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de vanité, traduit du latin de Henri de Langestein, avec deux exhortations, par Math, dalenus ou A^an Galen, Douai, 1581, in-16, très-rare; Lunettes spirituelles pour conduire les femmes religieuses dans le chemin de In perfection, traduit du latin de Denvs le Clrrtreux. Douai, 1587, petit in-S" ; Paris, 1597, in-16; Lyon, 1598, in-24 : ces trois éditions sont rares et recherchées; l'Oreiller spirituel, nécessaire à toutes personnes potir extirper les vices et planter la vertu. Douai, 1599, in-12; L'Imitation de Jésus-Christ, Douai, 1601, in-12, et 1607, in-12, traduit en fiançais, dit l.auteur, sur le manuscrit même de Thomas k Kemjjis, qu'on venait de décou vrir au monastère de Saint-Martin de Louvain. Pour les autres traductions, on peut consulter les Mémoires pour sentir à l'histoire littéraire des Pays-Bas, de Paquot.
DUMONT (Gabriel), philologue, né sur la fin (lu XVIII' siècle, de jjarents français, réfugiés en Hollande pour cause de religion, fut, pendant plusieurs années, pasteur de l'église française k Leipzig. 11 administra ensuite 1 église wallonne de Roterdam, et professa, dans l'académie de cette ville, l'histoire ecclésiastique et les langues orientales. Il concourut k la publication des Discours de Snurin «)«• la Bible, fournit des articles à l'Histoire de la république des lettres , de J. Masson, 1712-1718, et mourut vers 1748. Sans avoir attaché son nom k aucune publication importante, il était estimé comme savant. On a de lui : Réponse sur un passage de l'épitre de saint Jacques (chap. iv, vers. 5, 6), adressée k Chr.-Aug. Heumann, et insérée dans les Miscellanea Lipsiensia , tome XII ; un choix de Sermons, Roterdam, 1749, in-8".
DUMOUCHEL (Jean-Baptiste), ancien recteur de l'université de Paris, était né, l'an 1747, d'un [laysan des environs de Rouen, et, selon d'autres, de la Picardie. Ayant obtenu une bourse au collège de Sainte- Barbe de Paris, il y fit ses études, prit les ordres sacrés, entra ensuite comme maître de quartier au collège de Louis-le-(irand. 11 alla quelque temps après professer la rhétoriiiue k Rodez, d'où il i^ut rappelé dans la capitale, pour occuper une chaire au colh'ge de la Marche, et devint recteur de ruiiiversité. En 1788 il fut secrétaire de l'assemblée électorale du clergé de ce diocèse, qui le députa aux états généraux de 1789; Dumouchel y embrassa le jtarti (les novateurs, se réunit au liers-élat, dès les premières si''ances, et se lia bieiitAt avec le paiti constitutionnel. Après avoir prèle le serment, il fut porté en 1791 k l'évèché de Nîmes. Il se conduisit dans celte ville suivant les principes de c(>u\ k (pii il devail son élévation, donna sa démission et se maria lors delà suitprcssioii ooliliipie du culte. Il fut alors emplo.é dans les bureaux du minislèie de riiili'rieur. d'où Lucien Bonapi.rle l'exclut, dit-oii, pour '/i>c"i(r.« déplacés. Il y rentra, sous le minisièic de Cliaplal, comiiiè chef du bureau de rinslrucli(Ui publi(pie, d'où il passa dans les bureaux do l'université, lorsqu'on rcconslilua ce corps.
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En 1814, on lui donna sa retraite. Dumouchel est mort le 18 d:''cembre 1820. Il publia, avec M. Gotfaux, une nouvelle éJition des Narrathnes excerptœ ex latinis scriptoribus, Paris, 1818, in-12.
DUMOULIN. Voy. Moilin.
DUNCAN (Martin), né àKempen, en 1505, curé de DeKt en Hollande, se fit une grande réputation par son zèle contre les protestants , dont il ramena un grand nombre dans le sein de l'Eglise. Il mourut à Amersfort l'an 1590. Il a laissé des Traités de l'Eglise, du Sacrifice de la messe, du Culte des images, etc., etc. Tous ses ouvrages, dont qui'iques-uns sont en latin, et les autres en flamand, prouvent le vif attachement de l'auteur à la religion catholique.
DUNCAN (Marc), gentd'iomme écossais, s'établit à Saumur en Ai jou, où il fut professeur de philosophie, et principal du collège des calvinistes. Il exerçait en même temps la médecine, et avec tant de réputation, qua Jacques I", roi d'Angleterre, voulut l'attirer auprès de lui; mais Duncan, marié à Saumur , sacrifia sa fortune à son amour jiour sa femme. Il mourut dans cette ville eu 16i0. On a de lui quelques ouvrages de pliilosopiiie, et un livre contre ta possession des religieuses ursulines de Loudun, où il s'attache moins à l'examen des faits qu'aux moyens de les réfuter. Cet écrit fit tant de bruit que Laubardemont, commissaire pour l'examen de la possession de ces filles, lui en aurait fait une aliaire sans le crédit de la maréchale de Brézé, dont il était médecin.
DUNEAU (François), jésuite, né vers l'an 1597, professa durant plusieurs années la philosophie, les mathématiques et la théologie dans les maisons de son ordre, et obtint ensuite des succès dans la prédication. En 1651, il fut demandé à Rome pour y être lo réviseur des livres français et le tliéologien du général de la société. Il mourut dans cette ville le 26 juillet 1682, laissant : un Avent sur les trois renues du Fils de Dieu, et sur le profit quon doit en retirer, Lyon , 1667, in-S" ; quatre Octaves du Saint-Sacrement, Lyon, 1672, in-i° ; Sermons sur les mystères de Je'sus-Clirist et de la sainte Vierge, 1679, 2 vol. in-4° et 1 vol. in-8°; Panégyrique des saints et Dédicace d'une église, 1676, à vol. ; Discoiirs sur les évangiles des dimanches de l'année, 1680, 2 vol. ; 5m/- les évangiles du Carême, 1680, 2 vol. in-8°. Tous ces discours, dit un biographe, sont plutôt des leçons de théologie scolasdque que des leçons de morale.
DUNGAL, écrivain du ix' siècle, était vraisembLiblement hibernois. Il vint en France , et l'on croit qu'il fut moine de Saint-Denys , ou du moins fort attaché à , cette abbaye. Charlemagne le consulta en ,811, sur les deux éclipses de soleil qu'on disait être arrivées l'année précédente. Dungal répondit à ce prince dans une lettre assez longue, qui se trouve dans le tome X, in-i°, du Spicilége de domLuc d'Achéry. On a aussi imiirimé dans la Bibliothèque des
Pères un Traité de Dungal pour la défense du culte des imaqes , imprimé séparément . 1608, in-8°. i^ . ,
DUNOD de CHARNAGE (François-Ignace), professeur en droit à Besancon, né à Saint- Claude en 1679, jouit dans toute la Franche- Comté d'une estime générale qu'il dut à ses lumières et à sa probité. Il mourut à Besançon, en 1752, dans sa 73' anm^e. On a de lui : Histoire des Sequanais, ou Histoire du comté de Bourgogne, 1735, 1737, 17i0, 3 vol.in-i"; Histoire de l'église, ville et diocèse de Besançon, Bes., 1750, 2 vol. in-i° ; Traité des pj-escriptions, Dijon, 1734, Paris, 1753, 1786, in-V; la dernière édition porte le titre de Nouveau Dunod, ibid., 1810, in-8° ; Traité de la main-morte et du retrait, Dijon, 1733, in-4°, Paris, 1760, in-4-° ; Observations sur la coutume du comté de Bourgogne, Besançon, 1756, in-4°. — Son fils François-Joseph Dlnod, avocat à Besançon, mort en 1765, a laissé beaucoup d'observations manuscrites sur les ouvrages de son père. — Pierre-Joseph Ddnod, savant jésuite, de la même famille, donna en 1697 un livre curieux intitulé : La découverte de la ville d'Antre en Franche-Comté, avec des questions sur l'histoire de cette province, Paris, in-12.
DUNS (Jean), communément appelé Scot, né à Duns en Ecosse, entra dans l'ordre de Saint-François. Il s'y distingua par sa subtilité à expliquer les plus grandes difficultés de la théologie et de la philosophie de son temps. C'est ce qui lui mérita le nom de Docteur subtil ; quoique quelques-uns pensent qu'on le lui donna, pour avoir défendu avec force l'opinion de l'immaculée Conception de la sainte Vierge. Jean Scot, après avoir étudié et enseigné la théologie à Oxford, vint en donner des leçons à Paris. Il se piqua de soutenir des sentiments opposés à ceux de saint Thomas. C'est ce qui produisit, dans l'école, les deux partis des thomistes et des scotistes. Duns, qui était à la tète de ceux-ci, les soutint, par un merveilleux talent pour les chicmes scolasàques. Il mourut à Colugne. où il était allé, en 1308, âgé de 30, 33 ou 35 ans, regardé comme un grand homme, par tous ceux qui tenaient pour l'universel fi parte rei , et comme un homme opiniâtre et d'un caractère épineux, par ceux qui tenaient pour l'universel à parte mentis. C'était le sentiment d'Occam, disciple de Scot, et son rival dans ces sottises célèbres ; car tous les siècles ont les leurs. Nous avons nos romans, nos vers galants, nos drames, nos encyclopédies, remplis de licence et dirrél.gion ; les ouvrages du siècle de Scot , neulr-ètre plus ennuyeux encore, étaient plus innocents, et à force d'inutiles subtilités, formaient l'esprit à une logique exacte, dont les savants modernes paraissent oublier les premières règles. « A propos d'une sottis « dit un philosophe, l'i sprit s'ix.erce ei « porte à de bonnes étades. Ces soilivs de « disputes ressemblent à ces parties acides « et volatiles qui existent dans les rorps « propres à la fermentation^ elles m u tien»
banni roligi
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« en action toute la masse, dans le mouve- « ment elles se dissipent ou se précipitent; « le moment do la dépuration arrive, et il « surnage un iUiide doux, agréable et vi- « goureux, qui sert à la nulriliim de l'hom- « me. » [Voy. Occam.) Les ouvrages de Scot, de l'édition de Lyon, 1039, forment 12 grands volumes in-fol. On y trouve la Vie de l'auteur écrite |iar Wading, et les témoignages des auteurs qui ont parlé do cet homme célèbre. Plusieurs écrivains ont regardé Jean Duns comme l'auteur de l'opinion de la Conception immaculée de la sainte Vierge. Mais il est sûr qu'elle était connue dès ie milieu du xii' siècle, comme l'on voit par la lettre de saint Bernard au chapitre de de Lyon, qui combat cette opinion. 11 paraît même que dès le xi" siècle elle était générale parmi les clirétiens d'Orient. {Voy. Mahomet.) Quoique Scot soutînt ce sentiment avec éclat, il ne le donnait point comme un dogme certain. Voy. Sixte IV.
DUNSTAN (saint), né en 924, sous le règne d'Adelstan , roi d'Angleterre, dont il était parent, parut d'abord à la cour ; et les com-tisans l'ayant desservi auprès du prince, il se bâtit une cellule, et se consola avec le Créateur des perfidies des créatures. Edmond, successeur d'Adelstan, tira le saint homme de sa retraite, et se servit utilement de ses conseils pour gouverner son royaume. Dunstan avait rassemblé depuis quelque temps un grand nombre denioines, dans un monastère qu'il avait fait bâtir à Glaiton. Les vertus et les lumières qui y brillèrent sous ce saint abbé, tirent de cetta maison le séminaire des abbés et des évèques. Les sujets qui en sortirent, contribuèrent beaucoup, par leur |)iété et leur doctrine, au rélaldissement de la religion en Angleterre. Dunstan recueillit le fruit de ses travaux. 11 lut fait évêque de Worchoster, ensuite archevè(iue de Cantorbéry, reçut le paliium du pape, et fut légat du sainlsiége dans toute l'Angleterre. Kdwy étant monté sur le trône, et scandalisant ses sujets par ses dérèglements, Dunstan lui parla plusieurs fois avec la liberté d'un homme apostolique. Il poussa un jour la fermeté jusqu'à entrer dans une chambi'C, où le roi s'était enfermé avec une de ses concubines, et le tira par force d'entre ses bras. L(! roi, excité par cette malheureuse, envoya en exil le saint archevêque, qui passa en Flandre. Cet exil ne fut pas de longue durée; il mourut dans son archevêché en 98s. Il fut le restaurateur des lettres en .Angleterre, a-nsi que de la vie monastique. 11 reste do lui quelques écrila.
DU.Mj'S ou DUNI (TnAniiEJ, médecin, né en lo23 à Lucarno, petite ville des liailliagos italiens dépendant de la Suisse , fut banni de sa patrie en lii.'io i)our cuise de religion, et alla se lixcr îi Zurich, oii il se
avi'C Conrad fiesner. il mourut dans ,e ville en l<il3, à 9i) ans. lndé|)eiidain-
t de divers fiuvrn.;es sur sun art , il
couiiiosé : De Calendis, Notti-i eC Idi-
5hs, de Arte supputundi, BAlc, 15'*7, in-8° ;
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Dn peregrinatione fiUorum Israël in Mgypto tractatus chronologicuscumscripturarum conciliutione nunc primum inventa, Zurich, 1595, i.n-i°. Selon Dunus , les Israélites auraient passé 430 ans en Egypte au lieu de 210. Angelocrator lui répondit, et Dunus répliqua parsa Responsio apologetica ad cnliunnias Danieiis Angelocratoris , Zurich , 1603 , in-i". Ces deux écrits sont très-rares. Angelocrator, à son tour, publia : Appellalio super quœstionem qunndiu Israelitœ habitavcrint in Mgypto, Cassel, 1603, in-V\ Dunus a encore laissé : un traité De Anti-Christo, in-4° ; une trad. latine de la Concordance de plusieurs passages de l'Ecriture , ])ar Stancari, Bâle, 13V7, in-S", et une autre du Discours d'0~ chin sur la Cène, et de son Dialogue sur le Purgatoire, Zurich, 1556, in-8°.
D'UPERHAY (Michel) , avocat au parlement de Paris en 1G61, bâtonnier de son coips en 1715, mourut à Paris, doyen des avocats, en 1730, âgé d'environ 90 ans. Il était fort versé dans la jurisprudence civile et canonique. Ses ouvrages sont remplis de recherclies ; mais ils manquent de méthode, de style, et renferment plus de doutes que de décisions. Les principaux sont : Traité historique et chronologique des dîmes, réduit et augmenté par M. Bruiiet, avocat, en 2 vol. in-12 ; Notes et Observations sur l'Edit de lC9o, concernant la juridiction ecclésiastique, 2 vol. in-12; Traité sur le partage des fruits des bénéfices, iu-12 ; Traité des dispenses de mariage, in-12; Traité des moyens canoniques pour acquérir et conserver les bénéfices, 4 vol. in-12 ; Traité de l'état et de la capacité des ecclésiastiques pour les ordres et les bénéfices, 2 vol. in-12 ; Observations sur le concordat, in-12 , etc.
DUPEIUION, cardinal. Voy. Perron (du).
DUPIN (Locis-fiLLiEs). Voy. Pin (du).
DUPLESSIS (Xavier), jésuite, né à Québec, ca[)itale du Canada, en 1693, époque où. cette colonie était française, vint en Finnce et enseigna d'abord la philosophie au collège d'Airas. I) avait 42 ans lorsqu'il commença h se livrer avec un zèle et un dévouement sans bornes aux travaux des missions dans l'inti'rieur du royaume. Après avoir donné en 17.J5 ;i Amiens, ;ivec sept de ses confrères, sur l'invitation de Mgr d'Orléans de Lamotte, une mission qui |)roduisit les fruits les plus abondants, il parut successivement dans les chaires di' .Siint- (!ermain-en-Laye, d'Abbeville, d'Arras, do Nancy, de L.ion, de Ilducii, de Nantes, etc., etc., et partout une foule immense accourait entendre la vuix du lervent missioininiro. Dieu daigna pbisii urs fois appuyer jwr dos miracles les elVorts dn prèlre qui n'aspi-j rail qu'à ét;iblir le règne de Jésus-Christ dans tous les cœurs, et c'est i-e (ju'attesient plusieurs mandements d'évèqucs , notamment relui de l'évèque de Laoïi, du 22 novembre I7.'t8, et celui de l'évècpie de Houlogiie, du 17 novembre 173!), En r7'i2, sur 1.1 demande de M.d- Viiitimille, le I*. I)uplessis donna, de |coi)cerl avec les PP. Segaud, de tjauit, Lebrun et Perrin une miS'
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sion à Coiiflans-Charenton, où leurs prédications combattirent avec succès les progrès du jansi'nisme. Aussi les fauteurs de celte secte ne lui ménagèrent-ils pas les injures el les calomnies. Le P. Duplessis vit avec douleur l'abolition de son ordre. Il se rendit auprès de l'évôijue de Langres, Montmorin de Saint-Hérem, puis, à la mort de ce prélat, il revint à Paris, où il mourut peu de temps après. Nous ne connaissons de lui qu'un livre qui paraît avoir eu beaucoup de cours, du temps du P. Duplessis; il est intitulé : Avis et pratique pour profiter ■de la mission, 1 vol. in-12.
DUPONT DE Nemours (Pierre-Samcel) , économiste et philosophe, membre de l'institut, né à Paris en 1739, d'un borlog. r, embrassa d'abord la carrière de son père, qu'il quitta bientôt pour se livrer entièrement aux études littéraires et scientiliques. Ses preiiiiers débuts fureni deux petits écrits sur le commerce des grains, qu'il publia en 176t ; ils obtinrent quelque succès, et ils le firent c'i:oisir pour continuer les Ephémérides du citoyen , ou Chronique de l'esprit national, rédigées par Jlirabeau et Beaudeau depuis 17G5, et qui traitaient d'administration , de commerce, d'agriculture, etc. Ce recueil parut jusqu'en 1772 ; il contient 63 vol. in-12. Dupont se lia avec Turgot, et fut un des principaux auteurs du fatal traité de commerce avec l'Angk-terre en 1786. Il avait alors le titre de conseiller d'Etat, et etnit attaché au ministère des finances, sous le titre de coramissaire-eénéral pour les relations du commerce extérieur. En 1789 il fut nommé député aux ét.its généraux par le tiers-état du bailliage de Nemours, et c'est de là que lui vint le nom de Dupont de Nemours. Lié avec les philosophes, et philosophe lui-même, il dirigea son zèle pour les innovations, particulièrement contre la religion. Après la session, il vécut dans l'obscurité, et |)assa même pour avoir émigré en Suisse. En 1793, nommé député au conseil des anciens, [)0ur le déiiartement du Loiret, il parla en faveur des parents d'é- Eiigrés, et contre le rétablissement de la loterie. Après le 18 fructidor, il alla se fixer aux Etats-Unis, oii il forma un établissement de commerce. Il revint en France en 17'J9, et fut nommé en 1805 membre do la chambre do commerce de Paris. En 1814 il devint secrétaire du gouvernement provisoire, et fut nommé conseiller dEtat par Louis XVlil. Le retour de l'empereur eu 1815 le détermina de nouveau k se rendre aux Etats-Unis, où il est mort le 8 août 1817. Il a publié un grand nombre d'ouvrages. Les principaux sont : sur lu Différence qui se trouve entre la grande et la petite culture, 17(;o, in-S" ; Ephémér-ides du citoyen, ou Bibliothèque raisonnée des sciences morales et politiques, 1767-1772, 63 vol. in-12; l'Iujsiocratie, ou Constitulion naturelle du gouvernement le plus aiuutageux au genre humain, 1768, deux parties, in-8° ; Considérations sur la position politique de la France, de l'Angleterre et de l'Espagne, 1790, in-8° ; Philoso-
phie de l'univers, Paris, 1796; 3' édition, 1799, in-8° : ouvrage dirigé particulièrement contre le christianisme, où il rêve une espèce de religion nouvelle, et où il montre beaucoup de tendresse pour les animaux.
On y trouve d'étranges erreurs, entre autres la croyance à la métempsycose ; Mémoires sur différents sujets, la plupart d'histoire naturelle, ou de physique générale et particulière, 1807, iii-8° ; 2' édition, 1813 : où il se jette dans un matérialisme abject, et où il affecte de déprimer l'homme et d'élever l'intelligence des bêtes. -Un grand nombre d'articles dans les Archives littéraires, le Mercure et le Publiciste. Il est éditeur des OEuvres de ïiirgot, 1811, 9 vol. in-8°.
DUPORT (Gilles), prêtre, protonotaire apostolique, docteur en droit civil et canonique, né à Arles on 1625, mourut à Paris le 21 décembre 1691, âgé de 66 ans, après en avoir passé treize dans la congrégation de l'Oratoire, qu'il quitta en 1660. Comme il s'était exercé dans le ministère de la prédication, il résuma les observations et les études qu'il avait faites, dans un livre intitulé : L'art de prêcher, contenant diverses méthodes pour faire des sermons, des panégyriques, des homélies, dés prônes, de grands et de petits catéchismes, avec une manière de traiter la controverse selon les règles des saints Pères, et la pratique des plus célèbres prédicateurs, Paris, 1674, 1 vol. in-12; 2* édition, corrigée et augmentée, 1683, in-12. Les orateurs chrétiens y peuvent trouver encore des conseils utiles. Il a encore écrit : Histoire de l'église d'Arles, de ses évéques et de ses monastères, 1690, in-12, qui n'est qu'un abrégé de l'ouvrage que Saxi , chanoine d'Arles , avait donné sur le môme sujet ; mais Duport y a ajouté ce qui concerne les prélats qui gouvernèrent l'église d'Arles , depuis l'impression du livre'^de Saxi; Les excellences, les utilités et la nécessité de la prière, Paris, 1667, in-12.
DUPUIS (Charles-François), né à Trye- Chàteau entre Gisors et Chaumont, de parents pauvres, le 26 octobre 1742, fut protégé par le duc de la Rochefoucault, qui lui procura une bourse au collège d Harcourt. Il fit en peu de temps les progrès les jilus rapides, et fut nommé à 24 ans, professeur de rhétorique au collège de Lisieux. Les mathématiques, qui avaient été l'objet de ses premières études, devinrent pour lui le sujet d'une plus sérieuse application. Il suivit pendant plusieurs années le cours d'astronomie de Lalande, avec lequel il se lia intimement. En 1778, il exécuta un télégraphe d'après l'idée qu'en avait donnée Amontons, et il s'en servit jjondant plusieurs années pour correspondre avec Fortin , son ami. Il le détruisit au commencement de la révolution, de crainte que cette machine ne le rendît suspect. En 1787, il fut nommé à la chaire d'éloquence latine au collé Fr.uiee, vacante par la mort de M.
L'académie des inscriptions le reç nombre de ses membres en 1788, ^ remplacement de Rochefort. Les c-ages de lo
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vévollUion l'obligèrent de se retirer à Evreux, où il résidait lorsqu'il fut élu en 1792 dé- ]Kilé à la convention nationale. Il s'y lit remarquer par la modéiation de ses discours et de sa conduite, notamment dans le procès de l'infortuné Louis XVI, dont il vota la détention, comme mesure de sûreté générale. 11 passa ensuite au conseil des cinqcents, puis au corps législatif, et mourut à Is-sur-Til , le 29 septembre 1809. On a de lui : Mémoire sur l'origine des constellntious, et sur l'explication de la fable par l'astronomie. Cet ouvrage fut réfuté par Bailly, dans le 5' vol. de son Histoire de Vastronomie. Origine de tous les cultes, ou la religion universelle, 179i, 3 vol. in-i° et atlas, ou 12 vol. in-8°. C'est une des productions les plus impies de ces derniers temps, digne du plus profond oubli, par l'érudition indigeste qui y règne, et par le vague, l'incohérence, l'arbitraire et l'absurdité de son système. On en trouve un exposé lumineux et détaillé dans le Parallèle des Religions, par le P. Brunet. La critique soutint un moment cet ouvrage, mais il tomba bientôt, faute d'éloges et de partisans. Il a été solidement réfuté dans un écrit intitulé : La vérité' et la sainteté' du Christianisme vengées contre les blasphèmes et les folles erreurs d'un livre intitulé : Origine de tous les cultes. Voyez le Spectateur français au xix' siècle, tom. X, |). ik. Abrégé de l'origine de tous les cultes, 1798, in-8°. C'est moins l'analyse de l'ouvrage, que la coine de quelques pages, prises comme au hasard dans le 12' volume. M. Destutt de Tracy a publié un autre abrégé de l'Origine des cultes, beaucoup plus méthodique, et dégagé de cet échafaudage d'érudition, ramassé à si grands frais ; mais il n'a pas eu plus de succès (jiie le premier. Deux mémoires sur les Pélasges , insérés dans les mémoires de la collection de l'inslilut. Mémoire explicatif du zodiaque chronologique et mythologique, et Mémoire sur le zodiaque de Tcntgra ou Denderah , inséré dans la Revue philosophique de 180G, in-4-°. L'auteur attribuait à ce zodiaque une antiquité prodigieuse ; tout le monde sait aujouid'hui que ce fameux monument est postérieur à 1 ère chrétienne. Cette fois encore l'auteur irréligieux en a été jiour ses frais d'éi'udition et de conjectures, comme il arrivera toujours quand les adversaires de la révélation essayeront de mettre la Uible eu contradiction avec les faits scientifiques.
DUQUESNli ( Au\AtD-Bi;uN viu) u Icahd) , docteur de Soriiunne, aumônier de la ISastillc, et grand-vicaire de Soissons, né à Paris en 1732, d'une fainilie honnête, embrassa l'état ecclésiastique et s'y distingua par sa rpiété, son savon', ses manières douces et lionnètcs, son zèle et sa |irudence. Ou lui doit : L'Evangile médité cl distribue pour tous les jours de l'année, suivant la concorde des ^^' ujétistes, 1773, 13 vol. iii-12, réimprimé "^8, 8 viil. in-12, et plusieurs fois det le comineiitairc, U^ plus iieuieiix I<i'Oflf|iuissi; faire sur l'h^vangile. C'est au pire Giraud«au, jésuite, quesl di\ le plan de
cet ouvrage : il en avait rassemblé les principaux matériaux ; mais des infirmités continuelles l'empêchant de se livrer à ce travail, l'archevêque de Paris, à la [iloine satisfaction du père (îiraudeau, en conlia l'exécution à l'abbé Duquesne. L'année apostolique, ou Méditations pour tous les jours de tannée, tirées des Actes des Apôtres et de l' Apocalypse de S. Jean, pour servir de suite à VEvangile médité, Paris, 1791, 12 vol. in-12, et Liège, 18j4. Cette édition passe pour plus correcte. Il y en a une autre en 8 vol. in-12, augmentée de tables analytiques. Ce livre complète l'explication du Nouveau Testament. Il appartient en entier à l'abbé Duquesne. Le style en est moins soigné. La réputation de ces deux ouvrages s'est étendue au delà de la France : ils ont été traduits en langues étrangères. L'âme unie à Jésus-Christ dans le saint sacrement de l'autel ; ouvrage posthume de madame Poucet de la Rivière, veuve Carcado, précédé de Véloge de sa vie, 2 vol. in-12, très-souvent réimprimé. L'abbé Duquesne n'en est que l'éditeur. Les Grandeurs de Marie, 2 vol. in-12. Cet ouvrage renferme tout ce qu'on peut dire de plus solide et de plus édifiant sur les mystères de la Vierge ; il fut terminé quelques jours avant la mort de l'auteur qui ex[)ira le 20 mars 1791, jigé de 59 ans.
DURAND, né auNeubnurgdans le diocèse d'Evreux, moine de Fécamp , et abbé de Troarn au xi' siècle, est auteur d'une savante Epilre sur l'Eucharistie, contre Bérenger, qui est à la suite des OEuvres de Lanfranc, Paris, 16i8, in-fol. Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, faisait grand cas de ses conseils, et lui donna des marques publiques de son estime. Il mourut en
DURAND (Guillaume), surnommé Speculutor, né à Puimoisson dans le diocèse de Riez, disciple de Henri de Suze , prit le bonnet de docteur à Bologne, et passa de là à Modène pour y professer le droit canon. Le [)a])e Clément IV lui donna la charge de son chapelain et d'auditeur du palais. U fut ensuite nommé légat de Grégoire X. au concile de Lyon, tenu l'an 127'i-, et cnlinévèque (le Mende en 1287. Il refusa depuis l'évêché de Ravenne (]ue Nicolas i\ lui oll'rit, et mourut en 1290, ;'i GV ans. On lui donna le surnom de Père de la Pratique, à cause de son liabiK té dans les all'aires. On a de lui dill'éi'cnts ouvrages : Spéculum juris. Home, 1V7Ï, in-fol., qui lui mérita le nom lie Specululor; Jtcpcrtorium juris, \'cnise, l'i.9(), in-fol., moins connu cpie le jirecédenl; Ratiouide divinorum ofjiciorum, (|ui parut pour la première fois à Ma\ence en li59. Celle édiliuii est très-rare et fort recherchée des CDunaisseurs. Ce livre a été réimprimé en divers cndioits. Commentaria in canoncs concilii lugdunensis.
DUli.VND (Guillaume), noveu du précédent , et sou successeur dans l'évêché do Mende, mourut en 1328. On a <le lui un excellent traité : De la manière de célébrer te concile général, divisé eu trois parties el
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imprimé à Paris en 1661, dans un recueil de plusieurs ouvrages sur le même sujet, donné au public par Faure, docteur de Sor- Ijonne. On le trouve plus facilement séparé. Il y en a une édition faite à Paris en 1543, in-8°. Durand composa son ouvrage à l'occasion du concile de Vienne, auquel il fut appelé en 1310 par le pape Clément V. Il a été très-utile dans les temps des assemblées convoquées pour réformer les mœurs des chrétiens, particulièrement celles des ecclésiastiques et des religieux.
DURAND DE SAINT-POURÇAIN (Guillaume), connu dans les écoles sous le nom de Durmidus, né dans la ville de ce nom, au diocèse de Clermont, fut dominicain, docteur de Paris, maître du sacré palais, évoque du Puy en 1318, et enfin de Meaux en 1326. Il mourut Tan 1333. Son siècle lui donna Je nom de Docteur très-résolutif, parce qu'il décidait les questions d'une manière tranchante et souvent neuve; sans s'assujettir à suivre un écrivain en tout, il [irit des uns et des autres ce qui lui convint davantage. Il a laissé des Commentaires sur les quatre livres des Sentences, Paris, 1550, 1 vol. in-fol., un Traité sur l'origine des juridictions, in-4% et d'autres traités, où il montre plus de sagacité que n'en avaient la plupart des écrivains de son temps. Il est fameux dans les disputes de théologie et de philosophie, pour avoir nié le concours immédiat; mais il paraît que c'était une affaire de mots, puisque Durand ne niait pas la conservation, qui est une espèce de création continuelle delà créature et de toutes ses facultés, et qui dès lors est le concours le plus immédiat qu'on puisse imaginer.
DURAND (Laurent), ecclésiastique, né à OUioules près de Toulon en 1629, mort à La Ciotat en 1708, fut aumônier des religieuses bernardines de La Ciotat et du Bon-Pasteur de Touliin. Il est particulièrement connu par ses Cantiques de l'âme dévote, divisés en 12 livres, M.irseille, 1693 , in-12 , très-souvent réimprimés, et a laissé en manuscrit Maximes chrétiennes avec des réflexions morales sur la passion de J.-C. — Un autre Durand, docteur en théologie, exerça le ministère de la prédication au milieu du xvu' siècle, à Pans, à Lyon, à Rouen, etc., et publia des Panégyriques des saints, Rouen, 1678, in-8"; et 1684-, 2 vol. in-8°.
DURAND (Léopold), bénédictin , né en Lorraine, le 29 novembre 1666, fut pourvu d'un canonicat à l'âge de huit ans; mais n'ayant point de vocation |)Our l'état ecclésiastique, il le résigna à son frère. Il exerça la profession d'avocat à .Metz, puis à Paris, et consacra tous ses loisirs à l'étude de l'architecture ; il y avait fait des progrès trèsremarquables, lorsqu'il l'abandonna pour se faire bénédictin à l'abbaye de Munster, en Alsace, le 11 février 1701. Ses supérieurs employèrent ses talents au profit des différentes maisons de l'ordre. C'est à dom Durand qu'on doit le plan du château de Commercy, et ce fut lui ([ui en surveilla la construction. Il mourut à Saint-Avold , le 3 DiuTioNN. DE Biographie relig. I.
novembre 174.9, laissant un Traité des bains et des eaux de Plombières. Dom Calmet le fit imprimer avec des additions, Nancy, 1749, in-8°. Les gravures qui accompagnent cet ouvrage ont été faites sur les dessins de dom Durand.
DURAND ( François- Jacques ) , ministre protestant, né dans un village près d'Alençon en Normandie, en 1737, eut quelque temps pour maître le célèbre abbé Poulie, et se rendit en 1755 Ji Lausanne, où il embrassa la prétendue réforme. Appelé à Berne en 1768, comme directeur d'un nouveau séminaire, il professa ensuite depuis 1785 l'histoire ecclésiastique, puis la morale chrétienne, à Lausanne, et mourut en 1813. Ses principaux ouvrages sont : Abrégé des sciences et des arts, 1762, livre qu'on a souvent réimprimé avec des changements pour le faire servir à l'instruction de la jeunesse dans quelques pays catholiques ; L'Esprit de Saurin, 1767, 2 vol. in-12, ouvrage que l'abbé Pichon reproduisit l'année suivante avec des additions et des suppressions sons ce titre : Principes de la religion et de la morale, etc. ; Sermons pour les solennités chrétiennes, Lausanne, 1767; Année évangélique, elc, Lausanne, 1780, 7 vol. in-8°, traduit en anglais et en allemand : l'auleur publia en 1792 deux vol. de Supplément h cet ouvrage ; Statistique élémentaire de la Suisse, Lausanne, 1795, 4 vol. in-12 ; Le Bon fds, ou la Piété filiale, Lausanne, 1803, 2 vol. in-12. C'est un roman moral que les critiques ont surnommé le Telémaque bourgeois. Armand-Dehlle, pasteur de l'église réformée de Valence, a publié les Sermons nouveaux de Durand, avec une notice sur sa vie, Valence, 1809, 2 vol. in-8°.
DURAND (David), ministre iirolestant, né à saint Pargoire dans le Bas-Languedoc vers 1681, était issu d'une famille Jistiugiée de Montpellier alliée entre autres à celle du cardinal de Bernis. Après avoir été reçu ministre à Bàle dans les premières années du xvui' siècle, il passa en Hollande oii il fut chapelain d'un régiment de réfugiés languedociens envoyés en Espagne lors de la guerre de la succession. Durand fut pris par quelques paysans espagnols qui découvrirent qu'il était hérétique, et se disposaient à le faire périr, lorsqu'il fut délivré de leurs mains par l'intervention du duc de Berwick pour être remis en celles de l'inquisition, lin curé lui procura les moyens d'échapper à ce tribunal, en obtenant qu'il serait envoyé au couvent des jésuites à Montpellier pour y être instruit dans la religion catholique. Durand parvint à s'évader, se rendit à Genève, puis à Roterdamoùil connut Bayle, et enfin en Angleterre, où il mourut en 1763, pasteur de l'église protestante de la Savoie, à Londres. 11 a laissé un grand nom' d'ouvrages; les principaux sont : L ^ de la peinture ancienne, extraite du SiP^livre de l'Histoire naturelle de Pline , L||iidres, 1715, in-fol. ; Histoire naturelle de /"wr et de l'argent, extraite de Pline, Londres, 1729. Ces histoires ont été beaucoup sur
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■ de nos jours. La vie et les sentiments de Lucilio Vanini, Roterdara, 1717, in-12; La religion des mahométans, tirée d%i latin d'Adrien Reland, La Haye , 1721 , in-12 : c'est son meilleur ouvragé ; Serinons sur divers textes de l'Ecriture sainte , Hoterdam , 1711, et Londres, 1728, in-8°, rares: les tomes 11 et 12 de l'Histoire d'Angleterre de Rapin Thovras, in-'*", très-inférieurs à ceux de l'auteur primitif; Les Académiques de Cicéron, traduites en français, avec le latin, Londres, 1740, in-8% extrêmement rare. Soiï style en géoi^ral est inégal et sans force.
DURAND (Ubstn), né à Tours, religieux de la congrégation de Snnt-Maiir en 1701, a donné, avec dom Martenne, Thésaurus novus anecdotorum, 1717,5 vol. in-fol.; Collectio veterum scriptorum, 1724-33, 9 vol. in-fol.; Voyage littéraire, publié avec dom Martenne, 1724-27, 2 vol. in-V; L'art de vérifier les dates, 1750, in-4", et 1769, in-fol. {Voy. AntiNE, Clémei<(ckt. ) Nous ignorons l'année de sa mort; il vivait encore en 1770, et il était-à cette époque à la SB' année de son âge.
DURAND DE MAILLANE (Pierre-Tous- SAiNT), avocat, né à Saint-Remy en Provence, fut élu député du tiers-état de la sénéchaussée d'Arles aux états-généraux, ensuite à la Convention nationale par le département des Bouches-du-Rhùne, puis au conseil des Anciens. C'est sur le i-apport de Durand de Maillane' et de Martineau que la constitution civile du clergé fut l'édigée. A l'occasion de la pétition de Talma qui se plaignait qu'un curé lui eût refusé la bénédiction nuptiale, il proposa le premier de soustraire le mariage a l'autorité religieuse. Dans le procès de Louis XVL il vota la détention jusqu'à la paix et le bannissement. 11 se montra toujours opposé aux Jacobins et favorable aux émigrés. En 1797, il fut mis au Temple comme ayant favorisé leur rentrée, mais il fut acquitté par le triliunal criminel de la Seine et recouvra sa liberté dans le Aïois de février 1798. Il devint, après la révolution du 18 brumaire, juge à la cour d'appel d'Aix, et mourut à la (in de 181'i . Durand de Maillane était un grand casuiste, mais on lui a rcjjroché de n'avoir pas assez ies[)ecté les droits du saint-siége, en favorisant les liberli-s de l'église gallicane. Ses principaux ouvrages sont : Dictionnaire du droit canonique, Lyon, 1761,2 vol. in-'i-"; nouvelle édition, 1770, 4 vol. in-4", et 1776, 5 vnl.; Les libertés de l'église gallicane, Lyon, 1770 et 1776, 5 vol. in-4". L'auteur, en composant cet ouvrage, a pris p'iur guides des recueils conslaunnenl désavoués par le cl<^rgé; Instituts du droit canonique, I.,yon, 1770, 10 vol. in-12; Le parfait notaire apostolique, 1779, 2vfil..inffistoire apologétique du comité ccclésias- ;g de l'assemblée Constituante, 1791,in-8°. unie est divisé en trois parties, dont l.i fere trace les opérations du comité, la le estdirigi'C (;onlre [Exposition des es, publiée par les évèi(ues, cl la troicontre les brefs de l'ie VU. On trouve c«t écrit, dit iM. Picot, les idocs et le
langage du parti qui, depuis 80 ans, mettait le trouble dans l'Eglise, et méditait d'en abattre l'autorité.
DURANTI (JEAN-ET^E^^E), fils d'un conseiller au parlement de Toulouse, fut capitoul en 1563, ensuite avocat général, enfin nommé premier président du parlement par Henri Ili, en 1581. Celait dans le temps de la Ligue. Durant! y était fort opposé. Après avoir échappé plusieurs fois k la mort, en voulant calmer le peuple, il fut tué d'un coup de mousquet, en 1589. On se jeta sur lui, on le'perça (le mille coups, et on le fraîna par les pieds k la place de l'échafaud. Il avait fait des établissements utiles, et com- |)Osé un savant traité, De ritibus ecclesiœ catholicœ libri III, faussement attribué à Pierre Danes,évêque de Lavaur, et imprimé à Rome, in-fol., en 1591, et h Paris en 1624, 6" édition, in-8°.
DURANTI DE BONRECUEIL. Voy. Bonre-