775,in-8°, très-souvent réimprimé; De l'Église, du pape, de quelques points de controverse, et moyens de réunion de toutes les églises chrétiennes, 1781, in-8*, réimprimé sous le titre déconsidérations théologiques, sur les moyens de réunir toutes les églises chrétiennes, 1798, in-8° ; L'Ami des étrangers cjui voyagent en Angleterre, 1789, in-8°, réimprimé sous le titre de Guide moral, physique et politique des étrangers, 1792, in- 12, souvent réimprimé. On lui doit encoreune édition des OEuvres complètes de Leibnitz, Genève, 1769, 6 vol. in-4".

DUTERTRE (Jean-Baptiste), né k Calais en 1610, quitta ses études pour entrer dans les troupes, et fit divers voyages sur terre et sur mer. De retour en France, il se lit dominicain à Paris, en 1635. Son zèle pour la conversion des âmes le tît envoyer en mission dans les îles de l'Amérique, oïl il travailla avec frut. Il en revint en 1658, et mourut à Paris en 1687, après avoir jiublié son Histoire générale des Antilles habitées par les Français, en k vol. in-4°, 1667 et 1671, ouvrage intéressant et curieux, mais écrit avec plus d'exactitude que de précision, de chaleur cl d'agrément. Le premier volume renferme ce qui s'est passé dans l'étahlissement des colonies françaises; le 2% l'histoire naturelle ; le 3' et le k', l'établissement et le gouvernement des Indes occidentales depuis la paix de Bieda. On cite encore du Père Dutertre : La vie de sainte Austreberte, vierge, première abbesse de l'abbaye de Pavilly, près de Rouen, tirée de l'ancien manuscrit de l'abbaye de Sainte- Austreberte de Montreuil-sur- Mtr, Paris, 1659, in-12.

DUTERTRE (Rodolphe) , jésuite , né à Alençon, en 1677, mort vers 1762, auteur d'une lléfulatioA du Système métaphysique du père Malebranche, 3 vol. in-12, 1715, et des Entretiens sur les vérités de la religion, 3 vol. in-12, 17 W.

DLTILLET. Voy. Tillet (du).

DUTOUR (Etienne-François), né en 1711, à Riom <lans la Basse-Auvergne, où il mourut en 178i, est auteur des ouvrages suivants : Vita Christi et concordia evanyelistan/m, Riom, 1782 et 1820, in-12; Mayence, 17HV, in-12; Vie de Notrc-Seigneur Jésus- Christ, et Concorde des évangélistes, Paris, 1787, in-12, dédié à madame Louise, religieuse carmélite. Dutour composa en outre un assez giand nombre de mémoires sur la pliysique, qu'il avait txîaucoup étudiée.

bl,\ .\L (.Vndkk), né à Pontoise en 166i,

0 Sorbonne, fut pourvu le premier • de théologie nouvellement éla-

bj^^Hlleiiri 1\' en 1596. 11 méritait celte p^^^Hi ses lumières et son zèle pour l'ortl^^^p. il fut un des grands adversaires

1 <i du ricliérismei Lfl judicifU»

docteur connut toutes les conséquences du démocratique système de ce novateur syndic, et combien directement il tendait à une destruction totale de l'Eglise (Voî/. Richer). On le choisit pour un des trois visiteurs généraux des carmélites en France. Il était sénieur de Sorbonne, et doyen de la faculté de théologie, lorsqu'il mourut en 1G38. On a de lui : un Commentaire sttr la Somme de saint Thomas, 2 vol. in-fol.; des écrits contre Richer; un ouvrage contre le ministre Dumoulin, avec ce titre singulier : Le feu d'Elie pour tarir les eaux de Siloë; les Vies de plusieurs saints de France et des pays voisins, pour servir de suite à celles de Ribadeneira, qu'il s'était occu])é h. traduire en français : De la suprême puissance du Pontife Romain sur l'Eglise, 161'i, in-4.% en latin.

DUVAL (Pierre), né h Paris au commencement du xvr siècle, possédait les langues anciennes, et cultivait la poésie. François I" le chargea de surveiller l'éducation du Dauphin, et le récompensa de ses soins en le nommant à l'évêché de Séez, vei's 1539. Ce prélat assista au concile de Trente, et mourut à Vincennes, en 156i. On a de lui une traduction du Critias de Platon, faite par ordre du roi, publiée en ]5i7 et réimprimée, en 1582, avec le Commentaire de Jean le Masie d'Angers; le Triomphe de vérité, où sont montrés infinis les maux commis sous la tyrannie de l'Ante-Christ, tiré de Mapheus Vegeus, et mis en vers, Paris, 1552; De la grandeur de Dieu, et delà connaissance qu'on peut avoir de lui par ses œuvres, Paris, 1553, 1555 , ix\-H°; De la Puissance, sapience el bonté de Dieu, Paris, 1558, in-8% et 1559, m-h\ Ces deux derniers ouvrages ont été plusieurs fois réimprimés.

DUVAL (Jean), évêque de Babylone, né à Clamecy en Nivernais, l'an 1597, entra en 1615 dans l'ordre des carmes déchaussés, et prononça ses vœux sous le nom de Bernard de Sainte-Thérèse. Après avoir apjiris le turc, le persan et l'arabe, il se rendit à Baghdad, et fut fait évoque en 1658. Suivant l'abbé Lebeuf, dans ses Mémoires sur la ville d'Aujcrre, on conservait, manuscrits, un Dictionnaire de ces 'langues, par Duval, et 50 volumes de seruions, dans la bihliothèque du séminaire des niissions élrangères à Paris, dont ce prélat est regardé comme l'un des fondateurs. Duval mourut ;i Paris le 10 avril 1669, et fut inhumé chez les carmes déchaussés.

DUVAL (Pyrai), ecclésiastique, né vers 1730, dans le piys de Liège, fut conseiller de la cour du landgrave et piince de Hesse- Homboui'g, et mourut sur la tin du xviir siècle, après avoir <'oniposé divers mivrages ayant la |)lu|iart pour but ilc pronager lesl)ril de loliTance et les iirincipcs irhumanité chez les nations voisines. Tels sont les suivants : Accord de la religion et drs rangs, Francfurl, 1775, in-8' ; Catéchisme dr l'homme social, Franrfort-Mir-le-Mein , 1776, ui-8", Irad. en allemand la même anni'i'; Aristide et Agialis, Yverdun, 1777'cl 1778 : ces deux "uvrfli4eS( (jni l'ornu-nt chacun un vohira»

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in-8% sont écrits en prose; ils ont été comparés Il Bélisaire, auquel ils sont peut-être inférieurs sous le rapport du style, mais que certainement ils surpassent par la solidité des raisonnements. On a encore de Duval- Pyrau les Eloges historit/ues de Nicolas Salilgren/Francfort-sur-le-.Mein, 1778, in-i°, et de Jonas Alstroeraer, Berlin, 178i, in-8°.

DUVERDIER (Pierre Peineal), oratorien, né à Tonneins, en 1721, fut supérieur du collège de Vendôme de 1768 à 177i, puis assistant du général de sa congrégation. 'On assure qu'il eut part h l'ouvrage de Gaudin sur les inconvénients du célibat des prêtres, sujet sur lequel le canoniste Maultrot, et plus tard l'abbé Jager, ont écrit dans un esprit bien différent. Si cela est vrai, il y a lieu de s'étonner que son crédit, quelque grand qu'on le suppose, ait pu le faire monter en 1782 sur le siège épiscopal de Mariana en Corse. Duveriiier mourut en 1789.

DUVERNOY (Jean-Jacques), ministre protestant, né à Etupes, prèsMontbéliard, le 18 avril 1709, étudia la philosophie et la théologie au séminaire de Tubingue ; il accepta ensuite la place de lecteur du grand-maréchal du marquis de Dourlach, devint en 1715 pasteur de l'église allemande de Montbéliard, et mourut dans cette vdie en 1805, avec le titre de surintendant des églises de la principauté. En 1754-, il avait fait réimprimer les sermons de Nardin, mimstre à Blamont, qui était son oncle maternel, et il les avait fait précéder d'une \'\e, où il justifiait les principes des Herrnhuters ou frères Moraves, qui étaient ceux de son oncle. Cette Vie de Nardin fut supprimée par un arrêt du conseil de régence; mais les disciples de Zinzendorf, déjà nombreux dans le pays, n'en mirent que plus d'empressement à la recliercher. Duveinoy traduisit de l'allemand : les Lettres de controverse du chancelier Pfaff aux jésuites Seedorf et Schetfmacher; la Géographie do Hubner, Bàle, 1757, G vol. iii-8°; l'Abrégé historique des livres de l'Ancien Testament, par Kislor, 1799,3 vol. iii-8', etc.; et de l'anglais de Wilcock : Le miel découlant du rocher qui est Christ, ou Brièvc exhortation, etc., Strasbourg, 1772, in-12. Duvernoy revit latrad. de l'Abrégé de l'histoire du luthéranisme, de Seckendorf, )iar son collègue Paur, ministre à Clairegoutte, et il y joignit un Abrégé de l'histoire des églises esclavonnes et vaudoises depuis les premiers siècles du christianisme jusqu'à la réformat'wn, B;Uc, 1785, in-8'. Enlin il donna des Recueils de sentences de l'Ecriture sainte, à l'usage des frères Moraves, et un Abrégé de la saine morale fondée sur la religion, mis en rimes, Bide, 1803, in-8''.

DU\ ERNOY (Jacques-Christophe), fils du ])récédent, né à Montbéliard le 25 novembre il\{), fut pasteur à Barby, où il mourut en 1799. On a de lui : une Vie du comte de Zinzendorf, Karby, 1793, in-8''; un Abrégé de ses Discours sur les quatre évangélistes, ibid., 179(j, G vol. in-8". Ces deux ouvrages sont eu allemand.

UUVlVlER(JosEPH-HiPPOLyTE)i né en 1752j

à Mons, fit ses cours de philosophie et de théologie à l'université de Louvain, où il prit ses licences en droit canon, et délmta par l'écrit suivant : Apologie du mariage chrétien, ou Mémoire critique, canonique et politique en réponse au Commentaire intitulé: Des empêchements dirimant le contrat de mariage, 1788, in-8°. Le commentaire était de l'avocat d'Outrepont, qui l'avait composé en faveur de l'édit de Joseph II du 28 septembre 178i. Cette Apologie, qui fit sensation dans les Pays-Bas, ne portait point le nom de l'auteur. Le cardinal de Frankenberg, archevêque de Malines, fit venir de Mons l'abbé Duvivier, qu'il nomma son secrétaire, et il eut part à l'examen des professeurs de Louvain, fait en 1789 par M. de Frankenberg. Cet examen eut lieu du 10 mars au 28 avril, et roula sur 28 questions. Le résultat fut une Déclaration du cardinal, du 26 juin 1789, sur l'enseignement du séminaire général de Louvain. Cette déclaration, imprimée en 1790, 111-8° de 201 pages, passe pour être l'ouvrage de Duvivier, c[ui partagea, depuis, les persécutions et l'exil du cardinal. Longtemps il rédigea le Journal ecclésiasticpe des Pays- Bas, et il i)ublia plusieurs écrits sur le serment. Quelques auteurs lui attribuent \e Précis de ce qui s'est passé en Belgique relativement au serment, 1800, in-8'' de 159 pages. Il mit au jour dans les années 1799-1801, trois lettres au i)remier consul, sous le nom du bon Anselme : ces lettres fort bien écrites sont devenues très-rares. Nommé chanoine titulaire lors de la réorganisation du chapitre de Tournay en 1803, Duvivier fli paraître, la même année, le Préservatif contre la suite du Sophisme dévoilé, dont le succès fut grand et rapide. En ISOi il devint archidiacre, et en 18i 1 il accompagna son évêque au concile. Tous les deux furent arrêtés et enfermés à Vineennes le 12 juillet 1811. Au mois de février 1812, le prélat fut relégué à Gien, et, trois semaines après, Duvivier fut envoyé à Vervins en surveillance. L'évèque de Tournay, Mgr Hirn, ayant signé te 1" juillet 1813 la démission de son siège, l'abbé Duvivier refusa de reconnaître la validité de cet acte, qu'il ne «royait pas avoir été librement consenti, et ne voulut jamais se soumettre à la juridiction du nouvel évêque. Le clergé du diocèse suivit son noble et courageux exeml)le. L'abbé Duvivier devint, en 181i, grandvicaire de Mgr Hirn, et à la mort du prélat il fut choisi par le chapitre |)Our l'un des vicaires capitulaires. Sous le gouvernement du roi Guillaume, l'abbé Duvivier fit cause commune avec les autres grands-vicaires capitulaires de la Belgique. 11 conserva ses fonctions de vicaire général jusqu'à sa mort, arrivée le 25 janvii'i 183i.

DU'VIVIEK (madame), fondatrice et supé rieure générale des religieuses de " ' Marthe, née à Romans, au mois de sep 1784, d'une famille noble et ancieni:

une éducation soignée et surtout en Dès ses plus jeunes années, ejle soulager la misère, à consoler l'infoi visiter les malades et les prisonni

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struire Jes ignorants, à préparer les enfants à s'approcher de la sainte table. Non contente des abondantes aumônes que sa fortune lui permettait de verser dans le sein des [lauvres, elle savait intéresser les riches en leur faveur. M. Antolme, curéde Romans, touché d'une ferveurs! constante et d'un dévouement si f^énéreux, l'engagea à fonder, sur sa paroisse, une communauté vouée à l'instruction des jeunes filles, laquelle serait pour ce sexe ce que sont pour l'autre les disciples du pieux de La Salle. Mademoiselle Duvivicr accueiHit ce conseil avec empressement, et bientôt elle réunit autour d'elle un certain nombre de jt'unes personnes qu'elle préjtara elles-mêmes à nniplii- la sainte m ssion quelle leur destinait. Dieu bénit visiblement sis ellorts, et lorsqu'elle mourut, à Romans, le 1" février 1835, elleavait déjà établi en divers lieux se|)t maisons qu'elle laissait florissantes. Les religieuses qui les habitent font trois vœux et ne sortent que pour de graves raisons. A cette époque, outre plusieurs pensionnaires pauvres, elles avaient à Romans trois classes où plus de trois cents filles recevaient l'instruction religieuse et gratuite. DUVOISIN (Jean-Baptiste), évéque de Nantes, né à- Langres le 16 octobre 1744. Après avoir fait de brillantes études, il fut agrégé à la maison de Sorbonne, et fut nommé protesseur, quoique jeune encore. 11 devint successivement pruuioteur de l'ollicialité de Paiis, censt ur royal, chanoine d'Auxerre, chanoine et grand-vicaire de Laon. 11 était dans cette dernière ville au commencement de la révolution, et fut déjiorté, avec un giand nombre ii'auties ecclésia.^liques, en septembre 1792. Il passa en Angleterrs, ensuite à Brunswick, oïl il ouvrit un cours de littérature. De retour en France en 1801, après le concordat, il fut nommé à Tévèché de Nantes, et fut du nombre des quatre évè(|uesai)i)elés pour résider auprès du pape à Savone, puis a Fontainebleau. 11 lit aussi partie d'une commission composée de cardinaux et d'évêques chargés de donner leur avis sur plusieurs [joints, et y tint la plume au moins pour les réponses qui furent publiées. 11 montra, dit-on, dans cette affaire une extrême condescendance, el fut accusé |»ar plusieurs d'avoir trahi les intérêts de la religion. On se fonda, pour justifier cette accusation, sur les honneurs dont il fut comblé par Bonaparte. Cej)endant quelques écrivains ont cherché à iejuslifier, en disant que le désir dé-

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viter de plus grands aiaux à l'Eglise avait dirigé sa conduite dans ces temps désastreux, et qu'il avait fait plusieurs fuis des représentations inutiles. On cite entre autres une lettre qu'il écrivit avant d'exjiirer : Je supplie, y dis.iit-il, l'empereur de rendre ta liberté au saint-père; sa captivité trouble encore les derniers instants de ma vie. J'ai eu l'honneur de lui dire plusieurs fois combien cette captivité afflif/eait toute la chrétienté, et combien il y avait d'inconvénient à ta prolonger. Il serait nécessaire, je crois, au bonheur de Sa Majesté, que Sa Sainteté retournât à Rome. « Celte Il lettre, dit l'auteur des Mémoires pour ser- " vira l'histoire ecclésiastique dudix-liuitième .< siècle, fait honneur à l'évèque de Nantes; « mais n'eùt-elle pas pu être jilus ibi'le en- « core, et contenir l'improbatiou de quel.iues « démarches et de quelques écits qu'il pa- « raît difficile de justifier? tC'esl à c dernier « moment qu'il convenait à un évoque de « dire la vérité tout entière. Aussi cet'e let- « tre n'effacera pouit, dans l'opiniun de bien « des gens, la tache de lafaib'.e^se du |.rélat, « et on lui pardonnera d'autant uioii.s qu'il « avait beaucoup d'esprit, de talent et de « conuais.^ances. » 11 mourut d'une fluxion de poitrine le 9 juillet 1813. On a de lui : Dissertation critique sur la vision 4e ( onslantin, 1774, in-12; L'autorité des livres du Aouveau Testament contre les incrédules, Paris, 1775, in-12 ; L'autorité des livres de Moïse, établie et défendue contre les incrédules, Paris, 1778, in-12; Essai polémique sur ta religion naluf relie, Paris, 1780, in-12; De vera religione, Paris, 1785, 2 vol. in-12 : ce sont les leçons qu'il avait dictées da'is les écoles de Sor^ bonne ; Lxamen des principes de lu révolution française, 1795, in-8' ; Défense de l'ordre social contre les principes delà révolution française, Londres, 1798, in-8°: ce livre est trèsrare en France, et l'auteur ,» discut , avec autant de sagacité que d'nnparliabté, les principes qui uni servi d'éléments à notre révolution •,Démonstrationévanyvliquc,Ëvmis- ^^ick, 1800, et Pans, 1802 et 1805. Cette dernière édition est augmentée d'un l'raité sur la tolérance. Cet ouviage, qui a le méiile de réunir en un petit volume, etdeprésenteraveu ordre, clarté et piéii>ion, ce (jui se trouve épars dans un grand nombre île livres, a été reproduil dans le (unie Xlll de la grantic collection des Démonstrations évantjéliqucs, jjuiiliée i)ariM. l'abbé Migne,PetU-Montrougi', 1843-1849, 18 vol. in-4-

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lî^A'J DES PUBLICATIONS DES ATIlUIlUS CATHOLIQUES Al) 1'

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