‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 140 sur 341 · J55 REY · texte numérisé non relu

J55 REY

ôcliautrc sa verve. L'abbé de ïïeyrtic posseliait toutes les qualités qui pouvaient le rendre cher, une aménitédc mœurs, une politesse, une honnêteté, qu'il aurait été dilJicile de trouver réa-iies dans un degré plus éminent. Livré par devoir et par zèle aux fonctions importantes de son ministère, il faisait aimer, par l'innocence de ses mœurs et la douce onction de ses paroles, la religion sainte qui seule peut donner cette sérénité du juste emi)rointesur son front. Sa présence ap[H)rlait le couraj;e aux pauvres, la consolation aux affli:i;és, la concorde aux familles désunies; et Ton ne [wuvait l'approvher sans j)artager en quelque sorte ce calme heureux, cette paix inaltérable qui formait comme l'essence de son caractère. Son Elbçje, publié par Bérenger, parut en 1783.

REYRE (Joseph), ecclésiastique, né à Eyguières, en Provence, le 23 avril 1733, s'est lait de la ré[)uta(ion comme prédicateur et comme écrivain. Issu d'une honnête famille, il alla faire ses études chez les jésuites d'Avignon. Après avoir terminé la rhétorique, il fit son noviciat dans cette société, puis il professa successivement à Rome, Lyon et Aix. Les premiers arrêts du parlement contre les jésuites l'ayant obligé de se retirer dans ieComtat, il enseigna les belles-lettres à Caipentras. Après la dissolution de la société, il se livra à la prédication, et lit entendre la parole sainte dans plusieurs villes du midi. Appelé à Paris, il prêcha le carême de 1788 à Notre-Dame; mais les troubles, qui commençaient à agiter la capitale, l'empêchèrent d'occuper la station suivante î> Saint- Sulpice. Il se rendit alors auprès de son confrère le P. Pravaz, àPont-de-Voisin. Pendant les orages de la révolution, il se cacha à Sault près Carpentras; mais il fut arrêté sous le régime de la terreur avec un de ses frères, détenu quelque temps à Saint-Remi. Lorsque la paix eut été rendue à l'Eglise, il résida d'abord à Lyon ; mais l'air de cette ville n'étant pas favorable à sa sauté, il se fixa à Avignon, où il mourut le h février 1812. L'abbé Reyre était un prêtre zélé et édifiant : il était tout rempli de l'esprit de la société dont il avait été membre, et s'efforçait d'en suivre les sentiments en consacrant sa plume à l'instruction des fidèles et à l'éducation de la jeunesse. Ses ouvrages ont été fort réi)andus dans les bonnes maisons d'éducation. On désirerait que l'auteur les eût travaillés avec plus de soin. Ils annoncent de la facilité, de l'aisance, une manière de s'exprimer simple et agréable ; mais ils sont un peu supin-ficiels. Nous connaissons de cet estiiiiable écrivain : L'Ami (Ifs pnfitnls, publié ensuite sous le titre de Mentor des enfants, 1 vol. iu-12 ; l'Ecole des jeunes demoiselles, 2 vol. in-12; Jiibliolhèriuc poétique de la jeunesse, 2 vol. iu-12 ; Fabuliste des enfants, 1 vol. in-i2; Anecdotes chrétiennes, 2 vol. in-12; Prônes nouceaujc, en forme d'homélies, 2 vol. in-12 ; Le Petit carême, en forme d'homélies. Ces deux derniers ouvrages ont été réunis avec les Instructions sur les fdtes, sous le titre d'Anndc

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