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mille. On fit d'abord de.» cabanes, pour se garantir des injures de l'air; Robert sépara ensiiiie le? fetniiies d'avec les honames, destinant ce les-là à la prière et ceux-ci au travail. Ses disciples devaient porter le nom de Pa'ivres de Jésus-Christ, et obéir aux femmes qui en étaient les servantes. Ces pauvres ne tardèrent pas d'être richi>s; mais ces ricliesses étaient le fruit de leur travail : ils avaient défiicbé des marais, des landes et des bois. Outre le principal monastère, Robert en fonda plusieurs autres en diverses provinces. .Mais comme le bien ne se f lit pas sans coiitrailiction, ses suciès firent des enviens. On làcba de calomnier son zèle et sa vertu. Oueli|ues personnes même estimables se laissèrcni prévenir jusqu'à lui en écrire, pour ((u'il se justifiât; e itre autres GeolTroi, abbé de ViMidôme, et Marbode, évéque de Rennes, si pourtant la Irllre qu'on en cite est réellement de lui^l); mais la vérilé ne larda pas à triompher. GeolTroi et Miirbode se rendirent dans la suite ses apologistes et les coopéraleurs de son zèle, et l'on ne comprend pas comment il s'est trouvé parmi les modernes des auteurs assez corrompus pour tenter de ressusciter ces ancienm s calomnies, confondues dans le temps même par lout ce qu'il y avait de gens dignes de foi. Voy. ['Histuira de l'ordre de Fontevraull , la \ ie du B. Robert d'Arbrlssel, et l'Institut de l'Ordre, par ie I'. Pu|uei, jésuite, l'aris, l()4-2, et Angers, 1686, in-4". et la Dissertation Apoloyétique pour le B. Robert d'Arbrissel, contre lîayle, par le P. Soris, in-«', Anvers, 1701. Robert mourut le 24- février ÎU7, au prieuré d'Orsan, près de Linières en Rerri. Léger, archevêquede Rourges, conduisit son Corps a Fonievrault, et y lit les cérémonies de ses funérailles, avec Raoul de Tours, Renaud d'Angers, et grand nombre de personnes de qualité. Louise de Bourbon, abbesse de Fontevrault en IG'i'i, fit transporter le corps du fondateur dans un lotnbeau de marbre, que l'on orna d'une épitaphe qui exprime ses vertus d'une manière piitoresque et touchante : elle est trèsbien laite pour ce temps-là; en voici quelques vers :
A«ri!'i( loricii talus, lilis arida faiices. Dura [aines stomaclium, lumiiia curavigil
(I) Le Père Alexandre et le Père de la .Maiiifeniie lirétendpril (|ue ct-Ue lellie n'esi pas de Marbode ; les toiilimialeiirs de l'iiitloiie litléraiiede la France oiu piouvé (jii'elle éiait de lui ; mais cela ne prouve rien conlre Koheit. Marbode «e parie que d'après des bruits; mules ses expressions re>pirenl la cliarlié. Il exiiorle Koberl à se corriger, s'il est cnupabli! , 011 à Si; ju^tilier , s'il esi iiuincenl. il découvrit ensuite la vériié, rendit justice à sa vertu , et protégea en Hul, les missious i|u'il lit en Bretagne. Il parait nièiiie qu'il l'inviia à venir instruire les lidéles de s n dmcèse. Geoffrni de Vemlonie lut cgalenieiil désabusé, et rendit jusiice à Holiert; il devint inéiiie son ami et son déleiisciir. Souvent il l'allait voir à Fonievrault , ou il lit une lon.lalion considéralile : il s'y bâiit aussi une maison, aljn d'avoir la facilité de l'enlreteiiirplus coinuiodeinenl ; et plus dune lois il lui aida à exécuter ses pieuses entreprises.
Inditltit raro requiem sibi, rarius escam , Culliira piiscebal gramine, corda Deo.
Leg'ibns esl subjecta euro dominœ rniionis, El siipor unm ci, sed sapor itte Deus.
En 164^'», lévêque de Poitiers fit l'examen de plusieurs miracles opérés par son intercession. Il est honoré, depuis sa mort, sous le titre de Bienheureux, et l'on trouve son nom dans les Litanies de son ordre. Il n'a cependant pas d'office particulier, et l'on dit la Messe de la Trinité le jour de sa fêle.
ARCHÉLAUS, fils d'Hérode le Grand, lui succéda d.ins le royaume de Judée, l'an 3 de J.-C. Il commença son règne en faisant assassiner 3,000 Juifs mécontents de ce qu'on avait mis à mort ceux qui avaient arraché un agie d'or qui était sur le portail du temple. Il partit ensuite pour Rome. Auguste confirma sa royauté; mais il ne lui donna que la moitié des étals de son père, et sur les plaintes qui s'élevèrent contre lui , il l'exila à Vienne dans les Gaules. 11 y mourut l'an 6 de J.-G. t^l'est cet Archélaus dont il est parlé au chapitre 2 de saint Matlhien, et dont saint Joseph connaissait sans doute la cruauté, lorsque, apprenant qu'il avait succédé à son père, il jugea qu'il était orudeat de ne pas re.ourner en Judée.
ARCHÉLAUS, évéque de Cascar ou Casgliar, dans la Alésopotamie, s'illustra autant par sa pielé que par son savoir. 11 confondit Manès, l'an 277, dans une conférence dont la rel.'ition subsiste encore eu latin, traduite par Zacagni sur le grec. Cette relation ne lut point écrite par Archelaiis, comme quelques auteurs l'ont avancé. Samt Jérôme croyait qu'elle avait été traduite en grec par Hégemoine; mais Pholius prouve qu Hégémoine en est l'auteur. Ce point d'histoire a été fort bien éclaire: par Joseph Assémani [Append. ad loin. 1 Bibliot. oritnt., page 45j. ARCHOiN (Louis*, chapelain de Louis XIV, naquit à Riom eu Auvergne eu 16io, oii il mourut en 1717. On a de lui l'Histoire ecclés, de la chapelle des rois de France, Paris, 170i-1711, 2 vol. in-i", pleins de recherches curieuses. Ce n'est pas une simple liste des officiers de cette chapelle, mais une histoire édifiante de leur piété, el un récit historique de leurs vertus, de leur libéralité el de leur mort.
AKCl.MliOLDO (Jean-Angelo), archevêque de .Milan, né en 148a, dans cette ville, d'une famille patricienne qui a fourni quatre prélats au même siège et plusieurs autres jjersonnagcs distingués, lut attaché dans sa jeunesse au duc iMaximilien >force, à qui il rendit d'importants services. Lorsque ce prince eut perdu ses Ftats en 1315, .\rciml)oldo se rendit à Rome avec le cardinal de Sion ; le pape Léon X le créa référendaire apostolique et le nointna son légat en Allemagne. Le duc François Sforce l'envoya ensuite en Espagne pour complimenter le pape Adrien sur son élection. Appelé à l'évêché de Novare, il lut nommé en 1329 l'un des conseillers de Charles Quint qui lui conféra le titre de prince du Sainl-Lmpire. En 1530, il fut transléré par Jules 111 sur le