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vir d"aumônier aux prisonniers de guerre français, réunis au nombre cle six à sept mille dans les prisons de Nonuancross. L'abbé Rocher en revint au bout de huit mois à Lonilres, et fut secrétaire de TévOque de Snint-Pol-de-Léon. En 1808, Louis XVIII le choisit pour son confesseur. Ces fonctions furent reprises par M. Assrline et M. l'évéque de Boulogne ; mais il n'en était pas moins ai)pelé de temps en temps aupics du roi qu'il accomiiayna lors de son retour en France. Pendant les cent-jouis il se rendit <i Gand. Sous la seconde restauration , il continua de jouir de la confiance de Louis XVIII, et il assista ce prince dans ses derniers moments. .\près la mort de ce monarque, il se retira sur la paroisse de Saint-Koch, oii il expira le 1" décembre 182S,àlage de 77 ans. L';;bbé Rocheravait été aussi confesseur de madame la dauphine.
ROCHF.S (François de), ministre protestant, né à Genève en 1701, était, en 1731, pasteur de l'église de celte ville, et y professait la théologie en 174-9. C'était un homme instruit, et, dit-on, d'un mérite distingué. Aux connaissances Ihéologiques il joignait beaucoup d'autres talents. 11 était laborieux, éloquent, et avait le don de la parole. Ses mœurs étaient douces, et son caractère noble et sociable. On a de lui : Défense du chrifitianisine, onPrc'serialif contre un livre intilulé: Lettres sur la religion essentielle à l'homme, imprimé en 1739, ï parties in-12. Ces lettres sont de Marie Hubert, protestante genevoise: on y enseigne le i)ur déisme; une édition du Catéchisme d'Osterwahl avec des notes, 1752; une Réponse à Mélines, dit Fiéchier, sur son changement de religion, 1733 ; deux Sermons à l'occasion des divisions politiques de Genève, 1737. Il mourut en 17GÎ).
RODERIQUE (Jean-Ignace de), qui est appelé quelquefois aussi Roderic, Rodrigue et Rodrigue, naquit, l'an 1C97, à Malmedi et entra chez les jésuites à l'âge de vingt ans. iMais il quitta leur ordre au bout de huit années, lit plusieurs voyages en France, et épousa une veuve de Cologne, qui était propriétaire du privilège impérial pour la publication du journal politique fiançais, la Gazelle de Cologne. Roderique rédigea et fit prospérer celte feuille, à laquelle les renseignements qu'il savait se procurer dans les divers partis donnaient de l'intérêt. Des bul- Ititius manuscrits distribués à certaines personnes suppléaient à ce qu'il n'osait pas toujours dire. Connue il passait pour être trèsversé dans la polilique des cours, le prince Charles de Lorraine le consulta avant la conclusion de la paix d'Aix-la-Chapelle en 1748. Il mourut le 6 avril 1730, et fut enterré, selon le vœu exprimé par son testament, dans le corridor du cloître des pauvres clarisses. On a de Roderique : Disceptaliones de abbatibus, origine, primœva et kodierna constitutione •abbatiaruminterse unitaruniMalmundariensis etStabulensis, oppositip observutionibus maxime reverendorum Edmundi Martene et Ursini £i«-«iw;, Wurl^bourg, 1727, in-folio. Uoiu Mark ne vépomlit ù celle attaciuo d'un pas-
sage (le son Voyage littéraire sur l'abbave d(; Stavelo, par l'écrit suivant : Imperialis Stabulensis monasterii jura propuç/nata, Cologne, 1730, in-folio. Roderique réjiliqua par un ouvrage intitulé : De abbatibus monasteriorum Mu.munduricnsis et Stabulensis disceptatio tcrtia, prima adrersus vindicias Slabulcnses D. Edm. Martène, Cologne, 1731, in-folio. Roderique ayant avancé que Cunibert n'avait point été archevêque de Mayence, un anonyme le réfuta dans un écrit intitulé : De initia metropoleos ecclcsiœ Coloniœ Claudiœ Augustw Agrippinensium disguisilio, Cologne, 1732, in-i". L'auteur attaqué se défendit par une nouvelle composition : Coloniensis ecclesiœ de suœ metropoleos origine tradilio vindicata ab impugnationibus disquisitoris anonymi, 1731, in-i°, à laquelle J. Hartzheim, car c'était lui qui s'était caché sous le voile de l'anoa,\Tiie, fit encore une réplique, 1732, in-i°. Les autres ouvrages de Roderique sont : Eistoriœ universalis inslilutionns, Louvain, 173i, in-S". C'est un précis de l'histoire universelle, qui va jusqu'au milieu du dixième siècle; Coi'respondance des savants, in-12, éciit littéraire et périodique, paraissant le mercredi et le samedi de chaque semaine, et qui dura environ un an.
RODON (David de), calviniste du Dauphiné, enseigna la philosO[Jiie à Die, puis h Orange et à Nîmes, fut banni du rovaume en 1663, et mourut à Genève vers 1670. C'était un homme turbulent, plein de subtilités et d'idées bizarres. On a de lui : un ouvrage rare, qu'il publia sous ce titre : Vlmposture de la prétendue confession de foi de saint Cyrille, Paris, 1029, in-8' ; un livre peu commun intilulé : De supposito, Amsterdam, 1682, in-12, dans lequel il entreprend de justitlor Nestorius, et accuse saint Cyrille de confondre les deux natures en Jésus-Christ ; un traité de controverse, intitulé : Le tombeau de la messe, Francfort, 1653, in-8° : c'est ce traité qui le fit bannir; Disputât io de libertate et atomis, Nîmes, 1662, in-S*^, assez rare ; divers autres ouvrages imprimés en partie à Genève, 1668, 2 vol. in-l". Quoique ce recueil ne soit pas commun, il n'est pas beaucoup recherché.
RODRIGUE. Voy. SaxciocI Roderique.-
RODR.GUEZ (S,M0\),iésuite, né à Voussella, dans l'évêché de Viseu en Portugal, fut disciple de saint Ignace de Loyola, el refusa l'évêché de Coimbre. Il fut fait précepteur de don 'Juan, alla prêcher la foi aux sauvages du Brésil, et devint provincial des jésuites portugais. Il fut aussi provincial d'Aragon, et mourut à Lisbonne en 1579 , avec de grands sentiments de religion.
RODRIGUEZ (ALPiioNSE),jésuite, néà Valladolid eu 1d2(i, enseigna longtemps la théologie morale , et fut ensuite recteur du Moute-Rey en Galice, et instituteur des novices, parmi lesquels il eut l'honneur de compter le savant P. Suarez. H mourut à Séville le 21 février 1016, h 90 ans, eu odeur de sainteté. Ce pieux jésuite e-t piincipalenient connu par son traité intitulé. Pratique de la perfection chrétienne, Séville, 101'*,