‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 78 sur 228 · ARB · texte numérisé non relu

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secours de son ministère. Peu après le concordat, l'évêqne de Digne lui confia la diroctioii de son sémioaire, et il fut nommé grand vicaire en 1811. L'évi^ché de dap ayant été rétabli en 1822, labbé Ar.baud fut désigné pour occuper ce siéue le 13 j;!nvier 1823, et sncré à Issy le G juillet suivant. Le nouveau prélat s'appliqua tout entier à ses fonctions, et son zèle cul d' s fruits d'auiant plus abondants, que les difficultés des cnm~ municalions entre le département des Alpes et le fiége de Digne, dont ce département dépendait jusqu'alors, n'avaient point permis à l'ancien prélat de donner les mêmes soins à cette partie de son diocèse. L'évêqne de Gap s'attacha aussi à ranimer dans son clergé le goût des études ecclésiastiques, et il établit des conférences dans les(iuelles il donna l'un des premiers l'éveil sur les inconvénients d'un nouveau système de philosophie. Sa circulaire du IG janvier 1828 provoquait un examen du système de la certitude par le sens commun ; on en trouve Ip résultat dans le Complément de la circulaire du 2G décembre 1828 sur les conférences ecclésiasdques. Ce complément de 30 pages in-i° renferme des observations sur le système du sens commun et sur le livre des Pro(jrès de la révoliilion par l'abbé Lamennais. Une autre cireulaire sur les conférences del831etdel832 offre d'excellentes réilexions sur les doctrines de l'Avenir. Sa piélé et sa modestie, non moins que son savoir, le faisaient aimer et rcsperter de ses diocé'-ains. Il mourut le 27 mars 183G, à l'âge de 68 ans.

AItBh;LLES(A>DiiÉD'). F. André (Claude).

AlUiOlUO DE (lATTlNARA (Ange-An- ToiNK), patricien de Verceil. né à Pa»ie en ICo8, i!u comte Hercule Arborio, se destina de bonne heure à l'él.'it ecclésiastique, et entra d.ins l'ordre des Barnabites où il ne larda pas à se distinguer, sous le nom de frère François, comme professeur et comme préilicat(uir. Le pape Clément XI le chargea, eu n06, d'une mission imporlaule dans la ville de Milan, et le récompensa de son zèle et de son habileté en le nommant, la même année, à l'evêché d'Alexandrie. Des contestalions s'ctant élevées entre le pape Benoit Mil et le roi \i( tor-Amédée II, au sujet des imuiiiiiilés et de la juridiction ecclésiastiques dans différents fiefs de l'Astésan, le sénat de Turin, sur les réquisitoires de l'avocat général du loi, se prononça cnnlre lis prélenlions de la cour di- Uoine. Mais l'é>éque d'.\lexandrie interposa sa médiation de manière à mériter l'approhalion des deux cours. Kn \~r2ï, il fut nommé par le pape archové(|ue d' Turin, cl par le roi évêque de cnur el grand aumrtnier. Lors(iuc Vi(lor-.\nii'dée II voulut reprendre la couronne (|u'il avait abdi(|uée en laveur de son lils, larehevêciue Arborio, qui fiisail partie du conseil ('onvoi|ué dans l.i nuit du 28 septembre 1731, vota pour que r<in s'assurât de la persiinne de Niclor-Aniédée el de celle de sa femme, el qu'on les mil l'un el l'aulrc dans l'impossibilité de troubler la Iranijuillilé du l'Etal. L'avis du prélat, soutenu avec

éloquence et fermeté, fixa les irrésolutions de l'assemblée , et Charles-Emmanuel se décida, en pleurant, à donner l'ordre d'arrêter son père. Arborio de (jaltinara mourut en novembre 1743. On a de lui : did Homélies et des Sermons, imprimés, parmi lesquels on remarque celui qu'il prononça sur Il conclusion de la pais au mois d'octobre 17'(3, c'est-à-dire un mois avant sa mort, dans la eaihédrale de Turin ; Décréta condita in prima diœcesana sijnodo, Turin, 1729, \n-k°.

ARBORIO DE GATTINAIU (Jean-MercuniN), patricien de \>rcei!, Iroisième frère du précédent, né en 1083. à Liieciues, où ses parents étaient venus pour des affaires , entra comme son frère dans la congrégalion des Barnabites, et fut appelé en 1722 à l'évéché d'Alexandrie. lùi 1732, il fut chargé de |)rononcer l'oraison funèbre du roi Victor-Amédée II, et il s'actjuitla habileuienl de celle tâche diffieile. 11 mourut à Alexandrie le 1 août 17'»3. Parmi ses. opuscules italiens ou latins nous citerons : Oraison improvisée à In frie nuptiale du prince de ! iémunt (de- (luis, le roi Charles-Emmanuel III) avec la princesse Anne - Christine de Sallzhach , Alexandrie, 1722. in-4"; Oraison funèbre de Viclor-Amédée II, prononcée à Turin le il octobre 1732, Tuiin, in-'»'; Oraison fntièlire de 1(1 reine Polixène- Jeanne - Cliiistinc de lieinfels - Roltenbouri/ (seconde femme de Charles-Emmanuel III), prononcée dans la caliiédrole de. Turin, le I!) février 1733, Turin, in-'i-"; Oruifon improvisée dans la cathédrale d'Alexandrie, le 21 avril 1734, après une sécheresse de neuf mois ; Constitutiones si/no laies (/nas condidit nnno 1732, etc., in-4-°.

ARBKISSEL (Robert d'), ainsi appelé d'un petit bourg de Brel.igne où il niquil en 10'»7, fut archidiacre de Rennes. Il combatiii dans ce diocèse la simonie et l'incontinence du clergé, deux vices très-communs dans son siècle. Il se relira ensuite à .\ngers, el de là dans la forêt de l'.raou , où il fonda une communauté di- chamiiiies réguliers. 11 sortit quelque temps après de sa solitude, sans se fixer nulle part, préchant partout, el par.tout avec fruit. Le pape L'rbaiii II, (pie le projet d'une croisade avait fait venir en France, cl (|ui s" trouvait à .\ngers pour la dédicace di; l'église abbatiale de Saint-Nicolas, voulut eonuaitro un homme dont la renommée publiait lanl de merveilles. 11 l'enlendil prêcher le jour de la céiémonio avec une telle satislacliou, qu'il lui donna le litre de Missionnaire apostolique, ,ivec plein pouvoir d'annoncer l'Evangile par toute la terre. La multitude de ses disiiples augmenlanl lous le-, jours, et les femmes (jui le suivaient dans le fond des déserts, ne pouvant e\iier d'être mêlées avec les lionime<., il chercha un lieu où elles pussent habiier avec hiensé.ince, sans exciter la critique du public, formilise de celle nouvelle manière de prêcher et d'écouter l'Ei .ingile. Il Iroina ce lieu à ''exlreuiilè du diocèse de Poitiers , d.ius un endroit .ippele Fonletrautt : c'est là qu'il clablil sa nouvelle fa-

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