‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 154 sur 341 · ROG · texte numérisé non relu

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in-4°, ouvrage profond, qui décèle un homme supérieurement versé dans la connaissance dn cœur humain, et des moyens de récurer, de le sanctifier et de le rendre digne de son auteur. Le P. Rodriguez fait un admirable usage de l'Ecritui'e sainte et des Pères, et c'est ce qui donne à son ouvrage un ton dautorité et d'onction qu'on trouve dans peu de livres s|5irituels, au même degré. Ce Traité a été traduit en français ])ar les solitaires de Port-Uojal, en 2 vol. in-4", et jiar l'abbé Regnier-S)esraarais, 16S8, 3 vol. in-i", k in-8" et 6 in-12. La première de ces versions est très-peu Adèle, et les traducteurs n'ont pas fait dilliculté d'attribuer à l'auteur espagnol leurs sentiments particuliers. Cette version devient très-rare. On en avait conseivé un exemplaire au collège de l.ouis-le-Grand, <ïvec des notes de M. Regnier-Desmarais, Paris, 1674-, 2 vol. in-V.Cet exemplaire fut enlevé pour 5 francs, quoique des curieux eussent donné commission de l'acheter à tout prix. 11 en existe quatre autres versions françaises moins bonnes. L'ouvrage de Rodriguez, excellent dans son genre, serait encore meilleur, si l'auteur ne l'eût rempli de plusieurs histoires qui ne paraissent pas trop bien appuyées. L'abbé Trical t en a donné un abrégé en 2 vol. in-12. Cet abrégé est trop resserri- ; l'on n'y trouve ni les limières ni l'onction de l'ouvrag" de Rolriguez.— Il ne laut pas le confondre avec un autre Al, honse Rodrighez, aussi jésuite, né à Ségovie le 2.3 juillet 1531, et mort à Majoquele31 ocf.l6l7, ,i l'àgv d" 87 ans, considéré comme un homme apostolique, plem d'œuvres et de mérites, et dont des écrivains contemporains ont parlé comme d'un ihaumaturge. Il était fils d'un marchand, et exerça lui-même le négoce. Des mal leurs de tout genre vinrent l'accabler; il perdit son épouse et ses deux enfants. Enîin des revers de fortune l'ayant (,bligé à (piitterle commerce, il se donna tout entier h la |iiéti''. 11 entra, en i771, comm(! frère ou coadjuteur temporel, dans la compagnie de Jésus, lit son noviciat à Valence, et fut envoyé dans l'île de Majorque où il résida jusqu'à sa mort. Sa présence dans cette île fut un exerai)le continuel des plus hautes vertus, de ferveur, d'humilité, d'esprit de |iauvreté et de mortification ; elles lui valurent une réputation de sainteté que des miracles sont venus contirmer depuis. Après plusieurs procédures et plusieurs minutieuses informations, deux décrets furent do:inés, l'un par ClémenlXIil, le 20 mai 1706, qui atteste l'héroïsme des vertus d'Alphonse ; l'autre de Léon XII, du 31 juillet 182i, qui reconnaît l'existence do deux miracles opérés par ce religieux. Enfin Alphonse Rodrignez a été déclaré bienheureux le 12 juin 1825. Plusieurs écrivains ont publié sa Vie. Nous citerons celle du P. de Boissieu, publiée à Lyon ; celle du P. Janin, publiée aussi à Lyon en 16W (en latin) ; enlin celle du P. Àrchangeli , réimprimée à Rome en 1825. En 1828, il en a paru une nouvelle, sous le titre de Vie du bienheureux Alphome R(ydriguez, béatijié m 1825, Paris et

Lyon, 1828, in-12, dont on trouve un compte favorable dans Y Ami de la religion, du € août 1828, w 1400.

RODRICUEZ (E:mmanijel), religieux franciscain, d'Esiremoz en Portugal, mourut à Salainanque en l(il9, à 08 ans. On a de lui: une Somme des cas de conscience, 1595, 2 vol. in-'i-° ; Questions régulières et canonicfues , 1609, 4 vol. i -folio ; un Recueil des Privilèges des réguliers, Anvers, 1623, in-fol., et d'autres ouvrages qui n'ont plus de coïts.

RODOLPHE , né à Munster, sur la fin du XI' siècle, se fit religieux dans l'alinaye de Saint-Tron, au pays de Liège. 11 en devint abbé ; mais il eut ia douleur de voir piller et brûler son monastère i>ar Gislebert, comte de Duras, ce qui le contraignit de se retirer à Cologne, où l'archevêque le fit abbé du monastère de Saint-Pantaléon. Il rentra ensuite dans son abbaye de Saint-Tron, et y mourut l'an 1130. Nous avons de lui : une Chronique de ce monastère, depuis sa fondation jusqu'à l'an 1136 ; Vie de saint Libcrl, évêqne de Cambrai : ces deux ouvrages se trouvent dans le tome Vil du Spicilége de dom d'Achery; un ISaité contre la simonie, en 1 liv. , que dom Maliillon a trouvé dans la bibliothèque du monastère de Geniblours.

ROELL (Herman-Alexandue), né en 1653, dans la terre de Doélberg, dont son fière était seigneur, dans le comté de la Marck en Westphalie, devint, en 1704-, professeur de théologie à Utrecht, et mourut à Amsterdam en 1718, à 65 ans. 11 po-sédait les langues, la philosoi)hie et la théologie. On a de lui : un Discours et de savantes Lissertntions philosophiques sur ta religion naturelle et les idées innées, Franeker, 1700, in-8"; des Thèses, 1089, in-i" ; et plusieurs autres ouvr;iges peu connus.

ROFFIAC (Ei.iE de), religieux du monastère de Saint-Martial, a fait une continuation, estimée, de l'ouvrage de Adhémar de Cliaboneix : Commemoratio nbbalum Lemolucensium basilicœ sancti Marlialis. Elle a été insér'e dans le tome 11 de la Bibliothèque nouvelle du P. Labbe. Le catalogue de Roiliacse termine par le nom du 25' abbé, Pieire de Barry, qui lui avait donné l'habit monastique, et qui mourut en 1174.

KOGAT (Rngatus), évèqiie donatiste d'AfriMue, se lit chef d'un nouveau parti dans la I\Fauritanie césariei ne , aujourd'hui la piovince d'Alger, vers l'an 372. Il (ionna à ceux qui le suivirent le nom de Rogatistes,. Ils étaient autant ofiposés aux antres donatistes qu'aux catholiques ; et les donatistes n'a* aient pas moins de haine contre eux que contre les catholiques mêmes. Ils les firent persécuter |iar Firmus Maurus, roi de Mauritanie. L'évèque de Césarée, qui était rogatiste, lui livra lui-même sa ville. On a accusé Rogat d'avoir suivi les sentiments particuliers de Donat de Carthage, louc'iant l'inégalité des trois personnes divines. Sa secle dura quelque tcm|is en Afrique, et il eut pour successeur Vincent Victor.

KOtiER (Eugène), religieux de l'ordre des Récullets et missionnaire du xvu* siècle,

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passa une partie ne sa jeunesse à visitor le plus grand nombre des provinces de l'Europe, pinsifurs lieux de l'Afrique, l'Egypte, les Arables, la Syrie, une portion de la Grèce, toutes les îles de la Méditerranée et les plus belles de l'Archipel. Il na toutefois décrit (jue la terre sainte, où il demeura pendant (■in(i ans, de 1629 à 1C34-. Son récit: est intitulé : La Terre sainte, ou Description topo(jrapliiqHe des saints lieux et de la terre de proinission, avec un Traité de quatorze nations différentes qui l'habitent, leurs mœurs, croyance, cérémonies et police, Paris, 1664, 1 vol. m-k°, orné de figures très-bien dessinées, attribuées à Mellan. « Roger est cré- « dule, dit un biographe, mais bon observa- « teur. Ayant longteraijs vécu dans les con- « trées dont il parle, les renseignements « qu'il donne sont exacts. »

ROt^iER (Pierre). Yoy. Clément VI, GnÉ-

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