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bliela découverte anatomique des vaisseaux lymplintiques. H prétend que cette découverte lui appartii'iit, et que Thomas Bartliolin la lui a di'robée.Ce qu"il y a de sûr, c'est que le docteur Jolife avait -aperçu ces vaisseaux en Angleterre. Il y a aiparcnce que la gloire de cette découverte leur a|ipartieul à chacun on iiarticulier. Allanticn sice Manheim veraJapheti posterorum secics ac palria, etc., Upsal, 1675 et années suiv., 4 vol. in-!ol. min., avec un atlas grand in-fo io de 'i-l feuillets, contenant des cai'tes, des estampes gravées en bois, et deux tables chronologiques. Les deux derniers tomes, surtout le tnmc IV% sont bien plus rares q .e les deux ]iremiers. L'auteur prétend que la Suède, sa patrie, a été la demeure des descendants de Japhet; qu'elle est la véritable Atlanti :e de Platon, et que c'est de la Suèdi' que les Grecs, les Romains et autres peuples sont sortis. U,n de ses compatrioies , M. Ba-r, dans son Essai historique et critique sur les Atlantides, a mieux prouvé que l'Atlantide était la Palestine. Du reste, il y a dans l'ouvrage de Kudbeck beaucoup d'érudition et des observations qui ne sont pas à négliger. 11 prouve assez bien que les anciens peuples du Nord avaient mieux conservé la tradition primitive que les Grecs et les Romains, que ceux-ci en ont pris beaucoup de notions et de mots. Leges Wust-Gothicœ,\][)sa\, in-fol.,rare; une Description (les plantes, gravées en ttois, 1701 et 170-2, 2 vol. in-fol. : il devait y en avoir 12; un Traité sur la comète de IGGT; Laponia illustrata et iter per Uplandiam, Upsal, 1701, in-4". Il n'y donne que la des cription de l'Uplande; c'est probablement le commencement d'un ouvrage qu'il n'a point achevé. Quelques-uns attribuent cet ouvrage à son lils;mais il y a beaucoup d'ap|iarence qu'il n'en est que l'éditeur. Dissertation sur l'oiseau Selaï, de la Bible, 1705, in-i°, ouvrage que quelques auteurs attribuent à son lils. Deliciw vallis Jacobeœ D. de La Gardie, Upsal, 166i, in-12 : c'est une description du jardin du comte de La Gardie, son bienfaiteur, àUlricsdal.Elle est très-rare. — Son (ils, Olaus Rldueck, a donné : Dissertât io de Hedera, 1710; Catalogue des plantes de la Lnponie, observées eu KiOo, dans les Actes de l'académie de Suède de l'an 1720, etc. ; Spécimen linguœ gottiicœ, 1717, in-4°. RUE (Chaulks d'k La), né à Paris en 16i3, entra chez les jésuites, et y devint professeur d'humanités et de rhétorique. Son talent pour la poésie brilla avec éclat dès sa jeunesse. Il se signala, en 1067, par un Poëme latin sur les conquêtes de Louis XIV, que le grand Corneille mit en vers français. L'auteur du Cid, eu |ii'ésentant la traduct-ion au roi, lit de l'original et du jeune poète un éloge qui inspira bi'auciiu[) d'estime à ce monarque. Le P. deLa Ruedemandaiustamnient la permission d'aller prèchi r l'Evangile dans les missions du Canada ; mais il fut refusé. Ses SLq)érieurs le destinaient à la chaire ; il remplit avec applaudissement colles (le la capitale et de la cour. Il aurait peut-être donné dans l'esprit, sans le pro-
pos que lui tint un courtisan : « Mon Père, « lui ilit-il, continuez î> prêcher comme vous « faites ; nous vous écoulerons toujours avec « |ila sii', tant quo vous nous présenterez la « raison, mais point d'espiit. Tel de nous en « meitra plus dans un couplet de chansons « que la jilupart des prédicateurs dans tout « un carême. » Le P. de La Rue était le prédicateur de son siècle qui débitait le mieux ; cependant, avec un talent si distingué pour la déclamation, il fut d'avis d'alfranchir les prédicateurs de l'esclavage d'apprendre par cœur. Il pensait qu'il valait aut.mt lire un sermon que de le | rocher. Voy. Massillox. Cet illustre jésuite fut employé dans les missions des Gévennes. Il eut le bonheur de faire embrasser la religion catholique à plusieurs protestants, et de la faire respecter aux autres. Il mourut à Paris en 1725, à 82 ans. Le P. de La Ruf était aussi aimable dans la société qu'effrayant dans la chaire. Sa conversation étaU belle, riche, féconde. Son goût pour tous les arts lui iionnait la facilité di' parler de !out à propos. Il plaisait aux grands par son esprit, it aux peùts par son affabilité. Au milieu du tumulte du monde, il sa\ait se préjiarer fi la solitude du cabinet et à la retraite du cloître. On a de lui : des Panégyriques et des Oraisons funèbres, 3 vol. in-12, et dea Sermons de morale, qui lorment un Avent et un Carême, en !*■ vol. in-8% Paris : on lésa léimprimés en 4 vol. iii-12. L'ingiMiieu^e distribution , le juste rapport des différentes parties, la véhémence du style ei les grâces de la fscdité, biillent d;ins ses ouvrages. Il anime fout, mais son imaginati(m h; rend quel |uefb:s plus poët.' que prédicateur. Ce défaut se fait moins seniir dans son Av. nt que dans son Carême. Ses chefsd'œuvre sont 1 'S sermons sur les calamités publiques, et ceux ciui triiifent de l'étal du pécheur mourant et cle l'état du pécheur mort. Parmi ses oraisons funèbres, celles du maréchal de Luxembourg et de Bossuet sont ce qu'il a fait de plus beau. Voici comment le P. Gibert, dans son ouvrage sur l'éloquence chrétienne (pag. 36),ap|)ri ciele P. de Lh Rue: « Où voit-on une imagination plus vive et « plus sage tout ensemble, plus féconde et « plus hcuieusement nardie, un génie plus « élevé, une plus noble facilité à concevoir « et à exprimer? Mais où tend, où aboutit a tout cet assemblage d'éminentes qualités? « au suMime, au touchant, au pathétique : « on oublie le prédicateur ei ses rares talents, « pour ne s'occuper que des inifiressions « qu'il fait sur le cœur, et au lieu de s'anni- « ser à se récrier, on ne jiense qu'à le suivre, « ou pliitùt on suit sans y penser ce rapide « torrent d'impressions et de mouvements « qui vous entraînent au bien, presque mal- « gré vous. » Toutefois, ajoute un biographe, ses sermons de morale i e valeiu pas ceux de Bourdaloue et de Mas^illon. On a encore du P. de La Rue des jàèces de théâtre. Ses tragédies latines, in.itulées Lysimachus et Cyrus, et celles de Lysimachus et de Sylla, en vers français, méritèrent l'approbation de Pierre Corneille. Les comédiens de l'hôtel de