‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 141 sur 341 · REZ · texte numérisé non relu

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pastorale, 5 vol. in-12. Les OEuvres de l'abbé Revre ont eu plusieurs éditions.

REZZANO (François), ecclésiastique et poète italien, naquit en 1731, à Côme, d'honnêtes parents qui ne lui laissèrent aucune fortune. Il demeura quelque temps à Rome, où ses bonnes qualités lui concilièrent l'estime et la protection du cardinal Colonne, qui cherclia à l'avancer ; mais ce prélat étant venu à mourir, Rezzano se reliouva dans un état voisin de la misère. Etant retourné dans sa patrie en 17G0, il obtint de son évêque un emploi dans sa maison, et fut nommé à un cannnical. Il mourut âgé de 49 ans, le 27 mai 1780, dans de grands sentiments de jnété. On a de Rezzano : Il lihro di Giohbe esposlo in poesia it(dianu con nnnotazioni, Rome, 1760, in-i", et Nice, 1781. Les Novelle letterarie de Florence parlent de cet ouvrage avec beaucoup d'éloges. Ce même livre de Job a depuis été traduit en vers italiens par le comte Camille Zampieri, Bologne, 1763 ; par Marc-Antoine Talleoni, Osirao, 1764- ; et par Hyacinthe Cerutti, Rome, 1773. Dodici càntici sagri, latini cd italiani, 1772 : l'auteur y joignit douze autres cantiques, et le tout reparut à Lucques en 1776, sous ce titre : L Anima méditante. Le 17' cantique, sur les misères de la vie, est une peinture de celle que l'auteur mena pendant plusieurs années. Il Trionfo délia Chiesa, \emse, 1778, 1" volume. Ce poëme, qui est en dix-huit cliants, devait former six volumes : l'auteur, faute de ressources pécuniaires, n'en publia que les trois premiers. Sa pénurie, car il n'a vait pour tout bien que le revenu de son mince canonicat, lui 'dut être d'autant plus pénible, qu'il avait à pourvoir aux besoins d'une mère et d'un frère. Rezzano était lié d'intimité avec le comte Giovio. Ce célèbre écrivain, à la mort de Rezzano, fit l'acquisition des écrits qu'il laissa, et honora la mémoire de son ami d'une Notice pleine d'estime et d'affection, insérée dans son recueil intitulé : Gli xiomini illustri délia cojnasca diœcesi, p. 208.

REZZONICO (AuRELio), jésuite, issu de la famille patricienne de ce nom, qui a donné un pape à l'Eglise (Clément Xlll), et alliée à une autre famille papale, par sa mère, Thérèse Odescalchi ( Voy. Innocent XI ) , était à Côme le 16 septembre 1723. Il entra dans l'institut des jésuites le 8 juin 17W, et s'y lia par les quatre vœux, le 15 août 1757. Il prêcha dans les principales villes d'Italie avec beaucoup de succès. Clément XIII , qui, lorsqu'il n'était encore que cardinal et evêque de Padoue, l'avait ordonné prêtre, l'appela près de lui à son avènement au souverain pontificat, et le mit à la tête du séminaire romain. C'était un emploi difficile dans les circonstances malheureuses oi^ l'on se trouvait. Le P. Rezzonico s'y conduisit avec toute la j)rudence et la sagesse que l'on pouvait désirer. A la dissolution de la société sous Clément XIV, il se retira à Côme, sa ]iatrie, où il fut pourvu d'un canonicat de la cathédrale, et de la dignité de jiénitencier. Il mourut vers la \\\i de 1777, âgé de b'*

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