PU Y
y travailla de concert avec du Puy. Recherches pour montrer que plusieurs provinces et villes du royaume sont au domaine du roi: livre écrit dans l'esprit et le liut du précédent; Commentaire sur le Traité des libertés gallicanes, de Pitiioii, avec une préface de Nicolas Lenglet du Fresnoy, Paris, 1715, 2 vol. in-4"; Preuves des libertés de l'Eglise (jallicane, dans le Traité sur les libertés, Paris, 1731, k vol. in-folio. Cet ouvrage ne déplut pas seulement à la cour de Rome, mais vingt-deux évêques ou archevêques de l'Eglise gallicane le censurèren! avec autant de force que de raison. « Il fallut, dit un critique, recourir « à d'autres mains pour le coiriger; mais la « matière a été brouillée depuis si longtemps « par des mains séculières, qu'on n'a pas '' « encore réussi, et qu'on ne réussira vrai- « semblablement jamais à la débrouiller « parfaitement. » Histoire véritable de la condamnation de l'ordre des Templiers, Bruxelle«, 1751, in-4°, et 2 vol. in-l2 : collection très-curieuse et très-intéressante. Il résulte de ce recueil que l'ordre méritait la suppression, quoiqu'on ne puisse croire toutes les horreurs qu'où lui att.ibue, ni approuver le supplice horrible du grand-maitre et de tant li'autres chevaliers. {Voy. Clément Y, Moi.ay, et Journal hist, et litt., 1" octobre 1790, jiage 163.) Histoire générale du schisme qui a été dans l'Eglise depuis 1378 jusqu'en 1428, in-i°, 165i; Mémoires de la provision aux prélatures de l'Eglise ; Différends entre le saint-siége elles empereurs pour les investitures; Histoire du différend entre le pape Boniface y 111 et le roi Philippe le Bel, 1C55, iii-fol. ; Traité de la loi saliquc ; Histoire des favoris, in-4°, et en 3 vol. m-12; Du concordat de Bologne entre le pape Léon X et le roi François 1" ; Traité des régences et de la majorité des rois de France, in-4°, ou deux vol. in-8"; Traité des contributions que les ecclésiastiques doivent au roi en cas de nécessité : Mémoire du droit d'aubaine ; Traité de l'interdit ecclésiastique ; Mémoires et instructions pour servir à justifier l'innocence de messire François-Auguste de Thon, etc.; Apologie de l'histoire deM. le président de Thou,e[c., dans le recueil des Pièces historiques, Deift, 1717, in-12 : deux fruits de l'amitié et peut-être de la prévention. Du Puy s'est apidiqué dans presque tous ses ouvrages à d'primer l'auiorité ecclésiastique; mais il faut avouer aussi que la furce de la vérité lui a arraché des témoignages d'autant plus précieux , (juil s'un était montré grand adversaire, Tel est celui-ci : « Ce qui regarde la reli- « gion et les affaires de l'Eglise doit être « examiné et décidé par les ecclésiastiques, « et non par les séculiers ; ce principe est « reconnu des deux partis. » Il apporte en preuve le concile de Sardique, les paroles dOsms à Constance {Voy. Osiis de Cordouej, et les plaintes de saint Hilaire au luême empereur. 11 poursuit : « Comme il y a « deux sortes d'états dans le monde, cel ni des « ecclésiastiques ou des prêtres et celui des « séculiers, il y a aussi deux puissances « qui ont droit de faire des lois, et de punir
« ceux qui les violent, l'ecclésiastique et la « séculière. » [Libertés de l'Eglise gallicane, tome I", pages 13 et 21, édition de 1731.) Nicolas Rigault, son ami, a écrit sa Vie. — Jacques du Puy, frère de Christophe et de Pierre, et cinquième fils de Claude du Puy, devint prieur de Saint-Sauveur, et garde de la bibliothèque du roi. Il continua de tenir dans cette bibliothèque les conférences qui avaient i)rocuré tant de gloire à son frère, et tant d'avantages aux gens de lettres. 11 mourut en 1656, après avoir publié le plus giand nombre des ouvrages de son frère.
PUY-HERBAULT (IjAbriel du), Putherbœus, religieux de l'ordre de Fontevrault et docteur de Sorbonne, natif de Touraine, fut l'un des plus célèbres prédicateurs et des plus habiles controversistes de son temps. Les protestants le regardaient comme leur fléau. 11 mourut en 1566, au monastère de Notre-Dame de Colignance, en Picardie. On a de lui plusieurs ouvrages ; les i>lus connus sont : Evangelicœ Tetranomon ; Theotimus, de tollendis et expurgandis malis libris, Paris. in-8°, 1549.
PUYSÉGUIt (Jacques-Fra^çois-Maxime de Chaste\'et, marquis de), né à Paris en 1716, mort en 1782, était fds du marquis de Puységur, qui fut fait maréchal de Fiance en 1734. Il se distingua aussi dans la carrière des armes, et parvint jeune encore au grade de lieutenant général. On a du marquis dePnységur : Discussion intéressante sur la prétention du clergé d'être le premier ordre d'un état, 1767, in-y, qui faillit faire mètre l'auteur à la Bastille. La pièce fut supprimée par arrêt du conseil d'État, du 12 lévrier 1768, et l'évoque d'Orléans, ;dors chargé de la feuiile des bénéfices, déclara, dans son indignation , que jamais aucun Puységur n'aurait de bénéfice. « Cet ouvrage, dit la Bio- « graphie de Michaud^ est imprégné des déso- « lantesdoctrinesqui donnaient ce. tecéiébrité « fâcheuse trop ambitionnée alors par ceux-là « môme qui plus tard en ont si cruellement « éprouvé les effets ; aussi à l'assemblée con- « stituante , les révolutionnaires ne man- « quèrent-ils pas de le citer avec éloge. » Dupont de Nemours, lors de la discussion sur les biens du clergé, exprima ses regrets de ce qu'on n'avait pas suivi, dans le temps, le plan proposé par M. de Puységur. Etat actuel de l'art et delà science militaire à la Chine, Londres (Paris), 1773, in-12 ; Du droit du souverain sur les biens du clergé et des moines, 1770; Analyse et abrégé du Spectacle de la nature, de Piuche, Remis, 1772, 1786, in-12, etdiverses brochures de circonstance.
PUYSÉGUR (Jean-Auguste de Chastenet de), archevêque de Bourges, frère du précédent , né en 1740 à Rabasteins, fut nommé à 31 ans évêque de Saint-Omer, puis de Carcassonne, et enlin en 1788 archevêque de Bourges. L'année suivante il fut député aux étals généraux, signa plusieurs proteslatitins du côté droit, et fut un des trente évêques qui souscrivirent l'Exposition des principes contre la constitution civile du clergé. Obligé de s'expatrier, il fut aussi un
des signataires de V Instruction sur les atteintes portées à la religion, publiée en 1798,
I qr los é êqiics français émigrés. En 1801, il donna la dJ-missinn de son .->iégo, et il revint en France, où il véciit dans la retraite.
II iDoiinit à Raiiasleins e-i ISio. — Le marquis Aniand-Marii'-.lanques de Chastenet do PuYSÉGUii, de la môme lamillc, s'est rendu C' lèbrepar ses rocheiches midlip iées et ses érrils sur le magin't'Siiie. Celu -ci mo irut le 1" août 1823, 'ans son cliAte.Tii de lUizancy. Né l'an 1732, il avait Sf-rvi avec distincti(ni dans Tartillerie jusqu'en 1792, époque où il se retira dans ses foyers, et fut n.aire de Soissons de 1799 à 1803.
PUYVALLÉE (Philippe -Jacques Bengy de), député de la nob!essedu Kerry aux états généraux, né en 17V3 h Bourgs (département du Cher ), avait oraïuenré par jiorter les armes en qualité de sous-lieutenant dans le réfçiment de Vielle-Marine. Il ne se fit guère rem ujquer durant la session de l'assemblée constituante que par un discours contre le |irnjêt de divisée' la France par départements. Bientèt il quilta son pays, puis il y rentra en 1792. Ci>ntiaiiit de passer de nouveau à l'étranger, Puyvallée se vit exposé dans son voyage aux plus gr.uids dangers. Le gouvei-neinent consulaire ayant publié une anmistie, il en profita pour revenir à Bourges, où il fut, sous le gouvernement im|)érial, menibede la Commission administrative di'S li0S|iices. 11 devint siius la restauratiiiu niembie du conseil-général du iléparl meni du Clier, d nt 1 ohtini cinq fois la présidence Puyvallée est mort àBourges le 31 octobre 182i. On lui doit des lîé- (Icxions politiques sur le radnstre , cotisidi'ré sous ses vcrilahlrs rapports arrc la propriété territorial/', Paris, 1818. in-S"; et un Essai sur la Société religieuse en France, et sur ses rapports avec la société politique, depuis l'étublis.<ement de la monarchie jusqu'à nos jours, Paris, 1820, in-8". M. Ciiàr.l de Vil.esaisun a promaicé, dans la société d'agrculture , dont Puyvall 'e était président, son Eloge, qui a été imprimé avec )iorUai% in-8", et (]ui a paru par extrait dans 1 Monitrar du 21 août 182i. Le roi donna, en 1814, îi Puyvallée la c.oix d.' Saint-Louis avec le grade de capitaiûe, et il présidait le comité de l'assu-
QftJA
QUADE ( MiCHEL-FuÉDÉRic ) , philologue allemand, i.é l'an 1;)S2 il Zechan , dans la PoméraiHC, lit de bonn-s études îi Beilin, VNittenbe.g et (îreifswalde, reçut le grade de baclieli. r en théolo ie, et ubîint en 1710 le rectnrat et la cliaire de philosophie au gymnase du V;eu\-Stetiin. C'est la qu'il mourut le 1 i JLdllet 1737. Oiiade, dii \\. Deppin;;, a publié un grand nombre d'écrits, surUiut <ie broehuies latiics dans le genre que les A!leiiia:ids appellent micrologie, c'est-àdiie d"s traités sur des sujets minutieux. On cite dans cette catégorie une dissertation
cialion paternelle des chevaliers de Saint- Louis, établi à Bourges.
P'^i'LE (Thomas), ministre anglican, né l'an 1(l7'i- à Stoa dey, paroisse du comt'' de Norfolk, dont S(m père était lecteur, fut nommé en l!)98 vicaire de Sainte- -Marguerde de Kihg's-Linn, et en 1701 ministre ou i rédicateur de la chapelle Saiid-Nicolas de lii même ville. De 1700 à 1718, il pub ia six seriU'.ns dans lesquels il défen lait les princi,;es de la succession de la famill.> de BrunM\ick au trône. 11 se distingua dans la controverse dite /?fl?(.(7oriPnnp, élevée s .r la jur diction civile du cl Tgé, au sujet d'un sermon de l'évoque lloa ley sur ces jiaroles de Jésus- Chiist : Mon roijaunie n'est pas de ce monde, et ce prélat l'eu récompeisa par une prébende dans l'église cathédrale de Salisbury. Devenu ministre de S.iinte-Murguerile en 1732, Pyl • résigni ce bénéfice en 1753, et mourut à Swallain le 31 décembre 1736. On assure que son niérùe devait le conduire aux premières dignités do l'Eglise anglicane, si ses principes sociniensne lui avaient aliéné le cierge et les hommes du pouvoir. Ou a de Thomas Pyle : Défense de Vévéque de Banqor, en réponse aux exceptions de Guillaume Laïc, 1718, 2 parties iii-8'; Paraphrase des Actes des apôtres et de toutes les Épitres du Nour>eau Testament, 2" (Vlit. , Londios , 1737; nouv. édition, 1765, 2 V(jl. in-8' ; Irad. en al'em. ar E.-G. Kustei', Hamhouig, 1778, 2 vol. in-8°; Paraphrase de l'ApocuUjpse arec des not'-s. 1733 ; nouv. édit. , 1793, in-8' ; Paraphrase des livres histoiiqucs de l'Ancien Test, iment, puhWée de 1713 à 17:^5; réunie sous un titre général en 1738, 4 vol. in-8", 0!ivi-ag • qui a servi à Chais jiour son Comment dre (Toy. Chais); Soixante sermons sur des sujets simples et pratiques, publiés par son fils Philippe, 1773, 2 vûl.in-b", auxquels on joint : Quatre sermons sur la bonne Samariliiine et sur la nature du royaume de Jésus-Christ, et Trente-deux autres sermons, 1783, in-8°; nou\'. élit., 1783, 3 vol. in-8".— P'diippe Pvi.E. dont no s avons parlé, et tiui mourut en 1799, était le plus jeune de ses lils. On a de lui des Sermons à l'usai/e du peuple, iiarmi lesquels il y en a qui sont de son père, 1789, k vol. iu-S". Tous ces ouvrages sont en anglais.
De viris sfatura parvis eruditione magnis, Cire'l'sAvalde, 1780 ; De jurisconsultis ex Iheoloy:s fictis . 1728; Demorbis eruditorum ordiiii fiimiliaribus et plerumque exiliosis. 17V1, iii-l'ol. Parmi ses aulies écrits nous citerons : De Diongsio areopagita scriptisque eidem supposais, (Ireifsw; Ide, 1708; Leonis Allatii instructio de bibliotheca Palatina liomam transportanda, ibid., 1708, iii-V', d'ap es un manusciitde la billiolhèquede .Mayei', vicechancel'er ii Ciieifsw d ie. lequel avait fait de Quade -on bibliothécaire; J)e ritn reterum vota solvcndi, 1730, in fol. ; De conditoribus
Ql'A
Augustanœ confessionis , ihid.; De itsu et abusu sludii mnthematki, Wit , in-fol.; De caiisis quare elegantiores disciplina;, inprimis litterœ latinœ, hodie contemptim habcantur a miiltis, 1757, in-fol. Qunde coopé a aussi M la première édition poméraniennc de la Bible, publiée à Stettin, eu 1708, en alle- Bjand.
QUADRAT fsaint), Quadratus, disrii)le des a:'ôtres , et, selon queliiues-nns , r.mge de Philadelph e, à qui Jésu— Christ parla dans i;Apocalvpsi/, était déjh célèbre dans i'E^^lise du tcrni)s de Trajan. et ré,,anilait partout la semence de la parole évangi'lique. On prétend qu'il fut élevé sur le siège d'Atliènes ivers l'an l-2(). Quadratus est le premier qui ait couiiiosé une Apologie de la religion clirétienne, qu'il présenta à Adrien vers l'an 131. Ce ouvrage, plein de raisonnements forts et solides, est digne d'un disciple des apôtres. 11 paraît par un passage de Lampride, dans la Vie d'Alexandre Sévère, q lo Adr en en fut frappé eu point de reconnaître la divinité de Jésus-Christ. « Alexandre, « dit-il, forma le desse n d'élever un tem- « pie à Jésus-Christ, et (:ele|)lacer parmi les « dieux de l'empire. Adrien avait déjà conçu « le même projet en ordonnant qu'on l);Uît « dans toutes les villes des temples sans « images. Ces temples, qui le soi t consa- « crés h aucune divinité particulière, se « nonunent Adrianéef, ou lemjilesd'.-lf//'/p«. » Qu.ii quM en soit, l'écrit de Quadraius arrêta le feu de la persécution, qui était alors allumé contre les chrél e s. 11 ne nous en reste qu'un fra,.;ment conservé par Eusèbe. On y lit, entre autres choses, cette distinction sol, de des ni'racles de Jésus-Christ, des im Kistures di s magiciens. « Les miracles du « Sauveur subsistent toujours , parce qu'ils « étaient réels et véritables. Les malades « q "il a guéris, les morts qu'il a ressuscites, « n'ont lias seulement paru un instant , ils « sont restés sur la teire avec lui : quelques- « uns môme c t vécu jusqu'à notre temps, « et par conséquent b.en après l'ascension « du Seigneur. »
QUAURUPANI (CHAtiLEs), religieux barnabite italien, mor; le U juillet 1^:07, s'est fait une grande réputation comme préilicateur. S^'S Sermons, que l'on a comparés à ce:ix de Bourdaloue, sont remarquab es par la dialecti'jue et par l'onctioh.
QUAdLIA ou QUAYE (Gian-Genéfio), religieux de l'or. Ire de Saint-François , né à Pai'me, et nommé aussi quelqui'fiis, à cause de cela, frère Jean de Parme, vivait au temps de Pétrarque. 11 alla faire sa théologie en Angleterre, d'oii il revint en 1391 très-versé dans cette science et riche de connaissances variées. Ou l'envoja prj'esser la théologie à Pise ; il relotu'na ensuite dans sa pairie, où il mourut, en 1398. On a d;' lui : Liber de ctvifale Christi cnmpilatus a magistro Joannc GenefioQiinyedeParma^ordinis minoram, le, Reggio, 15j1, m-k" ; réimprimé h Rome en 1523 : l'auteur l'avait coraoosé à Pise ; Incipit rosariam •■ditum n fraire Joanne Qnatja de Partna, ordinis minorum. Cet ouvrage existe
en manuscrit dans la bibliothèque Barberine à Rome, code SiG, dans la bibliothè pie royale de Parme , dans celles de Saint-Jean et Saint- Paul à Venise , dans celle des Augustins de Padoui; et dans quelques autres. L'auteur, dans ce livre, eml)rasse toute la philosophie morale et cbrét.enne. De incarnatione Christi, seu de secretis philosopliiœ , ouvrage savant, conseivé dans la bibliothèque du Vatican, sous le n" 5129. Voij. sur le P. Quaglia le P. Alfo, récollet, dans ses jl/emorie degli scrittori e letterati parmigiani , vol.ii, p. 97. Le P. Wading, histmiographe de l'ordre de Saint-François, nous donne sa vie d'une autre manière. Selon lui, Jean Genefio prit naissance dans l'état de Bologne, quoiqu'il le nomme aussi Jean de Parme ; il ne parle point de son voyag" en Angleterre, mais il dit qu'il professa à Paris, et qu'Innocent IV l'ayant fait venir de France, ce religieux fut élu ministre général de son ordre l'an 1247 ; qu'il fut envoyé en Orient vers l'empereur des Grecs et vers Manuel , patriarclie de Constantinople ; que s'étant démis du géuéralat, il eui pour successeur saint Bonaventure ; q l'il se relira dans une cabane de la vallée de Rieti, baie par saint Français, où il vécut d'une manière pénitente ; que Jean XXI l'avnit en grande estime ; que Nicolas IV i'eiivo>a une seconde fois vers les Grecs, et que s'étant mis en chemin, il mourut à Camerino, en 1289, c'est-à-dire au moins cent ans avant répoi[ue fixée par le P. Affo, et qu'il f; t enterré dans le couvent de Saint-François de cette ville. Wading lui altribue les traités suiva; ts : In libros Magislri sententiarum; De conversatione religiosorum libri duo ; De bencfiriis Crcatoris; De civilatc Christi, ouvrage qui vraiseml)lablemeiit est le même que cel i du même titre cité |)lus haut ; Sacrum commercium sancti Francisci cum domina paupertate; Officium passionisChristI, qui commence par ces mois : Regem Christuni crucifixum. Wading ajoute que quelques-uns distinguent Jean-iien. de Qu.igiia , de Jean i!e Parme ; mais il assure que c'est la même ]iersonne : Idem prorsus est Joannes hic cum Joanne Parmensi.
QUAINO (Jérôme), religieux de l'ordre des Servîtes, ilorissait au xvf siècle. Il était né à Padoue, où il jouissait de la réputation d'un savant théologien et d'un prédicateur très-distingué. 11 avait , pendant plusieurs années, professé b'S saintes Eciitures dans l'université de Padoue, et souvent la chaire y avait retenti de ses d' scours éloqu' nts. On a de lui de bons Commentaires sur quelques livres de la Bible, et des Traités de théologie estimé-. 11 laissa aussi des Oraisons latines. Plusieurs de ses se; m ns oui été publiés dans le recueil intitulé : Le Prediche di diversi illustri theologi, raccoUe da Tommuso Porcachi, Venise, 15(i6, 1" partie, in-8°. Les confrères du P. Quaino lui firent dresser dans leur ég ise une staiue de marbre (ju'ils accompagnés ent d'un éloge en son honneur • marque ne disiiucfio.; qui suppose en celui à qui on l'accorde \xn mérite
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qui n'ost poinl ordinaire. Quaino mourut en
OUAHANTA (Etienne), clerc r(''gulifT, né k Na|>les au commencement du xvii' siècle, se distinjjua dans sa congréiçation p-ir ses vertus et ses lumières, et devint en 1650 évoque d'Amalli. On ignore répoquo de sa mort. On a de lui plusieurs ouvrages parmi lesquels nous citerons : De concilio provinciali et anctoritate episcopi in su/frar/nneos, eonimqur suhditos in tola provincia; Siimma bullarii omniuinque suininorum ponlificum constilulionum. — Il y a un autre écrivain du nom de Quaranta (Orazio) lequel est auteur de divers opuscides, dont Cinelli fait . mention dans le tome IV, pag. 107 de sa Bi- 'i bliothêque.
i QUAKESIMA (Valens), savant prêtre si- "' cilien du xv£' siècle, a laissé : Convivium qundragesimale, Napies, 1572, in-8°; Discorsi du sif/nificali dellc resti, atti, gesti, ed altre cerimonic délia messn, Najiles, 1572, in-8"; il)id., 1576, in-12; Mantoue, 1578, in-12. — QuARESiMA (François), en latin Quaresminus, religieux, cordeliêr, né à Lodi dans le Milanais, lut d'abord lecteur dans son ordre ; puis il fut employé dans les missions du Levant , et devint gardien du couvent du Sainl-Sépulcre, à Jérusalem, et commissaire de la Terre-Sainte. Après son retour dans sa patrie, il fut élu provincial de Milan, et procureur général de son ordre. Quarcsima mourut vers 1C50, lais.-ant plusieurs écrits, parmi lesquels nous citerons : Jerosoh/mce afflictœ et liuiniiiatœ deprecatio ad Plnlippum IV, regein catholicum, ut librrtatem ex Turcarum ii/rannide nsseqiiatur, MWan, 1631; uiw description de la Terre-Sainte sous ce titre Eluciddlio tcrrœ satictiv historica, theologica et mornlis, Anvers, 1639, 2 vol. infolio, où Ton trouve des détails intéressants.
QUARRÉ ou QUARREY (.Tean-Hugues), docteu' de Sorbonne, né à Poligny dans la Franclie-Comlé, en 158». Il l'ut nnmmé chanoine-théologal dans la collégiale de Poligny, et se démit de cette prébende pour entrer en 1617, dans la congrégation naissante de l'Oratoire. Ses Sermons, ses ouvrages et ses vertus lui firent une grande réputation. Il devint prédicateur tl ■ l'infante Isabelle, gouvernante des Pays-Bas ; il demeurait à UruKelles, où il était piévût de la congrégation belgique de son ordi'C. Le P. Quarré uiouiul le 26 mai 1656. Pur son testament il légua tous ses biens à la maison de l'oratoire de Poligny, dont il était un des fondateurs. Ses principaux ouvrages sont : La Yie de la bienheureuse mère Anijèle, première fondalriee des mères de Sninte-Ûrsule, in-12; Truiléde la pénitence ehrélienne. in-12 ; Trésor s])iriluel, contenant les c.rcellences du cbrislianisme et les adresses pour arriver à la perfection chrétienne par les voies de ta grâce et d'un entier abandonnement â la conduite de Jésus-Christ, in-8°. Il y a eu six éditions de cet ouvrage, qu'une criti(iue tmp suntile a vainement attaqué. Z)i;-ef<io« spirituelle pour les dmes qui veulent se renouveler en la piété.
avec des Méditations, in-8°. Le style de ces ouvrages est suranné; mais ils respirent une piété douce et tendre.
QUARTUS, disciple dont saint Paul transmet de Corintlie les salutations aux fidèles de Rome (Rom. xvi, 23). était probablement un Romain, que des affaires de commerce amenaient en Grèce.
QUATREMAIRE (dom JEAN-RonEBT), bénédictin, né à Courzeraux, au diocèse de Sée/. en 1611, se signala jiar son ardeur contre Naudé qui soutenait ([ue Gerson n'était pas l'auteur de Vlmitntion. Dom Quatremaire publia deux Ecrits (rès-vifs en latin k cette occasion, l'un et l'autre in-8', Paris, 1649 et 1650. (Yoy. Naudé, Amort, Kempis, Fronteau, Gersen.) On a encore de lui : deux Dissertations pour jirouver, contre Launoy, le privilège qu'a l'abbaye de Saint- Germain-des-Prés, d'être immédiatement soumise au saint-siége. La première vit le jour en 1657, in-8°; la deuxième en 1668. in-4.°; une autre Dissertation publiée en 1659 pour autoriser de pareils dioits de l'abbaye de Saint-.Médard de Soissons. Quelques-uns lui attribuent le Recueil des ouvrages sur la grûce et la prédestination, qui a paru sous le nom de Guilbert Mauguin, 1650, on 2 vol. in-i"; mais rabl)é d'Olivet donne le 2' vol. de ce recueil à l'abbé de Bourzé'S. Ce bénédictin étant en l'abbaye de Ferrières, en Gatinais pour y prendre les bains, se noya dans la rivière, le 7 juillet 1671.
QUATREMÈRE (Anne-Charlotte Bourjot), fille, femme et mère de négociants très-distingués, et qui s'est rendue célèbre elle-même par l'importance et 1 1 multitude de ses œuvres de cliarilé, naquit à Paris en 1732. Son mari, Et enue-Nicol is Quatreinère, que s.'S parents lui tirent éjiouser à l'iige de 18 ans, était un marchand de drajis qui reçut en 1780 de Louis XVI, ainsi que son frère puîné, Quatremère de l'Kpine, [.'ère de Quatremère Disjonval et de Quatremère de Quincy, des lettres de noblesse et le cordon de Saint-Michel. Les abondantes aumônes que répandait Etienne l'ayant fait soupçonner penjlant la terreur d'être plus riche qu'il ne l'était réellement, il fut traduit devant le tribunal lévolutonnaire et condamné à mort. Sonhls aîné Marc-Etienne avait beaucoup écrit sur les matières religieuses; mais tous ses.papiers ayant été brûlés à l'Hôtel-de-Ville par les jacobins, le fils de ce dernier, qui est devenu membre de l'académie des inscriptions, n'en put recueillir que des fragments informes. — La vie d'Anne-Charlotte ne fut qu'un acte de dévouement admirable enveis les ma heureux de toutes les conditions et de tous les cultes. L'état môme de grossesse ne l'empêchait pas de pénétrer dans les tristes et insalubres réduits où gémissait la misère, et elle visitait souvent les hospices 1 1 les prisons, laissant partout des marques nombreuses de son inépuisable bienfaisance.
En 1767, e'ie fut agrégée à la compagnie des dames de charité de sa paroisse, ( t, deux ans après, elle y fut trésorière des pauvres. Dès
lors surtout les infortunés semblaient être tous sa famille; ils accouraient de toutes paris chez elle, et son salon, 'son vestibule, son escalier, ne désemplissaient pas. Une telle conduite lui assura naturellement un crrdit dont elle se servit plus d'une fois pour faire rentrer dans le chemin de la vertu des coupables qui n'étaient qu'égarés. Elle recueillait les jeunes tilles qui avaient v.'cu dans le désordre, et prenait soin d'elles jusqu'à ce qu'elle eût procuré leur entrée au Bon-Pasteur ou aux Filles-Repenties du Sauveur. A tant de vertu elle jo'gnit des austérités qui auraient paru incompatibles avec la faiblesse de sa constitution. Lorsque Anne-Charlotte mourut à Paris le 16 mars 1790, il n'y eut qu'une voix pour la proclamer sainte. Dom L.ibat, bénédictin, a écrit sa Vie, qui fut imprimée en 1791, in-12, sans nom d'auteur.
QUATRESOUX de PÂRCTELAINE (Antoine), littérateur, né le 30 octobre 17815 à Epernay (Marne), embrassa la carrière des armes, et devint sous-lieutenant dans les vélites de la garde impériale, jiuis en 1824 directeur des postes militaires à Figuières (Espagne). En 1825, il fut admis à l'intendance de la maison de Charles X. Paimi les fruits de ses loisirs qu'il consacrait constamment h la littérature, nous citerons : une Histoire de la guerre contre les Albigeois, 1833, 1 vol. in-8". 11 laissa en manuscrit : Règles de la Tragédie; sept Trar/édies en cinq actes et en vers ; des Ephe'me'rides françaises; un Atlas historique et départemental de la France ; une 'mportante Histoire de France, qui s'arrête à Charles Vil. Quatresoux mourut h Mandres près de Corbeil,le 19 mai 1835, âgé seulement de 49 ans.
QUATTROFRATl (François-Marie), jésuite italien du xvn' siècle, né h Modène, cultiva avec succès l'art oratoire et la poésie, et était membre de l'Académie des innominali de Paime. Parmi les nombreux ouvrages qu'il a |)ubliés, on remarque : Relazione délie esseguie rd orazioni in morte . del padre Francesro Bordoni, Parme, 1671 et 1676 : Bordoni é ait do Parme, et théologien très-distingué de l'ordre de Saint-François ; Discorso funèbre sopra le rirtn di monsignor Ettore Molza, vescovo di Modena , Mndène, 1679; Relazione délie essequie del padre Paolo Rosini, min. conventunle , coll' orazione funèbre, Parme, 1683; Prediche , panegiriclie, co' sermoni per le otto fesle principali di Maria Vergine, P]nisancc , 1698; Le Lamentazioni di Grremia , iwlgarizzate da F. M. Q-, academico innominalo , Plaisance, 1701; Prosœ et carmina, Modéne, 1706, in-4°. Il a laissé, en ou re, des Vies d'hommes célèbres , et divers opuscules. Le P. Quatirofrati mourut à Plaisance le 16 févrun- 1704, âgé de 58 ans. — Nicolas Quattuofrati , aussi de Modène, poète latin du xV siècle , étaii intimement lié avec les célèbres poètes Le Guarini et l'Arioste, auxiiuels il adressa quelques-unes de ses épigrammes. La bibliothèque du marquis Bevilacqua , à Ferrare, possédait un beau manuscrit de Poésies
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latines, ^où il est question de Nicolas Quattrofrati, comme auteur de ]ilusieurs poèmes notamment dans une Elégie de Henri II, ou Hylas de Pralo, adi essée à une certaine Orsa, pro Nicolao a quatuor fratribus.
QUÉLEN ( Hyacinthe-Lolis , comte de ) , archevêque ck' Paiis, oi!i il naquit le 8 octobre 1778, d'une fnmill • lirelonne, était le sixième enfant de Jean-Claude-Louis, comte de Quélen , et d'Antoinette-Marie-Adélaide de Hocquart. La famille de Quélen a pris son nom d'une terre située dans le diocèse de Quimper. 11 fit ses premières études au collège de Navarre, et, de bonne heure, un attrait irrésistible l'entraîna vers le ministère ecclésiastique. C'est au moment oii la foudre grondait sur le trône et sur l'autel, dit^I. l'abbé Dassance, que le jeune de Quélen demanda à ses parents et f)btint d'être tonsuré : noble et généreuse résolution qui allait si bien à ses sentiments de Breton et de cVirétien ! Pendant le règne de la terreur, il se retira à Versailles, où l'abbé de Sambu^^y, qui fut nommé dans la suite chanoine de Paris, lui fit continuer ses études. Le calme étant un [)eu revenu, il se plaça, avec quelques autres séminaristes, sous la tlirection de l'abbé Fmery, et termina son cours de théologie. C'est en 1807, à 29 ans, qu'il fut ordonné prêln^ par l'évêque de Saint-Brieuc , Caffarelli. Déjà l'abbé de Quélen s'était exercé aux modestes fonctions de catéchiste dans la [laroisse de Saint-Sulpice, et il y avait acquis une grande facilité de pai 1er et d'écrire avec aut nt de goût que d'é égance et d'onction. Il fut successivement vicaire général de Saint-Brieuc, et attaché au cardinal de Fesch , qui le chargea de composer sa maison ainsi que la grandeaumùnerie. M. Henrion, (jui a écrit sa Vie, raj)porte un entrelien qu'il aurait eu avec Napoléon , à l'époque où Pie VII était retenu jirisonnier à FontaineL)leau , et dans lequel il aurait donné une preuve éclatante de son inébranlable dévouement h l'Eglise. L'empereur déclarait au jeune ecclésiastique ses projets de schisme : c'est la double autocratiede Saint-Pétersbourg qu'il veut introniser <i Paris; il parle de Charleniagne , de Louis XIV, dont il prétend imiter la politique. « Eh bien 1 réplique l'alibé de Quélen , « si leur politique est la vôtre, elle doits'ap- (' jiuyer sur le saint-siége. Charleniagne ne « fut si grand que parce qu'il ilonna ]iour « base k son pouvoir le respect de la reli- « gion. Se séparer de son chef, ce serait vous « isoler de presque tous les F'rançais. ^'os « prédécesseurs sur le trône s'honoraient « d'être les fils aines de l'Eglise; pour les « imiter et pour raffermir votre pouvoir, il « faut vous rapjirocher du pape. » Bonaparte, qui n'aimait |ias la résistance , interrompt à ces mots son interlocuteur : — « Moi le prête mier, vous le second, dit-il ; vo,\ez, réflé- « ehissez ; mais pas un mot à qu' que ce « soit. Je vous attends dans deux jours. » M. de Quélen se retira sans avoir pu obtenude parler. Deux jours après il revient, et il déclare à N.ipoléon que le schisme projeté serait non-seulement un crime , mais une
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honte; il épuise tous les nio.V(Mis de persuasidii que son cœur et sa raison lui su.^'i^èrcnt, el ajoute : « Quani à m..i, je ler.ii tout « Cl! qui d.'peii(li-a de iiiui poiic reQi])ôclier. » 1,'eiupeieur ('■conduisit brut leinent M. de (Juélen, à qui la France n'en d il pas ninins peut-ûtre d'avoir conservé son rani^ parmi les 11 ti ns catlioli-iues. Le cardinal Frscli a\anl été disgracie à reite époque, à cause de l'opposiiioii qu'il taisait a^ixprujets schismatiq les de son ncv(u,fut renvoyé dans son archevêché de Lyon, cl l'abbé deQuéien voulut l'y suivre, il refusa, en 1812, les fonctions de cîiapelain de l'iiniiératrce Malio-i.ouise, qui Jui ftir'ni oll'erlos par M. do PiadI, et bientôt il revint h Paris, pour s'attacher aux catéchismes de Saint-Sulp.ce.
Après la restauration, il fut nommé meini)re d'une comcMission chargée d'examiner les be-oins de l'Eglise de France, et reçut, à la suite de ses utiles travaux, l.' titre d'évèque in imrtibuK de .-^aiuosate. Il f. t sacré le 28 oclolire 1817 dans l'église des Carmes, par M. Co.tois de l'iessiijuy, archevêque de Besa çon. En 1819, le cardinal de Péri^^ord, arclii'vêque de Paris, se le tii donner piiur C'^a ijuteur, et il reçut a celle occasKui le titre d'arch vèque in pnrt:bus de Traj nop.e. M. de Qiiélen avait en- clioisi pi ur prêcher à la cour l'avcnl de 1817; lyais il ne [lut remplir cet e sation, pa su te de sa nominaiioii à la |)r. laturc , cl il se lit r, m/laci!r ilans la chajicUe royale par Fia.ssi ous. Le 14- mars 1820, d piono.iça (huis li cathédrale de Saii.t-Benis, l'oiaison funèbre du duc de Bt'iry. « Celte oraison, qui s bii un 'Cen ure « de 1.1 pari du min slère, ne répondit | as , « dit .M. l'abbé Dassance, à l'allente du pui< biic. Elle était ceiiendant écrite avec beau- « coup de mesure et u'élégance, empreinte « d'une sensibilité religi use et toueliaiiie ; « mais il semble que des accents d'une plus « tière éneigie deva.ent > etenlir sur la lomoe « ou |)nnce, et (|ue celte mort d'un héroïsme « chrétien révélait ù\: plus hautes et d'' plus « sévères leçons ! » Napoléon ayant demaniié au gouvernement IVançais de' lui envoyer dans son exil île Saii/te-Hélène un prilie qui le disposât ii bien moi.r r, ai. lie Qui len s'oifril pour letle graiile et sainte mission ; mais leininis re ne vi/ulut pas piiver le diocèse de Paris de ses lalents el ne ses services. Tulleyianl-Pi'iig il d étant mort le 2i) octobie 821, M. de Que en prit pos ession du siège de Paris , et il lut le 123' pontife de celle église. Le iiallium, envoyé par 1;; pape, lui fui remis avec p mpe le 16 mai i8i2, à Noire-Dame , par l'archevêqae ue N.silie, nonce du sainl-siége. Le ^i octobre suivant, il entra ii la ciiambredes pairs, eldeux ans a|)rès , il remplaça le cardinal de iiausset à l'acadéinic française , où il fut reçu en même t mjis qu'Alexandre Soumet, le 25 nov.iubfo 182'i-. Son d:s.:ours de réieplion, qui fui Irès-gorité, roulait sur ralliance de la niiyion avec les lettres, les seimCiS et, les arts. Dans la chambre des pairs, les intérêts de la leligion ut du la chaiilé tiouvèrent en 1 .1 toujours un zélé défenseur, et il se signala
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notamment lors de la discussion de la loi dite du sacrilège {Voy. Fayet], sur laquelle il demanda à l'assemblée 1 1 penu ssion des'abstenir de vole ; puis dans la discussion sur la ciiijvers'on des rentes p.oposée par ViUele, qu'il conlr.bui beaucoup a faire leje er. Dai.s cette occasion, le peuple Uélela ses chevaux à sa sortie de la chambre, el le amena en triomphe à son pala'S. Kelativemei.l à la conduite qu'il l'Ut à l'occasion des ordonnances du IGjuin 1828 conceinanl les jésuites (t lespetits séminaires, voi/. FkaïssinoiiS, Feu- TiiiK.t, CLERaoNT-foNSKRiiE. Apiès kl iiiort do Léon X.l, M. de (Juélen [laya un juste tribut ..e regrels et de véinTalion à la mémoire de ce pape, en même temps qu'il préluunissiul les lideies contre 1 esprit de système (jui menaçait u nitioduirc la uivision et le scuisme ilans l'seni de l'Eglise. L'aoué de Lamennais, qui crut se recomiaUre dai.s les ]»uroies du uiandeun ni, publia eux Lettres à l archevêque de Paris, eCj îles rtVecbeau„Oiip tr.;]) de hau eur. Le piélat ne v..ulul poiiit compromellre 1 1 dignité de son m nislère i n engageant une polémique avec le fuug .eux écrivain qui ouohail à ce point les lois des convenances et de la subomination. Le 2o avril 1829, AL Ue Queleii présiua a la magi.ilique céremune de la IraiiSu.t on des leiiques de sainl Vincent de Paul : le corps, iXjOsé à N.jtie-Daine, lut sulennelleuicut transporté à la chapelle nouvelkmein construite d s i a^ans.LS, rue de Sev es, n" 'Jo ; on ciimptait dans le cortège uix-s pi éveq„es. Lors, pi on s occupait ue la composilion du ninislere Polignac , on Ollr l a M. ne Quélen la présiueuje uu con.-e.l. il lu refusa, et il d m. u.a luul à iait étian^er aux ordonnances (le juillet 183j, q .oi qu'on eu a l dit à ce sujet. C'est ce min^sleie ijui lui donna au mois d, mai 1830 la seule décor, tion qu'il ail jamais eue, le cordon uu Saint-iisjiril. Lorsque la révolution de juillet éilata, on persuada au peufile qu'il avait conseillé les ordonnances ; queuiues [laroles qu'il avait adressées a LhanesX a l'occas on Ue la conquête uAlg, r, devinrent le texte d'interfiiétalions et de co.iimenlaires jieriides de la pai l des ennemis achainés d la leligion, et le prè at se vit en butte aux violences | ojiulaires. ;.i. de Quélen était venu de Contlansà Paris le lundi 26 juillet pour piés.uec son conseil, et ajunl vu dans le àlonitecr les Oiuonnances ue la veibe, il dit à ses grandsvicanes : « Tout ce a est bon sur le papier, (I ma. s tenons bicn nos leles. » 11 éiait à sa m.iison ueConllaus lorsque. Je 28j< ilb'l, une |)anue ue fuiieux se présenta à l'ai chevêche, pour s'enipaicr de 1 archevêque iju'ils ululaient peu ne au dia,.ea>. Incolo.e qiiiUollait sur les Idurs de la cailié>.rale. Ils S(; reinèreuL sur l'assur.dice qui leur lui donnée par l'un des concierpes que le | relal était absent ; mais ils se donnèrenl ieiiue,:-voiiS pour le lendemain Le 2i), en eil'et, ci. Ire huit el neuf heuriîs du malin, une tiojpe de quinze cents îi ue x milli iioiumes vint assiéger la gr Ue, el annoncei ,u'elle voi.ldit s'emparer de cinq luil.e fuSils et d'aulaut ue
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jésuites caf.hés dans les caves. Ces misérablos envaliissent le p.ilais : les uns briseut les serrures et les portes, volent l'arseiit, boivent le vin qu'ils trouvent dans 1"S caveaux, enfoncent les meubles, jettent d.ms la coiir pa[iiers, reji-tres, livres: dix mille vnlumes furent anéantis. D'autres s'aifablenl do costuMues ec :lésiastii[iies, et tirent d^s coups di^ fusil par les fenêtres, a m de persua :cr au p;'uple que les chinoines avaient fait fi'u sur lui. Les objets qu'on jelait par les feniMres i^taien' ou pré ijjités dans la rivère, ou b ûlés dans un gran I brasier. Ouelqiies-uns môme transpirtèrent du fm dins le palais pour incendier les apjvartenio its dévastés. M. Desportes, membre de la coranaissiou administrative des hoS|iices, qui depuis longtemps cherchait inutilemimt le mo.en de meltre fni à ces indi.;iies scènes, eut alors une inspiration heureuse Accompaj;né de quelques élèves en médecine cpii comme lui avaient mis le tablier olanc de service, il se rendit dans les cours du palais, se fit préc'dor d'un brancard, et annonça (jue 1 Hôte'-DiiHi ne imuvant suîfire au nombre des blessés, il allait faire pr/'parer à l'arclicvèchédes.-allespourles recevoir. Il panourut ainsi toutes les pièces, et réussit à les f ure évacuer, aidé de plusieurs gardes nationaux qui arrivèrent en ce mom uit. Il y avait sept heures qiele pillage durait. Des valeurs considérables furent soustraites: le prélat avait tou-iié au leg^d 'cenl mille francs, provenuit de madame Hocq lart, sa tante; ,1 a ait vendu dix mille Irancs de rentes de son patrimoine, pour en employer le capital ?v la fondation de rét.iblissement des prêtres de Saint Hyacinthe qu'il méditait dejmis longte nps ; en s irte (ju'il devait avoir dans sa cassette particulière plus de tro s cent tnille frani-s. Cette soin ne devint la [iroie des héros (le cette aU'reusejournée. Avec elle liisparur 'Ut le p oduit de la quéle pour le payement de la châsse de saint Vincent de Pau^, les fonds de la caisse diocésain ,' pour les prêtres ii.fn'ines, les aumônes pour le grand et le petit s ininaires, les fonds du secrétariat, eu;in quelques dé;r')!s pour diverses destinations pieuses. Pendant que Ion saccageait ainsi rarchev.'-clié , la personne du prélat étit heureusement hors de danger. Lu mercredi 28, le ilucieur CailLird, son médecin et son ami intime, se livrant, au soin des blessés qu'on apporta ce jour-1^ à l'Hjtel-Dieu, au nombre d'environ cinq cents, les entendit s'expliquer d'une manière aCfre ise sur le compte du pri'dat, disant qu'il fadait le tuer et que l'on allait !e cliercher l)artont. Il [lartit îi pied po ir Contlans, alin de préV'Miir l'arc'.ievèque qu'il devait pourvoir à sa sOr.'té. Le i'rélat dérlara sans hésiter qu'il n'abim donnerait pas son tiou[ieau, et qii'd était prêt ;i l'cvenir à Paris avec l'aliiié Dosjardins. L'un et l'autre échani^èreiit leurs s mtanes contre des redingotes noires, et montèrent avec M. Gaillard dans une c,ilèche de voyage. Ce ne l'ut pas sans peine qniis |)assèrent les barrières et arrivèrent à l'hospice de la Salpétrière,où ils couchèrent.