‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 143 sur 341 · HHO · texte numérisé non relu

HHO

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ntrif/uc imperiOftum ronuino, (umconstantinupolitann , scrrirnliri clescriplio , dans la !fi)lilia dignildtuin imperii romani, Paris, 1G02, in-8' : ouvrage savant, ainsi que tous ceuK qui sont sortis de sa plume, lltiéuauus mourut à Strasbourg le 20 uiai ISW, Agé de f)-2 ans. Il avait traduit eu latin plusieurs Homélies de saint Basile et de saint Grégoire de Nazianze. On peut consulter sur ce savant le tome XXXVIII des Mémoires de Nicéron.

RHENFERD (Jacques), savant orientaliste, né à Mullieiia, dans le duché de iîerg, le 13 août ICo'i^, professa avec réputation pendant près de trente ans les langues orientales et la philosopliie à Fran^r^ker. Il mourut dans cette ville en 1712, à oS ans. On a de lui un grand nombre de Dissertations curieuses, imprimées à Utreclit en 1712, 1 vol. in-i°. Les principales sont : De antir/uitalK chnracteris hoilierni judaici ; De stylo Novi Testamenti ; Observaliones ad loca Novi Testamenli ; Hehrœa rudiincnta grammalicœ harmonicœ linguarum orientalium; Pericnliun criticwn in loca depravnta pcrdita Eusebii cœsarei, etc. On en trouvera la liste dans les Mémoires de Nicéron, tome I''.

RHO (JiCQUEs), célèbre missionnaire jésuite, naquit à Milan, d'une famille noble, en 1393. Son père, savant jurisconsulte, s'était fait un nom dans la jurisprudence. Rho entra à 20 ans chez les jésuites. Après avoir fait de médiocres progrès dans ses premières études, il obtint des succès étonnants en mathématiques. Destiné aux missions de la Chine, il vint à Rome, et y reçut la [irètrise des mains du cardinal Bellarmin. Riciitôt après il partit pour l'Orient (1620), avec le Père Trigaut, qui était venu en Fi'ancc chercher du renfort, et qui retournait en Chine avec hï compagnons. Api-ès avoir achevé sa théologie à (ioa, il se rendit à \Iacao; mais il ne put aller plus loin, les Hollandais assiégeaient cette ville. Rho trouva moyen d'être utile aux habitants, en leur apprenant à faire usage du canon, et Macao fut délivré. Ce service ouvrit au Père Rho l'entrée de la Chine. Aussitôt il mit tous ses soins à en étudier la langue, et il l'apprit en peu de temps assez bien pour la parler et l'écrire. Un ordre de l'empereur l'appela à Pékin, pour y travailler à la réforme du calendrier chinois. Cen'était point une tâche facile. Les Pères Rho et Schall l'entreprirent, et au bout de quelques années, l'ouvrage fut fini à la satisfaction de l'empereur. Ce prince offrit en récompense aux deux jésuites des titres et des emplois considérables ; mais ils no voulurent accepter qu'une pension, et une somme d'argent pour bâtir une église. Telle était l'heureuse situation de la mission de Pékin, lorsque le Père Rho y mourut le 27 avril 1638, âgé de 43 ans. On lui lit d'honorables funérailles, auxquelles assistèrent beaucoup de mandarins et d'olliciers de la cour. On a du Pèie Rho : un travail immense pour la correction du calendrier chinois, de concert avec le Père Schall. Alegambe l'estime ^ cent cinquante volumes. Deux lettres De

sua navigatione et rébus indieis, en italien, Milan, 1()20; Tabulœ motus solaris, hmaris et planctarum ; De mensura rœli et terra", en chinois ; div;'rs Traités relatifs à la religion, aussi en chinois, savoir : du jeûne, de l'aumône, les bons conseils, des œuvres de miséricorde.

RHO (Jean), jésuite et frère du précédent, prédicateur célèbre, né en 1390, à Milan, a laissé beaucoup d'écrits, soit en latin, soit en italien. On a de lui, entre autres: Acliates ad Constantium Cajetanum adversas ineptias et malignitatem libelli Psi-udo-Conslantiani, de sancti Ignatii constittitione atque exercitiis, 1646. Le Père Rho, dans ce livre, réfute dom Constantin Cajetan, bénédictin sicilien, et abbédeSainte-Baronte, iiui, par zèle pour la gloire de l'ordre de Saint-Benoit, prétendait que le livre des Exercices de saint Ignace était une production bénédictine.

Voy. Ignace de Loyola. Ad Joanncm Baptist. Castaldium intcrrogationes apologeticœ, in quibiis sancti Ignatii cum R. Cajciano Tlieatino colloquentis, atque ab eo thcatinorum ordincm postulantis, rejicilur fabula, 1690; beaucoup d'autres ouvrages, dont Argelati et la Bibliothèque de la société de Jésus donnent la liste , entre autres des Sermons, <les Panégyriques, etc. Ce Père mourut à Rome en 1662.

RHODES (Alexandre de), né à Avignon le 15 mars 1391, entra dans la société des jésuites à Rome en 1612, dans le dessein de se consacrer entièrement h l'instruction des infidèles. II partit en 1618 pour Macao, où s'élant appliqué à l'étude des langues en usage dans ces diverses contrées, il se rendit au Tonking, pour y répandre la foi chrétienne : ce qu'il fit avec le plus grand succès. Il y baptisa plus de 5000 habitants, dont plusieurs mandarins envoyés en exil. Il cultiva si bien, par ses catéchistes , cette chrétienté naissante, qu'en peu de temps le nombre deslidèles s'accrut jusqu'à 30,000. Il passa ensuite à la Cochinchine, où sa prédication produisit les mêmes fruits, et ayant été emprisonné, puis chassé du royaume, il eut la consolation d'apprendre que son principal catéchiste, nommé André, avait scellé ses instructions de son sang, et mérité le nom de proto-martyr de la Cochinchine. Envoyé par ses supérieurs h Rome, il demanda la permission d'établir une nouvelle mission en Perse, et l'ayant obtenue, il se rendit dans ce vaste royaume, oiJ, après des travaux incroyables, il mourut en 1660. On a de lui un Dictionnaire annamitique, langue en usage dans le Tonking et provinces voisines, imprimé à Rome en 1631 ; un Catéchisme, en tonkinois et en latin, Rome, 1632 ; Relation des progrès de l'Evangile dans le royaume de Tonking, en italien, Rome, 1650, in-V'; en français et en latin, Lyon, 1631 et 1652 ; son Itinéraire, in-V° ; et d'autres ouvrages où la [liété, ainsi qu une sage ctu'iosité, trouve à se satisfau'e. — Il ne faut pas le confondre avec Georges de Rhodes dont on a une Théologie, en 2 vol. in-folio, également jésuite, né à Avignon, en 1597,et mort

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