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à Lyon en 1661. Il était, suivant toute probabilité, frère ou parent du précédent.

RIAMBOURG ( Jea\-Baptiste-Claude ) ,

magistrat et écrivain, naquit à Dijon le 9 janvier 1776. Il entra à l'école polytechnique à l'époque de sa formation, et ne craignit point de s'y montrer chrétien sous des maîtres hostiles à la religion. Mais bientôt, ne jiouvant supporter la direction toute matérialiste de l'enseignement qui prévalait alors, il donna sa démission. Après avoir essayé l'étude de l'architecture, il se consacra à la science du droit, dans laquelle son esprit juste et solide trouvait de quoi se satisfaire. Il fut reçu avocat en 1806, et devint juge-auditeur au tribunal d'appel de Dijon en 1808. Nommé, en 1812, conseiller à la cour impériale, il occupait cette place au moment de la restauration. Kiambourg vit avec joie le retour des Bourbons. Il vécut dans la retraite pendant les cent-jours, et devint, en 1815, procureur général près la cour royale de Dijon. Il exerça pendant deux ans ces fonctions avec une rare indépendance, et se montra franchement opposé au ministère Decazes. Il fut nommé président de chambre en 1817. Lors de la révolution de juillet 1830, il renonça volontairement aux fonctions publiques pour se consacrer tout entier à des travaux de philosopiiie religieuse et d'érudition chréUenne, et il alla vivre à la campagne, afin d'y être moins distrait dans son recueillement studieux. Une apoplexie foudroyante l'enleva au milieu de ses méditations pieuses et savantes, le 16 avril 1836. La première publication de Riambourg fut une brochure im])rimée en 1820, sous le titre de Principes de la révolution française définis et discutés, in-8'. L'auteur y remonte aux causes de la révolution et en examine les conséquences. Il s'y montre profondément religieux, et insiste sur la nécessité de rendre à la religion son intluence, et de restreindre la liberté de la presse. En 1827, la société catholique dos bons livres ayant mis au concours le tableau général des variations de la philosophie, Kiambourg obtint le prix par un ouvrage qui fut imprimé l'année suivante, sous le titre d' Ecole d'Athènes, ou Tableau des variations et contradictions de la philosophie ancienne. Pans cet écrit remarquable par la sagesse des vues et par le mérite de l'érudition, l'auteur ■met à découvert avec une irrésistible évidence l'impuissance radicale de toute philosophie proprement dite pour constituer une croyance quelconque. Dans la conclusion de ce beau travail, sorte d'épilogue digne de la gravité des anciens, Riambourg déduit victorieusement de l'inanité de toutes les philo- • gophies la nécessité d'une révélation, en pose les caractères, et démontre en peu de pages, par des preuves toutes extérieures et palpables, où il faut chercher la seule révélation qui vienne du ciel. EnlSS'f-, il fit paraître un dernier ouvrage intitulé : Du rationalisme et de la tradition, ou Coup d'œil sur l'état actuel de l'opinion philosophique et de l'opinion religieuse en France, in-8'. Ce livre est fonsacré, en grande partie, à faire voir le

vide des systèmes philosophiques anciens et modernes. L'auteur, examinant successivement les trois écoles qui partagent les rationalistes, l'école éclectique, l'école écossaise et celle du progrès indéfini, en fait ressortir le faibie. Il attaque surtout la théorie du progrès indéfini, et dévoile l'illusion funeste de quelques esprits ardents et superQciels, qui vont jusqu'à croire que c'est le christianisme qui s'oppose à ce progrès, et qu'il faut en finir avec la religion, pour donner au progrès tout son essor. « Aveugles, dit Riam- « bourg, ce serait bien alors que vous pour- « riez dire: Montagnes, tombez sur nous; « car il y aurait à passer des jours d'an- « goisse, si les vœux que vous formez étaient « à la fin accomplis. En attendant, vous rê- « vez une ère de prospérité sans exemple, et « vous ne remarquez pas que votre état « s'empire. Vous vous imaginez avancer à « grands pas vers ce but de perfectionnement « idéal dont on approche sans cesse, et qui « ne sera jamais atteint, et vous ne voyez « jias que vous avez déjà sensil)loment ré- « trogradé dans le chemin de la civilisation. « Une nation qui admet ce principe, que « l'autorité vient d'en bas, que la loi doit être « atfiée, que le divorce peut avoir lieu, a « déjà fait bien des pas en arrière. C'est no- « tamment à ceux d'entre vous qui sontpas- « sionnés vivement pour l'indépendance et « la liberté, qu'il appartient d'éijrouver, si le « christianisme se retire, les plus cruels mé- « comptes. Le christianisme et la liberté « s'appellent l'un l'autre : hors du christia- « nisme, despotisme, anarchie; mais, de « vraie liberté, point. Si donc l'Europe a vé- « ritablement entrepris d'étendre la liberté, « en même temps qu'elle ferait abjuration du « christianisme, c'est un jiroblème iiisolublo « qu'elle s'est imposé la tâche do résoudre, « et elle périra dans les convulsions de l'a- « narchie, si elle ne subit point le joug du « despotisme le plus humiliant. » Ce livre, plein d'idées sages et d'aperçus lumineux, est sans contredit un des plus remarquables qui aient paru dans ces derniers temps, et i! mériterait d'être plus connu. La jeunesse surtout y puiserait des idées saines, et apprendrait à se défier des théories creuses dont on la berce. Riambourg composa do plus, pour l'académie de Dijon, dont il avait été reçu membre le 2'^ janvier 18!6, plusieurs morceaux qui figurent dans les Mémoires de cette société. 11 donna aussi des articles au Correspondant, journal historique et littéraire, (jui a commencé en mars 1829 et a fini en mars 1831, formant 4- volumes. {Ce journal a été repris plus tard.) Les plus remarquables sont ceux qu'il y inséra, en 1829, sur les doctrines philosophiques et religieu ses du Globe, et, en 1830, sur l'insuffisance de la philosophie écossaise, et sur l'état actuel du protestantisme à Genève. Riambourg fut aussi un des collaborateurs des Annales de philosophie chrétienne. M. Foisset lui a consacré une notice intéressante dans le n'°71 de ce recueil. « Ce qu'il faut, dil-il, louer « surtout en M. Riambourg, c'est -le juste

« dans toute l'accoptioii chréttonno du

« terme C'est aux sentiments chréticis

« qu'il a dil le rare ('•quilibre de ses facultés, « riiairnonie, l'unité parfaite do toute sa vie. « Il ne fut un sage accompli que parce qu'il « sut (Hro un chrétien complet; et c'est bien « de lui qu'il a été permis de s'écrier avec « vérité: Nommez une vertu, qui ne soit pas « la sienne ! » Les OEuvres pliilosophiques de M. Kiaiiibouri^ avaient été d'abord publiées en 1S;58, en ;j vol. in-8° ; mais M. Migne en a donné une édition bien préférable, en un seul volume, sous ce titre: OEuvres très-eomplèles (le lUnmhoiu-g, augmentées de plusieurs traites inédits, revues et annotées par M. Foisset, 1850, 1 fort vol. in-V°.

IIIBADKNEIKA (Piekre), jésuite, né à Tolède, en 132/', fut reçu par saint Ignace au nombre de ses disciples, eu loVO, avant même que sa compagnie eût été conlîrmée par le saiut-siége. Il vint étudier à Paris, en 1542, passa de là à Padoue , d'où il fut envoyé à Palerme pour y enseigner la rhétorique, et se fit partout des amis illustres. Ajirès avoir travaillé à la propagation de la société dans les Pays-Bas, en France et en Espagne, il mourut à Madrid en 1611, à 84 ans. C'était un homme d'un zèle infatigable, savant, mais destitué des lumières de la critique. Il est principalement connu par ses Fleurs des vies des saints, imprimées à Maund, en 16IG, infbl., et traduites en français par ditlerents écrivains. Il y adopte sans discernement une infinité de choses douteuses, fausses et quelquefois révoltantes. L'ouvrage est d'ailleurs écrit purement en espagnol. Ses autres ouvrages sont : les Vies de saint Ignace, de saint François de liorgia, des Pères Lainez et Salmeron. Comme il avait connu beaucoup ces hoannes célèbres, et vécu longtemps avec eux, ce qu'il en rapporte mérite toute la confiance que l'on peut donner à un auteur contemporain, si Ion excepte certaines choses extraordinaires qu'il rapporte sur des ouïdire. Un Traité du schisme d'Angleterre , in-8°, 1394; un autre, intitulé le Prince, où il traite des vei'tus du prince chrétien. Il y a (pielques propositions qui ont prêté à la criti([ue. On le traduisit d'espagnol en latin, Anvers, 1G0.'3, in-i'ol. La Bibliothèque des écrivains jésuites , in-8", Lyon, 1G09. Ce livre contient un dénombrement assez curieux des provinces, des membres et des savants de la société. On y trouve aussi une liste de ses martyrs. Voi/. Oudin (François). Un Traité de la Irihulation,

UIHALLIEll (Ambroise), docteur de Sorboiuie, et abbé comuiendataire deChambon, diocèse de Poitiers , naciuil à Paris en 1712 , d'une bonne famille originaire de Bourgogne. Les places principales du collège des Quatre-Nations étaient affectées h des membres de la maison de Sorbonn(\ Le docteur Uiballier fut nommé grand maître de ce collège. Il était connu pour suge, modéi'é et couuliant. Il fallait ces (pialités dans l'ecclésiaslique appelé au syndicat de la faculté de théologie. La plai(; ayant va(iué en 17G5, il en lut jiuurvu. Enfin, lorsqu'en 1700 un arrêt

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