‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 123 sur 341 · RAP G · texte numérisé non relu

RAP G

1585, à Leyde, où Plantin avait une impri-? merie. Il y travailla avec son assiduité ordinaire, et mérita par son érudition d'être élu professeur en hébreu et en arabe dans l'université de cette ville. Ce savant mourut d'une maladie de langueur, causée par la jierte de sa femme, en 1397, à 38 ans. Ses principaux ouvrages sont : des Observations el des Corrections sur la P.iraphrase chaldaïque ; une Grammaire hébraïque,; un Lexicon arabe, Leyde, 1613, in-i°, avec des additions de Th. Erpénius; un Dictionnaire chaldaique, qu'on trouve dans l'Apparat de la Polyglotte d'Anvers, et d'autres ouvrages. — Un de ses fils, de même nom que lui, a aussi publié des Notes sur les tragédies de Sénèque ; des Eloges en vers de 30 savants avec leurs portraits, Anvers, 1387, in-fol. Il était digne de son père par son érudition.

RAPIN (Nicolas), littérateur, né vers 13W, à Fontenay-le-Comte en Poitou, fut vice-sénéchal de cette ville, et vint ensuite à Paris, où le roi Henri III lui donna la charge de grand prévôt de la cnnnétablie. Rapin, ne voulant point entrer dans la ligue des catholiques contre celle des protestants, fut chassé de Paris. Henri IV le rétablit dans sa charge. Il mourut à Poitii-rs en 1608, âgé de 68 ans. Rapin a tenté de bannir la rime des vers français, et de b'S construire à la manière des Grecs et des Latins, sur la seule mesure dos [lieds; mais cette singularité, contraire au génie de la langue, n'a point été autorisée. Ses OEuvres latines furent imprimées en 1610, in-i°. Ce sont des épigrammes, dos odes, des élégies, etc. Ses vers ont del'é.égance, et l'on en trouve une bonne partie dans letioisième tome des i>e'lices des poètes latins de France. On estime particulièrement ses Epigrammes, à cause de leur sel et du tour aisé (ju'il leur a donné. Parmi ses vers français, il y en a tièspeu qui méritent d'être cités ; nous mentionn.Tons toutefois sa traduction des sept l'saumes de la pénitence, Paris, 1388, in-8". Rapin travailla h ]& Satire Ménippée, et cjuelques auteurs lui altriuuent tous les vers de cette pièce ; d'autres disent qu'il fut aidé par Passerai. On ne comprend pas, dit Fel- 1er, comment des écrivains se disant catholiques s'amusèrent h ridiculiser et à calomnier la ligue catholique sans montrer la moindi'o humeur contre la ligue huguenote, qui depuis longtemps portait le feu et le fer dans toute la France, et qui tendait ouvertement à renverser du même couji le trône et l'autel. Voy. (iiLLOT, Montgaillard, Pi- THou. Il ne faut donc pas être surpris si Rapin fut regardé par les catholiques comme un huguenot déguisé.

RAPIN ( René), jésuite , né à Tours l'an 1621, mort à Pans en 1687, est célèbre par son talent pour la poésie latine. Il s'y était consacré de bonne heure, et il enseigna pendant neuf ans les belles-lettres avec un succès distingué. A un génie heureux, à un goût sûr, d joignait une probité exacte, un cœur droit, un caractère auuablc et des mœurs douces. Parmi ses dilférentes poésies

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