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rare et nombreuse bibliothèque de cette maison, que lui-mùine enrichit encore. 11 n'était guère de sciences qu'il ne cultivât, et dans lesquelles il n'eût fait de grands progrès. On lui doit la découverte de manuscrits précieux, de di; lûmes, de médailles et autres monuments historiques importants. 11 ét.dt en corresjiondance avec les savants les plus renommes de l'Italie, tels que Lami, Muralori, Malîei, etc. Le P. Rubeis pratiquait en même J^emps toutes les vertus de son état. Il eût pu aspirer aux hautes dignités de l'K^lise; il leur |)référa son cloître, | son humble cellule, ses livres et la tranquillité de la retraite. Ayant été désigné par le cardinal Delfino pour aller soutenir à Rome les di oits du patriarcat d'Aquilée que ce cardinal |)Ossédait alors, et que l'on vouJait abolir, le P. Rubeis ne put consentir à s'arracher à sa douce solitude. Il mourut à Venise le 2 février 1775, âgé de 88 ans, dont il avait |)assé 72 en religion. Outre ses ou\ rages resés manuscrits, ci'ux qu'il a publiés se montent au moins à 40 volumes. Les principaux sont : De fabula monachatus bencdictini divi Thomœ Aquinaiis, Venise, 1724 ; une 2" édition augmentée, Venise, 1726, in-8"; De una sentevtia damnationis in Acacium cpiscopum constontinopulilnnum, lâta in sijnodo roinana Fel>tis papw III, dissertatio, etc., Venise, 1729, tfi-S"; DeseliismateEcck' siw aquilciensis dissenutio liislurica ; accédant acta synodi mantuanœ, /iro causasanclœ aquileiensis Ecclesiœ, etc., Venise, 1732; Monuinenla ecclesiœ aquilciensis, commcntario his~ torico-cltronologico-critico Hlnstrata, etc., Strasbourg (Venise), 1740 ; Divi Ttiomw Aquinatis opéra theoloepca, etc., 28 vol. iu-4", Venise, depuis 1745 jusqu'en 17C0 ;Z)e numinis patriarcharum aquilciensis Ecclesiœ, A"enise, 1747 et 1749; De seclis et scriplis ac doclrinasancli Thomœ Aquinaiis dissertalioncs crilicœ et apologcticœ, Venise, i750; De rébus congregntionis sub titulo B. Jacobi Salomonii, commentarius historicus, Venise, 1751 ; (ieorgii seu Gregorii Cyprii, palriarcliœ constnntinopolilani, vita, cV:. ; accédant dissrrtaliones du<c liistoricœ, cum binis epistolis ejusdein Ctjprii, etc., Venise, 1753; De TItcoptnjlacti Bulgariœ archiepiscopi geslis, scriptis et doclrina, elc, dans lo I" tomo des OEurres de cet archevèipie , Venise, 1754; De peccnto originaii ejusque natura, etc., Iraclatus théologiens, etc., Venise, 1757; Disscrtationes variœ cruditionis, etc., Venise, 17t)2 ; De charitate, virtute theologica, ejusque natura, Venise, 1758; Yitahealœ Bcnvenutœ Bojnnœ, de civitatc Austria, in provinciaForijutii, etc., Venise, 1757. Monsigiior Fabbroni a publié la Vie du P. Rubeis, et l'a insérée tians le tome II des Yitœ Italorum, page 99, avec une nomenclature exacte de tous ses ouvrages. Voyez aussi lo Giornale de Letterali d'Itnlia, Modène, 1770. ,
RUBl'.N, lils aine de Jacob et de Lia. Pendant (lue Jacob était dans la terre de Cha naan, auprès do la tour du Troupeau, Ruben déshonora son lit, e( abusa de Bêla sa coucubiue ; ce qui le priva du droit d'aînesse,
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lequel lut transporte à Juda. Lorsque ses fi'ères résolurent de se défaire de Joseph, Ruben, touché de compassion, les en détourna, en leur persuadant de le jeter plutôt dans une citerne : il avait dessein de l'en tirer secrètement pour 1»^ rendre à son père. Jacob, au lit de la morr, adressant la parole à Kuben son fils aîné, lui reprocha son crirue, l't lui dit que « parce qu'il avait souillé « le lit de son père, il ne croîtrait pas en au- « torité. » La tribu de Ruben éprouva les suites de cette imprécation. Elle ne fut jamais considérable ni nombreuse dans Israël. Elle eut sou partage au delà du Jourdain, entre les torrents d'Arnon et de Jazor, les monts Galaad et le Jourdain. Ruben mourut l'an 1626 avant Jésus-Christ, âgé de 124. ans.
RUBEN S (Philippe), originaire d'Anvers, né à Cologne l'an lo"i, d'une famille noble, devint secrétaire et bibliothécaire du cardinal Ascagne Coloiuie, puis secrétaire d'Etat de la ville d'Anvers, où il mourut en 1611, dans sa 38' année. On cite de lui : des Poésies, en latin, a tressées à Juste-Lipse ; Elcctoruin libri duo, ta quilnis antiqui ritus, emendationes, censurœ, Anvers, 1608, petit in-folio, rare ; S. Asterii, cplscopi Amaseœ, liMiniliœ, gr- et lat., nunc primum cditœ ; accédant cannina Pliit. Rubenii, narrationes et epistolas selecliorcs, etc., Anvers, 1615, iii-i°: Philippe Rubens avait écouvert dans la biblioihèque du cardinal Colonne un manuscrit contenant les Homélies de saint Astère, évêqued'Amasée ; il les traduisit en latin, et sa version fut publiée par Jean Brants. — Il était frère aîné du célèbre peintre Pierre-Paul Rubens, qui naquit à Cologne, le 29 juin 1577, et mourut à Anvers le 30 mai
RUBEUS (Jean-Baptiste), né à Ravenne d'une famille noble, se lit carme, et se signala tellement par sa science, que Paul III le n.imma professeur en théologie au collège de la Sapience à Rome. Pie IV le chargea de diverses commissions importantes. Ilfutiaitvicaire général l'an 1562, et prieur général Tan 1364. Etant allé visiter les couvents de son ordre en Portugal et en Espagne, il vit sainte Thérèse à Avila, approuva la réforme qu'elle avait commencée à introduire dans son monastère, et entretint ensuite un commerce de lettres avec elle. Il fit difficulté de laisser introduire la môme réforme dans les couvents d'hommes, et n'accorda cette permission que pour deux couvents. Pie V et Grégoire XIII ne lui donnèrent pas moins de marques d'estime que leurs prédécesseurs. Il mourut à Rome le 5 septembre 1578. On a de lui des Sermons, des Commentaires sur les OEuvres de Thomas 'Waldensis, Venise, 1571, 3 V. in-fol., etc.
RUBEUS. Voy. Rossi.
RUBRUQUIS (Guillaume de Ruysbboeck, dit),('ordeher du xiii' siècle, dont on ignore la patrie : les uns le font anglais, les autres brabançon. Il fut envoyé en Tartarie, l'an 1253, par saint Louis, pour travailler à la conversion de ces peuples, et parcourut