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RADER (Matthieu ), Raderus, jésuite, du Tyrol.néàInichingenenl561,mortàMunich en 1034, à 73 ans, se signala par son savoir, ses vertus et ses ouvrages. C'est lui f|ui publia, en 1615, la Chronique d'Alexandrie , Munich, in-4°. On a encore de lui : Viridarium sanctorum, ex Menœis Gracorum collectuni, annotationibus et siniilibus historiis illuslratum, Augsbourg, 1604-1612, 3 parties in-8°, oii l'on désire, ait plus de crit que ; des Notes sur pluîieuis auteurs classiques , entre autres sur Quinte- Curce, Cologne, 1628, in-folio, et sur Martial : elles ^ont estimées ; une bonne édition de saint Jean Climaque, in-folio; Bavaria sancta et Bavaria pia, 1615-24-27-28, 4 vol. in-fol.
RADONVHXIERS (Claide-François Ly- SAHDE i>e), littérateur, né à Paris en 1709, mort dans la même ville le àO avril 1789, a joui de la conliance de Louis XV et de la famille royale; il lut sous-préc 'pteur des enfants de France, conseiller d'Etal, membre de l'académie française, etc., et donna dans ces dill'érenls emi lois des preuves le ses taleqts et de sa vertu. On a de lui : uue Idylle sur la concalescence du roi, et une (Oiué'Jie en uu acte, in.itulée les Talents inuiili,s, pièce ingénieuse, et si sagement composée, qu'on ne fil pas de dilliculté do la repn'seutcr au collège de Louis-le-ilrand, ou 1740 •. un Traité de la manière d'appren-
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dre les langues, 1768, in-8°. L'abbé de I^a-
donvilliers avait été jésuite, et il conserva toujours les maximes qui honorent l'état religieux, ce qui n'empêcha pas qu'il ne filt élu meml)re de l'académie française ; mais il eut plus d'une fois lieu de s'apercevoir du mécontentement de ses confrères, particulièrement en 1779, lorsque, comme direc< leur de racadi^mie, dans sa réponse h Ducis, lors de la réception de celui-ci, il s'exprima ainsi sur le compte de Voltaire : « Heureux si, tenant dans le siècle de « Louis XV la place des beaux génies qui « ont illustré le siècle de Louis XIV, M. de « Voltaire eût conservé leurs principes et « imité leurs exemples ! Corneille, Racine, « Despréaux, satisfaits de l'honneur légi- « time que procurent les talents, dédaignè- « rent cette triste célébrité qui s'acquiert « malheureusement par l'audace et par la « licence : ils abandonnaient aux écrivains « sans génie ces ressources déiilorables. « Pourquoi M. de Voltaire a-t-il paru ne « pas les croire indignes de lui ? » Ses OEuvres diverses ont été revues et |)ubliées par Noël, 1807, 3 vol. in-8°. Le pr>Mmer volume est précé.lé de l'Eloge de l'abbé de Radonvilliers par le card nal Maury.
RADOSSANYl (Ladislas), né à Neytra en Hon.^rie, fit ses études avec succès à Presbourg, embrassa l'ordre des camaldules, et y remplit plusieurs charges. On a de lui une Histoire des saints ermites camaldules, en latin, Neus'adt, 1736, in-4°. Elle est pleine de recherches, et renferme plusieurs vies, entre autres celles de saint Romuald, de Paul Justinien, Ibndateur de la congrégation (lu Moiit-Couronné, de saint Dominique l'iùicuirassé, etc.
RADUI>PHE. Voy. Richard d'Armagh.
RADZlWiL (Nicolas), k' du nom, palatin de Wiliia, grand marJ'chal et chancelier de Lilhuanie, voyagea dans la plupart des pays de l'Eiu'0()e. Les gr.'ices de son esprit et ses talents lui acquirent à son retour l'estime et l'amitié de Sigismond-Auguste, roi de Pologne, qui le fit capitaine de ses gardes. Il commanda trois fois les armées polonaises dans la Livonie, et soumit cette province à la Pologne, après avoir remporté une victoire complète sur les Allemands. L'archevêque de Riga et le grand-maître des chevaliers de Livonie y furent faits prisonniers. Ouelque temps a]irès, ayant embrass ' publiquement la religion protestante, ^îi la sollicitation de sa femme, il fit prêcher des miiiisti es dans son palais de VViIna, et les chargea de traduire la Bible en langue polonaise. Rad/iwii fit imprimer cette traduction à ses dépens, en 1563, in-folio : elle est tiès-rare. En vain le nonce du pape et tout ce qu'il y avait d'hommes respectables dans le royauuu' lui reprochèrent son apostasie ; le palatin mourut opiniâtre dans lanouvclie hérésie en 1567, laissant quatre lils, qui rentrèrent dans le sein de l'Eglise catholique.
RADZIWIL (Nicolas -Christophe), duc d'Olica et de Nieswitz, fils aîné du [)réc6dent, né en 1549, abjura le luthér«ûisme,>
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et fit vœu, pendant une mnladie grave dont il fut atteint à l'i'ige do 26 ans, d'aller en jièlorinage à la Terre-Sainte ; mais ayant euiljrassé la carrière des armes, il ne put remplir ce vœu quen 1582. De retour dans sa patrie, en ISS'i-, il assista, en 1587, à la diète d'élection de Siàismond-Anguste III, devint maréchal de la cour, puis vaivode de Trozka et de Wida, et mourut en 1616.
Riidziwil a laissé en polonais : Woymjc à J&usniem. Thomas Trelter, custode de l'église de Warmie, en a donné l'ne traduction latine sous ce titre : JcrosoJymitnna pcregrinatio illust. Pr. N.-C. Radziwil, elc, Brunsberg, 1601, in-fol., Anvers, 1614-, in