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tnentatione, Paris, 1T02, in-1-2, etc. Il a aussi travaillé nu Journal des savants depuis 1705 iuscju'cn 11-1.
RAdL'SA (Joseph), jésuile, né vers 1^60, à Giuliano en Sicile, enseigna la philosophie et la thi'olo^ie à Padoue, à Messine et à Paleinie. 11 s'apiiliqua aussi avec succès à la jiré.licatinii; il gouverna quelques collèges en qualité de recteur, fut pendant plusieurs années directeur des études , et mourut à Pa'ernie le 23 septembre 162i, Agé de 6i .ins, dont il avait passé cincjuanledans la société. On a du P. Ragusa : Commentaria ac Disc/nisilionr$ in tertiam divi Tfiomw pnrtcm, Lvon, 1619-1020, 2 vol. : dans h' premier il traile du m.vsièrede l'incarnalioii; dans le second, de Notre-Scigneur Jésus-Chri-t pei- se, c'està-dire de ejus unltate et officio: De juslificatione et pœnitenlia, 2 vol.; De baptisino et eueliaristia coimneritarium in priinain Sceimdœ; De natnra et gratia; etc.
RAGUSA (Jérôme), jésuite sicilien , né à Mudica dans la Sicile, en IGGo, cultiva l'éloquence, la théologie et l'histoire, surtout en ce qui concernait les antiquités et la biographie de son pays. Il est auteur des ouvrages suivants : Elogia Siculorum, qui veteri memoria lilteris florucrunt, Lyin, 1G90, in-12; Siciliœ bibliotheea vêtus , continens elogia vetenim Siculoi-uin qui Utterarum fuma claruerunt, Rome, 1700, 1 vol. in-'i-°; Fragmenta progymnasmatum diversornm, Venise, 1706, in-b" ; Rnggionumenti , punegiriei morali c nn}.7(, iliid., 1706, in-12; Sieiliœ bibliotheea recevs. continens elogia Siculoi'um qui nostra, vel vostratium ntemiiria lillerarum fuma claruernnl, ab anno VMQ ad annum 1700; Siriliœ bibliutlieca vêtus et recens, continens elogia tum veterum tum reeentiorum scriptorum, 2 vul. in-l", etc.; Problemata ptiilosophica ; Dissertulio de quantilute; Eocamen metaphysica' : Paradiymata quwstionum variarum theologieo-monilium ; Quœslioncs theologiœ morales de virlutihus Iheologieis , et morales de sacramentis; Theologia Iriparlita, 3 vol.; Passio Domini nostri Jesu Cliristi , cum eo)nntentario; Paraphrasis in Pentuteuclaun ; Opuseuta tria canonico-politica, etc. Ragusa est mort vers 1720.
RAdUSE. Yoy. Jean de Raguse.
RAljL'SlO (Pompée), religieux de l'ordre des Carmes, mort en 1700, jouissait d'une gi-ande réputation de savoir et de verlu |>armi ses cunl'reres, et fut lecteur de philosophie dans divers couvents de son ordre. Outre plusieurs ouvrages de philosophie et de théoloeie, on a du P. Itagusio un Commentaire sur Jean Bacon, imprimé sous un nom supposé.
KAHAR, habitante de Jéricho, reçut chez elle et cacha les espioi.s qui," Joué envoyait pour reronnaître la ville. Josué rexce|)ta, avec toute sa maison , de l'analhéme (|u'il prononça contre celte ville. Rahab épousa Salmon, |)rince de Juda, de qui (lie eu'. Booz. Ce dernier fut père d'Obed, et celui-ci d'isai, de (|ui nacpiit David. Ainsi Jésus-Chnst a voulu dc>-ceudre de cette Chanaiieenne. Le tpxlu hébreu la nomme Zonah, (pii sigintie leulme de mauvaise vie, meretrix, ou hôte-
lière , hospita. Cette différente signification du même mot a donné lieu à plusieurs interfirètes de justifier Rahab; et de la regardersimplement comme une femme qui logeait chez elle des étrangers ils ajoutent d'ailleurs qu'il n'est guère probable i]ue Salmon, prince de la tribu de Juda, eilt voulu épouser Rahab, si elle eût été accusée d'avoir fait un métier infAme, ni que les espions se fussent retirés chez une courtisane, dont les liaisons auraient dû ieurinspirer de ladétiance.M.-dslesautres en plus grand nombre, se fondant sur l'autoiité des Septante, sur saint Paul et saint Jacques, et sur la plupart des Pères, soutiennent que le mot hébreu doit se prendre ici pour une femme déb.uichée. Du reste, il n'y a pas lieu de douter que si Rahab a été dans ce cas, elle s'en est relevée pour mener une vie hoinéte; et cette résipiscence date vraisemblableaient de l'acte d'iiospi'alité qu'elle exerça envers les Israélites par la foi qu'elle eut en leur D'eu : Fide Rahab meretrix non periit cum incredulis, excipien.<i exploralores cum pace. iSeb ;. xi.
RAiLLON (Jacques), né le 17 juillet 1762, à Bourgoing dans 1 ■ bauphiné, tit ses premières éludes dans K' collège de cette ville. Attiré dans le diocèse de Luçon par .M. de Mercy qui était son comjiatriote, Raillon y fit son cours de '.héologie et professa plusieurs 'années au | etit sé^uinaire. Nommé ensuite à la cure de Montaigu, petite ville du diocèse, il n'occupa ce poste que fort peu de temps; la consiitution civile du clergé et le serment qu'e.le ]irescrivait répugnèrent à. sa conscience. Ap.rès avoir essayé quelque temps de rester dans ?a paroisse où un cupé intrusaviv.t été envoyé, il fut obligé de quitter ce pays et vint à P.uis oii son évèque s'était aussi retiré. Il y publia, en 1792, un Appel au peuple catholique, in-8°. Cet écrit relatif aux contestations qui régnaient alors est distinct d'un autre qui traitait aussi des droits de l'Eglise et que 1 auteur perdit dms sa déportation. Les jiiogrèsde la révolution forcèrent l'abbé Railion à fuir; il alfa joindre M. de Mei cy h Soleure, passa depuis en Italie et résida longtemps à Venise. Il jiarlait avec intérêt de cette ville et des relations qu'il y avait eues avec des littératei.rs et d'autres hommes distingués. Lui-même cultivait la littérature, et c'est alors qu'il composa un reiueil d'idylies dans \c genre de (iessner, (pi'il lit imprimer plus tard à Paris, 1803,in-16. Rentré en France à l'époque du concordat, il se chargea d'abord de l'éducation d'un tils de JM. P;Tiali<, fut nommé ensuite chanoine honoraire d(! Notre-Dame, et, en 1806, obtint un canouicat t.tul.dre. En 1809, lors(ju'on organisa la faculté de théologie de Paris, il y fut nommé professeur sujipléant d'éloquence sacrée , jouissant t n même temps d'une i)ension de 3000 francs qui lui avait été donnée par Français de N ntes , alors directeur général des droits-réunis. Quelques discours prononcés successivement jKir l'abb ■ Rai Ion en 1809, dans des cérémonies u'apparat, l'ayant mis en évidence, il fut
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nommé, le 21 octobre 1810, à l'évèché d'Or
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léans. A cette époque Pie VII, prisonnier à Savone, privé de cardinaux et de conseillers, n'accordait point de bulles aux évêques nommés en France. Napoléon, qui ne voulait point paraître reculer devant 1 'S difùcultés , n'en mit que [ilus d"eiii|)ressf'ment à nommer aux sié,^es vacants, et le minisire des cultes écrivit au chapitre d'Orléans pour qu'on eût X donner à l'évèque élu des pouvoirs d'administrateur. Le chapitre et les grands vicaires y étaii-nt fort disiiosés , et l'administration du uiocèse ne soulïiit aucune dilliculté jusqu'aux premiers mois de la restauration. Alors il se manifesta une opposition assez vive contre Haillon, et un grand nombre de prêtres du diocèse d'Orléans pensaient que le pi'élat aurait dû se retirer. Il parut sur ce sujet une lettre des chanoines honoraires résidants à Blois, et il y eut sur la môme affaire, le 2o juillet 1814-, une réunion d'environ 40 cccléMa-dques.
On convint de prier Haillon de .^',lbitenir de tout acte de juridiction ; mais après une longue controverse sur- ce point, les grands vicaires, au nombre desquels était M. Mérault, tirent une concession au clergé, et arrêtèrent cjue, jiour tranquilliser les consciences, un d'eux joindrait toujours sa signature à celle de Haillon qui ne |)rendiait plus ([ue le tiîre de vicaire général. Rap|jelé à Paris en 1816 par le grand aumônier, H.iillon se fixa dans cette vide et y consacra tous ses loisirs à des travaux littéraires. Il s'occupa beaucoup à cette époque d'une A'ie île saint Ambroise pour laquelle il av.iit fait de nombreuses recherches et en conununiqua môme des fragments à plusieurs [lersonnes. Cet ouvrage laissé inachevé devait former 2 vol. in-'i-°, et fait connaître |)arfaitement, dit-on, saint Ambrrdse, ses onvi'ages et son siècle. Le "juin 18-29, M. Feutrier, évèque de Beauvais, alors ndiii.stre des alfaires ecclésiastiques, (itnomn)er Haillon à l'évêché de Dijon. On croit que M. Portilis, collègue de M. Feutrier dans le ministère, influa beaucoui) sur ce ciioix. Quelques journaux i)ublièrent même à celte occasion des articles assez hostiles pour lui ; mais il [irotesta au nonce ciu'il n'avait point eu connaissance des brefs de Pie Vil contre les a aninistrations capitulair>'s. et il se soumit pleinement et par écrit aux décisions du sa nt-siége. Sa lettre pastorale du 3D novembre 1829 pour son entrée dans le diocèse parut d'un heureux augure; en effet, son administration à Dijon fut dirigée dans des vues de modé.ation et de sagesse , et son bon esprit lui concilia l'estime générale. Mais il devait rester peu de temps à Dijon; le 14- décembre 1830, c'est-à-iiire un an après son arrivée dans cetie ville, une ordonnance le nomma à l'archevêché d'Aix. Certaines difficultés nées du choix que l'on avait fait de son successeur retardèrent d'un an l'expédition de sesbuUes, et ce ne fut que le 24 février 1832 qu'il fut préconisé. Sa conduite fut la même à Aix qu'à Dijon. 11 accueillait parfaitement son clergé, savait ménager toutes les opinions , partageant son temps entre l'administration
de son diocèse et son travail sur saint Ambroise. Parmi ses nombreux discours non moins remarquables par la sagesse et l'élévat on des pensées que par le mérite d'un style (oujours élégant et pur, on doit citer son mandement du 28 novembre 1833 pour le jubdé : c'était une belle profession de foi ([ui jieut être comptée parmi les plus honorables témoignages de l'attachement inviolable de l'Eglise gallicane au saint-siége. Atteint d'une hydropisie de poitrine. Haillon se rendit à Hières, dans l'espoir d'améliorer sa santé; il y mourut le 13 février 1835, âgé de 73 ans.
RAI.MOND VI, comte de Toulouse, dit le Vieux, lils de Raimond V, né l'an 1156 d'une famille illustre par son ancienneté et par sa valeur, fut dépouillé de ses Etats dans la croisade contre les Albigeois. Ce prince favorisait ouvertement ces hé: étiques dont les chefs, Pierre de Bruys, Henri Olivier et autres, furent toujours vaincus dans les conférences (|u'ils voului'cnt engager, et contre lesquels prêchèrent saint Bernard et saint Dominique. Le légat du saint-siége , Pierre de Caslelnau , l'excommunia en 120'7 ; Raimond i)ai'ut alors vouloir changer de conduite. 11 lit prier le légat de venir à Saint- Gilles, pr<-miettiiit d'accepter les conditions qu'il lui proposerait. Le prélat s'y rendit
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avec joie ; mais Raimond , le plus fourbe et le plus cruel des houimes, le fit assassiner par ses gens. Les croisés s'avancèrent alors contre lui ; craignant leur ressentiment , il fit tout ce q l'il put pour obtenir l'absolution des censures. Mais lorsqu il eut échappé au danger, il recommença ses liaisons avec les Albigeois, et fut excommunié de nouveau. Pie. re II , roi d'Aragon, prit sa défense. Mais ils furent vaincus l'un et l'auire à la bataille de Muret en 1213. L'année d'après, il signala de nouveau sa cruauté et son irréligion en faisant pendre son frère Bau louin , comte de Toulouse, sans lui laisser la liberté de recevoir les sacrements de l'Eglise , quoiqu'il ne demandât qui- cette grâce. (Baudouin avait passé dans b^ parti de Monlfort, comte de Leicesler, après lui avoir livré le château de Montferrand qu'il défendait.) Le concile de Latran de l'an 1215 joignit, en vertu eu concours de la puissance temporelle,auxcensures ecclésiastiques contre Raimond, la privation des domaines qu'il possédait. Pnilippe-Auguste, de qui relevait le comté de Toulouse, ava t renvoyé au souverain [lontife le jugement de son vassal : ses ambassadeurs "furent présents à ce jugement , et le prince le ralilia lui-même par l'investiture qu'il donna du comté de Toulouse à Simon de Montfort ; on ne laissa à Raimond qu'une pension viagère de quatre mille marcs d'argent, et à son fils, qu'une partie du marquisat de Provence. Les Toulousains s'étant révoltés, Raimond, appelé par eux de la frontière d'Espagne, où il s'était réfugié , soutint vaillamment le siège que Montfort vint mettre devant cette ville , et où ce dernier fut tué, en 1218, d'un coup de pierre. Amaury, fils du comte de Leicester,
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fut rojwnssd f><ir R.iimond et son fils , qm recouvreront presque tons Inurs Etals. Rainiond moiifut en 1222; il s'était marié cinq fois, et ne laissa q\io deux enfants légitimes, Railnonii VII, (jui lui succéda, et (Constance, qui épousa d'abord Sanche V1!I, roi de Navarre, et, en secondes noces, Pierre Bermond d ' Sauve, seigneur d'Anduse. Comuio il n'avait point été absous de l'excomiiuniicàtion, son cor|)S resta sans si'puUure. Uaimond n'avait rien de médiocre dans ses bonnes ni dans ses mauvaises qualités. 11 avait l'Amn noble, le génie actif; l'adversité ne l'aballait jioiut. Les sièges des villes qu'il soutint, les conquêtes qu'il fit, sont des preuves de son courage et de son liabil't'' dans l'art de la guerre Tmais ses défauts l'emportèrent sur ses bonnes qualilés. Il poussa l'amour du plaisir jusqu'à l'inceste, et la colère, comme nous venons de le din-, jusqu'à tremper ses mains dans le sang d'un de ses frères et d'un légat du saint-siége. Il comptait pour ri. n la parole qu'il avait donr.ée. On le vit au pied de l'auiel oidonncr à ses bouirotiS de coiitrel'aire les piètres disant la messe. C'était lui faire sa cour (lue d'embrasser l'hérésie ; et ituelle li •ré-ie 1 on sait que toutes les abominations se trouv.dent réunies dans celle des Albigeois. Il ruina les inona-tères, ciiangea les églises en citauelies, chassa les évoques lie burs sièges, etc. Tel est le portrait que les histcriens contemiiorains font de Raimond. Guillaume Catel en a rassemblé les lônioignages liaas son flistoirr des comtes de Toulouse, et le P. Langlois dans Vllistoire des croisades contre les Aîl)i;/eois. On sait que Voltaire a fait ses efforts pour discnlji-r ce prince, et pour noircir Simon tie îlor.tfoit ; m .is cela ne doit nullement surpr- ndie : l'un a constannnent souli'nu les d,-.iils de la religiun , et l'antrj s'en est déclaré l'ennemi irréconciliable. L'abbé Millot, en fidèle d'sciple, a copié ce patriardie de la philosophie.
UAIMONH Vil, comte de Toulouse, fils du précédent, né ii Bcauvais , en 1197 , succéda à ses Etats et î\ ses querelles. Il comb.-it'iî vivement Amauri de Monlfort, fils ilu célèbre Simon , et le fo;ça à se relirer en France. (Cependant la croisade subsistait contre ];ii,ct il l'ut excommunié en 122;». Kiiiin, sprès avoir soutenu une lon;ue guerre, il lit la paix avec les callioli(]ues , et pan t rentrer de bonne foi dans le sein do l'Eglise. En 12Ï7, saint Louis l'engagea h se coiser ponr la Terre-Sainte ; mais le pape Innocent IV, 'jui voulait l'opposer aux partisans dereiiipercur Frédéric II, l'empêcha de faire ce viivagell mourut deux ans après, en 12V.), ?i ?.îilhaud en Kiniergiie, âgé de 52 ans. Alphonlse,coin!e <Ie Poitou, frère de saint Louis, avàiH épousé la (ille et lliéritièrc de ce prince, ei n'en ayant point eu d'enfants , tous les Blats de Kauiiond Vil furent réunis à la coutOnnc de Francii en l.Wt, par Philippe IIL
RAIMOND, dit Pr:7iN\F0HT ou Pi;c;\ai-ouï ■ftainlV, lUKjiiit au chiMeau de Pegnafort en Catalogue, l'an 1175. Après avoir fait ses rtudès h Barcelone, il alla les perfectionner
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dans l'université de Bologne, et y enseigna le droit canon avec réputation. De chanoine de Barcelone, il entra dans l'ordre de Saint- Dominique , qu'il illustra par ses vertus et son savoir. Le pape (irégoire IX l'emplova l'an 122B à la collection des Décrétales ,~et voulut l'élever à l'archevêché de Tarragone, (|u'il refusa. Ce pontife voulait le retenir à sa cour ; mais le saint homme préféra sa solitudede Barcelone h tous les avantages qu'on lui faisait espérer. Il s'occupait, dans le silence et dans la retraite, h l'étude et h la prière, lorsqu'il fut élu général de son ordre en 1238, dignité dont il se démit deux ans après. Il contribua beaucoup, par son zèle et par ses conseils, k l'établissement de l'ordre de la Mercy. Ce fut aussi par son crédit que l'inquisition fut établie dans le royaume d'Aragon et dans le Languedoc. Les fiapes lui permirent de pourvoir aux offices de ce tribunal, et il le fit avec beaucoup de sa::;essc. Uaimond mourut à Barcelone , en 1275, dans la centième année de son âge. Le pape Clément VIII le canonisa en 1601. On peut voir le tableau de ses vertus dans l'Histoire dis hommes illustres de l'ordre de Saint Dominirjue, par le P. Touron,qui a donné une Vie très-exacte ei très-circonstanciée de ce saint. On a de lui la Collection des Décrétâtes, qui forme le second volume de Droit canon. Ce recueil est en cinq livres. L'auteur a joint divers décrets des conciles aux constitutions des pape-:. Une Somme des cas de conscience , autrefois très-consultée. La meilleure édition est celle du P. Laget. Lyon, 1728, in-fol. , avec de savantes notes. On estime aussi celle de Vérone, 17-V4, in-fol.
RALMOND, dit DE Cluny, moine de l'ordre de ce nom, mort vers 1150, était né à Toulouse vers l'an 1105, d'une maison illustre, mais dilférente de celle des souverains de ce pays. Rempli de l'esprit de Dieu, il renonça de bonne heure à tous les avantages du siècle pour |iren ire l'hr.bit monastique. 11 cultivait les lettres avec beaucoup de succès, et il s'adonna particulièrement à la poésie latine, qu'il appliquait à célébrer les grandeurs de Dieu, à chanter les perfections de la saillie Vierge et les m'-ritis des saints. Les compositions de Raimontl do Cluny pénétrèrent partout, et lui firent une grande réputation, (]ni a survécu à ses ouvrages depuis longtemps [)erdus. Pierre le Vénérable, voulant le remercier d'une épître en vers qu'il avait reçue de lui, lui en adressa une semblable, da:,s laquelle il ne craignit pas de lui dire qu'il faisait revivre la gloire des anciens poètes toulousains, Ruiilius Numanlianus, Vicloiinus, Sulpice Sévère. Pierre de Vaulx- Cernay parle de Raire-und de Cluny, page 23 du livre iv de sa Chronique.
KAl.MOND i^Pieure), sur. ommé lou Prou, c'est-ii-dire te Preux et le Vaillant, né h Toulouse, suivit l'empereur Frédéric dans l'expédition de la Terre-Sainte, où il se signala par ses vers provençaux et |iar ses exploits. Ce poète mourut en 1225, [tendant la guerre des comtes de Provence contreles Albigeois : guerre qui servit à faire briller son courage.
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91 avait laH un Poëme contre les erreurs des 'Ariens (c'est ainsi qu'on appelait les Albiigeois), et un autre où il tjlâraait les lois et les empereurs d'avoir laissé prendre tro[) de pouvoir aux ecclésiastiques. Il ne songeait pas que, dans les siècles barbares, cefpouvoir ■avait beaucoup servi à adoucir les mœurs, il réprirtier la violence des grands et des petits, et à tempérer le despotisme. Tout ce ijui a suivi l'aftaiblissement de leur considération au xvin' siècle justitie cette observation.
RAIMOND-LULLE. Voij. Lulle.
RAlMOND-MAiniN. Voy. Martin.
RALMOND. Voy. Floiumond de RÉMONDet
RlCHEOME.
RAIVIOND (He^ri), évoque constitutionnel de Dijon. Voy. Reymond.
RAlMONDI (Jean-Baptiste), orientaliste -et philosophe italien, né à Crémone vers l'an IS'iO, passa plusi .ors années en Asie où il lit une étude approfon.lie de l'arabe, de l'artnénien, du syriaque et de l'hébrou. Il revint ensuite en Italie, et étonna ses contemporains par la variété et l'étendue de ses coniiaissances. Le cardinal Ferdinand de Médicis établissait à Florence, avec une magnificence digne de son nom, une imprimerie de caractères orientaux, qui a été comme le Ijerceau de la célèbre imprimerie de la Propagande. Il appela en même temps auprès de lui tous les hommes dont les talents pouvaient faire prospérer sa noble entreprise, à la tète de laquelle d plaça Jean-Baptiste Raimondi. Les premiers ouvrages qu'il fit paraître furent une Grammaire hébraïque, une Grammaire chaldéenne, quelques livres d'Avic.enno en arabe, et plusieurs livres d'iùi- "clide en grec. Les Evangiles furent, publiés vers le même temps avec une ver-ion latine, afin de les répandre dans tout l'Orient, et on en tira à cet elfet 3,000 exemplaires. Après la Bible polyglotte du rard nal Ximenès, ce sont les plus belles productions typograpinques que l'on connaisse, même de nos jours. Ces éditions se conservent à Florence dans la bibliothèque Mar/liabccchiana . Rannondi avait formé le jirojet d'imprimer la Bible dans les six princi[i"ales langues de lOrient, savùu", en lan,.;ues aiabe, syriaque, jiersano, éthiopienne, co[)hte et arménienne, ayant en regard les versions grecque, latine, hébraïque et chaldéenne, conjointement avec les grammaires et les dictionnaires de ces langues. Il allait exécuter ce projet presq le gigantesque , sous les auspices de Grégoire XIll ; mais la mort de ce pontife (1585) l'obligea d'y renoncer. Raimondi resta toujours attaché au service des Siédicis. Le giand duc, outre les honoraires attachés à son emploi de directeur de l'imprimerie des langues orientales, lavait gratifié d'une f)ension. Raimondi vécut jusqu'à un âge trèsavancé; mais on ignore l'époque de sa mort, qui doit être arrivée vers l'année 1630.
RAIMUNDETTO (Raîmondi, célèbre magistral, né l'an 1630, à Saint-Martin de Latane, mort en 1690, à Palerme, acquit un grand renom par son savoir dansla jurispruueuce.
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