NAI
NAl
secours de la religion. Ses principaux écrits sont : une Relation i[nprimée de la conversion de quelques protestants, 1791, in-12; une Vie de M. Olier, 1813, in-8° ; la Traduction de la Doctrine de l'Ecriture sur les miracles, de lYvi^iui' anglais catholicjue Ha,/, 1808, 3 vo'. in-12; la traduction du Traité des f(Hes mobiles de Butlrr, en nianiiscril, pour faire suite aux Vies des Pères ; li'S Traductions du Dévot chrétien, du docteur Hay; du Catholique instruit, de Chaloner ; du Guide du chrétien, et (le quelques autres ouvrages pieux en anglais.
NAHl'M, l'un des douze pe'its prophètes, vivait depuis la ruine des dix tribus par Salniana.îar, et avant l'eïprd.tiou de Sennachérib contre la tribu de Juda. On ne sait aucune particularité de la vie de ce prophète ; on ne >ait iiiéme si son nom est celui de sa famille ou du lieu de sa naissance, ou môme une qtiaiitication ; car Nahuin en hébreu signifie Consolateur. On dispute encore sur le temps où' il vivait : l'opinion la plus vraisemblable est celle que nous avons suivie. Sa J'rophélie est composée de trois chapitres qui ne fraient qu'un seul discours. Il prédit, d'une manière pathétique, la seconde ruine de Nmive par Nabopolassar et Astyages. Il renouvelle contre cette ville criminelle les menaces que Jonas lui avait faites quatre- Yin,^t-dix ans aupuavant. Le style de ce prophète est partout le même ; rien n'égale la vivacité de ses figures, la force de ses expressions et l'énergie de son pinceau.
NAIGEON (Jacques-André), littérateur, philoso|)he, membre de l'Institut, né le 15 juillet 1"?38, h Dijon, d'un riche moutardier de cette ville, mort à Paris le 28 février 1810, vint, très-jeune encore, à Paris, oii il se lia avec d'HoUiach et Diderot, et puisa dnns leur société les principes d'incrédulité dont il devint un des apôtres les plus ardents. Il fut un des rédacteurs d» la première Enciiclopédie, et y fournit, entre autres, l'article Unitaires. Il publia quelque temps après Le Militaire philosophe, Londres' (Amsterdam), 1"(>8, qu'on croit composé sur un manuscrit intitulé Difficultés sur la religion, proposées au P. Malebranche, dont le dernier chapitre est attribué au baron d'Holbach. Naigeon a publié, en outre : Recueil philosophique, ou Mélunqes de pitres contre la religion, 1770 ; Traité de la tolérance de Crellius, que Naigeon retoucha, Londres (Amsterdam) 1769 ; Eloge de M. Roux, 1777. Ce médecin était, comme lui, ami intime du baron d'Holb ich. 11 paraît môme que Naigeon aida Kaynal dans la composition de son Histoire philosophique. Il fut éditeur de plusieurs ouvrages de ses confrères les philosophes, tels que ceux qui sont intitulés : Système de la nature, imprimé à Londres, et auquel il joignit un discours préliminaire ; la Traduction de Sénèque, par la Grange; Essai sur la vie de Sén'que, île Diderot ; Le Conciliateur, dcTurgot ; Elément s de morale, du baron d'Hol- Lue:i, 17;iO, etc. Il réd:gea la Collection des moralistes anciens, et y ajouta un discours prélioÙD&ire. U lit impricaer, eu 1790, uq«
Adresse à l'Assemblée nationale sur la liberté des opinions et sur celle de la presse. « Mais « ce qui distingua éminemment Naigeon,» dit l'auteur des Mémoires pour servira l'histoire ecclésiastique du xvni' siècle, tom. IV, p. 468, auquel nous emprunterons ce passage, « c'est « le Dictionnaire de la philosophie ancienne « et moderne, qn'i\ rédigea pour l'Encyclopé- « die méthodique. Cet ouvrage, qui jiarut à « une époque de vertiges et de crimes, en « porte la malheureuse empreinte. L'auteur « y affiche l'immoralité, l'inhumanité et l'a- « théisme dans toute leur turpitude. Ses ex- « pressions sont analogues à ses pensées ; « s'il parle des prophètes, c'est pour les ap- « peler des /"oiw; les Pères de l'Eglise étaient « pour la plu|iait très-ignorants et d'une cré- « dulité slupide... La superstition est la gour- « me des hommes. Il faut emmuseler les pré- « très : tel est le ton poli de ce doux prédi- « caleur de la tolérance. Dans l'article Aca- « démicien, il excuse les vices les t>lus hon- « teux ; mais rien n'égale le ton qu'il prend « dans l'article Meslier; il cite le vœu attri- « bué à ce curé : Puissé-je voir le dernier des « rois étranglé avec les boyaux du dernier des «..prêtres ! C'est là, dit Naigeon, le vœu d'un « frai philosophe, et qui a bien connu le seul « moyen de tarir partout, en un moment, la « source des maux qui affligent depuis si long- « temps l'espèce humaine. On écrira dix mille « an<, si l'on veut, sur ce sujet, mais on ne « produira jamais une pensée aussi profonde, « plus profondément conçue, et dont le tour « et l'expression aient plus de vivacité, de « précision et d'énergie. Cet article e>t signé « dncitoyen Naigeon, en toutes lettres, tom. « III, pag. 239. Il avait dit à la nage précéf( dente que le prédicateur le plus éloquent « d'un Etat, c'est le bourreau. On voit que le « citoyen Naigeon était à la hauteur de l'épo- « que où il écrivait ; que s'il ne figura pas « dans le nombre des bourreaux, il savait « faire l'apologie de leurs hauts faits, et qu'il « était digne d'être le disciple de celui qui « avait dit :
« Et des boyaux du dernier prêtre « Serrons le cou du dernier roi.
« Il est à croire que Naigeon aurait voulu « dans la suite rayer son nom accolé à tant « d'infamies ; mais la Philosophie ancienne « et moderne est là pour accuser sa mémoire, « et on verra en lui l'admirateur et le com- « plice des cruautés de 1793 et de 1794. Il « donna, en 1798, une édition complète des « œuvres de Diderot, en 16 vol.; en 1801, une « de Rousseau, en 20 vol., avec MM. Fayolle « et Bancarel; et en 1802, une de Montaigne. « Toutes sont accompagnées d'avertissements « et de notes rédigées dans le môme esprit; « mais c'est surtout dans celle de Diderot que « Naigeon s'est donné le plus de carrière. A i> travers tous les éloges qu'il prodigue à son « maître, il lui trouve cependant, tant il est H dilllcile, quelques moments de faiblesse; « il serait consolé, ce semble , que son ami n eût jiayé sa harJies>e de sa tète, et s'écrie : « Le* lignfé tracées avec le khç du philotth'