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la province deCarie dans le is* siècle, fut d'abord partisan de Photiiis; mais, s'en étant repenli, le concile de Gonstantinople, tenu en 869, lui accorda séance dans ses assemblées. Génébrard et le jésuite Gretzer ont traduit en latin ses Traités contre les juifs, les mahométans et les hérétiques, à Ingolstadt, IGOG, in4°. On les trouve aussi dans le supplément de la Bibliothèque des Pères, de l'édition de Paris, de 1624. On a encore de lui un traité De unione et incarnatione, Paris, 1685, in-8'
ABUNDIUS, évéque de Côme en Italie, mort en 469, fut envoyé légat au concile de Gonstantinople par saint Léon et fit adopter par les Pères de cette assemblée, la Lettre à Flavien. Ce prélat avait beaucoup de piété et de lumières.
AGACE, surnommé le Borgne, père des Acaciens, branche des Ariens, avait des talents, dont il ne se servit que pour satisfaire son ambition et semer ses erreurs. Cet homme turbulent et dangereux fit déposer saint (Cyrille, eut part au bannissement du pape Libère, et causa d'autres troubles dans l'Eglise. Il écrivit la Vie d'Eusèbe de Césarée, dont il était le successeur et le disciple, sans qu'il soit absolument décidé si son maître a été dans les mêmes sentiments que lui. Il mourut vers l'an 363,
AGACE, successeur de saint Gennade dans la chaire de Gonstantinople, en 471. Ge prélat ambitieux, voulant avoir la supériorité sur les autres patriarches orientaux, persuada à l'empereur Zenon, par les plus viles adulations, qu'il pouvait se mêler des questions de la foi. Ce piince publia VUénoticon, édit favorable aux eutychiens. Félix 111, irrité contre Acace, prononça analhème contre lui dans un concile de Home. Cette excommunication ayant été rendue publique à Gonstantinople, le patriarche se sépara de la communion du pape, et persécuta les catholiques. Il mourut en 489. Sun nom fut rayé des dyptiques de Gonstantinople , trente ans après sa mort. Saint Gélase, successeur de Félix, refusa sa communion à ceux (jui faisaient difficulté de condamner les erreurs d'Aeace.
AGACE (saint), évéque d'Amide sur le Tigre, dans le v siècle, vendit les vases sacrés pour acheter sept mille esclaves perses mourant de faim et de misère. Il les renvoya à leur roi, qni fut tellement touché de cette générosité héroïque, que, tout païen qu'il était, il voulut voir le saint évéque. Cette entrevue produisit la paix entre ce roi et Théodose le Jeune, i^oyez saint Exu-