‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 148 sur 341 · RID · texte numérisé non relu

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Glandève et un chanoine d'Amiens. Après avoir terminé ses premières études au collège d'Aix, le jeune Uichery lit sa tlié(jlo..;io au séminaire de Saint-Suli)ico, et ne tarda pas à ètr(; nommé à un canoaicat de la métropoh; d'Aix. Sa fervente piété l'entraîna bientôt à la Trappe ; mais ses l'orces n'ayant pas répondu h l'excès de son zèle, il l'ut obligé de revenir au séminaire, puis à Aix, et il devint ensuite grand-vicaire de l'évèipie de Senez. Pendant la révolution il se retira à Home oii il logea au couvent des Olivétains. Durant son séjovir dans la capitale du monde chrétien , llichery eut dt!S relations avec Mesdames de France, tantes de Louis XVI, et en 1816 il fut choisi, avec M. l'abbé de Latour, pour accompagner leurs dépouilles mortelles, dans leur translation à Paris. Dès l'année 1801 il était revenu en France; mais il n'avait voulu accepter aucune fonction sous le régime de Bonaparte. Nommé en 1817 à l'évôché de Fréjus, Richery y fut sacré en 1823, et se dévoua tout entier "au troujieau qui lui était contié. 11 l'ut appelé à succéder <^ M. de Bausset sur le siège archiépiscopal d'Aix en 1829, mais il ne lit pour ainsi dire que paraître au milieu des fidèlfs de ce diocèse, auxquels il a donné cependant des preuves de son inépuisable charité, surtout pendant l'hiver rigoureux qui précéda sa mort, arrivée le 2.3 novembre IS.'JO, ^ la suite d'une attarfue d'apoplexie.

UICHMOND (le révérend Legh), eiclésiastique anglican, né à Liverpool en 177.'i., mort le 27 mai 1827, termina ses études au collège de la Trinité de Cambridge, et fut d'abord pendant quelques années ministre de Brading, hameau de l'île de Wight. En 1808, il devint recteur de Tarvey, dans le comté de Bedford, et en 181i, il fut nommé chapelain du duc d'York. Hichmond avait beaucoup étudié les théologiens les plus célèbres de la réforme, et il les a reproduits, soit en substance, soit par extraits, dans son ouvrage intitulé : Les Pères de IFijHse cl Angleterre. 11 donna aussi une suite de narrations attachantes, fondées sur l'histoire de i{uelques-uns de ses iiaroissiens, sous li; titre ti'.4)m«/es (lu pauvre, 181'*, 2 vol. in-12. Ou en cit«, entre autres sujets : La plie du laitier ; Une visite à l'infirmerie ; Les entreliens de la chaumière, etc. On a aussi de lui des Sermons, noiauunei.t Sur le péché de cruauté envers les animaux, 1802, in-8'; \t' Premier sermon anniversaire prêché devant les directeurs du Pénitencier fondé à Londres pour les f'-mmes, 1810, in-8"; etc. On a cncoi'e de lui un Exposé des faits relatifs à l'abstinence supposée par Anna Moore , 1813, in-8°.

Alexandi'e, empereur de Russie, lui témoigna la satisfaction que lui avait donnée la '.ecture des Annales du pauvre, en lui faisant remettre une bague de prix, en 1817.

RICHTEK (Christian), médecin saxon du xyiii" siècle, a pratiqué son art avec une réputation distinguée, et a donné au public des iiuvrag('s parmi lesquels on distingue Erkennlniss des Menschen, ou Connaissance de l'homme, un vol. ia-8", plein de bonnes ob-

.servations physiques et morales. Il faut voir surtout ce qu'il dit, chap. 17, n° .3G, sur l'effet de la vertu, do la [uété, et des impressions spirituelles sur le corps, la santé et la l)hysionomie de l'homme, conformément à ces paroles de l'Ecclésiastique : Timor Domini dans sanitatem et vitam et benedirtionem. On a, relativement au même objet, un discours de M. Boers, docteur et professeur en tiiéologie dans l'université de Leyde, De religivne prceclaro sanitatis subsidio, 1785; et en sens contraire, mais toujours en preuve de la nu^me thèse, un traité en allemand de Daniel Langshans, sur les vices dont l'homme est puni par la perte de la santé, Berne, 1774.. Voyez Onan, Rivault.

RICIUS (Paul), médecin et théologien, juif converti, florissait au xvr siècle. Il était Allemand, et il enseigna la philosophie à Paris avec beaucoup de réputation. L'empereur Maximilien le mit au nombre de ses médecins ; mais ce n'est pas de ce côté-là qu'il se distingua. Il dut sa principale gloire à son érudition. Quoiqu'on ait donné de grands éloges h sa politesse et à sa modération, il se lit plusieurs adversaires , entre autres .lean Eckius. Le sujet de leur dispute était : Si les deux étaient animés? Ricins, qui tenait |iour l'affirmative, avança à ce sujet des sentiments qui le firent passer pour un esprit singulier. On a de lui un grand nombre d'ouvrages contre les juifs et sur d'autres matières. De cœlesti agricultura. Bide, 1387, in-folio : Erasme en parle avec éloge dans une de ses Epîtres. De lxxiii mosaicœ sanctionis edictis, Augsbourg , 1515, in-i"; Ja/mudica commentariola, Augsbourg, 1519, in-l"; une Harangue pour animer les Allemands à entreprendre la guerre contre ses anciens confrères, production indigne d'un savant chrétien.

RIDLEY (Nicolas), né l'an 1500 dans le comté de Norlhumberland, fut élevé, sous le règne d'Edouard VI, à l'archevêché de Rochester, puis à celui de Londres. Mais à l'avénement de Marie à la couronne, il fut traduit en jugement pour son apostasie et son attachement aux nouvelles erreurs, dont il était un des plus fanatiques partisans, déposé et brûlé à Oxford, le 16 octoore 1555. On a de lui un traité De cœna dominica, et quelques autres livres contre la religion catholique.

RIDLEY (Thomas), jurisconsulte, né à Eli en Angleterre, mort en 1628, est auteur d'une Idée des lois civiles et ecclés., ouvrage savant.

RIDLEY (Le docteur Glostf.r), théologien et littérateur anglais, de la môme famille que Nicolas Ridley, évoque de Londres, nacjuit sur mer en 1702, à bord du Glocester, vaisseau de la compagnie des Indes, dont il prit son nom de baptême. Il étudia à ^Vincheste^ et à Oxford, et montra d'abord du goilt pour le théAtre. On cite, parmi les essais de sa jeunesse, une tragétiie intitulée : Jugurtha, l'I une autre ()ièce dramatique : La Héparorlion inutile, (pi'il composa en société avec (pialre amis, dont chacun écrivit un acte. Plus tard Ridley obtint successivement les cures de Westou en Norlbllv, de Poi)lar

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