‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 76 sur 228 · APP 2S · texte numérisé non relu

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furent publiés. Chrétien Thomasius en a donné un ample extrait dans son Historia conlenlionis inler imperium et sacerdotiam. Halle. 1722, in 8". On a encore d'Apollonius : Disputaliones de lege Dei, Middelbourg, 1655, in-12.

AI'OLLOS (saint), solitaire dont Rufin et Sozomène font de grands éloges, fonda un monastère où l'on compta plus de 500 moines, cl dont la célébrité se répandait au loin par la régularité qui y régnait. 11 avait près de 80 ans quand il reçut la visite de saint Pétrone, qui fut évêque de Bologne, vers 393. On croit qu'il mourut peu de temps après ci'tîe visite.

APONIUS, auteur ecclésiastique du v;i' siècle, dont nous avons un Commentaire sur le Cantique des cantiques, Fribourg , 1538, in-fol., et dans la Bibliollièi|ue des Pères : c'est une allégorie soutenue de l'alliance de Jésus-Chrisl avec l'Eglise. Les commentateurs qui sont venus après lui en ont beaucoup profité. To?/. Salomon.

APOSIOOL (Samuel), prédicateur de l'église (les mennonites , à Amsterdam, donna son nom à la secte des apcstoliens, appelés autrement waterlandiens, parce qu'ils se répandirent principalement dans le Waierland, contrée de la Nord-Hollande. En 1664, ces mennonites , appelés aussi mennonites relâchés {cras^iores), et que l'on distingue des mennonites llamands, se divisèrent en deux partis, dont l'un ayant pour chef le médecin Galénus Abraham, <le Haau, fut appelé celui des galénisles. et l'autre, celui des adhérents, eut à sa tête Samuel Apostool. (lalénus admeliait dans sa société tous ceux qui, à la croyance de la divine origine des livres saints, joignaient des mœurs pures et une probité iulacie. Samuel Apostool, tout en délendant les dogmes caractéristiques des mennonites, sur l'absurdité du baptême des enfants, sur l'inutilité des magistrats dans le royaume de Jésus-Christ, maintenait l'orthodoxie sur tous les autres points de la doctrine di s réformateurs. Vainement ou tâcha depuis de réunir ces deux branches d'une même secte ; les apostoliens et les galenistes firent toujours deux partis distincts , qu'aucun acte public, mais l'indifférence des deriiiei s temps a presque réunis. On n'a de Samuel A|)OStool qu'un petit catéchisme, sous le titre de Verilctis exereitatio,(\u"\l composa conjointement av( c Samuel Deyl. On trouve des détails sur Apostool et son adversaire Galénus , dans Herm. Schyn , Deduct. plenior Itistor. mennonil., chap. 15 et 18. On peut consulter aussi Mosheim, Instit.hist. ecclesiasl.. pag. 1012.

APPIEN (saint), né en Lycie, de parents illustres, et disciple de saint Pamphile, souffrit le martyre le 2 avril 306, la 19"= année de son âge. Ses actes, écrits eu chaldaïque, ont été publiés par Assémani. Eusèbe , témoin oculaire de ce qu'il en rapporte, a laissé les plus touchants détails de son martyre, dans sou livre de Martyr. Palœst. , c. k. Le jeune homme fréquentait l'école de saint Pamphile qui expliquait l'Ecriture sainte à Césarée eo

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Palestine , lorsqu'arrivèrent des lettres ae Maximicn-Galère, qui ordonnaient à tous les suji'ls de IVmpire de se Irouvcr aux sacrifices. Touché d'une vive douleur, '1 n'attendit pas qu'on le cherchât pour déclarer ses sentimenis. -i 11 sorlit, dil Euscbe, sans avoir communiqué son dessein à personne, pas iiiénie à nous avec lesquels il demeurait. » Il alla brusquement an temple, et s'approcha du gouverneur Urbain, les soldats de la garde qui ne se doutaient île rien lui ayant permis de passer. Lorsqu'il le vil lever la main pour oITrir le sarrilice , il le sai'iit par le brus et i'arrêla, en lui disant qu'on ne devait adorer que le vrai Dieu, et que le culte rendu aux idoles était sacrilège. « Cette action hardie, dit un hagio^'raphe, ne s'accordait pas avec les règles oriinaires de la prudence ; mais dans cette circonstance. Dieu ia«pira le jeune Appien, qui n'avait point encore vingt ans, pour confondre l'impiété des idolâtres et jiour montrer jusqu'à quel point un disciple de Jésus-Christ portait le mépiis de la mort. » On ne peut lire sans frémir, et en même temps sans admirer la conslance chrétienne, les tourments horribles qu'on Ini fit souffrir.

APPI.KTON (Nathaniel), né vers 1693, fut d'abord destiné au commerce, qu'il abandonna pour embrasser la carrière de l'Hglise. I! devint ministre à l^ambridge (Massachusels), oîi il exerça les mêmes fonctions pendant soixante-six ans. 11 publia un grand nombre de Sermons, plus un ouvrage a\anl pour litre : La sa(/esse de Dieu clans la rédemjition des hommes. Appleton mourut plus que nonagénaire en 1784.

APTHORP ( EusTâCHE ), théologien anglais, né à Boston dans la Nouvi Ile-Angleterce en 1732, vint faire ses études à l'universilé de Cambridge. De retour en Amérique avec la qualité de missionnaire, il y fonda une églist» épiscopale à Cambridiie. puis revint en Angleterre oîi, sous les auspices de l'archevêque Secker, il s'engagea dans une controverse avec le docleur Mayhew de Boston, relativement à la mi'^sion des évéques dans l'Amérique septentrionale et à la marche de la société instituée pour propager l'Kvangile dans les contrées étrangères.. \plhorp était préhendier de Finsbiiry lorsqu'il mourut en 1816. On a de lui : hisconrs sur les prophéties préchées... etc.; Lettres sur rinjhience du christianisme avatil Sun iflalilissement ciril, avec des observations sur lUistoire de la décadence de l'cmpiri! romain par (ii!)bQn.

AQUAPONTANUS. Voi). KiuoGKWATEn.

AOUAMVAou plutôt ACUliAVIVA (Oo TAVio), cardinal, elait de la mênjc famille qui' Andre-.MatIhicu a'.Vcquaviva, duc d'.Mri, prince de 'l'érumo dans le royaume de N.> ples, qu^, connu par la protection qu'il accordait à ceux qui cultivaient les lettres et les arts, coniptisa aussi deux ouvrages : une Encijclopi'die, a la vérité très-imparfaiie, et des (J'imminiiinn s sur les m(ir(dis de iiularque. Le priiict: de Tcrauiu uiourul ca

1528, âgé de 72 ans. — Octavio, qui fait le sujet de cet article, fut référendaire de l'une et <ie l'autre signature, vice-légat du patrimoine de saint Pierre, ensuite cardinal, puis légat de la Campagne de Rome, enfin légal d'Avignon, place alors difficile par les troubles que les hérétiques ne cessaient d'exciter dans la province, et qu'Acquaviva calma par sa fermeté et sa prudence. Devenu archevêque de Naples, il se distingua par tontes les vertus d'un bon pasteur, cnltiva les lettres, protégea les savants, et mourut en 1G12 dans sa 52' année.

AQUAVIVA (Claude), de la mêtiie maison que les deux dont il est parlé dans l'article précédent, général des jésuites en 1581, mourut en IGIo, âgé de 72 ans. Ce fut lui qui fil dresser la fameuse ordonnance connue sous le nom de Ratio studiurum, Kome. loSC, in-8% qui fut supprimée par l'inquisition, et vue de mauvais œil par les .lésuites, qui ne voulaient pas être gênés dans leurs opinions. On la réimprima, mais mutilée, en 1591. Aquaviva ordonnait à ses religieux, dans ce célèbre règlement, d'enseiyner la gratuité de la prédestination, en leur permettant en même temps d'adoucir ce système par le conyruisme. Nous avons d'Aquaviva : des Epitres au nombre de seize, Rome, 1015, in-8 ; des Méditations, en]al\n, sur les psaumes xnv el cxviii, Rome, 1615, in-12 ; Directorium crercitionnm sancti Ljnatii industriœ pro superioriijus societatis ad curandos aiiimœmoibos, Venise, IGll, in-12; Anvers, 16.J5, in-8° ; ouvrage qui marque une grande connaissance du cœur humain. 11 en a paru une traduction française sous le titre àp. Manuel des supc'rieurs, 177G, Paris, in-12; Oratio depassione I^OMidiMGil, in- 12: il prononça ce discours devant le pape Crégoire XII. Aquaviva était nn homme de caractère, qui voulait avec constance et fermeté toul ce qui lui paraissait juste et raisonnable : il ne se déciiiail pas légèrement, mais son parti une fois pris, il y tenait avec une espèce de roideur suffisamment justifiée par les inconvénients d'une excessive facilité.

AQUILA, surnommé le Pnntique, parce qu'il élail originaire du Pont, contrée d'Asie. Ce fut chez lui que saint Paul logea lorsqu'il vint d'Alhônes à Corinthe. Gel apôtre le convertit, avec sa femme Prisciile. Ils lui rendirent de très-grands servircs à Kphèse, jusqu'à exposer leur tête pour sauver la sienne. Saint Paul en parle avec do grands éloges dans son llpître .lUX Romains. On ne sait ni le temps ni le lieu de leur morl. Les martyrologes d'IIsuardel d'Adon la mettent dans l'Asie mineure, an 8 juillet.

AQIILA, de Synope, dil aussi h' P antique, par II même raison qne le i recèdent, embrassa le christianisme sous l'empire d'Adrien, vers l'an lilt de J.-C. Mais son atlacliement opiniâtre aux rêveries de l'astrologie judiciaire l'ayant fail chasser 'le l'Eglise, il passa dans la religion des Juils. Devenu r.ibbin il acquit une connaissanee exacte de la lan;;ue héb>aii|ue. et sap|i'nin.i à traduire \ Ancien J'eUament d'hcbreu eu grec.

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Oiioique sa version, dont il ne reste plus que lies t'raiîinents, fût faite mot à mot sur le texie liébreu, ou vit bien que le dessein de cacher la honte de son aposta^iie l'avait engagé à détourner le sens des passages favorables au christianisme. « Âquila, dit Bos- « suet, fil sa version exprès pour contredire « celle des Septante, dont les églises se ser- « valent, à l'exemple des apôtres, et pour « alTaiblir les témoignages qui regardaient « J.-C. » Jusiinien eu défendit la lecture i aux Juifs. Cependant saint Jérôme dit qu'en ! examinant conlinuellemenl la traduction ; d'Aquila,il y trouve tous les jours plusieurs I choses qui sont favorables à notre croyance, ce qui prouve seulement qu'Aquila n'a pas tout altéré, que bien des choses ont échappé à sa mauvaise intention, et que la vérité, comme il arrive toujours, s'est fait jour à travers les .irtifices de l'erreur. La version grecquedelaBible par Aquila est la première qui ait été faite depuis colle des Septante. Saint Epiphane rapporte que l'empereur Adrien le nomma intendant de ses bâtiments, et le chargea de rebâtir Jérusalem sous le nom à'jEtia Capilolina.

AQDILIN (saint), né à Bayeux vers l'an 620, de parents nobles, devint évêque d'Evreux après la mort de saint Elerne, et s'iliustra par toutes les vertus pasioral's. En 689, il assista au concile de Bouen, qui avaij été assemblé p^ir saint Ansbert, son métropolitain, et mou ru ta la fin du VII siècle, après quarante-deux ans d'épiscopat. On célèbre sa léte à Evreux le 19 octobre. Voy. sa vie dansSurius; dans l'Hisloire d'Evreux, p. 1^0; Trigan, Hist. ecclés. de Normandie, loui. 1", p. 309,

AQUIN (Philippe d'), savant rabbin de Carpeniras, dont le vérilable nom était Mahdoçai , ou Mardochée. (chassé de la synagogue d'Avignon , en 1610 , à cause de son penchant pour le chrislianisiiie, il se retira dans le royaume de Naples, et se fit baptiser à Aquiuo, dont il prit le nom. Il en supprima la terminaison lorsqu'il vin! en France, et se fit appeler d Aquiii. Lo clergé lui donna une pension. 11 vint ensuite, avec sa famille, s'établir à Paris, où il se consacra à renseignement de l'hébreu.

Louis XHI le nomma professeur royal au collège de France, et interprète pour la langue hébraïque. 11 occupa cette chaire jusqu'à sa mort, arrivée vers l'an IGoO, au momcnl où il préparait une version du Nonveau Testament, en hébreu, avec des miles sur chaque épîtrc de suint Paul. On assnre également que Lejai l'avait chargé de l'impression et de la correction des textes hébreu el chaldéen de sa Polyglotte. Voici la liste de ses ouvrages : Dictionarium liebrœochaUlœo-talmudico-rabbinicum, Paris, 1029, in-fol.; Racines de la langue sainte, Pijris, 1020, in 'bl.; Explication des treize 7noyens dont se servaient les rabbins pour enundre le Pentaleuque, recuettiis du Taimud ; Traduction italienne des npoplilhegmes des anciens docteura de l'Eglise judaïque ; A'iUinalis hebrjœœ ling. prof, lucrymœ in obilum illustr.

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