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Le lendemain le prélat reçut une bienveillant'' hos[iitalité clie/. le docteur S(trres, à la Pitié. Au bout do trois jours, MM. CaiUard et SruTf's s'entendirent pourl li cherc ler un asile rilns sûr. .1 fut recueild chez Geolf/oy- Sai.it-Hilaice, au Jar iiu-des-Plant s, et il fut comblé dans cette maison, où il r s(a près de quinze j lurs. des soins les plus délicaiset es pius respe.; iieux. il passait ses soirées à faire de la c 'ar ie po r les blessés, avec la famille Golfroy.Ensu te il voulut a!lcr rejoindi'e son vieil atni, l'abbj D.'sjardins, qui r.ivait nrécédé au couvent de-i dames d<; Saint-Michel. On Si- rappelle les inquiétudes que la r/'voliition dejnllet doinia aux amis du citholicisme ; on sait aussi que lé.évation de Louis- Philippe sur le trône souleva deux questions de conscience, celle du serment et ce'le des prières pub iques pour le roi. Le prince souhaita de voir l'archevêque, qui se rend t au l'ai ds-Royal sous un dé^ui-emenl. Une conversation de [)1 is d'une heure eut lieu entr.' eux sur tous les imints qui excdaient alors a sollicitude d i clergé. Sur l'inv talion de Lo lis-Philippe, le |)r lat résolut d'envoyer quelqu'un h llouie i our consulter le souverain pontife. Le iirojet soumis dès le lendemain à une réunion d'évèques pi'ésents àPariso!itint leurap 'robation. Alors l'arclievèquepiia M. Caillar > d accepter cette impor ante miss on, et celui-ci partit pour Rome, [lîirleur d'une lettre du roi, de la reine, et d'un ; antre du pr d.it pour le souverain pontife. Il exposa au 'aint-père la situation des es.rits en France, ré l gea pendant la nuit qui su vit -on entretien avec Pie vm, un mémoire qu'il fit remettre le lendemain à Sa Sainteté, et fit lui voage à Na 'les. Le pape lui dit à son re'our qu'il avait remis à si. Anat')le de .VIontesquiou la dépêche par laque'le il reconnaissait Louis-Philippe en quai té de roi des Français, et lui donna un bief autorisant le serment et les prières. Le saint-père ajouaqu'il engageai M. de Quélen à prêter le ser.uent, m us à donner ensuite sa démissioi de la pairie. M.Cuidard a.ant, en reto.u'nait en France, laissé ex|)irer le ddai donné aux pairs pour le serment, d arriva que M. de Quélen ne l'ayant pasp été fut réputé démiss ounaire. De nouvelles épreuves étaient réservées au prélat. L'état des pertes faites par lui et par les personnes de sa maison fut adressé à la couuinss.on chargée de fixer les in lemnités dues aux victimes des trois journées : rien ne fut accordé. Le conseil gé-iéral d • la Seine lui avait alloué d nis son budget de 1830 une somme annuelle de vin.^t raille francs, qui se layait par triai'Sire. Lors jue vint l'échéance du trimestre d'octobre, M. Odilon-Barrot, préfet de la S une, refusa d'en (Jéli^rer le m.indat, sous
prétexte que le jirélat n'avait pas résidé
Son successeur, M. de Boudy, lépara ce te injustice. A ce te même époque les ignobles liaïufi lets et les gravures outrageantes qui s'étalaient sur la voie publique n'indiqeaient que trop l'état d'effervescence et léga émeut desespri'.s. Au mois de février 1831, l'arciievôché et la maison épiscopale tle Conflans
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furent encore le thé.ltre du brigandage et do la dévastation. Le li, un service funèbre eut ]ie,i à S.iint-Germain-rAuxerrois pour le duc de Berry (Voy. Magmn) : chaque année, depuis onze ans, cet anniversaire attirait un assez grand nombre de chrétiens au pie.l des autels^ La cérémonie fut trôs-calme, et tout était terminé quand on vint à la sacristie avertir le curé qu'un jcuie homme que l'on disait ôtrc un élève de Saint-Cyr avait attaclié au drap mortuaire qui recouvrait le cénotaphe, un portrait du duc de Burdeaux. Aussitôt le curé, ayant le pressentiment de quelque malheur, accourt et arrache l'emblèiTie. H était trop lard. Un rassemblement tumultueux s'était déjà formé siu' la place; les bruits les plus absurdes circulaient; on disait que l'on avait mis sur le catafalque un buste de Henri V, et que le curé l'avait couronné. Des hommes exaspérés demandaient la démolition de l'église. Le maire de l'airondissement , M. Ca'let-Gassicourt , fit abattre la croix en pierre qui surmontait la façade principale ; les portes furent fermées, et la vieille basilique fut protégée par quelques gardes nationaux. Alors les agitateurs s'écrièrent : A r Arclievéché !'Enco\irai^é par l'accueil bienveilla: t qu'il avait reçu de Louis-Pliilippe, M. de Quélen avait cru pouvoir y faire restaurer plusieurs pièces, et rétai)lir la salle du conseil et le secrétariat. On y brise quelques meubles, on y vole quelque argent; mais un détachement de quatre cents gardes nationaux vient heureusement préserver le palais. Le lendemain 15 , tiès six heures et demie, Saint-Germain-l'Auxeriois et le presbytère sont envahis par une foule furieuse : tout y est pillé et dévasté. Après cette scène, à neuf heures et demie, commencèrent le sac et la ruine de l'archevêché. D -s milliers d'individus anéantissent par l'eiu et par le feu tout ce qui se trouve dans le palais, et quand les objets mobiliers, les livres, les papiers man- (luèrent, on s'attaqua aux jiortes, aux fenêtres, aux escaliers, aux plafonds, aux toits. Les gros murs seuls purent résister aux elforts (le ces furieux démolisseurs. Il j' en eut qui |)énétrèrent jusque dans la sacristie et dans l'inlérieur de la métropole, où des ornements furent pillés, des grilles de chapelles forcées, des vases sacrés dérobés. Ce ne fut qu'au bout de c nq heures qu'une force suliisante fut envoyée par l'autorité. Forcés de se retii-er, le. modernes vandales s'abattirent sur Cnnllans, où la maison du prélat, la chapelle, le petit séminaire et les jardins furent saccagés peiulant tro s jours. Le maire ne put obtenir un secours de troupes i|ue le 17. Pendant que le peu, le abusé se portait h de tels excès contre tout ce (pii appartenait au vénérable pontife, M. Bande, pi'élèt de police, déee nait un mandat d'amené.- cdiitre lui, et un commissaire de police se présentait le mardi 15, à trois heures de l'apiès- midi , au couvent des dames Saint- Michel , pour s'emparer de la personne de 1 arrliuvèipie qui lieùreusemenl n'y était pas. Le motif de ce mandat était la cérémonie funèbre de la veille, à Saint-Germain-l'Auxer-
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rois, cérémonie dont le prélat n'avait pas ra;'me eu connaissance^. M. Baude , mieux informé, retira plus lard son mandat, et le 19 il délivra une attestation dans laquelle il déclarait que M. de Quélen n'avait pris aucune part à la cérémonie deSaint-Gerraain-l'Auxerrois, qu'il l'avait ignorée, et qu'ayant fait sur ses relations des recherches multipliées, « il « en est résulté la preuve la plus évidente « cfiie depuis plus de trois ans. terme au delà « duquel il ajugé inutile de porter les inves- « tigations, Mgr l'archevêque est demeuré « complètement étranger à toute combinaison « politique, et s'est exclusivement renfermé « dans les devoirs et les vertus de son
« état » Une justification aussi péremptoire
n'empêcha pas le pouvoir d'achever ce que l'esprit de dévastation avait commencé : quelques mois après, il ne restait plus aucune trace de l'ancien palais des archevêques de Paris, et le premier pasteur fut ainsi forcé, dei!uis 1830 jusqu'à sa mort, de demander l'hosiiitalité à deux saintes maisons, le couvent des dames Saint-Mi'chel delà rue Saint- Jacques, et celui tlu Sacré-Cœur de la rue de Varennes. Il résidait tantôt dans l'un, tantôt dans l'autre de ces pieux asiles. Une année après ces déplorables événements, une occasion se présenta pour M. de Quélen d'exercer sa charité pour ce peuple qui l'avait si indignement méconnu. Le choléra éclata à Paris au mois de mars 1832 : aussitôt le prélat alla porter à l'Hôtel-Dieu et liaiis >ous les hospices oe la capitale, des paroles de paix et des consolations. Son dévouement dans cette circonstance rappclii celui qu'il avait déjà montré lorsqu'en 1814- le typhus, plus encore que la guerre, décima la population de la capitale. Il écrivit à son clergé de nombreuses circulaires pour exciter son zèle et prescrire des mesures salutaires. Les asiles manquaient aux malades ; il otlVit sa maison de Conllans que l'émeute n'avait pas entièrement détruite comme rarclievôché , et des choléri(pies y furent soignés en grand nombre. Il offrit également le séminaire de Saint-Sulpice, celui du Saint-Esprit. Toutes les maisons religieuses furent transformées à sa demande en vastes infirmeries. Une somme de mille francs lui restait : il la donna pour acheter des vêtements aux malades guéris; il provoqua des dons, et s'inscrivit lui-même pour dix mille francs à retenir sur son traitement. Lorsque le Iléau eut disparu, il fonda l'ieuvre si intéressante des Orphelins de Saint \'incent-de- Paul par suite du choléra-morbus, dont le but était de recueillir et d'élever les enfants des cholériques mort-;, et de L'S faire rentrer dans la soeiété ajirès leur avoir appris des états gui pussent les faire vivre honorablement. Ce fut pour solliciter la charité publique en faveur lie cette fondation que M.deQuélen rcjiarut eiitin dans la chaire de vérité. Le discours qu'il prononça à S..int-Koch le jour des Saints- Innocents, produisit trente-trois raille francs. Il prêcha encore à Notre-Dame pour la même u'uvre le 29 décembre 183'i. et il recueillit trente mille francs. Son discours fut imprimé et vendu au profit des Orphelins du choléra.
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