‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 107 sur 341 · PR · texte numérisé non relu

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;5ement (rès-vrais; mais on d(''?irerait souvent plus (ic |ir(:'(!i;i n, tle nicsuie et de critirpie. Les li^gressioiîs sont iréqiienies et [>as loujour.s assez motivé s. li y a dafts le rif'iiiiof ouvrage s.r Clément XIV des liélnils qui ne p^rais^ent ni exacts ni jnéscnlés avec la mesur-e coiiver.able. Ce livre renferme ^ies anecdote^ (|ui su[i;)0 ent boancoiipoe eelierches; deux vo'umej presque e tiers roulent sur les philosophes modernes, les illuminés, lesframs-maçons, et sur quelques charlatans qui linnt du luniit à Paiis ver> la fin du liernier siècle. L'auteur fait b en cunnaitre l'esprit du tenips, et les extraiis des écrits philosophiques qu'il rapporte raett' iit à découvert leurs vues et leurs projits. Si quelquefois l(!s tablea x sont un ]i u chargés, les ex[)ressions fortes, le ton vif, il faut le pardonner à celui qui ava^t vu les sinistres effets des doctrines anti-religieuses, et dont l'imajîinalion vive avait été frappée du spectacle de tant il'excès et de fuieu:s. » On attrioue aur;si à 1 abbé Proyart ({ueli[ues brocliuies de circonstance écrites a l'époque de la révolution, et une continuation de l'histoire a;jrégé de ri%lise, par Lhouic nd, qu'on a supprimée d ns les éditions ultérieures, et remplacée par une autre plus conforme à l'esprit de l'auteur, 1 quelle a été faite par M. l'abbé Ganilli La Cnavière. Nous c. oyons sui)eitl!i dindi([ner les diverses éditions des ouvrages de l'abbé Projari, qui sont nombreuses. On a ]jublié à Paris se> Œuvres complètes, 1819, 17 vol. in-8", et 17 vol. in-liJ. PRUDENCE (AuiVELHJS- Pruiu;ntils-Gle- MENs), poète chiétien, né à Calaborra dans la V.eille-Ca^tire, l'an 3:8, fut successiveftient avocat, magistrat, homme d.' guerre, gouverneur de Saïa^AOSse, el se distiiiôua dans toutes ces professions. Son mérite lui procura un em|)loi honorable à la cour d'IIoiiorius; mais ou ne sait rien de [ilus part culier sur sa vie ou sur sa morl. O i ^ait Seulement qiie le prélet Symraaque ajant demandé à \ alentinien U, a^i nom du se. at, le rétablissement de l'aufel de 1 1 Victoire, et les revenus des lemples païens que i ratien avait confisqués, Prudence fit cuniie lui deux livres qui nous r sient encore. Les jjKMlleure- éditions de ses Poésies sont celles d'iîlzévir, iii-12, l(i07, à Ainsierda.n, avec les no es de Nieolai Heinsi 's; et celle de 1G87, in-4.°, h Paris, nd usuin Delphini, \) .r les soins du P. Gliamillard, jésuite, et cell.; de B sdoiii, Parme, 178;», -2 vdI in-8". La lie •de Prud née est d uis la l'iu.iart des éd'linns; On l'a omise dans c lie de 1667; elle est dans les Mémoires de Tillemoni, tom. ^'11. Ses poëmes son! : Psychoniachid, ou Combat de l'esprit contre le vice: Cuthcinerinon; c'est un recueil d'hymnes pour certains tem])S de la journée et (pielques sole. :n, tés; Apothco- «l's; c'est une d.'fense de la foi contre les païens el les hérétiques; Hamartiijcnin, c'e- 1à-dire de l'origine Ues péchés; tnch.ridion : c'est un .-.brégé de l'his oire sainte; l'eri Stephanôn, ou des Couronnes des martyrs, tomposé lie quatorze hymnes. Le Clerc, fa- •«aeuK critique protestant, fait sur ce livre

l'observation suivante : « Il paraît clairement « par pi'^sieuis endr<àts ue ces hymnes que « dans ce tem[»s-ià on invoqeait les uiart rs, « et qu'on croyait qu'ils avaient été él.iblis (. de Dieu patrons ue cerla ns lieux. Quel- « ques protestants, qui se sont ima^^iié (|ue « 1 on doit joindre à l'Ecriture la tradition « des quatre ou cinq premiers siècles, ont « nié que l'on invoqu.U les saints dans le « quatrième siècle; mais ils ont eu tort de « se former un système en idée, avant d'èlre « liieii insti'uits des faits, puisqu'on peut les « convaincre de celui-d par divers en .roits « de Piudence. » Biblioth. imiv. et hist., tom. XII. Prudence est plus esiiinable encore par son zèle pimrla religion que par la beauté de ses po.'-sies. 11 y a dans ses vers des fautes de quantité; ses i)hrases se ressentent de la décadence des lettres et de la bonne latinité. Mais il faut convenir qu'on lencontre dans ses ouvrages plusieurs morceaux où il règne du goiU et de la délicatesse. Ses siaiices sur les Innocents, Salvele, flores murtyrum, sont de ce nomure. II mélite, suivant Erasme, j>ar la sainteié et par l'érudition sacrée qui éclatent <ians ses écrits, d'avoir une [ilace parmi les plus gra. ds docteurs de l'Eglise. Des auteurs ecdésiastiqu s et quelques hagiographes lui ont donné le titre de saint; mais on ne lit |ioint son nom dans les iMartyrologes. Al. Viignc a donné les OEuvres couipletes de Prudence avec celles de Draconce et de plusieurs autres Pères, 1847, 2 vol. in-4". Yoy. la fin de l'article PoMÈnE.

PRUDENCii (saint), surnommé le Jeune, (ju.ta son nom de Galindo, pour p endre celui de Prudence. Il était né en Espagne, et passa en France pour se soustraire à la. l'ureiu" des infideks. Son rare mérite le fit é:eve; en 8i0 ou Si5 sur le siège épiscopal de Iroyes. 11 s'.» disti.igua par ses lumières et son zèle, surtout dans l'all'aire de Gotescale : il signa les articles de la doctrine cathoiijue, éta.ilis au concile de Querc,*-, contre ce moine opiniâtie, et se tint en même temps armé contre les hérésies opposées et les illusiiiiis ues pélagiens et semi-pélagiens. (juolques savai.ts pr; tendciit qu'il poussa la précaution trop loin, et qu'il envolo;ipa l; vérité dans la jîroscriijtion do l'erreur. Mais il i.'st à c oire que c'est l'ellet de la dis[iute; sa parf.iito soumission à l'autOiilé de l'Eglise piouve qu'il ne cherchait e n'aimait que la cniyKUce calholujue; il Iravai.la eus liie avec S(dnt Loup de Ferrières a la réib.rne des monastèn s le Fra. ce, et mourut L- 6 avril 861. On a de lui quelques écrits, insérés dans la iîiulioihè.jue des Pères, tome XV. M. Breyer, chanoine de Troyes, a écrit sa Vie, 1725, in-12.

PRUDHOMME de La Bolssinière des Vallées ( jACyCES-riLILLAUdE-RÉXÉ-FHANÇOIS),

évèque constitutionnel, naquit le 10 décembre 172S à Saint-Christophe, '.ans le diocèse du Mans, et fit ses études à Paris, lintré à la Sorbonne, où il fit sa liceiice en 1750, il fut reçu dec eur e:i 17G0 (lUiS fut curé du Ci-ucili"x au Mans, jusqu'à la lévoluliun. Le

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