‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 147 sur 341 · BIC · texte numérisé non relu

BIC

qui furent bientôt suivis de cinq autres en forme de prônes, et de deux autres sur les mystères de Notre-Seigneur et sur les fàes de la Vierge : ils sont solidement écrits, mais ils manquent de chaleur et de nerf. Eloges historiques des saints, 1716, k^ vol. in-12; Dietionnaire moral, ou La Science universelle de la chaire, en 6 vol. in-8°. On trouve dans cet ouvrage, par ordre alphabétiiiue, ce que les prédicateurs français, espagnols, italiens, allemands, ont dit de plus curieux et de plus solide sur les dilférents sujets. Il est Téditeur des Sermons de Fromentif'res, des Prônes de Joly, des Discours de l'abbé Boileau. La vieillesse ne fut pas pour lui un temps de repos; il travailla jusqu'à sa mort, arrivée en 1719, à 81 ans. — Relativement à l'édition des OEuvres com/)/ffes de Ricliard l'Avocat, donnée par M. l'abbé Migne, dans sa grande collection des Orateurs sacre's, en 18i5, Voy. Mascauo\.

RICHARD DE Reims, religieux de l'ordre de Saint-François d'Assise, était écolâtre de Reiras vers l'an 1370, et se Ut une réputation par son érudition et son éloquence. Sur l'invitation de Jean de Craon, sou archevêque , il fit des homélies pour les,dimanclies et les l'êtes de saints , et donna une éditioh des œuvres de saint François. Ses homélies ont pour titre : Scrmones âe Tempore et de Sanctis, libris duobus. 0\ jieut consulter à son sujet Wading , Scriptores ord. tninontm. Trithème l'a confondu avec Richard Piques , archevêque de Reims.

RICHARD ( René ] , historiographe de France, fils d'un notan-e de Saumur, naquit en IfiSi. Il entra de bonne heure dans la congrégation de l'Oratoire , d'où il sortit , après avoir été employé dans les missions faites par ordre du roi dans les diocèses de Luçon et de La Rochelle. Il obtint un canonicat de Sainte-Opportune h Paris, et niourut doyen de ce chapilre en 17-2". 11 avait eu le titre d'historiographe de France. L'aiibé Richard était un homme singulier, et la singularité de son caractère a jiassé dans ses écrits. Les principaux sont : Parallèle du cardinal de Richelieu et du cardinal Hlazarin, Paris, 170i, in-1-2; réimprimé en 1716. Cet ouvrage pèche en bien des endroits, contre la véi'ité de l'histoire. L'auteur n'avait ni l'esprit assez profond, ni le jugement assez solide, ni une assez grande connaissance des affaires, pour faire des parallèles justes. Il avait promis de comparer aussi les deux derniers confesseurs de Louis XIV, La Chaise et Le Teliier; les deux archevêques de Paris, Harlai etNoailles, et quel(iues-uns des ministres de Louis \l\ : mais ces ouvrages n'ont pas vu le jour. Maximes chrétiennes, et le ('/(oîx d'un bon directeur, ouvi'ages (;om|iosés pour les demoiselles de Saint-Cyr; Vie de Jean-Antoine Le Vacher, praire', instituteur des sœurs de l'Union chrétienne, iu-12; LIistoirc de la vie^ du P. Joseph du Tronblai/, capucin, emploi/é par Louis XIII dam les ajl'airc.s d'état, in-12. L'abbé Richard peint dans cet ouvrage le P. Joseph comme un saint, tel qu'il a dû être; mais peu do temps après , il en donna un

KIC

portrait contradictoire dans le livre intitulé : Le véritable P. Joseph, capucin, contenant l'histoire anecdotique du cardinal de Richelieu, Saint-Jean de Maurienne (Rouen), 1701, in-12, réimprimé en 1730, 2 vol. in-12. Et pou • mieux se déguiser, il fît une critique de cette histoire, sous le titre de Réponse au livre intitulé : Le véritable P. Joseph , in-12, avec le précédent. Si effectivement tous ces ouvrages opposés les uns aux autres, sont de l'abbé Ricliard, ils prouvent un esprit inconstant, tortueux et faux, qui rechercnait moins le vrai que la très-vaine gloire de revêtir le mensonge de toutes sortes de couleurs. Dissertation sur l'induit, in-8'; Traité des pensions royales, in-12.

RICHARD (lé P. CuARLFS-Lovis), écrivain ecclésiastique, né en 1711 là Blainville-sur- Eau, en Lorraine, d'une famille noble, mais pauvre, était âgé de 16 ans, lorsqu'il entra dans l'ordre de Saint-Dorainique. Après avoir fait sa profession à Nancy, il se rendit à Paris et habita successivement les maisons que les dominicains possédaient rue Saint-Dominique et rue Saint-Jacques, dans la capitale. Il fit ses cours de théologie, fut reçu docteur, et consacra dès lors sa plume à la défense des principes religieux menacés par la philosophie du xvin' siècle. Quelques écrits, dans lesquels il attaquait un arrêt du parlement de Paris , intervenu au sujet du mariage d'un juif converti, lui ayant fait a|ipréhender que cette cour ne lui suscililt de fâcheuses affales, il prit le parti de se retirer h Lille en Flandre. Il y resta jusqu'à la révolution. Alors il passa dans les Pays- Bas, et il était k Mons en 179i, quand les troupes françaises s'emparèrentde cette ville. Hors d'état de fuir, à cause de son grand Age, il s'y tint caché; mais il fut dérouvert ettraduit devant une commission militaire, qui, sans égard pour ses vieux ans. le condauma à être fusillé. Le motif de cette condamnation était un écrit qu'il av.dt publié à Mons, sous ce tilre : Parallèle des Juifs qui ont crucifié Jésus-Christ avec les Français gui ont lue leur roi. Le jugement fut exécuté le 16 août 179i. Le P. Richardavait 84 ans (1). Il alla à la mort avec courage, et même avec allégresse, appuyé sur le bras du P. Silvestre Taion, récolet, son confesseur, et récitant des prières. Il avait publié un grand nombre d'ouvrages, dont les titres suivent : Dissertation sur la possession des corps, et Vinfestation des maisons, par les démons , 1746, in-8'; Dictionnaire universel des sciences ec-

(I) D'après le Dictionnaire des anonymes, tome II, pag. 571, 11» 8545, ce serait un ouvrage intitulé : Des dioil.s de lu miiison d'AiiInclic sur In Belgique, parle l\ie Uicliard, Mons, Moiijot, l";>i, iii-8», qui aurait si'rvi de prétexte ' la luoit «le ee religieux, lusillé, suivant ce luéuie dielioiiuaire, le 14 aoùl, au lieu (lu i(>, dale des Mémoires pour servir ù l'histoire eccl-'xiiislùiuc jieiidiin! le dix-huilumc s'.ccic. M..is dans lojugenieni <iui lui rcu.îu If '28 lliermiùor (15 aoiU), le"^ niolil' de la condamnation est énoncé. C'est la publiialiou du livr,- inliiulé : Parallèle des Juijs, etc., duquel [ilusieurs passages y sont rapportés.

;.■? Ric

désiastiques, n60, 6 yol. in-folio, avec un volume do supplément, par les PP. Richard et Giraud, dominicains du faubourg Saint- Germain. La France littéraire, tom. 1", page 383, attribue ce dictionnaire à Jean Richard, aussi dominicain et docteurdeSorbonne, mais il paraît constant qu'il est du P. Charles- Louis; Examen du lihelle intitulé : Uistoire de rétablissement des moines mendiants , 1767, in-12; Lettre d'un archevêque à l'auteur (Gervol) dp la brochure intitulée : Du droit des souverains sur les biens-fonds du clergé et des moines, Paris, 1770, in-8"; Dissert, sur les vœux, 1771, in-12; Lettre d'un docteur de Sorbonne à l'auteur (Riballier) de l'Essai histor. et crit. sur les privilèges et les exemptions des réguliers, l'i'l, \ï)-\i; Analyse des conciles généraux et particuliers , 1772-1777, 5 vol. in-4°; La nature en contraste avec la religion et la raison, ou l'ouvrage qui a pour titre : De la nature (par Robinet), condamné autrihunal de la foi et du bon sens, 1773, in-8"; Observations modestes s)ir les Pensées de d'A- Icmbert, 177i, in-8"; Défense de la relit/ion, de lu morale, delavertu,dc la société, 1775, in-8°; L'accord des lois divines , ecclésiastiques et civiles, relativement à l'état du clergé , 1775, in-8"; Réponse à la lettre écrite par un théologien (par Condorcet) à l'auteur du Dictionnaire des trois siècles, 1775, in-12; les Protestants déboutés de leurs prétentions, 1776, in-12; les Cent questions d'un paroissien au curé de ***, 1776, in-12, contre l'écrit de Guidi, intitulé. Dialogue entre un évéque et un curé, au sujet des mariages des protestants [voy. GuiDi); Réponse à la diatribe de Voltaire contre le clergé de France , 1776, in-8°; Le Préservatif nécessaire à toutes les personnes qui ont lu les lettres faussement attribuées au pape Clément XI ^,1776, in-8"; Annales de la charité ou de la bienfaisance chrétienne, Malines, 1785, 2 vol. in-12; Réfutation de l'Alambic moral: Voltaire de retour des ombres, et sur le point d'y retourner pour n'en plus revenir, à tous ceux qu'il a trompés , Bruxelles et Paris, 1776 , in-12 , attribué au P. Richard, dans le Dictionnaire des anonymes, u" 11,036, et mis comme douteux dans la table du mémo Dictionnaire, tome IV, p. 332; quatre vol. de Sermons, in-12; beaucoup d'autres opuscules et nlusieurs brochures anonymes ira|trimées à Mons et à Lille, toutes relatives au serment exigé des prêtres, et à la révolution , mais qu'il serait diflicile aujourd'hui de trouver ailleurs que dans le caijinet de (iuel([ues curieux, les imprhueiirs les ayant brûlées, dans la cran e d'être compromis. {Voy. Dictionnaire des anonymes, ibid.) Les écrits du P. Richard sont ju.^és un peu sévèrement dans le Nouveau Dictionnaire historique (de Prudhomme); on lui reproche d'écrire mal, sans chaleur, sans coloris. A ce jugement nous en opposerons un autre, dont il résulte que cet estimable religieux n'était pas cependant si dépourvu des qualités qui constituent le bon écrivain. U s'agit de l'Analyse des conciles généraux : « La netteté, l'ordre , la précision, ne sont pas, dit un critique, les seules qualités qui caractérisent cet ouvrage ;

RIC

on y trouve tout ce qui peut intéresser le lecteur curieux et le savant : style, érudition, critique , intelligence profonde du droit ancien et moderne, etc., etc. {Nouvelle Bibliothèque d'un homme de goût, tome III, page 237). » Celui qui mérité cet éloge n'est pas , ce nous semble, un écrivain si médiocre. Ce qu'on ne conteste point, c'est que le P. Richard avait (outes les vertus de son état , et ce mérite en vaut bien un autre. On trouve dans les Martyrs de la Foi un article long et intéressant sur le P. Richard. Nous avons seulement remarqué que la liste des ouvrages diffère de celle que nous donnons. Rli^HARD (Je\n-Pierre), prédicateur, né àBelfort en Alsace, le 7 février 1715, commença ses études dans le collège do sa ville natale et entra ensuite dans celui des jésuites de Colmar. En 1760, il prit l'habit de cette société : et lors de la supiiression de cet ordre, il se retira d'abord en Lorraine, où il se plaça sous la protection du roi Stanislas de Pologne. Richard se rendit ensuite à Liège, où il soigna l'éducation des neveux de l'évoque. Le P. RiC'iard ne fut de retour en France qu'en 1786, et dès lors il se livra à la prédication. Il se Qt connaître assez avantageusement pour être chargé, trois ans a))rès, de prêcher à la cour la Pentecôte, et fut interrompu dans ce pieux exercice par les troubles de la révolution. Quoiqu'il n'eût point prêté le serment, il resta constamment à Paris, et en 1800 il reprit ses prédications. M. le cardinal de Belloy le nomma, en 1805, chanoine de la métropole. En 1818, il fut chargé de la station du Carême aux Tuileries ; il devait même remplir, deux ans après, celle de l'Avont; mais il mourut le 29 septembre 1820, âgé de 77 ans. Il a laissé un recueil de Sermons, contenant vingt-neuf discours pour les dimanches de l'Avent, du Carême, et pour les principales fêtes do l'année : ils se font remarquer par l'ordonnance, l'esprit, la diction, la couleur générale, et la profonde connaissance de l'auteur dans les matières ecclésiastiques. Ils ont été imprimés, Paris, A. Leclère, 1822, k vol. in-12, avec un portrait. RICHARD (l'abbé N.), mort vers 1800, dans un âge très-avancé, s'est fait connaître par quelques ouvrages : des Réflexions critiques sur le livre intitulé les Mœurs, de Toussaint, 1748, in-12 ; Tableau historique, topographique et physique de la Bourgogne, 1753-1760, 8 vol. in-2'i- ; Description historique et critique de l'Italie, Paris, 1766-1770, 6 vol. in-12; Théorie des songes, 1766, in-i2 ; Histoire naturelle de l'air et des météores, 1770, 10 vol. in-12; Histoire naturelle, civile et politique du Tunquin, 1778, 2 vol. in-12. RICH.VRD (Gabriel), missionnaire français, naquit à Saintes, le 15 octobre 1764, et descendait, dit-on, de la famille de Bossuet, par sa mère. Après avoir fait ses études de théologie au séminaire d'Angers, il vint à la Solituaeà Issy, pour entrer dans la congrégation de Saint-Sulpice, et fut ordonné prêtre, en 1791. M. Eniery l'envoya l'année suivante aux Etats-Unis. On le destinait à professer les mathématiques au collège naissant de

RIC

Baltimore ; mais, au bout de trois mois, M. Canol, évoque, qui avait sous sa juri- (liclion tous les calholiques des Etats-Unis, l'envoya à Kaskaskia, ville située sur le territoire des Illinois, où il y avait une colonie d'aneiens Canadiens français. L'abbé Ricliard y demeura depuis le ik décembre 1792 jusqu'au 22 mars 1798, époque à la(pielle il partit avec >ni. Levadoux et Dilhet pour la Ville-de-Détroit, la ville la plus importante du Michigan. Cette ville et ses environs contiennent 1800 catholiques, originaires du Canada, et on en trouve environ sept mille disséminés, souvent h de grands intervalles, dans tout le Michi,:;an. Uicliard fut constamment depuis char,-;é de cette mission, et il était en dernier lieu graml-vicaire de M. l'évêque de l'Oliio pour le Miclii;ian. Il visitait de temps en temiis les catholiques de cette contrée' qui ont dis établissements à la prairie du Chien, ii la Baie-Verte, à Michillimackinac, sur les rives du Uaisin et à la Baie- Saint-Joseph. La Ville-de-Détroit essuya, le 1" juin 1803, un incendie qui consuma l'église, bàlie en 1750, par les soins du P. Roque, récollet. Richard parvint à en construire une nouvelle en pierres, de 116 pieds de long sur 60 de large. En 1809 il se procura une presse et des caractères, et commença un recueil périodique, en français, sous le titre d'Essais du Michigan, qu'il espérait pouvoir être utile à la religion catholique; mais l'éloignement des catholiques et l'irrégularité du service des postes empêchèrent le succès de cette publication. La {)resse de Richard fut longtemps la seule dans le Michigan, et elle rendit sous sa direction plusieiu's services. Dans la guerre des Etats-Unis avec l'Angleterre, en 1812, les Anglais tirent Richard prisonnier, et l'envoyèrent à Sandwich dans le Bas-Canada, où il trouva encore occasion d'ex«rcer son zèle, et où il parvint à sauver quelques prisonniers qui, étant tombés entre les mains des Indiens, allaient périr dans les tourments. A son retour à la MUe-de-Détroit, tout était dans la confusion ; on mancjuait de blé, et les autres comestibles étaimit rares. Richard ])arvint à se procurer du blé, t[u"il distribua gratuitement aux plus nécessiteux. En 1817, il entrejirit de bâtu'dans cette ville une chapelle, c'est celle de Sainte-Amie, que le défaut de fonds a empoché d'achever sur le premier plan. En 1823, Richard fut élu député au congrès ; il est le jiremier ecclésiastique qui ait eu cet honneur. Il accepta cette mission qui lui permettait de rendre des services aux catholiques, et le traitement ((u'il recevait lui fournil des moyens d'achever les églises dont il avait projeté la construction. Il entretenait des relations avec dill'érentes tribus <lu Michigan, et leur envoyait des missionnaires. Malheureusement le nombre des ])rètres était de beaucoup insuflisant pour les besoins du pays. Le choléra ayant éclaté en 1832, à la Ville-de-Détroit, lti('hard fut victime de son zèle, et mourut le 13 sepiciubre de la nièiue année. L'Ami de la Ihlitjion lui a consacré une Notice dans son

RIC 760

numéro du 22 nov. 1832. Le tome Iir des Annales de la Propagation de la foi renferme des lettres de ce pieux ecclésiastique.

RICHARDOT (François), naquit en 1507, à Morey près de Vesoul en Franche-Comté, et se fit religieux augustin dans le couvent de Champlitte. Il devint ensuite professeur dans l'université de Besançon et à Paris, et succéda au cardinal de Granvelle dans l'évêché d'Arras, en 1381. Il préserva son diocèse des erreurs des protestants, parut avec éclat au concile ie Trente, et eut beaucoup de part à l'érection de l'université de Douai. Sa mort, arrivée en 157?t, à 67 ans, fut digne des vertus qui avaient illustré sa vie. On a de lui : des Ordonnances synodales, Anvers, 1588 ; un Traité de controverse ; des Sermons en français, traduits en latin par François Schott, avocat de Saint-Omer, et imprimés, avec l'Oraison funèbre du prélat par Thomas Stapleton, sous ce titre : Rev. et eloquentissimi viri D. Fr. Richardoti orationes latinœ. Douai, 1608, in-i" de 96 pages ; Institution des pasteurs, Arras, 1364 ; quatre Sermons du Sacrement de l'autel ; un des Images ; des Oraisons funèbres et d'aulies ouvrages. — Jean Richardot, son neveu, fut président du conseil d'Arras, puis du conseil privé de Bruxelles. Il se signala par sa fidélité et par sa capacité dans plusieurs négociations importantes, et surtout dans l'ambassade que l'archiduc Albert envoya, au nom du roi d'Espagne, à Vervins. Alexandre de Parme en faisait un cas tout particulier, et l'employa dans les occasions les plus importantes comme les plus délicates. Quand les mécontents demandaient à traiter avec lui, il les renvoyait au président Richardot. Cet habile néj;ociateur mourut en 1609.

RICHARDSON (Jean), théologien anglican, natif de Chester , devint évèque d'Armagh, en Irlande, et mourut en 1633. On a de lui des Observations choisies sur l'Ancien Testament, in-fol., en anglais, qui pèchent souvent contre leur titre.

RICHELIEU. Voy. Plessis-Richelieu.

RICHENET (Louis-François) , né en 1760 à Petit-Noire, près Dol , entra jeune encore dans la congrégation de Saint-Lazare, et fut envoyé comme professeur au séminaire de Saint-Pol-de-Léon, dirigé par cette congrégation. Il y était au commencement de la révolution , et passa en Angleterre, corauie la plus grande partie du clergé de la Bretagne. On sait qu'après la destruction des jésuites, la congrégation de Saint-Lazare avait été chargée des missions desservies par eux en Chine, et déjà quelques lazaristes y avaient été envoyés avant la révolution. Richenet fut désigné jiour se rendre à Pékin où il devait être attaché au tribunal des matiiématiques , et partit de Londres en 1800 avec un de ses confrères, M. Dumazel. Ces deux missionnaires, après un long séjour', |)artie à Mncao , partie h Canton, obtinrent enfin en 1803 la liermission de se rendre à Pékin ; mais à (|uelques journées de cette cajiitale, un contre-ordre les força de retourner à Canton. Cet incideal l'ut iiilli'ibué à ia découverte de

RIC

RIC

la correspondance d'un missionnaire, qui parut suspecte aux Chinois. Il eu résulta une persécution dont on trouve les détails dans les Nonvellei lettres édifiantes publiées on 1818. Uichenet retourna donc à Macao et y resta chargé des affaires de la mission française de Pékin. Son goût décidé pour l'instruction le porta à étudier avec ardeur, pendant son séjour à Macao, la langue, les mœurs et les usages de la Chine. Doué d'autant d'intelligence que d'activité , il se procura une collection fort curieuse d'objets relatifs à cet empire, des manuscrits , des vôtements , des meubles , des ornements, etc. , et il apporta cette collection en Europe lorsqu'il revint en 1815. Son but était de se concert(?r avec les supérieurs de sa congrégation sur les moyens de perpétuer leur mission (>n Chine. Il se proposait môme d'y retourner, mais il fut chargé de diriger la maison-mère des sœurs de la Charité à Paris, et mourut dans cette ville le 19 juillet 1830.

RICHEOME (LoLis) , jésuite , né à Digne en Provence, l'an loVV, défondit avec zèle la foi catholique contre les huguenots. Après avoir été tloux fois provincial, il devint assistant général de France on 1598. Il mourut à Bordeaux eii 1623, à 87 ans, avec une grande réputation do ])iélé. On a de lui plusiom-s Traités de controverse, et dos écrits ascétiques et théologi({nes , imprimés à Pai-is en 2 vol. in-fol., 1028. Queli[uos-uus lui attribuent l'Histoire de la naissance , progrès et décadence de Vhérésie de ce siècle, en 8 vol., Paris, 1603 , in-4"; réimprimée plusieurs fois dans ce format et in-8". Cette Histoire, (pii parut avec le nom de Florimond de Rémond, a été traduite en latin et en allemand, et continuée par Charles Malingre.

RICHER (Edmond), syndic de la faculté de théologie de Paris, né à Chaource , diocèse de Langres , le 13 septembre 1300 , vint achever ses études dans la capitale et y fit sa licence avec distinction. Né avec un génie impétueux, il se distingua beaucoup dans le parti de la Ligue. 11 ont la hardiesse, dans une de ses thèses , soutenue au mois d'octobre 1391, d'ap|irouver l'action de Jacques Clément. Il avait pris le bonnet de docteur en 1390, devint grand-maître du collège du cardinal Le Moine, puis syndic de la faculté de théologie de Paris, le 2 janvier 1008. Il s'éleva avec force, en 1011, contre la thèse d'un dominicain qui soutenait l'infaillibilité du pape et sa supériorité sur le concile. Il publia la même année, in-i°, un petit écrit intitulé : De la puissance ccclésiaslicpie et politique, pour établir les principes sur lesquels il prétendait que la doctrine de l'Eglise de France et de la Sorbonne, touchant l'autorité du concile général et du pape, était fondée. Mais il no se borna pas là ; il y établit [)resque tous les principes de Marc-Antoine de Dominis. {Voij. son article.) Sous prétexte d'attaquer la puissance du pape, il étalait des principes qui renversaient la puissance royale aussi bien que colle du souverain -pontife et des évoques. Tel est celui-ci : « Ghaaue communauté a droit immédiote-

« rnent et essentiellement de se gouverner « elle-mômo, c'est h ello et non à aucun par- « ticulior que la puissance et la juridiction « a été donnée. » Il ajoute : « Ni le temps, « ni les lieux, ni la dignité des personnes ne « peuvent firescrire contre ce droit fondé « dans la loi divine et naturelle. » Ce petit livre souleva contre lui le nonce, les évêques et plusieurs docteurs. On voulut le faire déposer du syndicat, et faire anathématiser son livre par la faculté de théologie; mais M. de Verdun, premier président du parlement, eut assez de crédit pour parer ce coup. Le cardinal du Perron, archevêque de Sens, assembla tous les évoques de sa province, et, après plusieurs conférences , l'ouvrage de Richer fut condamné le 13 mars 1612. Son livre, jiroscrit à Rome, le fut encore par rarchovêquo d'Aix et par les évoques de sa province, le 2V mai de la môme aimée. On vit paraître alors dp. tous côtés une foule d'écrits pour le réfuter. Le cardinal de Richeliou, au génie duquel rien n'écha[)pait, sentit le danger des principes de Richer, et en fut alarmé. L'habile ministre crut qu'il avait eu en vue d'attaquer les deux puissances par ses principes généraux, et il no se trompa jioint. « Cet ouvrage, dit le car- « dinal du Perron, est un levain de vieille « doctrine qu'il a couvée et soutenue dès long- « temjis, on laquelle, encore qu'il ait changé « de procédure, pour le fait de l'Eglise, néan- « moins il a conservé les mêmes maximes « qu'il tenait alors pour le fait de l'Etat. C;*- « l'an 1591 , au mois d'octobre il soutint pu- « bliquement, en Sorbomio , que les états « du royauum étaient indubitablement pai- « dessus le roi, etc. » (Etfoctivement , lors delà révolution de 1789, on vit l'assemblée nationale, (composée dans sa partie dominante de riihéristes, régler sur le système du vieux syndic toutes ses opérations , tant h l'égard de la constitution civile qu'à l'égard de la constitution ecclésiastique.) La cour défendit à Rirhor de rion écrire pour sa justilication, et ordouîia à la faculté de le déj>ouiller du syndicat. On élut un autre syndic en 1012; et depuis ce temps les syndics de la faculté ont été élus de deux ans en deux ans, au lieu qu'ils étaient perpétuels auparavant. Richer cessa d'aller aux assemblées de la faculté , et se renferma dans la solitude, unicjnemi'ut appliquéà l'étude; mais on l'accusait de continuera dogmatiser. Il fut onlovéet mis dans les jn-isons de Saint-Victor. Il donna, on l(i20, une déclaration par laquelle il protestait qu'il était prêt à rendre raison des i)ropositions de son livre De la puissance ecclésiastique et politique. 11 en donna une seconde, où il lecoimaît l'Eglise romaine pour mère et maîtresse de toutes les Eglises, et déclare que ce qu'il avait écrit « était contraire à la doctrine catholique, ex- « posée tidèlement par les saints Pères; faux, « hérétique, impie et pris des écrits enipoi- « sonnés de Lullior et de (!alvin. » Entin , pour ne laisser aucun doute sur la sincérité do SOS rétractations, il en don: a une troisième eu 1030. L'historien du P. Joseph de

RIG

RIC

Paris et ral)bé Racine disent qu'on la lui extorqua; mais cette violence avec toutes ses circouslaiices est victorieusement prouvée l'aussi' dans le Journal dp Trévoux, janvier 1703. 11 mourut le 29 novemljre 1G31. Hicher était un homme qui à roljslinalion des gens de son état joignait une intlexibilité d'espiit jiailicuHùre. Vieilli sur les bans, au milieu de la chicane, endurci dés l'enfance h In misère, il hrava la cour, parce qu'il ne lui demandait rien , et qu'il pouvait se passer do tout. Nous avons ilc lui un grand nombre d'ouvrages, dontles principaux sonl: Vindiciœ (lod.rinœ miijorum sriiola' parisiensis contra (lefensorrs monurchiw et curiœ romanv, Cologne, 1()83, in-V ; De polealatc Eeclesiœ in rébus leinporalibus, 1G92, \n-k" ; une Apologie de Gerson, avec une édition des OEiivres de ce célèbre chancelier de l'université de Paris , où l'éditeur s'est riermis plus d'une sorte d'altération ; une Histoire des conciles généraux, en latin, 3 vol. in-4° ; YJIistoire de son syndicat, publiée en 1753, in-8° ; Obstctrix animorum, Leipzig, 1693, in-i", et quelques autres livres de granunaire ; De optimo ttcademiœ statu , in-8" ; son jilus fameux ouvrage : De potcslale ccclesiasiica, avec une défense de sa doctrine et de sa conduite , Cologne, 1701, 2 vol. in-V\ André Duval , Pelletier, Jean Boucher , qui autrefois s'étaient déclarés pour la Ligue, les PP. Eudœmon- Jean, Gautier et Su-mond ont victorieusement réfuté les erreurs contenues dans cet ouvrage ; ce qui n'a pas empêché de Dominis, Febronius et d'autres novateurs d'en faire la base de leurs diatribes contre l'E- « glise. Ce qu'd est bon de savoir, dit un sa- « vaut moderne , c'est que les jansénistes « sont devenus ]ianégyristes du système de « Richer, auquel ils ont donné des lettres « d'a/filiation. Le ûimeux patriarclio de la « secte, l'ubbé de Saint-Cyran, pensait qu'il « y a de la témérité à traiter les richéristes « d'héiétiques ou de schismatiques. On de- « vine ce que, dans le lang;!ge de Saint-Cy- « ran , signifiait cette orthodoxie des riché- « ristes. » M. de Sainte-Beuve, qui avait des relations avec le ])arti, écrivant au fameux docteur Saint-Amour, qui, comme on sait, avait été envoyé à Rome pour soutenir la cause des cinq propositions, s'ex|irimait en ces termes : .< Si le jansénisme est condamné, « ce sera une eles choses les plus désavan- « tageuses au sainl-siége, et cpd diminuera « dans la plupart des esprits le respect et la « so;;mission qu'ils ont toujours gardés pour « Rome, et qui fera inclim'r heaucoup d'au- « très dans les senliments des richéristes... « Faites, s'il vous plait , réilexion sur cela; « souvenez-vous ipie je vous ai mandé, il y « a longtein|is,quiule'cett(; décision dépendra « le renouvellement du ricitérisme en France. » Les jansénistes eux-mêmes nous ont conservé cette lettre, qu'ils ont fait imprimer en l()t;2. Pour saisir le sens de la conlidence de Sainte-Beuve au sujet de Saint-Amour, il laut s(^ ra])peler qu'à cette époque les jaiiséuistes pressentaient la condanmalion des cinq proiiositions à Rome. Pour amortir le coup

ils se disposaient à faire valoir le richérisme, qui ne donne au pape que le pouvoir ministériel ou exécutif, et qui , en celte qualité, ne peut, selon Richer, prononcer le décret sans unconcilc général. C'étaitd'avance une contrebalterie dont ils menaç.nent Innocent X et sa bulle. — C'est encore une chose curieuse de voir, avant le jansénisme, le calvinisme enseigner le dogme de Richer. Sa doctrine est la confession de foi d'Anne du Bourg, qui, comme calviniste, fut condamné à mort sous Henri IH. « Je crois, disa t Anne du Bourg, « la puissance de lier et de délier, cpi*on ap- « pi'lle communément les clefs cle l'Eglise, « être donnée île Dieu, non point à un homme « ou deux, mais à toute VEglise, c'est-à-dire « à tous les fidèles et croyants en Jésus-Christ. » Cette assertion, comme on s'en ai'ierçoit à la seule lecture, est la même que celle de Quesnel, et dérive de la maxime de Richer, que la juridiction a]ipartient collectivement à la société entière. Ainsi, on peut assurer, avec la plus exacte vérité, que le richérisme n'est qu'un système combiné des maximes des calvinistes et des jansénistes. La V ie de Richer a été imprimée à Amsterdam, 1715, in-12.

RICHER (François), avocat, né h Avranches en 1718, mort en 1790, était frère d'Adrien Richer, qui s'est fait connaître par les Vies des hommes illustres, comparés les rms avec les autres depuis la chute de l'empire romain jusfiu'à nos jours, Paris, 1736, 2 vol, in-12, et jjar plusieurs autres ouvrages d'histoire. François a laissé, entre autres écrits, un Examen des principes d'après lesquels on peut apprécier la déclaration de l'assemblée du clergé de 1760, in-12; et De l'autorité du clergé et du pouvoir du magistrat politique, sur l'exercice des fondions du ministère ecclésiastique, 17G7, 2 vol. in-12. Cet auteur n'était pas favorable au pouvoir de l'Eglise. C'est encore lui qui a publié le recueil des Causes célèbres et intéressantes, Amsterdam (Paris), 1772-1788, en 22 vol. in-12, qui a fait oublier celui que Gayot de Pitaval avait publié sous le même titre, à Paris, 173V et années suiv., en 20 vol. in-12.

RICHER ( Edouard ), apôtre du swédenborgisme, né le 12 juin 1792 à Noirmou tiers, mort à Nantes, après une longue et douloureuse agonie, le 21 juin 1834, perdit, dès l'âge de seize mois, son père , capitaine de la garde nationale de l'île de Noirmoutiers, tué dans un combat qui eut lieu à Barbàtre, entre les troupes de Charette et les républicains. Edouard, dans son enfance, se montra ennemi de toute contrainte et de toute application, et sa mère dut le faire changer plus d'une fois d'i-nstitutiou. Comme sou éducation était restée imparfaite, on le destina au commerce : ce fut alors que la lecture des ouvrages de Young, d'Addison, de Goldsmith, et surtout de Bernardin de Saint-Pierre, opérèrent en Iwi une sorte de transfornialiou. Encouragé par Cuvier, Latreille et d'autres savants, il s'aiipliqua principalement h l'histoire naturelle et à l'astionomie physique. A peine âgé de 20 ans, il

RIC

RIC

tuiiiposa, de concert avec Ml\[. Piet et Im post, une Statistique de Noirmouliers. C'est vers la même époque qu'un amour contrarié lui suggéra le sujet de sou poëiiie : Victor et Amélie, qu'il publia .'i Paris, en 1816, in-S" ; 2' édition, suivie de Poésies rliverses, Nantes,

1817, in-8°. L'étude approfondie qu'il avait laite de l'astronomie mythologique le porta à eouibattre la funeste inllucnce qu'exerçait l'ouvrage de Dupuis sur les idées morales et icligieuses, et il publia un Essai sur l'orii/ine des constellations anciennes , Nantes ,

1818, iu-8°, qui n'est, du reste, que la réunion de quelijues notes prises dans Bailly, Court de (lebelin, etc. En 1810, il lit paraître, sous le titre de Voijaeje à la Trappe de Mcil- Icray, Nantes, in-8", le récit de ses impressions dans cet asile de la pénitence. Cet écrit forme la quatrième livraison de son Voyage pittoresque dans le déparlement de la Loire-I II fi'ricure, qui parut à Nantes, de 1820 à 1823, 2 vol. in-4-", et qui devait en avoir ipiatre, avec un atlas. Edouard Richer fit jiarattre presque en même temps La Pldlosopliie morale et religieuse dans ses rapports arec les lumières, Nantes, 1821, in-8°. « On y « démêle, dit M. Prosper Levot, le germe (I des idées qui devaient l'amener aux doc- « trines de Swedenborg. Convaincu de cette « vérité, que plus le sentiment religieux est « dévelo|ipé chez l'homme, plus son caur « s'ouvre à l'espéra'ice et son esprit à la rai- « son, il obtint les suflVages de quelques (c lionunes méditatifs, mais il déplut aux ca=> « tholiques fervents aussi bien qu'aux in- " crédules et aux inditl'éronts. » Son Précis de l'histoire de Bretagne, Nantes, 1821, in-V, frappa l'attention de Daru, qui se mit en relation avec l'auteur, et profita souvent de ses r(mseigneraents et de ses conseils. Sa brochure intitulée : Les Cosmopolites et le Pécheur, Nantes et Paris, 1823, in-12, se divise en deux parties : dans la première, l'auteur nous fait assister à un congrès do savants et de philosojihes dissertant sur les plus importantes questions religieuses, économiques et sociales. Le défaut intentionnel de conclusion a pour résultat de démontrer l'incohérence des systèmes qui-partagent le monde. La seconde partie est une boutade philosophique contre la multiplicité des livres et contre la légitimité de certaines réputations littéraires. L'idée princii)ale du Mot de l'énigme, Paris, 1826, in-8', paraît avoir été prise de la Science divine de Law et fies ouvrages de l'illuminé Saint-Martin. Ri- 'ïher y cherche l'explication de l'origine du mal et disserte sur le péché originel. L'ouvrage suivant nous le montre définitivement enrôlé sous la bannière d'une secte nouvelle; il est intitulé : Guérisons opérées pur madame de Saint-Amour, Nantes, 1828, in-8°. Cette dame, propagatrice enthousiaste des doctrines de Swedenborg, était alors à Nantes où l'avait précédée une grande réputation acquise par les cures merveilleuses qu'elle prétendait opérer par sa puissance intérieure. Les uns la regardaient comme une sainte, d'autres la traitaient de sorcière:

Edouard Richer eut la faiblesse d'emnrasser et de soutenir avec chaleur les rêveries de cette visionnaire. C'est pour soutenir les mêmes rêveries et les mêmes erreurs que, malgré les souffrances aiguës qui le tourmentaient continuellement, il appli((ualt un talent incontestable, mais jouet d'une imagination extrêmement exaltée et mobile, h la composition de son grand ouvrage : La nouvelle Jérusalem, qui fut publiéis de 1832 à 1836, Nantes et Paris, 8 vol. in-8°. Les trois premiers seulement parurent du vivant de l'auteur; les autres furent rais au jour par les soins et avec le secours de son ami M. de Tollenare. Voici les titres des diverses compositions qui forment ces huit volumes : La Religion du bon sens ; La clef du mystère; Introduction à ta doctrine; Considérations générales: Dieu et le monde spirituel ; L'univers et l'homme: Doctrine chrétienne; Témoignages, applications; Dissertations critiques et Mélanges; Invocations à l'usage des vrais chrétiens, volume réimpiimé sous le titre d'Invocations religieuses, Paris, 183'i, in-18. Nous citerons encore de Richer : L'immor' talité de l'âme, ode, 1821, in-8° : Epître à M. L. I. (Impost), Nantes, 1821, in-8° ; Mes pensées , Nantes , 1825, in-12 : l'auteur en avait inséré une partie dans diverses livraisons du Lycée armoricain, recueil mensuel qui s'imprimait h Nantes; Linné et Swedenborg, in-8°; Le livre de l'homme de bien, ou Le testament du docteur Cramer, suivi de la Visite de Gustave, Nantes et Paris, 1832, in-8". Richer laissa un manuscrit de VHistoire de Bretagne, entièrement refondue, qui devait former trois ou quatre vol. in-8°; un autre manuscrit a\ant pour titre : VArmorique ou la Bretagne poétique, devant former 2 ou 3 vol. in-8°; une Poétique générale des beaux arts, et il se proposait de publier un ouvrage étendu, qui se serait intitulé : Des erreurs et des progrès de l'esprit humain. Les articles que l'on trouve dans le Lycée armoricain, sous les titres de Fénelon, Rousseau, Voltaire, Bernardin de Saint-Pierre, sont les seuls fragments qui en aient paru. Il voulait aussi donner un recueil périodique, sous le titre d'Archives théosophiques, dans le but de propager les doctrines du mysticisme swédenborgien. Les OEuvres littéraires d'Edouard Richer ont paru îi Nantes, 1838, 7 vol. in-8', avec une notict historique par M. Emile Souvestre, et une Introduction de M. Piet aux Mémoires sur la vie et les ouvrages d'Edouard Richer, écrits en partie par lui-même et publiés par F. Piet. — L'auteur de cet article a cité des lignes très-remarquables d'Ed. Richer sur la puissance de la prière, dans les notes de son ouvrage. De l'institution du dimanche considérée principalement dans ses harmonies avec les besoins de notre époque, Paris, Sagnier etBray, 1845, in-8°.

RlilHERY ( Charles-Alexandre de!, archevêque d'Aix. né le 31 juillet 1759, à Alons, château situé dans la Haute-Provence était tils d'un officier de cavalerie qui s'étai i trouvé à la bataille de Fontenoy, et comptai! parmi ses oncles un prévôt du chapitre dt

RlC

Page 1