‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 173 sur 341 · RUS · texte numérisé non relu

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trmplatif et de docteur divin. Sa réputation attira chez lui, avec i)lusieurs personnes de marque de 1 "un et de l'autre sexe, une foule de docteurs, entre lesquels on com])te Jean Taulère.Ce pieux et savant dominicain l'avait en grande vénération ; et quoiqu'il fiU bien plus grand théologien que Kusbrock., il disait avoir beaucoup avancé auprès de lui dans la science de la vie contemplative. On garde les OEucres de Rusbrock au monastère de Grunendal, en manuscrit, 3 vol. sur vélin. Surius les a traduites du tlamand en latin. La meilleure édition est celle de Cologne, 1692, in-i°. On y trouve sa Vie, compos.'e par Henri de Pomère. Ci's OEuvres ont été critiquées ]iar Jean Gerson, Bossuet et Fleury ; mais Denys le Chartreux, Sixte de Sienne, Lessius et plusieurs autres en ont fait l'aiiologie. Surius dit que Gerson n'a vu (pi'une mauvaise copie. Si l'on joint à la lectm-e de ces ouvrages et d'autres de ce genre , le Traité de Bossuet, Myslici in tiito, on ne sera point exposé à s'abandonner à une spiritualité trop subtile ou trop extraordinaire, pour que Dieu y appelle beaucoup d'ànies. On peut croire cependant que si d'un côté le langage des mystiques a quelquefois besoin d'une explication favorable , de l'autre le savant prélat veut le réduire à une exactitude qui semble exclure les voies particulières par lesquelles Dieu conduit (juelquefois les hommes, en dérogeant aux règles ordinaires.

Gerson disait lui-même qu'il ne fallait pas toujours exiger dans ces sortes d'ouvrages la précision rigoureuse du langage, ni môme des notions communes de la morale. Il assure que ceux qui n'ont pas l'expérience de la rie mystique nen peuvent non plus juger qu'un aveugle des couleurs. Voy. Armelle, Jea\ de La Croix ou d'Yepez, Fénelon, Malaval, Taulère, etc.

RUSCA (NicoLAs\ né li Bedano, fut élevé dans le collège des jésuites à Milan, aux frais du cardinal Borromée, et lit des progrès si rapides dans ses études, qu'en 1589 il fut nommé principal de l'église de Sondrio, tiuoiqu'il n'eût encore que 2'i- ans. il se signala aussitôt par son zèle contre les erreurs de Calvin et de Zuingle, et fut un de ceux qui défendirent la foi catholique contre les nnnistres protestants, dans deux conférences publiques tenues à Tirano, en 1593 et 1396. Les sectaires, désespérant de dominer dans la Valteline , tandis que Rusca y combattait leurs erreurs, l'accusèrent d'être en corres- Iiondance avec l'Espagne, le chargèrent d'autri's crimes imaginaires et le fii'cnt mourir à Tunis en 1618, dans des tourments atfreux. Le protestant Agrippa, dans son Histoire de la prétendue réforme de l'Eglise des (îrisons, parle avec horreur de cet assassinat, et rend justice à l'innocence de Ru^ca. Ses compatriotes, irrités de la tyrannie des Grisons, secouèrent leur joug,' chassèrent les protestants, et ils ont coiislamment conservé depuis la religion calholi lue.

RUSCA (Antoine), théologal de Milan, mort en 16i5, fut placé par son mérite, avec CoUius, 'Vlsconti et Ferrari , dans la biblio-

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