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23 mars nC7 il pronoiH'a dans l'église de l-tn')|.iial (le cotte ville ['Elof/e de M. Froulay de Tessé, dont le cœur a été déposé dans ce lieu. Ce d scours renfermait un passage con ti'.' les jansénistes, que Prudhomme appela, s.ms les noiniiier, des esprits inquiets et turbulents; aussi lut-il traité de rapsodie fanatique dans la feuUlc du 15 juillet 1767 des iVoavclles ecclésiastiques. Prudhomme de La Boussirdùre jouissait de Testime et de la considéralion i)ubiiques lorsque les événements de la révolution appnrlèrent quelque modilicntion h ses jirincipes. Grégoire ayant été iioiuiné évèqiie au Mans et à Blois , opta pour ce d.'rnicr siège; Prudhomme, qui s'offrit pour le remplacer, fut élu, et son sacre eut lieu à Paris le 11 mars 1791. Installé au Mans l(^ 10 avril suivant, il Ht à cette occasion un di-cours qui fut ciiiiqué dans unebrochure du temps : c'est une lettre datée du k septembre 1791, in-8°, et publiée sous ce titre: Mon petit mot à M. Prudhomme. Dans une Lettre pastorale du 5 janvier 1792, intitulée le Catholicisme de l'assemblée constituante, démontré par la discipline des premiers siècles et les procès-verbaux du clergé , ou Instruction pastorale dogmatique de /!/. Vévêque de la Sarthe sur les contestations qui divisent l'Eglise de France, in-8% le prélat essaie de justilier tout ce qu'avaiifait cette assemblée sur la religion. VAmi de la religion, dans la Notice qu'\\ a donnée sur cet évècjue (n° KJtiO, 7 juillet 1830), ne pense pas que cette diatiibe contre le clergé ait été rédigée par Prudhomme; les traces de jansénisme qu'il y a trouvées lui font croire que quelque avocat de la secte a tenu la plume pour lui. 11 est juste de dire qu'il ne fut jamais [lartisan des excès révolutionnaires. On le vit s'opposer au mariage d'un de sis grands vicaires, qui était bénédictin et qui reçut [dus tard d"uii autre bénédictin la bénédiction nuptiale dans la cathédrale même du Mans. Après avoir cessé ni Muentanément ses fonctions, Prudhomme les reprit , adhéra aux d. ux encycliques publiées par les Réunis en 1795, assista aux conciles dits nationaux de 1797 et de IrfOI, et tint lui-môme en 1800 au Mans un suioUe dont les Actes ont été imprimés. Il se rend t ensuite au comité métro|>.ilitain que Ciaudo Lecoz avait convo(|ué a Reims, et donna sa démission en 1801. Prudhomme mourut au Mans le 9 IV'vriei- 1812, à l'âge de 83 ans , et" fut assisté dans ses derniers moments par un chanoine. Il jiassait la plus grande [)ariie de l'année à sa carapagiiti de Baine, où il a été inhumé : l'inscription placée sur son toml)i';\u ne rappelle en aucune manière son titre épisco|)al.
PKZil{H.\M (Juan), pasteur de la paroisse de Saint-tjdies d • Prague, et piolesseur en théologie de cette vdle, mort l'an l.'i-'i7, eut un grand crédit |iarmi les hussites. .Vyaiit abjuré leurs erreurs, il écrivit Contre e .x un Traité; mais dans la Profession de foi qu'il^ dressa deimis sur la Truiilé, à la té e ne l'université, il montra que, pour avoir iiljjuré lo liussitisuie, il n'en était pas plus c.iin.jlique, et ([u'il n'avait paru quitter ses
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erreurs que pour les reprendre. On trouve ses écrits dans l'Histoire des hussites de Cochlée
PRZIPCOVIUS (Samuel), l'un des (ilus ardents défenseurs du socinianisme, né vers 1592 en Pologne, fut chassé de ce pays avec les unitaires eu 1658, et se réfugia chez i'élecieur de Brandebourg, qui le mit au rang de ses conseillers. Przipcovius avait composé une Histoire des églises sociniennes, qu'il perdit lors de sa fuite. En 1663, un synode des unitaires le chargea de correspondre avec leurs affiliés des autres pays, pour propager leurs principes. 11 laissa, en faveur oe sa secte, divers ouvrages qui ont été imprimés en 1692 en 1 vol. in-fol., dans la collection intitulée : Bibliotheca fratrum Polonorum, dont ils peuvent être considérés comme formant le septième tome. Ces ouvrages ^ont précédés d'une Vie de Przipcovius, qui termina sa carr ère en Prusse, en 1670, âgé de près de quatre-vingts ans.
PSAUME (NiooLASj, en latin Psalmeus, fils d'un simple laboureur de Ch umont-sur- Aiie, village du diocèse de Verdun, dut son éducation à un de ses oncies, l'.-bbé de Saint-Paul de Verdun, qui l'éleva avec soin, et lui résigna son ab^jaye en 1538. 11 ^e lit prémontré en 1540, et Tannée d'afirès il fut fa.t docteur de Sorbonne. 11 fut pourvu de l'évèché de Verdun en 1548, par la résignation que lui en fit le cardinal Jean de Lorraine. 11 assista en cette qualité au concile de Trente, et s'y signala |iar son éloquence. On a de lui : un Journal de ce qui s'est fait au concile de Trente; ouvrage curieux, qui a été donné au public par le père Hugo, prémoiitré, dans son recueil intituliî : Sacra antiquitatis Monumenta; un écrit intitulé : Préservatif contre le changement de religion, Verdun, 1563, in-S" : ouvrage q^ui conserva à l'Eglise quelques-uns de ses entants, disposés à s'en séparer; Le vrai et naïf portrait de l'Eglise catholique, Reims, 1574, in-8" ; Medulla votorum et senlentiarum Patrum con • cilii Tridentini super prcecipuis materiis proposais in congregationibus ab adventu cardinalis Lolharingici cum episcopis gallis ad finem concilii. Psaume mourut le 10 août 1575, Agé (le 57 ans, dans sa ville épiscojiale, emportant avec lui les regrets de ses ouailles. , On trouve la Vie de ce prélat dans l'Histoire de Verdun par Roussel, pag. 431 à 466.
PSKLLUS (MicHELj, auteur grec, sous le règne de l'empereur Constantin Ducas, qui le lit précepteur de son tils Michel Parapinace, laissa quelques ouvrages : De quatuor mathematicis, Bille, 1556, in-8°; De lapidum virlutibus, grec et latin, avec les notes de Philippe-Jacques Maussac et de Jeaii-Eiienne Beinard, (du premier, Toulouse, 1615, in-s*, et du second, Lcyde, 1745, in-S"); De operalione dœmonum Dialogus, gi ec et lat n, Paris, 1615, iii-8 ; Kiell , 1688, iii-12, et dans la Bibliothèque des Pères. Ce traité, tradu.t par Pierre Morel ou Moreau, de Tours, en français et en latin, a anl été imprimé îi Pa.is, 1577, in-8", c'est la version latine de More! que Gilb. Gaulmia reproduisit dans sou
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(édition du texte grec de 1615, qui est la première, et que li's curieux recherchent à cause de sa raretc. Une traduction latine du traité de Pseilus avait aussi paru dans un Recueil de plusieurs opuscules publié par les Aides en 1497 et 1516, qui commence par le traité De Mysleriis Mgupliorum, de Jamblique. bc viclus ratione libri duo , Bàle, 1529, in-8 ", traduit par Georges Valla; Si/nopsis legum versibus grœcis édita, cum latina intcrprctatione Fr. Bosqucti, Paris, 1632, iu-8°. Psellus fut envelojipé d;ms la disgrAce de Micliel Parapiiiace, qui fut détrôné par Nicéi)hore Botoniatc en 1078. On le dépouilla de ses biens, et on le reléj|,ua dans un monastère, où il mourut la même année.
PTOLÉMÉE, dit de Lucques, parce que, selon quelques écrivains, il était né d.ins cette vide au xiV siècle, et que, selon d'autres, il y avait f it un long séjour, emb assa l'ordre de Saint - Dominique. Il s'appliqua paniculièrcment h l'étude de l'hisioirc sacrée et [)rofaie; mais voulant pénét er trop avant dans la mysticité, et en dire [ilus ([iie ce que nous dit l'Ecriture sainte sui- l'incarnation du Verbe, il s'éga-a. Il osa avancer dans un sermon prêché à M;tntoue que Jésus-Chiist avait été formé dans le cœur de la sainte V'ieige, et non d.Hiis ses entrailles. Ui.e pioposition aussi singulière oblig a ses su| érieurs à lui imposer silence. Il se tut en chaire, et il parla par ses livres, qui ne valent guère mieux que ses sermons. Les principaux sont : des Annales en latin, depuis lOGO jus ju'en 1303. On les trouve dans la Bibliothèque des Pères. Une Chronique des papes et des empereurs dans la même langue, réimprimée à Lyon en 1619, in-i".
PTOLOMÉl (Jean-Baptiste), né à Pistoie en Toscane, entra chez les jésuites, et lut fait, malgré lui, cardinal par Clément XI. Celte dignité ne changea rien dans sa manière de vivre. Il continua de demeurer au CohégH romain, se contentant de deux petites chambres, et mangeant à la table commune. Il mourut le 18 janvier 1726. II passait pour un des hommes les plus savants de l'Europe, et les ouvrages qu'il a donnés au public soutiennent cette opinion, surtout sou Cours de pi ilosophie, où l'on découvre des vues vastes et hardies, qui produisent des explications aussi neuves que simples et claires.
^ PUI5LIUS, un des principaux habitants de 'ile de Malte, reçut saint Paul et le défraya
avi'c toute sa suite durant tiois jours. Saint Paul guérit do la fièvre le père de Publius {Act. xxxviii). Ou assure qu'il se lit chrétien, et fut le premier évêque de cette ile. Quelqu-s auteurs croient qu'il était gouverneur de l'i e po.ir les Romains, parce qu'il est nommé princeps insulœ ; mais dans l'Ecriture sainte ce mot se prend souvent pour un homme puissant et distin-,ué.
PUCCI (FuANçois), écrivain controversiste, naquit à F,oreiice dans le xvr siècle, et après avoir terminé ses études vint à Lyon poui' suivre la carrière du commerce. Alais les liaisons qu'il forma avec quelques pro- DicT. DE Biographie RELiG. III.
testants, l'ayant porté à embrasser, du moins en part:e, leurs opinions , il abandonna lo commerce et alla à Oxford étudier la théologie. Il y reçut en 1574 le degré de niattreès-arts, et publia, peu de temps après, un traité : De fide in Deum, quœ et qualis sit, dans leijuel il combattait les dogmes du parti calviniste qui dominait dans cetti; université. Obligé de quitter Oxford où cet écrit lui avait suscité de nombreux ennemis, il se rendit à Bille, et s'y lia ;ivec Faust Socin dont il e.ubrassa les opinions; mais 1. s théologiens bâiois le forcèrent à quitter lur ville à cause de son sentiment sur la grâce universelle. Pucci revint à Londres : ses opinions manifestées avec trop de l.ceiice le tirent mettre en prison. Lorsqu'il eut recouvré la liberté, il passa en Hollande, d'où il entretint avec Socin une correspondance active ; cepend.mt il le combatt t surceitains points dans un traité De immortalitate naturali priini hominis ante peccatum. H habita ensuite .\nvers et Cracovie, [)uis se fixa quelque temps à Prague, où il lit une rétractation jiublique de ses erreurs en 1595, entre le-< mains du nonce du pajie, après avoir eu avec l.ii quelq les conférences. Trois ans auparavant, il avait dédié au |iapeClément VIII un ouvrage dont le titre était : De Cliristi Snlvatoris effieacitate omnibus et singulis liaminibus quatenus liomines sunl , assertio catholica, etc., Gouda, 1592, iii-8°. Api es sa rétractation, Pucci fut ordonné prêtre et devint secrétaire du card nal Pompéi d'Aragon, chez lequel il mourut en KiOO. J.-B. de Gaspari a écrit une dissertation iiiliiulée : De vita, falis, operibus et opinionibus Fr. Puccii Filidini : elle est insérée dans la Nuova raccolta Calogerana, tom. XXX, Venise, 1770. Pucci s'était fait à lui-même cette épitaphe :
Inveni poituni ; spes et fortuna, valete : Nil raihi vobiscum ; ludile nunc alios.
PUCELLE (l'abbé René), naquit à Paris, en 1655, de Claude Pucelle, avocat au parlement, et de Françoise de Catinat, sœur du maréchal du même nom. Il se consacra d'abord à l'état ecclésiastique ; mais peu de temps après, le goût des armes l'emporta sur cette première résolution. Après avoir fait quelques campagnes en qualité de volontaire, il voyagea en Italie et en Allemagne. De retour à Paris, il reprit l'habit ecelésiastique, se ht ordonner sous-d acre, é;udia en droit , et fut reçu conseiller-clerc au parlement df Paris, en 168'(. ; s'escrima, en 1713, conire Vflistoire des jésuites de Jouvency, et en 171411 se déchaîna contre la bulle Unigenitus. Après la mort de Louis XIV, en 17 1 5, il eut une ]ilace dans le conseil de conscience établi par le duc d"0:léans, régent du royaume. La vivacité avec liquelle il continua'de f.ivoriser la cause des anticonstitutionnaires le fit exiler dans son abbaye de Saint-Léonard de Corbigny, dont il avait été pourvu en 1694. L'abbé Pucelle mourut à Paris, en 1745, âgé de i 0 ans.
PUFi.NDORF (Samuel), publiciste et historien, né à Ghemnitz, village de Misnie, en
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163-> d'une fomille lulhérienno. était fils du miiiNlrc de ce village. Ajn-ès avoir étudi(' à I.eip/ij;, il devint en KioS gouverneur du tils d.' Coyet, ambassadeur du roi de Suède à la cour de Danemark. Il se rendit avec son élève à Copenhague; mais à peine y f d-il arrivé, que la guerre s'étan' idluméi' entre h' Uanemark et la Suède, il fut arrêté avec toute la maison de ramb:issadeur. Pufendorf, pendant sa i rison, qui diu-a huit mois, rétlécliii sur ce qu'il avait lu dan^ h-s ouvrages d.' Grotius, mit ses réllexit.ni en ordre, et les publia h La Ha.ye en 1(560, sous le litre d'Eléments de la Jurisprudence universelle. Ce premier essai lui acquit ui:e telle réputation, que Charles-Louis, électeur palatin, fonda en sa faveur une chaire de dr-dt n:ilurel dans l'université d Ile delberg. Pufcndorf demeura iia; s cette ville ju>qu'en 16"0, époque où Chai le>XL roi de Suéde, le lit son hislor ogra ihe. 11 s'at acha ensuite à l'électeur de Brandebourg, qui le lit c .nseiller d'étal, et le chargea d'écrire l'h stoire de l'électeur Guillaume le Grand. Il mourut à Berlin eu l09i, à 62 ans. Parmi les ouvrages qui lui 0. t fait un nom, on distingue: Histoire de Surde depuis l'expédition de (iustave-AdolpIie en Allemagne jusqu'à l'abdication de Christine, c'est-;i-dne dcjuiis 16.8 jus()u en 1654, Utrecht, lli86, in-fol.; Histoire de Charles-Oustuve, en latin, 2 tom. in-fol., Nu.emherg, 1696, et en fra çais, 1698, in-fol.; Histoire de Frédéric-Guillaume le Grand, électeur de Brandebourg, Berlin, 1695, 2 vol. in-fol., en latin. Cette histoiie, tiiée des archives de la maison ue Bi-and bourg, essuya plusieurs retranchements pendant le cours de limjiression ; il est rai'e de trouver des exemplaires sans corrections. Elementoruin jurisprudenliœ universalis libri duo, i) La Haye, eu 16;^0; ii léna, en 1669, avec un a|)pendix de Spliœra morali, qui est d'une autre main ; une édition des Miscellanea laconica Joannis Meursii, Amsterdam, 1661, in-i", et de la Grèce ancienne, de Jean Lauremberg, ItCl , in-i"; Sevcrini de Munzambano, de Statu iinpcrii germanici, Genève, 1667, in-12, souvent léimprimé depuis, et tra .uil en plusiei.u"s langues, (juoique vivement censure par plu>iiuis savants. Pufendoi r, déguisé sous le nom de iMonzamb no, y veut prouver (jue rAIIema..;iie est un corps lie républi.|U", dont les membres n^al a>soitis fiUJt un tout monsti'ueux. La traduction traneaise est do Sav.nien d Alqiiier, Am^ler^Kull, l66'.>, in-12; un lecueil du Dissertations acadéinii/ues, en latin, 1068, iii-8"; une Description historique et poliligne de l'empire du pape, eu allem., pioduclion |)artiale, que les fanatujuesdu parti prote^tiiit ont Irad. en tlamand et eu laiin.On la trouve dans l'ouvrage suivant, édition de 17.^3. 1 ti(/. Bhl/kx. Introduction à V Histoire dis principaux È-^tats qui s,nt aujoard hui dans l'Europe, en aileuiand, i682, avec uoe suite en lt)86, et une addition contre Vardlas en 1722. Ce livre fut traduit en fr.uicais par Claude Uouxel; et en yiii, uu anonyme rectilia cette Ir, duclion, continua l'ouvrage, l'enrichit de notes, et
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publia le tout à Trévoux, sous le titre d'Amsterdarc;, en? vol. in-12. M. de Graceen donna une nouvelle édition, cinsiuiTahloment augmentée, Pari -i, 1753-59, 8 vol. in-V. Q el- (pie mérite qu'ait cet ouvrage, il faut C(uivenir qu'il est fort au-dessous de la réputation dont il a joui, et sur laquelle on revient tous les jours. « La narration de Pufendorf, «dit un critiqu", est maigre; on n'en peut « supporter la leciure sans ennui, et elle reste « sans [irolit jiour le commun des hoaimes. « Son h s oire e4 un squelette, où il manque, « comme 'e disait Lucien, la chair et les cou- « leurs. » Traité du droit naturel et des gens, imprimé, jiour la 1" fois, en 1672, à Ley./e, en a leiiiand. En 168i, il en Ut fa re imc seconde édition à Francloil, augmi^nt. eu'un ([uart. Ce traité fu. traduit en français par J an Barbeyiac, avec d' s notes, et m rimé à Amsterd.iiu en 173'!-, 2 vol. in-4". On l'a réimprimé en latin à l'raucfort, 1744, 2 v(,]. in-4°. 11 ]iubl,a un abrégé de cet ouviMge sous le titie de Devoir de l'homme et du citoyen, traduit en latin à Idinioourg, in-S" ; et en français, par Barheyrac, 1718, 2 vol. in-8". Si Pufendorf eut de^ approbateurs, il ne manqua pas de critiques, contre lesijuels iln'oubl.a pas aussi de se déieudre. Le recueil de ce qui fil dit de part et u'autre forme un livre, imprimé, des l'an lo86, à Francfo.t, sous le titre û'Eris scandica. Ouelijue chose qu'on ait tlit d s traités de Pufendoif, il est certain qu il a recti.ié et étendu que ques piincipes de Giotius; mais son prote.^lantisiiie est moins modéré et moins équ. table enveis les catlioliq .es que cel ,i du juiisconsulte liollan .ais. Le toinpilateur Fébronius a fort mal à propos transcrit un giaiid nimbre de pas âges de Pufendorf, pour rendre l'Eglise romaine odieuse; de tels témoignages ue prouveiont jamais ri n dans l'esprii des gens équilaL)les. Les éditions de Pufendorf, [.ubliées en France dans ces derme, s tem|)S , doivent être prises avec précaution, dit Feller. Les édite ii-s ont eicore donné ue l'extension aux piincipes libéraux de l'auteur. La liste des ouvrages de Pufetido.f, se trouve dans son Eloge par .M. lenisch, de Berlin, éloge qui .em|)0ita eu 1797 le prix i)roposé par l'acaaémie de b ■Ileslettres^ et d histoire de Stockholm, et dans les Mémoires de la même académie, 1802. — Son frère Isaie Plkendorf, né à Cheiunit/, en 1628, mort à Batisbonne en 1689, remplit avec honneur des missions importantes aujirès de iilusieur» cours. 11 e>t auteui- d'un ouvrage intitulé : Anecdotes de Suède, ou Histoire secrète de Charles XI, 17 16, il -8', 1 1 d'un autre qui a pour litre : Opiiscala jurenilia, 1669, '\n-6°, qui contiennent oillérentes dissertations sur les druides , les lois Saliqucs , la théologie de Platon.
PUGLIOLA (Barthélémy de La), historien italien, naquit à Bolog. e le lli octobre 1378. A l'dge d.' 15 ans il entra dans l'ordre ues mineurs conventuels, où il ac piit de vastes connaissances en plnlosopliie et en théologie. Il professa ces deux sciences dans le couvenl