‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 166 sur 341 · RUB · texte numérisé non relu

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à faire supprimer en 1783. Dès l'origine de la révolution, il se montra l'adversaire des changements et des innovations, et commença, en 1790, lojournal YAmi du roi. Un décret du corps législatif, du 3 mai 1792, supprima le journal, et ordonna que !• s auteurs seraient traduits à la haute cour d'Orléans. L'abbé Royou, atteint d'une maladie mortelle, se cacha chez un de ses amis, où il mourut le 21 juin de la même année. Outre ces journaux auxquels i' a travaillé, nous connaissons de l'abbé Rnyou: Le monde de verre réduit en poudre, 1780, in-12. C'est une critique ingénieuse de l'hypothèse de Buffon. Mémoire pour madame de Valory, 1783. Cette dame ])laidait contre l'avocat Courtin, et n'avait trouvé aucun défenseur contre un adversaire si renommé. L'abbé Royou la défendit avec chaleur. Etrennes aux beaux esprits , 1783, in-12. — Son frère, Jacques- Corentin Royou, né îi Quimper le 1" mars 1749, mort à Paris le 30 novembre 1828, s'est fait princi)ialement connaître par ses ouvrages d'histoire, dans lesquels il est loin de se montrer favorable à la religion, et par ses ouvrages dramatiques qui obtinrent peu de succès, et dont les titres sont : Phocion, tragédie en cinq actes et en vers, représentée en 1817, et imprimée à Paris, 1820, in-8°; Le Frondeur, comédie en un acte et en vers, Paris, 1819, in-8"; Zénobie, tragédie en cinq actes et en vers, représentée en 1821 ; La mort de César, tragédie en cinq actes et en vers, représentée en 1821, Paris, 1823, in-8°.

RUAR (Martin), socinien, né à Krempe, dans le duché de Holstein , l'an 1388 , aima mieux perdre son patrimoine que de renoncer à sa secte. Il s'établit à Racovie, petite ville de Pologne, au [lalatinat de Saiidomir, où les sociniens avaient leur plus célèbre école ; il y fut recteur de ce collège, passa de là à Strassin, près de Dantzick, où il fut ministre des unitaires, c'est-à-dire des sociniens ou ariens ; (car c'est en vain qu'un M. Schwartz a voulu mettre des distinctions essentielles entre ces noms). Chassé de là, il se retira à Amsterdam, où il mourut en 1657. On a de lui : des Notes sur le catéchisme des églises sociniennes de Pologne, imprimées avec ce catéchisme, 1665 et 1680 ; un volume de Lettres, publié et imprimé par David Ruarus, son fils, Amsterilam, 1681, in-8". Joachim et David, ses fils, imbus des sentiments de leur père, ont publié un Recueil de lettres des cnefs de leur parti, Amsterdam, 1677.

RUBBI (André), jésuite, né l'an 1739, à Venise, professa les belb-s-lettres au collège des Nobles à Br scia, et, après 1 1 suppression de son ordre, se retira dans sa patrie, où il s'occupa de travaux littéraires, et où il mourut en 1810. On a de lui : Interpretatio et illustralio epitaphii grœci Ravennœ reperti, Rome, 1765, in-4° ; Rodipresa, Venise, 1773, in-8", trag(''die qui fut jou('e par ses élèves àBrcscia; Elogi italiani, \'enise, 1781, et années suivantes, 12 vol . iii-8°. C'est un choix d'éloges de dilférents auteurs modernes, parmi lesquels il y en a six de lui : ceux de

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Pi'trarqiie, i^eonard de Vinci, Galilée, Castiglione, Métastase et Ginaiini ; Ugolino, trag(''dip , insérée sans nom d'auteur dans lo tdiue V du Tcatro italinno ciel secolo xviii, Fl'irence, 178V, in-8'; Pnrnaso italinno, Venise, nSV-gi, 5(i vol. iii-8". C'est un ctioix; (les poêles italiens les [)lus célèbres (le|iuis In renaissance (les lettres jus([u';ui comnicncenient du xviii' siècle, aut[iiel il a ajouté des notices critii]ucs sur le caractère de chaque ouvraoC, et lui précis de la Vie de l'auteur. On refirodio à cette colleclionde nianijuer de proportion dans les dill'érents genres, et h ses notices d'être écrites d'un style si coupé, que la lecture en est pénible, ce (]ui lui a valu le sobriquet de Slile a sin- {/liiozzo {slyla h iToquetj ; Pnrnaso de pocti clussici d'of/ni nazionc Irndolli in italiano, 171(3 et suiv., 41 vol. in-8°. Cette seconde collectioti contient un recueil des poètes anciens, traduits en italien, avec des Notices sur la vie et les ouvrages de chaque auteur dont le style a le niônie déf ;ut que dans Fouviage i)t écédent ; «7 Genio nautico e militore, canti duc, in-k°, petit foéine composé îi l'occ.'ision de la mort d'Any;elo Enio, célèbre amiral vénitien, qui bombarda Tunis en 1774 ; la Vaimglia (la Vanille), poemclto la- </no,in-V", dans la Jînccolta ferrarese, tome VI. Compilateur infatigable, il a [)ublié en outre quelques Dissrrlalioiis sur des questions d antiquités. On lui doit aussi un Jouriml d'antiquités snrrécs et profanes, en italien, Venise, 1793, in-8'' ; un recueil périodique intitulé : Il genio letterario d'Europa, qu'il fonda cette mémo anm'e 1793, à Venise, en opposition à un autre journal intitulé: Memurie per servire alla storia lelteraria e civile d'Europa, dirigé par le docteur Aglictti ; mais ce fut ce dernier qtd l'emporta, et le recueil de Rubbi cessa de paraître au bout de t(ue]ques mois ; un Epistolario, ou Choix de lettres inédites de divers auteurs, Venise, 1795-!'G,2 vol. in-4°. Rubbi a surveillé les éditions des OEuvres de Aiuratori et de .\lafrei, puliliées à Venise, Icspiemièrcs en 48 vol iii-8% et les autres en 21 vol. in-8°. On peut consulter, pour plus de détails, le Supplément à la Bihlioth. scriptor. soc. Jcsu, (lui*. Caballero; la Lelternlura Venczia/ui (lel secolo xvin, de Moschiiii, et le tome LVI et dernii-r du Parnaso italiano, où Rubbi a lui-même consigné les renseignements qui le conccinent.

RUREISiJean-Bernaiid-Marie de), célèbre rloujinicain, né vers l'an 1()8(), d'une famille distinguée d;^ Civid,d-dcl-Fi'iuli , entra, à i'dge de seize ans, dans la (;oiigrégation des ÎM'ères prèclieurs, dite de Sahmioni, et vint étudier au couvent de San-M.niato, en Toscane, la f)hil (Sophie qu'il alla ensuite professer à Venise, au monasière des Zntterc, où il lit d'illustres élèves. Rubeis suivit peu de tenqis après, en qualité de théologien, une mission extraordmaire près de la cour de France. De retour à Venise il reprit ses éiudiis. 11 passa dès lors le reste de sa vie à enscigni-r elî» méiiitcr sur des oiijets d'érudition. 11 avait en outre la direction de la

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