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nianum oecurnon , glossarium , en 1601, in-'t-"; De la pn'idiioa et relenne féodale, en l(iî2, in-'t"; Diutriba '.I " satijra Juvenalis, (\:\us l'(';dit,ion de fo jwi'tc donnée par Uohi'it Kliori'io, à Paris, e:i HiKi, in-12; De leye rciidilioni' dicla, obserralio duplex, Touî, IfiV;^ <■! lGi4 , in-V'; Fiinus paranilicum, 1001, in-'t"; Auetores (iniuin rerpuidorum , Paris, lOl't, in-'t"; Obserralio ud vonstUulioneui rer/iam aiini 16't3; De modo fccnori proponilo, l()'t5; Observatio de populis fiindis , de, Toul, iCïl, in-'t". On trouve dans les Hommes illustres gui ont paru en France pendant le XVII' s/Vf/'' une notice surRigault, par Perrault, et son portrait gravé par Kdelinck.
IlKjAULÏ iHttiiii'Sj, curé de Saint-Pierre de Naze, du diocèse d'Auxerre, né à Paris, en 1707, mort en 1783, est auteur d'un ouvrage intitulé : Snnclœ aufissiodorensis ecctcsiœ fastoruin carnten libri XII, 1790, in-8".
RKÎOLEY DE JUVIGNY (Jean-Antoine), originaire de Bourgogne, était conseiller honoraire au parlement de Metz. Citoyen paisible et vertueux, savant appliqué et retiré, honnête homme, ami sûr et constant, défenseur des vivais principes en matière de littérature et de philosophie, il n a cessé de travailler à des ouvrages utiles et agréables. Outre la nouvelle édition des Bibliothèques françaises de La Croix du Maine et de du Verific?- (1772, 6 vol. in-4°), enrichie de remarques érudites et importantes, il a donné : une Edition des OEavres de Piron, à laquelle on ne peut reprocher que d'être trop comj)lête; car il eût été à souhaiter que, constant dans ses principes, l'éditeur eût l'ait un choix, qui, pour être satisfaisant au jugement des vrais sages, supposait un certain degré de sévérité. Plusieurs Mémoires et Discours sur diverses matières, parmi lesquels on distingue un Discours sur les progrès des lettres en France, 1 vol. in-S", et à la tète de la Bibliothèque de du Maine ; et une plaisanterie ingénieuse sous le litre de Cause célèbre, ou Mémoire pour l'âne de Jactpies Féron, blanchisseur à Vanres, 1750, in-12, plusieurs fois r(''iniprinjée : les i)hilosoplies n'y sont pas ménagés ; De la décadence des lettres et des mœurs, Paris, 1787, 1 vol. in-8" et in-12. C'est surtout dans ce dernier ouvrage que l'auteur a peint son es[)rit et son cœur. {Voy. le Journ. hist. et littér. i" juin 1787, pag. 219; 25 juillet, pag, 393 ; 1" août, pag. 482.) Son zèle contre les erreurs du temps, contre la coiruption du goût et l'oubli des vérités les plus essentielles, entlamiae son éloiiuence, et jjroduit des tableaux pleins de vigueur, qui frappent et instruisent par une éloquence mâle, noble, pleine de dignité et de force. Le philosopliisme du jour en a été att(''ré. Le petit maître aboyeur, que la secte a l;\ché contre le sage écrivain, pour o[iposer des sarcasmes etdes jilatitniles à ses lumineux raisonnements , n'a fait que compléter son triomphe. On a aussi de lui quelques l'ièces d(^ l)oésics fugitives. Il mourut le 2i féviier 1788. AJ. Lemaire lui a fait eelie épitaphe :
De principes sacrés nourri dès sou enfance, Juvigny défendit cl l'Eglise el les mœurs ;
Du bon goût il peignit la triste décadence ; Et de SCS ennemis méprisant les clameurs, Son zèli' l'enllaninia du plus noble courage. Vous, mortels vcrUicux, (prnid voireami n'est plus, A scsnianes vos pleurs seraient un faillie hommage; (U'iif tonihcesl l'aulel dressé piiur ses vertus. Où doit l)rùler toujours le pur encens du sage.
RIOS (Françoise de Los), née à Madrid, se fit remarquer par des talents précoces ; elle n'avait que douze ans lorsqu'elle traduisit du latin en espagnol la Vie de ta B. Anfjèle de Folii/no , Madrid, 1618, in-12. Elle traduisit encore d'autres ouvrages de piété.
RIPAMONTE (Joseph), né h Tignone, dans l'état de Milan, nommé historiographe du roi d'Espagne, fut prêtre du collège ambrosien. Son ouvrage le plus connu est une Histoire de VEgiisc de Milan, 1617 et suiv., k vol. in-i", en latin, qui est estimée à cause des recherches, quoiqu'elle manque quelquefois de critique. L'auteur mourut vers le milieu du wir siècle.
RIPERT ou RIPPERÏ de MONCEAU (Jean- Pierre-François, marquis de), procureurgénéral au parlement d'Aix, né dans cette ville en 1711, est connu par un Mémoire où il prétend établir la souveraineté du roi de France à Avignon et dans le comtat Vcnaissin, et par p'usieurs Plaidoi/crs contre les jésuites. C'est un des suppôts de la robe qui ont le plus fait valoir les petites chicanes du barreau contre les décrets, la croyance et les droits de l'Eglise : l'appel comme d'abus était toujours un de ses grands moyens. Il prétendait, à l'imitation de tous les parlementaires jansénistes, concilier une opposition formelle, déguisée par un mot illusoire, avec le respect dû <\ la religion et à ses pontifes. « C'est en vérité dommage , dit un auteur « bien raisonnable, que l'empereur Julien, « à qui on ne reproche pas d'ôlre un empe- « reur Claude, ne se soit pas avisé de cette « excellente ressource. Affectant un profond «respect pour Jésus-Christ , et plutôt que « d'injurier Luc et Matthieu, il se serait con- « tenté de rendre le sénat appelant comme « d'abus de l'exécution de l'Evangile, et il « aurait très-décemment aboli le ctiristia- « nisme, sans essayer de se faire débaptiser. « Mais Julien n'avait pas le mérite d'un « Monclar ni d'un Camus. » Ripert revint de si'S erreurs, et mourut en 1773 dans de grands sentiments de piété, après avoir rétracté tout ce qu'il avait dit sur le saint-siégo et les jésuites : rétractation qui, selon ce qu'il avait désiré, fut publiée en chaire par le vicaire de sa paroisse. C'est en vain (pie A'oltaire a essayé de ré[)andre des nuages sur un événement qui ne peut qu'honorer la mémoire du célèbre magistrat. M. de La Merlière, évêque d'Apt, en lit dresser un |)rocès- verbal, qu'il envoya au pape Clément XIV.
RIPOLI (Le révérendissimePôre), né àCorato dans le ro, aumc (ie Napies le 9 octobre 1780, entra à l'ilgt' de 18 ans, dans la congrégation du Très-Sainl-Rédempteur , et s'adonna avec un zèle infatigable aux travaujs