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de nationnllser h clergé en France, Pans, 1830, in-8", ouvrage sur lequel on peut consulter V Ami de la Religion, t. LXVI, n° 1731, p. 419. A celte ëporfuc, il pivtn son ministère ('■piscopal pour les actes les plus irréguliers et les plus condamnables : on le vit conférer les ordres sacrés à plusieurs jeunes gens, sans examen, sans dispense. Il eu ordonna deux avant la révolution de 1830 et trois en 1831. La seconde cérémonie se fit dans la chapelle de Clià(el, et Fabbé Auzou élait du nombre des ordonnés. Poulard est moi't le 9 mars 1833, persévérant dans ses erreurs; son corps fut porté directement au cimetière, sans aucune cérémonie religieuse.
POULLE (l'abbé Lotis de), orateur et célèbre prédicateur du roi, vicaire-général du diocèse de Laon, abbé commendataire de Notre-Dame de Nogenl, naquit à Avignon le
10 février 1703, d"un" famille noble et ilistinguée dans la roi)c. Sa famille le destinait à cette carrière. Il suivit d'al)ord son goût pour la poésie, et obtint deux années do suite le prix aux Jeux floraux de Toulouse ; mais ayant embrassé l'état ectlésiaslique, il renonça à ce goût de sa première jeunesse, et il ne s'occupa plus que de l'étude de l'art oratoire et des divines Ecritures.
11 prononça d'abord dans sa patrie plusieurs jianégyriques qui annoncèrent un véritable talent, se rendit à Paris pour le perfectionner, et dès son début il se lit remarquer dans cette cafiitale. Sa réputation s'accrut de jour en jour, et le roi lui accorda une pension de 1000 livres; ayant prêché, en ilk <, le panégyri(|ue de saint Louis en présence de MM. de l'académie française, ce cor])S, si juste appréciateur du mérite, députa M. de Boze vers M. l'ancien évoque de Mirepoix , qui avait alors la feuille des béiiélices, à Felfet d'obtenir du roi pour l'orateur une abbaye, qui lui fut accord(''e sans délai. Il devint abbé commendataire de Notre-Dame de Nogent. Dcfiuis cette époque, il ne cessa de prêcher, suit à Paris, soit à la cour, et toujours avec les mêmes applavidissemenls, jusqu'en 1770. Alors vouluit se retirir dans sa famille, il quitta la capitale, et fit à son auditoire, avant de partir, dans son sermon sur la Vigilance chrétinine, des sûleiix &i touchants que tous en furent émus, et que plusieurs d'enire les assistants allèrent le trouver pour lui témoigner leurs regrets de le voir s'éloigner d'eux, et tâcher de le dissuader de la résolution qu'il avait prise. « Hélas ! » leur dit-il dans ce sermon, « hé- « las ! mes très-chers frères, depuis 35 ans « que nous exerçons le ministère de la pa- « roledans cette cai)itale, nous n'avons cessé « devons annoncer tous les malheurs. Senti- « nelle vigdante, du haut de la montagne « où nous étions placés, nous avons sonné « l'alarme au moment où la Babylone mau- « dite, après avoir préparé son poison..., « nous vous criâmes : Airêtez...! Qu'allez- « vous fliire? Loin de vos lèvres cette coupe « empoisonnée...! Vuus buvez la mort. Que « nous reste-t-il donc à vous prédire en « descendant de la montagne? Nous le di-
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« sons en gémissant : les vengeances du ciel! (c Quel héritage !... » A ces dernières paroles, tout son auditoire parut si consterné, qu'il y fut sensible lui-même. 11 se retira en 1770 dans sa patrie, qu'il n'a cessé d'édifier par la pratique de toutes les vertus chrétiennes, jusqu'au 8 novembre 178'i., époque de sa mort. Sa famille lui avait fait élever, dans l'église de Notre-Dan.e , où il repose avec les cendres rie ses ancêtres, un monument qui fut détruit par les vandales de la révolution. L'abbé Poulie n'avait jamais écrit ses discours ; ce fut en 1776 que, cédant aux instances de son neveu, vicairegénéral à Saint-Malo, ce vénérable prêtre consenlit à lui dicter onze de ses sermons, conservés dan< sa mémoire depuis ïo ans : ils parurent h Paris en 1778, 2 vol. in-12; ils furent réimprimés dans la même ville en 1781, et à Lyon en 1818. Ces sermons annoncent une grande connaissance des saintes Ecritures, une érudition variée, et sont écrits d'un style élégant, à la fois nerveux, souvent sublime, rempli de grandes images et de nobles pensées. M. le baron de Sainte- Croix a fait son Eloge, Avi;non, in-8", 1783; Laharpe, Chateaubriand , Fontanes , parlent aussi de lui avec distinction ; le journa. la Minerve Va cité comme im excellent orateur, de môme que V Encyclopédie moderne. POULLE (l'abbé Lotis de), neveu du précédent, naciuit à Avignon le 10 mai 1743. Son père, Joseph de Poulie, était doyen du tribunal suprême de la Rote d'Avignon et coseigneur de Veras et de Saint-Didïer. L'abbé Louis de Poulie, après avoir été ordonné prêtre à l'âge de 2i ans, fui presque aussitôt nommé par le pape, avec l'agrément du roi de France, prévôt de la cathédrale d'Orange. En même temps, l'évêque de Saint Malo, oncle de l'abbé Louis, lui envoya des leltres de grand-vicaire de cette ville; et, à la demande de ce même prélat , le roi Louis XVI lui accorda en 1781 une pension de 3000 livres; quehiucs années après, Madame lui confia la j)lace d'aumônier dans la chapelle dont il avait été fait grand-vicaire. En 1789, et au commencement de la révolution, il fut élu député suppléant aux états-généraux par la principauté d'Orange. Il y remplaça d'abord l'évèipie de ce diocèse, di'inissionnaire ; et dans celte asseml)lée, il défendit avec autant de zèle que de courage les droits de la religion et du trône. L'évêque d'Orange étant mort, le pape Pie VI le nomma pour administrer ce diocèse pendant la vacance; mais lestr(uibles lohjonrs croissants de la révolution obligèrent l'abbé Louis de Poulie à quitter la France. S'étant rendu en Italie, il fut accueilli favorablement de Mesdames, filles de Louis XV, à Rome, et de Louis XVIII à Vérone. Rentré en France à l'époque dti la restauration, il fut créé chevalier (le Malte , nommé vicaire-général cle Saint-Flour, puis d'Avignon, et il eût sans doute obtenu un évêché, dont ses talents et ses vertus le rendaient digne, si son âge avancé, ses infirmités et un tremblement convulsif dans les mains ne l'eussent empê
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c\[{' de remplir les fonntions de, cette place iiiipnrlniite. Cepciuhiiit le roi le iioniiiia, io /O octobre 182V, chanoine honoraire du chapitre royal de Saint-Denis; mais il ne jouit que peu de jours de cet honneur, car 'il mourut le 23 novembre de la même année, à l'âge de 81 ans. — Il ne faut pas le confondre avec un certain Chrysosfome Poule , moine apostat, cité parla Biographie (hs Contemporains, et dont la conduite blâmable elles principes sont tout à fait opposés à ceux de Testimable abbé dont il est ici question.
POULLIN DE LiMiNA (Etienmî-Joseph), négociant à Lyon, né à Orléans, mort en 1772, s'est fait connaître : par son Histoire de la querre contre les Anqhris, depuis Wi^ jusqu'à présent, Genève, 1750-1700, 2 vol. in-S"; Abrégé chronologique de l'histoire de Lyon , Lyon, 1767, in-'i°; Histoire de l'église de Lyon, ibid., 1770, in-'i°; Les mœurs et coutumes des Français, 1769, 2 vol. in-S". Ces ouvrages sont écrits d'un style languissant et peu propre à attacher le lecteur. Dans son Histoire de l'église de Lyon, on crut remarquer un esprit de parti qui lui attira des désagréments.
POULPIQUET DE Brescanvel (JeanMarie- DoMixiQUE de), évèque de Quimper, né le k aoiit 1759 au chAtenu de Lesmel, en Plouguerneau (aujourd'hui départ, du Finistère), étudia au séminaire de Saiiit-Sulpice à Paris, et fut reçu docteur en Sorbonne. Lors fie la révolution, il se réfugia en Angleterre avec son évoque, et, en 1795, il était du nombre des prèfres qui assisièrent à l'expédition de Ouiberon, durant laquelle il courut les plus grands dangers. 'J'reiile ans plus lard, étant évèque, il ])ril part à l'inauguration du monument expiatoire qui fut dressé à Auray, en l'honneur des '/ictimes de cette entreprise; nous transcrivons, d'après un biographe, ce qui se disait alors au sujet du prélat : « De toutes les émotions (|ue faisaient naître l'aspect du cortège et la vue de tant d'iiomnies rassemblés pour honorer un grand malheur, la plus générale et la mieux sentie était celle qu'insjiirait la présence du vénérable évèque de Quimper, M. de Poulpiquet, par qui la messe allait être célébrée. On se disait de proche en proche qu'il avait été grand vicaire du vertueux évèque de Dol, Mgr de Hercé, fusillé à Vannes; qu'il se trouvait à ses côtés lors du désastre de Ouiberon, et que deux fois dans la même journée, il avait échappé à une mort qui semblait inévitable. On ajoutait alors que, fuyant à la nage le sort t[ui attendait sur le continent ses compagnons d'ini'ortinie, et déjà parvenu 'à saisir de la main une embarcation protectrice, un soldat, armé d'une hache, allait, par un coup fatal, le replonger dans l'abîaK^ lorsqu'un aulre soldat arriva assez à temps pour arrêter le bras de ce furieux et aider le courageux fugitif à monter sur le hAtiment (pihie conserva aux milheuieux dont il fut Ir ctmsolateur et raj)pui.u Sous le consulat, Poulpiquet renira en France, et il hit nommé cuié de sa commune natale, puis grand vicaire de Mgr. Domliideau de Crou/.eilhes. En 1822, son attachemoiit pour sa patrie lui lit refuser l'é-