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phie à Utrecht où il avait été envoyé aux frais de son gouvernement. Ses succès furent si marqués qu'on lui offrit une chaire de professeur; mais il crut se devoir à sa patrie où il revint vers 1653, el fut chargé d'enseigner la géographie , la physique et l'astronomie au collège de Weissenbourg. La ch.ileur avec laquelle il embr;issa la philosophie de Descaries et diverses opinions presbytériennes lui fit beaucoup d'ennemis , el il aurait même perdu la vie, si l'intervenlion d'un puissant protecteur n'avait obtenu qu'on se bornât à l'exiler. Il obtint une chaire à Clausenbourg, qu'il avait choisi pour le lieu de su retraite ; mais il s'y vit en bulle à de nouveaux orages «lue sa mort arrivée en 1659 put seule faire cesser. Apaczai a laissé : Dissertatio cantinens inlroduliouem ad philosophiam aacram, avec des Lettres à Leusden , Glandorps Gelder, Utrecht , 1650; Mar/yar Encijciopediat , etc. (Encyclopédie hongroise), Utrecht, 1653; Magyar logica (Logique hongroise), Weissenbourg, 1636; Oralio de studio sapientiœ, etc., Utrecht, 1635; Dissertatio de politia ecclesiastica, Clausenbourg, 1658; plusieurs Discours manuscriis.
APCHON DE CoRJENON (Claude-Marc-An- TOiNE d') naquit à iMontbrison en 1722, prit d'abord le parti des armes qu'il ne tarda pas lie quitter pour se consacrer à l'Eglise. Après avoir donné îles preuves de son zèle , il fut nommé à l'évêché de Dijon en 1753, et passa à l'archevêché d'Aucli en 1776; il y déploya toutes les vertus des évè(]ues qui illuslrèienl la primitive Eglise , et mourut à Paris en 1783. On ne peut se ra[)peler, sans être attendri , les vertus héroïques dont il a donné tant d'exemples. Ainsi on le vit, dans un incendie, proposer d'abord cent louis, ensuite deux cents louis à celuiqui délivrerait deux enfants qui allaient être la proie du feu ; personne ne s'étani présenté, il prit lui-mêmo une échiîlle , entra par la fenêtre, alla chercher (es deux enfants à travers les flammes, et les rapporta sur ses épaules , un inslant avant que la maison s'écroulât. On raconte qu'étant descendu heureusement avec son farde lu , il dit aux assistants : « Je » pense ((u'on ne me disputera point d'.ivoir » gagné la somme que j'avais promise? Eh » bienl j'en dispose en faveur de ces deux » enfants. » Lors(iu'il prit possession de son archevêché, il trouva le pays ruiné par une épizootie; sa charité répara ces peites en achetant sept mille bêles à cornes, dont il fit présent aux paysans. Les Instructions pastorides qu'il a données, sont pleines de celte onction qui caractérisait tous ses discours. Un a beaucoup parlé d'une prédiction qui lui fut faite dans sa jeunesse , où on lui annonçail qu'il serait le troisième évéque de Dijon, quoique alors il n'y eût pas d'évéque dans cette ville, et (]u'il ne s'agît point de l'ériger eu évêché. Le Père Soave, italien , a consacré une (les Nouvelles morales à peindre l'action héroïque de ce pieux évéque, lorsqu'il sauva les deux infants dont nous avons parlé.
AP1*;L (Jevn), en latin Apellus, juriscon-