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pie. Il n.iquif le lo mai 1603 et mourut en 1650. On il fie lui : Ornisoiif: fuiahres de la )iriiices:-c de (^.oiuié cl du duc de Caudale; Questions spiritiiflles et curieuses sur les Psauini-s, 1(>68, in-12. Lii cliairo était livrée de son Icmjjs au y\y\c giiiii lé des Italiens et des Es(iaj;iiul.s. Il fut tin des premiers qui s'allachèrent à proporiionner les expressions aux pensées et les mcits aux choses : il traça ainsi la roule de la véritable éloquence.
AUDKjIKR, que l'on trouve quelquefois di'signé sous le nom li'Auilusier. naquit à CIcrmont, d'une fa l'ille distinguée, dans le xvi;r siècle. Ayant enil)rassé leiat ecclési.islique, il devint chanoine de la caihéilrale de cette ville sous l'épiscopat de Mas^illon. H a laissé en manuscrit une Histoire civile, littéraire et religieuse de la province d'Auver~ gne, Ik tomes en 9 \ol. in-V", conservés à la bibliothèque du roi. Le [*. Lelong, dans sa lîibliolhèque historique , n° 37i'i(), indique cet ouvrage comme important, surtout pour l'Auvergne. Dulaurc en a fiit un abrégé dont il s'est quelquefois servi, et divers auteurs eu ont cité des fragments dans leurs ouvrages.
AUDKA (Joseph), ecclésiastique, né à Lyon en ilW, professa d'abord la philosophie dans sa patrie et publia un écrit intitulé : L'Etat de la popuUttiuït de la généralité de Lyon, qui parut sous le nom de Messaiice, secrétaire de l'intendance. Eu 1769, il fut nommé à la chaire d'Iiistoire du collège royal de rcmiouse. La part qu'il [)rit dans celte ville à l'alTaire de Sirven et l'activité de ses démarches en faveur de ce personnage, le mirent en correspondance avec A^oltaire. L'ablié Audra ayant puitlié, eu 1770, le premier volume d'un alirégé d'histoire générale, ce philosophe écrivit à l'auteui- une lettre de félicilation au sujet des principes hardis qui y étaient émis. M. do firienne, archevêque de Toulouse, presse par le parlement, les évoques cl le clergé, condamna l'ouvrage dans un niamlement comme rempli de maximes erronée». Malgré les ménagements employés dans celle circonstance par le prélat, de l'aveu même u'e Voltaire, .\udr.i fui tellement frappé tie celle sorti! de tlétrissnre qu'iJ fut atteint d'une fièvre malii^nc, eut le iran>;port au cerveau et mourut en vingt-(iualre heures, à Toulouse, le 17 sepleinhrc; 1770.
AUDIŒIN (Yves-.Marie) , ancien professeur du collège de Qnimper, préfet des éludes au collège de Louis-le-tjrand, fut ensuite coadjuleur et vice-g'ranl à celui des Gra — sins. Des serinons qu'il avait prononcés lui acquirent quelque répuiaiion, et il fut nommé grand-vicaire ad honores de pliisu'urs évêques. 11 pultlia, dans les premères années de la révolution, un plan d'édnralion, dont la base était de retirer l'enseignement aux corporations, el di; soumettre tous les élèves à un même mode d'inslruclion nationale.
Nommt d 'pulé du Morbihan à l'assemblée législative, il fut commissaire pour l'examen des papiers trouvés aux Tuileries après le
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10 août 1792. Elu député du même département à la convention, il y vota la mort de Louis XVI, avec la restriction d'examiner la quesli.-n dti sinsis. Du écrit p'j'jl publia en juillet 1795, en faveur de la fille de Louis XVI, procura à celte jeune princesse qui'lijues adoucissements dans sa captivité. Kentré, à la fin de la session delà convention, dans la classe de citoyen, il fut nommé évêque de Quimper par une assemblée de [irèlres assermentés. Il se rendait dans son diocèse en 1800, lorsque la diligence où il était fut arrêtée par les chouans, qui l'ea arrachèrent et l'assassinèrent sous les yeux de ses compagnons de voyage. On a de l'abbé Audrein : Discours prononcé à l'occasion du serment civique, 1790; Mémoire sur l'éducali<n nalio)i(ile [runrai^e ; Uecueilde disr cours â la jeunesse, 17f)0, in-1-2; Mémoire à rassemblée nuliona'e, sur l importance de maintenir les lois qui orgnnisenl le cu'te catholique, 1792, in-8°; Apolo ,'iede ii nligion contre les prétendus philosophes, 1797, iii H'; quelques Rapports aux assemblées donl il a fait partie.
AUFFRAY (François), gentilhomme breton, el chanoiur <le Sl-Bneuc, né sur la fin du xvr siècle, était encore jeune (|uand il publia une Ir.igi-comédje moiali', iiiliiulée : Zoaiilropie, ou de In Vie de l'homme, embellie de feintes appropriées au sujet, Paris, 16I'*, 1615, in-8'. Il la dédia, par une ode, au cardinal lie Bouzas, evèque de Bèziers, grand aumônier <le la reine. Son canonical de Stlirieuc en fut peiil-êire la récompense, .inoique la pièee soii fort incdi.iere à tons égards. Collelei, qui le juge sévèrement, dit (ju'il publia en 1625, à Saiul-lirieuc, I s ^(/mnes et Cantiques de riùjlise, traduits en vers français sur les olus beaux airs de ce tempslà, et qu'à la fin de ce livre, il y a un assez bon nombre de (luatrains el sentences morales tirées (l<! saint (irègoire de N.izianze.
AUFlUiKI (Etienmî), jurisconsulte du xvi* siècle, président du pailemeni de Toulouse, s'est fait un nom par ses ouvrages. Tels sont D' officio et poteslaie judicis vrdinarii. Accessit traclalus de potestale saerulirium super ecclesiis ac pcrsonis et rébus ecclesiasticis. Item de poieslale licclesiœ sup r laicis, etc. Paris, lol'^, et dai s le recueil intitulé Tractalas traclatuum juris, etc., Venise, 1584. Les droits des juiidiclions ecclési.isiique et civile y sont bien distingués. L'auleur avait bieiiéludie ces matières, ayant été longtemps officiai; Decisionet cnriœ archiepiscopalis tolosanœ, Lyon, IVilfi, in-'i-". Cet ouvrage traite |irinci|)alemi'iit de la forme de [nocéder dans les cours d'Eglise; Tractulus di reçus lion bus.
AUiiÉ ( Daniel d' j, né à Villeneuvel'Arehevé iiie, au diocèse de Sens, prolessearroyalen grec, en 1578, mourut en 1)95. avec la répuiaiion d'un bon lilieraleiir. Ou a de lui VInslitulion d'un prince chrétien, traduit ilu grec de Synésius, «vec une harangue de la vraie nddisse, lrad;!ite de P. Phil-'U, Paris, in 8, 1555; quatre Homélies do saint Macaire, traduites, Lyon, 1689; tiua
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édition (lu pneme de Sîinnazar, de morte Clirisli Lamenliitio, iivec dos noies, l'io", in-t°; (Ireqorii Niissœ pont'/icis, de iiinnortnlitate animm ilialo-(jus, anlituic nec qrœce neque latine excusus, Paris, ISo", iii-8°.
AUCift (ANTi'iMi-JEAN-BAPTiSTF.), premier anliidiacre de l.i niélropolc de Paris, mort le 1-2 novembre ISi't, à 87 ans, élail originnire de Béarnais. Après a», oir terminé ses éludes au collège de Louis-le-Grand, où il connut le vertueux Docalosne et eut pour disciple le trop fameux Uobespierre, il fut ordonne prêtre, et il devint maîircdes eont'érences pour la philosophie et la lhéolop;ic dans cette mctne maison. Il subit avec distinction l'épreuve de la licence on Sorhonne, cl fut nommé par M. A>iseline, évêque de lioulogne, supérieur de son petit séminaire. Le refus qu'il fit du serment à la roiislilulion civile du clergé, l'obligea démigrer comme son évoque, qu'il suivit dans l'exil. Pendant son séjour à Halswart en Wesiplialie, il s'associa avec JI. Coqnatrix, grand-vicaire de M. Asseline, pour rédiger les deux ouvrages : Le Miroir du clergé, et les Conférences sur la pénitence, tous deux également estimés. L'al)bé Auge coopéra à l'éiablissement d'un pensionnat dansl;; même contrée, lequel fut dirige par M. Nalré et plusieurs autres confièr( s du diocèse de lîoulogne. Après le concordat, l'évêque d'Arras le nomma grandvicaira résidant à Boulogne, dont le diocèse rentrait dans la circonscription nouvelle; mais Retrouvant pas sufri~anles les rétractations données par lis prêtres constitutionnels admis dans la cnnipositiou du nouveau clergé, il donna sa démission et revint à Pans, où il s'unit, ainsi que il. l'abbé Froment, à M. Liaulard pour fonder le collège Stanislas, qui ()orla d'abord le nom de pension Liaulard. Ouand ce dernier devint curé de Fontainebleau, l'abbé .\ugé lui succéiladans la direction de rélablisscment dont il se démit plus tard en faveur de l'abbé Buquel, quand l'âge eut refroidi son activité. M. de Ouelen le nomma grand-viciiire, et .M. Alïre, dès qu'il fut fait archevêque de Paris eu 1840, iui rendit le titre de premier archidiacre.
AUdFK (Edmond), jésuite, né en 1315, à Allemans, village du diocèse de Troycs, prit l'habit de jésuite à Home, sous .saint Ignace. Il enseigna les humanités en Italie avec beaucoup de succès, et ne se distingua pas moins en France par son zèle pour la conversion des hérétiques. Le haibare des Adrets, l'ayant ;irrôic à ^■alence, le condamna à être pendu. Auger était déjà sur l'érlielle, lorsqu'un minisire at'endri par son êlo(|uciice, espérant de pouvoir le gagner à son parti, obtint sa grâce, .\uger n'en Jut que plus ardent à ramener les hêrèliques dans le Sein de l'Kglise. Son zèle le lit surtout admirer en Auvergne et dans Lyon, au milieu des r.iv.iges d'une cruelle pesti'. Il eut le bonheur de rétablir rexerci<e de la religion catholique dans ceKe grande >ille. Henri III le nomoia son prédicateur et son confesseur; po.sle ilaiigcreux alors et des.igréabic, parce
qu'on attribuait, quoique Irès-nial à propos, au confesseur toutes les momeries du pénitent, les processions auxq'-elles ce jirince inconséquent assistait vêtu (l'un sac, les coniréries, etc. C'est le premier jésuite qui ait été confesseur des rois de France. Une de ses maximes était que dans les disputes de religion, le calme et la modération faisaient autant d'impression sur les adversaires que les meilleurs arguments. 11 mérita les éloges des écrivains les plus connus de son siècle, de Floriinond do Hèmond, de Chopin, de llonsard, d'.Vural, de Pasquier lui-même, qui, dans ses lettres, rend hommage à son éloquence. L'historien Matthieu, qui assurément n'était pas l'ami des jésuites, rappelle « le Chr\soslome de la France, « le plus éloquent et le plus docte prédica- « leur de son siècle, et tel que, si la religion « donnait des statues aux orateurs, il faudrait « que la sienne fût avec une langue d'or « comme celle de Bérose : prêchant avec « passiiiu le service de Henri 111, supportant « avec patience les mouvements de la ligue, « il allait de maison en maison à Lyon, i( après l'exécution de Klois (le massacre « des Guises), pour fortiliet les cœurs dans « l'obéissance du prince, i|ue ce coup com- « mença à ébranler. » Henri W l'honora de son amitié et de son estime. 11 mourut à Corne en 1301, dans le 61' année d'' son âge. Ou a de lui plusieurs ouvrages de controverse, où il y a autant de zèle que de force de raisonnement; un catéchisme Irès-estimé, dont ou a donné des éditions en latin et en grec ; Mcianculoç/ie sur le sujet de la congrég.iiion des pénitents et de toutes les autres dé\olieuses assemblées en ['("église sainte, Paris, lo8V. in-i", devenu fort rare: Le pédagogue d'armes à un prince chrétien, pour entreprendre et achever heureusement une bonne guerre, victorieuse de tous les ennemis de son état et de l'Eglise, 1308. On lui a reproché d'y avoir conseillé la proscripiion des hérétiques; mais indépendamment de toute considération de zèle et d'orthodoxie, il jugeait nécessaire de réprimer leurs fureurs et leurs ravages :1a suite, ajoute Feller, l'a bien justifié. Le Père d'Origny a écrit sa V/c, ir.-li, rèimpr. en 1731. Lue lettre violente et calomnieuse de M. .Mercier, abbé de saint-Léger, contre le Père Auger, insérée dans le Journal (jcncral de France (1788, n.(J7 , a été solidement réfutée dans le mémo Journal (n° 83).
AL'tlLK (Atuanask), né à Paris le 12 décembre n.'i't, professeur de rhétorique au collège royal deUouen, grand - v icaire de Lesc.ir, s'est distingué par des discours et des traductions qui d'abord ont ete applaudis, puis juges plus severemonl. Deux do ses discours roulent sur l'éducation, et oui été imprimés à Kuuen, 1773, in-8 . Le premier traite de l'inlluence du corps sur l'csjirit et sur le cieur. C'est ralli.inee de l'édu- | cation physique avec l'éduc.ition morale, conformémeiiia ces paroles de riù-riture»Cor- ;)!(.< enim (iiiodciirrumpilur , ai/graval animam. Les notes qui servent de commentaire j ce
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discours sont d'une prolixilé extrême et comprennent 77 pages; uiio seule, qui est toute transcrite du la Nouvelle llcloise, eu remplit 18. Le second discours est consacré à l'éducation du cœur. L'auleur s'annonce dans 1 un et dans l'autre avec un peu trop d'emphase, ot malgré une espère de prélenlion qu'il n'est pas diffirile d'apercevoir, les mots prennent souvent la place des choses, li s'y déclare l'ennemi de la langue latine pour des raisons très-peu satisfaisantes ; peut-être ne les a-t-il pas toutes publiées. Mais s'il n'aimait pas le lalin, il était grand et zélé grec. Ce qui lui a fait le plus de réputation, c'est sa traduction des OÊuvrcs de Démosthènes, 6 vol. in-S", qui a reçu autant d'éloges des uns, (ju'elle a essuyé de crilii|iies de !a part d(>s autres. Elle est exacte, soignée; mais elle manque de vie, de chaleur et de noblesse. On n'y trouve pas ce feu dans les idées, celte véhémence d'expression, cette éloquence entraînante, qui échaulTaicnt le cœur des Athéniens, et les faisaiesit courir aux armes. Il en a paru une nouvelle édition en 10 vol. in-8", revue par M. Plancher avec le texte en regard. Auger a traduit aussi les OEnvres d'isocrate et d'Eschyne, les Discours de Lycurgue, d'Andocides, d'isée, elc, des Harangues tirées d'Hérodote, de Thucydide et des œuvres de Xénophon ; des homélii'S et lettres choisies de saint Basile le Grand, 1788, in-8' ; des Homélies, discours et lettres choisies de saint Jean Chrysostome, 1785, 4 vol. in-8". Quelques savants ont prélrndu que ces diverses traductions n'avaient pas été faites sur le grec, mais sur d'anciennes versions latines ou françaises. Le reproche est trop grave pour être jugé léi^èrement, puisqu'il prouverait qne le Iraducieur ne devait pas avoir plus d'alTection pour le grec que pour le latin. La révolution de France a ouvert un nouveau champ au génie de l'abbé Auger: il s'est signalé dans la défense de la nouvelle église constitutionnelle, et il est douteux qu'un autre ecclésiasiique ait mis dans cette tâche autant de chaleur et de persévérance. 11 a combattu dans cette arène jusqu'à sa mort, arrivée à Paris le 7 février Ï792. Quelques symptômes avaient paru annoncer qu'un jour il s'y distinguerait, s'il avait occasion d'y descendre. Un ecclésiastique qui n'aime pas le latin; un professeur qui viole la loi de l'université, ordonnant pour les discours publics la langue romaine, loi sainte observée jusque-là; un grand-vicaire dans un diocèse, dont l'évéque, tantôt richériste, tantôt millénaire, prophétise des choses étranges et contraires à la nature de 1 Eglise, substitue dans ses sermons et discours publics d'autres versions latines à la A ulgale, etc., promettait bien de ne pas se perdredans la foule des prêtres du Seigneur, quand l'orage, grondant sur le sanctuaire, en disperserait les ministres. Quatre jours après la mort d'Auger, parut un écrit de lui ; De la tragédie grecque, in-8", qui était destiné à servir de prélace à une trail.en prose et en vers des trois tragiques grecs. Ses produc-
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tionsdiverses ontèléréunies en 29 vol. in-8° et contiennent une trad.de tous les discours de Cicéron. Auger était membre de l'académie des inscriptions et belles-lettres. •
AUGUSTE, due de Brunswick et de Lunébourg , cultiva et protégea les lettres , et mourut eu lCij6, à 87 ans. 11 est auteur do plusieurs ouvrages, et entre autres d'une Harmonie cvawjélique, en allemand, estimée, par les proleslanis. La Stét/anographic, qui parut sous le nom de Gustave Se'léiius, Lunébourg, 1C24, iii-fol., est ausside lui.
AUGUSIT (Eiiéoéri(:-.\lbert), naquit en 1690, à Francfort-sur-l'Oder, de parents juifs qui, à répo(iue de sa circoncision, lui donnèrent les noms de Josué Ben Abraham Uerschtl. Ayant fait ses éludes à Bresci, en Lilhuanie, il voulut se rendre à Constantinople, mais il fut réduit en esclav;ige, et racheté par un négociant polonais; il fit ensuite de nouvelles études à Cracovie et à Prague, et fut, en 1722, converti au christianisme , par le surintendant luthérien Ileiiihard, dont il avait , par hasard, fait la connaissance à Sondershausen. Après soa baptême, il étudia de nouveau, à Golha et à Leipzig, devint, en 173'i., pasteur à Eschenber;r, dans le duché de Gotha, et y mourut, en 1782, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. On lui doit de très-bonnes apologies de la religion chrétienne, contre les juifs, et des ouvrages utiles : Diss. de udventus Cliristi necessilate, tempore teinpli secundi, Leipz., 179i, in-i"; Aphorismi de sludiis Jxubvorum liodiernis. Gotha, 1731, in-i"; iMgsières des juifs, concernant le jUuve miraculeux Sambattiion, et les Juifs rouqes pour rexplication du V. 12, du ch. XVII du second livre des rois, Eifurt. 1748, in-8" (en allemand) ; Notice sur les Karuilrs, ibid., 1752, iii-8' {eu allemand) ; Disserlutiones historico-philoi. in ijuiljHS J udœorum lindicrnorum consuetudines, mores et rilus, lum in rébus sacris, quum civilibus ejponuntur, iliid., 1753, in-8°. Ses écrits sont tous indiqués dans le Répertoire des auteurs allemnuls morts , de 1750 à 1800, par J. — G. Meusel, 1='^ vol., pag. 118. Un ami d'Augusti a publié sa Vie, rédigée sur les matériaux (ju'il fournit luimême : elle a paru eu allemand, à Erfurt , en 1791. in-8°.
AUGUSTIN (saint), Aurelius Auguslinus, né à Tagasle en 3o4-, de Patrice et ile Monique, étudia d'abord dans sa p.itrie, ensuite à Madaure et à Garlhage. Ses mœurs se corrompirent dans cette dernière ville, autant que son esprit s'y perfectionna. Il eut un fils no:nmé .\déodal , fruit d'un amour criminel, mais né avec le génie de son père. La secte des manichéens fit d'Augustin uq prosélyte qui en devint bientôt un apôtre. U professa ensuile la rhétorique à Tagaste, à Carthage, à Rome, à Milan, où le préfet Symmaque l'envoya. Ambroise était alors évêque do celte ville. Augustin, touché de ses discours et des larmes de Monique, sa mère, pensa sérieusement à (luitter le dérèglement et le manichéisme. 11 fut baptisé à Milan, à la Pàque de 387, dans la 32° année
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de son âge. H renonça dès lors à la profession de rhéleiir, et se borna à celle d'observateur exact de l'Evangile De retour à Tagaste, il se consacra au jeûne, à la prière, donna ses biens aux pauvres, form.i une communauté avec qiielques-nns de ses .unis. Quelque temps après, s'élani rendu à Hippone, Valère, qui en éti.it évêque, le (il prêtre malgré lui , au cummenceincnt de l'an 391. Il lui permit, parun privilège singulier et inouï jusqu'alors en Afrique, d'.iniioncor la p.irule de Dieu. L'année suivante, Augustin confondit Forlunat , prèlre manichéen , lIous une conférence publique, et avec d'autant pins de succès, <iu il avait connu le fori e( le faible de celte secte. Un an après, en 303, il donna une explication si savante du Symbole delà foi, dans un roncile d'Hippone, q^e hs évéqni's prnsèient unanimemen! qu'il méritait êlre lenr confrère. Un atilre c«>ncile, convoqué en 395. le donna pour coadjuleur à Valère dans le siège d'Hiiipone. Ce fut alors qu'on vil éclater toutes les \erlus et tout le génie d'Augustin. Il élablit dans sa uiaison episcopale une société de clercs, avec lesquels il vivais. Il s'appliqua de plus en plus à confondre l'eirear. Félix, manichéen télèbre, du nombre de leurs élus (c'est à-d;re de ceux qui se souillaient de toutes les abominations de la secte), vaineu dans une conlérence publique, abjura bieniôl sa doctrine cniie les mains de son vainqueur. Augustin ne fit pas moins admirer sa penelraiioii et s<in éloquence (liins une conférence des évéques catholiques et donali^tes a C.irihage.en 411. Il y deplowi son zèle pour l'unité de l'Eglise, et le commuiii<|ua à tous ses toliègues. Les livres de Civitale Dei ne tardèrent pas à paraître. La philosophie, l'érudition, une logique exade, la religion, la pieie, tout se trouve réuni dans ce grand ouvrage. Il leutrepril pour répondre aux plaintes des païens, qui altribu.iicnl les irruptions des Barbares et les meilleurs de l'empire à l'établissement de la religiou chrétienne et à la deslruclion des temples. On a vu un empirique préleiidre que cet ouvrage adinirablo avilit été tiré des livn s de Varion , ei (|ue ces livres avaient été brûlés | ar oriire d'un pape, pour cacher le plagiat d'Augustin; mais ce cmle absurde , démenli par l.i nature de l'ouvrage, ne peut nuire (|n à so» auteur. (Voij. le Naudeann.) L'an ii8, il 3 eut un concile général d'Afiique <1 t^arlhage contre les pelagiens; Augustin, <jui a\ait déjà réfuté leurs erreurs , dressa neuf articles d'anatlièmes , el montra un zèle si ardent contre cette hérésie pernic.eiise , que la postérité lui a donné le litre de Docteur de In (jrdce. t^onsumé *de travaux el d'austérités, il mourut en WO à l'agi' de "(i.inv, dans la ^ ille d ilippone, assiégée depuis plusieurs mois par le» \andiiles. Ca gr. iid homme viv.iil, pour ainsi dire, des suecés de la religion et de la gloire de l'ivglisc; c'était là la éeule mesure de sa joie, cnuiiiie les niailicurr* de l'Eglise élaienl pour'lui la seule Aourct; de chagriu et d une tristesse pro-
fonde : Dnminiris liicris g'iurlens ;t damnis niœrevs. Possidoiiiiis , évéque de Calaine, son ami intime, écrivit sa Vie Dans la pépinière des grands hommes qi.e nourrissait alors l'église d'Afrique, il n'en est point qui ait un nom au-si célèbre que Augustin. Son historien compte 1030 de s^s ouvrages, eu y comprenant ses Sei'inotts et ses Lettres. On remarque dans tous un génie vas'e, an esprit pénétrant, une mémoire heureuse , une force de raisonnement admirable, un style énergique, malgré les mois impropres el barbares dont il se sert quelquefois. Les pointes el les jeux de mots dont il est semé, sur OUI dans ses Homélies , ont fait sentir combien il était au-dessous de la plupart des Pères pour l'èloquenre. Il s'arréie sur des dét.iilsde peu de conséquence, romm<-nte des nombres et des mesures, dont le résultat ne peut présenter rien de solidement instructif; ce qui a lait dire à Calvin , qui respectait d'ailleurs ce Père plus que tous les autres (paice qu'il le croyait, très-mal à propos, favoahleà son système de prédf-stination), in scfiitnndis numeris ciiriosior esl Auguslitius. Il esl admirable dans quelques morceaux particuliers; mais il fatigue par ses antithèses, quand on le lit .-le suite. On a donné plusieurs éditions parli<:ulières et gé niT.il' s de ses ouvr. ges, parmi lesquelles on dislingue celle d'Anvers , 157i, cl celle des benedieiins de la congrégation de Sainl- Maur, en 11 vol. in-fol., qui se relient en 8, et qui parurent successivement depuis 1G79 jusqu'en 1700 Celle-ci est estimée : on lui reproche néanmoins des fautes dont quelques-unes sont iuiporlanlcs. Elle fui entreprise [lar le cons'il du docteur .\ntoinc Arnauld, et fut confiée à dom libimpin. Dom Mabilloii , son confrère, lil l'Epilre dédicatoire en l'étal où nous l'avons; <e n'est pas un des moindres n orceaux de celte édition, qui a été réimprimée à Amsterdam, en 1703, avec des notes de J. Le Clerc, très in U'ieiises au saint docteur. Le 1' volume renferme les ouvrages que .'Vugustin compusa avant que d'être prêtre, avec ses Rciracintions et ses ( unfissions, qui sont comme la préface de cet immense recueil. Les Confissions ont été traduites par.Vrnauld d'-Viidilly, Dubois, L. Moreau. I.i'once de S.iporta, Saint-Vicior, l'abbé (iabriel, in-8' el in-12 et 2 »ol. in-18. L'abb • Crou, d ms In Morale tirée des Confessions de saint Augu^^lin, à Paris l"8ti, 2 vol. in- 12, a bien fait sentir la piufondc sagesse de ce li\ re. C'est celui de tous >es ouvrages, si on en excepte ses Sotilo'/ues, qui est le plus empreint de cette p.éié vive el sincère, pleine d'onction el de leii, qui fall le caractère de la saintelé d'Augusiiu. Le 2* cstociupépar ses Lc/<;v« , disposées selon l'ordre clironologique, depuis l'an 5f"6 jusqu'à sa moi I, en '».'it>. Il y en a eu tout 230 , qui forment une colieclioii préiieuse pour ceux qui s'appliquent ,ï 1 histoire, ,111 dogme, à la morale, à la discipline de l'Eglise. Dubois les a traduites en fraii<;ais , en G v()l. inS cl in-l'J, .ivec beaucoup d eleg.ince. Ces deux premiers volumes ayant elc rcimpri-
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mes avec quelques cliangemenls, les curioux en recherchent la première édition. Le 3° e-^t consncré à ses Trniiés sur V Ecriture. Le 4.' à son Coin iienlaire sur les Psaume^:, plus allégorique que lillér,)!. Le 5", à ses Sermons. Le 6', à ses ourrtKies doijmatiqnes, sur diwrs points de morale et de discipline. Le 7% à l'ouvrage de l;i Cité de Dieu, son rhef-d'œuvrc, ir.iMuil en IV.inçnis (lar Loinbert, en 2 ■vol. in-S^ ou 4- vol. iii-1-2; et lar L. Moreiui, 3 vol. in-S", ou 2 vol. in 12 di" Li collecliia dite Charpentier. Le 8 , à ses Traités co itre dilTérenls hcrélique'i. Le 9'', à ceux eoiilre les doniilisles. Le 10% à ses Traités coiilie les pélagieiis. Le dei nier, à s;i Vie, traduile en lalin sur le IViinçais de Tillemaut. Ou a imprimé un Appendix à Anvers, 1703, in-fol. Eugippius a donné Thésaurus ex sanctis Auguslini opi'ribus, l>â!e, 15V2, 2 loin. en i vol. iu-fol., qui n'est pas commun. Saint Augustin fait éclaler beaucoup de modér.ilion à l'égard des auteurs qu'il combat; mais la manière pleine di' force dont il attaque les erreurs , a donné quelquefois à son triomphe une (tendue où les droits de la vérité ont paru compromis. Plusieurs ihéologicns ont cru que son zèle pour la saine doctrine lui avait quelquefois fait perdre de vue ce milieu si diflicile à déterminer avec précision , qui se tient à une distance égale des extrêmes. Cependant les principes qu'il a établis contre les erreurs des pél.igiens, savoir, l'existence et les effets du péché originel, et la nécessité de la grâce, même pour le commencement des bonnes oeuvres, sont regardés par l'Eglise comme des dogmes incontestables ; et c'est à cet égard (]iie ces écrits passent pour être dépositaires de la doctrine cilholi(|ue. Ceux <iui ont osé attribuera ce Père une espèce d'infaillibilité sont réfutés par lui-même ; car, dans plus d'an endroit, il approuve qu'on doule de la vérité de ses assertions; et ceux (jui oui avancé que tous ses écrits avaient la sanction de l'Eglise, sont en opposition avec la déclaration formelle de Célestin \" et d'Innocent XII. [Voy. Sadolet, CiiLESTm I".!
C'est aussi une exagération blâmable de dire que saint Augustin a élé le plus illustie et le plus savant des Pères de l'Eglise. Il est sûr qu'il n'était pas fort habile dans les langues, et qu'il avait moins lu les anciens que saint Jérôme , saint Basile et d'autres Pères. Il n'avait ni la pureté de langage, ni l'élégance, ni l'énergie de Tertullien , de saint Cyprien, de saint .lérômo, etc. Il a certainement illustré l'Eglise, mais Athanase, martyr de la divinité de .iésus-llhrisl; Chi ysostome , le plus éloqui'nt des Pères grecs ; Léon, aussi grand pontife que grani homme, écrivuiu solide , judicieux , plein de dignité et de grâces, etc., lui ont fait autant d'Iiouneur queAugustin. Berli, dans la Vie de ce Père , lui attribue la composition du Te Deiim, conjointement avec s.iinl Ambroise, ; cantique admirable , dont le célèbre Atterhury mettait l'énergique simplicité au-dessus de toutes les fleurs de la poésie et de la rhétorique. Voy. Ambuoise. — L'édition au-
jourd'hui la plus estimée, comme la meilleure et la plus complète <irs OEuvres de saint Augnsliii , est celle qu'en a publiée M. l'abbéMigne, Paris ISVl - 18V2.sous ce titre : Snncti Aurelii Auguslini, Hippnnensis episc'ipi, opéra omj(iâ, post Lovaniensiwn Theologorum recensioiiPin, casiigntadenuoad mn'iHscriptos codices Gallicos, Vaticnnos , Behjicos. etc., necnon ad editiones anliguiores ri ciisiigaliore-:, opern et studio monachorum ordinis S. Benedicti e congregatiune S. Mnuri. Editio novssima , einenàuta et unclior, 15 vol. in-'i-''. Les Œuvres de saint Césaire et de saint Prosper s'y trouvent incluses. A ces 13 volumes, il faut ajouter un volume de supplément (|ui a paru en 18'i9, sous ce titre : Ad opéra sr.ncli Augustini Hipponmsis episcopi Suppleiwntum compleclens celelierrimas aiiico>'nm et de ensorum sancii d ictoris in ejus npe.ra Disi/uisitiones, necnrin ipsius sanrli Aiig islini Opuscula a rariis anecdoinrum coHectiribus, nempe Amad'.dio, Mdio, Mingnrelli, Fontani, e tenebris erul'i. Acccdit variantium lectionuin in sancii Patris serniones sive ganuinos sive stippositilios , nnvissiinn collectio guam e variis mss. eruerunl doctissimi A.-B. Caillau et B. Suint-Yres , tomus unicus , pet. in-4-°. Ces seize volumes font partie du Cours conaplet de Patrologie, publié par le même éditeur.
AUGUSTIN ou AUSTIN (saint) , premier archevêque de Canlorbéry, fut envoyé par saint Grégoire le Orand, en 596, prêcher le christianisme en Angleterre, qui le regarde comme son apôtre. Ce pontife lui associa, pour celte mission, quelques bénédictins du monastère de Saint-André de Home, dont il était prieur, .\uguslin convertit l'année d'après lilhelbert, roi de Kent, qui lui donna un éialiLssement à Canlorbéry. Il passa ensuite en France pour y être consacré évêque', et conférer sur divers ai tides avec les prélats de ce royaume. A son retour il baptisa plus de dis mille personnes, le jour de Noël. Le ciiristiaiiisme se répandant de plus en plus^ le pape établit plusieurs nouveaux évêchés, dont il le fit métropolitain , avec l'usage du palUum. La rapidité de ses conversions était n in-seiilemenl l'effet du zèle du saint missionnaire et du spectacle de ses vertus , Il ais eiico e celui de merveilles que Dieu opérait par son minis'ère. Le bruit s'en répandait dans toute l'Europe : et saint Grégoire lui donna à cette occasion des avis d'autant plus remarciu ibles, qu'ils servent à constaier la notoriété et la ceriitddf de ces mei veilles. « Prenez garde , lui disait-il , de « tomber dans l'orgoeil et la vaine gloire, h. « l'occasion des miracles et des dons célestes « que Dieu l'ail é l.iter au milieu de la na- « lion qu'il a choisie. Parmi les choses que « vous faites à l'extérieur , ayez soin de « vous juger vous-même intérieurement, e 'rfichez de bien comprendre ce que vous « êtes personnellement , et quelle est l'ex- « ceilence de la grâce accordée à un peuple, X pour la conversion duquel vous avez reçu « le pouvoir de faire des miracles. Ayez toii- « Jours devani les yeux les fautes que vous