‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 94 sur 228 · AUG AUR · texte numérisé non relu

AUG AUR

« pouvez avoir commises par paroles ou par fiance. « Jamais, dit un auteur, personne ne « actions, afin que le souvenir de vos inO- « fit par.iîlre dans toute la conduite de sa « délités étouffe les mouvemenis d'orgueil « vie, plus d'inti'i;rilé. plus de coiisiance et « qui voudraient s'élever dans votre tœur. « plus de grandeur d'âme que cet illustre « Au reste, vous devez vous persuader que « archevêque, il vivait dans une abslinence « le don des miracles que vous recevez ou « et une cliaslelc exenipliiires, et distribuait « que vous avez déjà reçu est une faveur « ses biens aux pauvres avec tant de libé- « accordée non à vous, mais à ceux dont a ralilé qu'après sa mort on ne trouva pas « Dieu veut le salut. » Quel(|uns écrivains « dans ses coffres do quoi l'ctilerrer suivant proleslaiils, tel que Ua[)in de ïlioiras, ont « sa qualilé. » Ses lujnièies égal.iient ses cru que leur haine conire la religion calho- veitus. Il nous reslede lui plusieurs ouvralique les dispensait d'être justes envers ce- gos,doiiton peut voir le catalogue à la fin lui qui l'avait établie en Augiclerre. Ils ont de l'édition De emendatione Gratiani, in-8% parlé. d'Augustin d'une manière injurieuse : l(i72, dnnuéc par Haluze avec des notes ; ils ont ciilomnié soii caractère, ses actions et livre savant, profond et néce.><saire aux juses vues. Mais laissant à part ses lumières ri^consulles. L'cdilion originale de Tarracl ses verlus , il a pour lui les faits qui Cl- gone, in-4", 1387, est fort recherchée. On a ront son éloge au jugement même de la phi- de lui Antit/uœ collectiones decrclaliuin, Palosophie. « (m ne peulqu'avoir la plus haute ris, 1C21, in-fol., avec des notes eslimées ; « idée de saint Augustin et de ses coopéra- cinq livres des Constitutions de l'église de « leurs, dil un historien moderne, lorsqu'on 'J'arratjone , en latin, imprimées dans cette « examine le meiveilleux changement qu'ils ville, chiz Mey, en 1380, in-i": celte édition « opérèrent en Angleterre. Avant l'arrivée est fort recherchée; Cuiiones pœnilenlialis , « des saints missionnaires, les Anglais imprimé chez le même, deux ans après, « élaient livrés à toutes sortes de vices, et in-'i-" : ce livre est rare; ses Dialogues sur « plongés dans la plus grossière ignorance, les médailles, Tarragone, 1387, in-'»", en es- « Ce qui prouvesurloutcetteignorance, c'est pagiiol, le sont encore davantage. Il y en a « (;ue quand ils débarquèrent dans la Hre- plusieurs traductions ilaliennes,in-'i-'ct in-f'., « lagne , ils ne connaissaient point l'usage et une laline, i(il7, in-fol. Il faut prendre la « des lellres, et tout le progrès qu'ils fitent traduction italienne \n-k' pour avoir les mé- « dans les sciences jusqu'au temps de saint diiilles des dialogues de 3 à 8, parce (ju'elles « Augusiin se bornii à emprunter l'alpha- ne sont pas dans l'edilinn de 1587. Eliennc « bel lies Irlandais. Les Northumbrcs, selon lîaluze en a donné une édition avec des no- « Guillauiuede M.ilmesburj, vendaient leurs les : lipiiome jui it: ponlifuis, tom. 1, à Tarif enfants comme esdavis, inhumanité ragone, 1587, ton». Il et III, Home, IGII, « qu'on no trouve point dans les nègres in-l'ol. ; De jiroprils uoininibits l'niidectn- « d'aiijouKi'hui. .Mais la lumière de l'Evan- ruin /luienlinurum, T.irr.jgom', lo78, in-fol., « gile n'eut pas plutôt brillé aux jeux de très-rare ; l'édition qui porle sur le lilre //nr- « ces peujile.s, qu'ils devinrent des homnu s citiuiic, 1.59-2, est la même. Tous les s ivants « nouveaux et de vrais disciples du S.iu- de son temps ont rendu justice à son profond « veur. Frappés de l.i vie évangéliijue de savoir, même ceux dont l'ègoïsme et les « leurs apôtres, ils se purtèrent iivee ardeur j rélentioiis ponvah iit voir de mauvais œil la « à limilalion de leur délachemini du gloire dont il se couvrait, \ossius disait que « monde et de leur zèle pour la pratique c'était un des plus grandis hommes du « des conseils. Les nobles et les princes lia- monde. Il admirait sui lout les notes sur Fes- « lirciil des églises et des monastères qu'ils tus. t]elles tju'il fit sur Varron ne furent pas « dotèrc'il richement. » On igimre l'année moins applaudies. « Vous excellez, lui écripreeisc. de la mort de saint Augustin. Il « vait l'aul Manucc. dans la belle lilléramourul le 20 mai, selon les uns , en li()7 ; se- « ture, et si je suis quelque chose à l'égard Ion d'autres, en C14 ou GO'*. Wartlion, dans « des autres, étant comparé à vous je ne sou Anijlia sacra, irouvc celle dernière date « suis rien. » Le seul Fra-Paolo, moine vain par plusieurs autorités. et ambitieux, osa dire qu'il n'était pas versé ALGFS TIN (ANTOiMi), un des plus savants dans l'histoire ecclésiastii|ue : cet apostat en jurisconsultes et des plus illuslres iirêlals fi oc, qui travaillait alors à introduire le ludc l'Espagne, fui successivement auditeur Ihéranisme à \ enise. voulait par là affaiblir de rote, cvô(|ue d Alise, puis de l.érida, et la preuve que les écrits de l'illnslre archeenliii archevêque de Tarragone. Il naquit à vêque lournissaicnl contre les novaleurs. Saragosse , de parents illu>lres . l'an lolO, André Scimit a publié son A'/o;/?, Anvers, *■' "[ouriil dans son siège arcliiepisco[ial l'an liJ8t'),qui a été inséré dans l'édition des 1;J8G, à l'àgc de 70 ans. Il se trouva ^u con- Dialotjttrs, avec des notes p.ir Iviiennc Batilede Trente en 15G2, et s'v distingua beau- luze. Augustin publia encore d'aulrcs oucoup. A l'âge de vingt-cinq ans, il lit paraî- vrages. tous esiimes.

Ire ses limeixlatiuniiin et nijinianuin juris AIJUF (sainte), ou AUUÉE, de la race des

cirilis Ithn (juainor. où, l'un d( s premiers, Sarrasins en lisp.igiie, se relira dans un mo-

il fait servir les anliiiuilès romaines à Fin- nastère. Les Inliilèleii voulun ni la tirer do

telligence du ilroit de ce même peuple, aussi ce saint lieu, 1 1 la f.iire reimncer au chris-

échiiré qu'ambitieux, l'aul 111, Jules 111, tianiMoe ; mais ajant perséveié dans la foi,

Paul IV. cl le roi d'Fspagne rhilip|.e II, elle lui honorée de la couronne du niarljro

l'hunorèrenl de leur olimo cl de leur con- le l'.ijmlkl 8oti, à Cordoue.

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