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théologie à Wittenberg avec beaucoup de réputation, et assista au colloque de Ratisbonne eu 1601. On a de lui dos Commentaires sur la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les deux Epîtres aux Coiiatliiens, l'Epître de saint Jacques, etc.
KUPELMONDE (N. comtesse de), carmélite de la rue de Grenelle à Paris, sous le nom de sœur Marie-Tliércse-Tliais-Félicité de la Miséricorde , donna l'exemple de toutes les vertus qui prennent naturellement leur essor dans l'àme des grands du monde, convaincus de la frivolité des jouissances terrestres. Elle fut un modèle de piété, de charité et de pénitence, et mourut le 1 1 novembre 1784. On a présenté à l'édilication des chrétiens le tableau de sa Vie dans une lettre imprimée à Paris en 1787, in-1-2. {Voyez le Journ. hist. et litt., 13 septembre 1787 , p. 103.)
RUPERT (samt), êvêque de Worms, d'une famille illustre, alliée à la maison royale de France, prêcha la foi dans la Bavière, sur la fin du vir siècle, et y convertit Théodon, duc de Bavière, qu'il baptisa avec un grand nombre de personnes. 11 annonça particulièrement l'Evangile à Lorch et à Juvave, et établit son siège dans cette dernière ville qui, presque ruinée, se releva par la religion, qui vivifie tout ; elle prit le nom de Sallzbourg. Il mourut le 23 mars 718. En Autriche et en Bavière, on fait sa fôte le 23 de septembre, jour de la translation de ses reliques, que l'on honore à Saltzbourg , dans l'église qui porte son nom.
RUPERT , né dans le territoire d'Ypres, embrassa la règle de Saint-Benoît dans l'abbaye de Saint-Laurent , jirès de Liège. 11 ])assa de là dans l'abbaye de Saint-Laurent d'Oostbourg, près d'Utrécht, et n'épargna ni veilles ni application pour s'avancer dans l'intelligence de l'Ecriture sainte. Son savoir et sa piété lui acquirent une si grande réputation, que Frédéric , archevêque de Cologne, le tira de son cloître do Liège, où il était retourné, pour le faire abbé de Deutz, vis-à-vis de Cologne, en 1113. Il mourut en 1133. Tous ses ouvrages ont été imprimés à Paris en 1638, en 2 vol. in-fol., et à Venise, 7 vol. in-folio, 174.8 à 1752. On y trouve : des Commentaires sur la plupart des livres de l'Ecriture sainte, dans lesquels il se propose de rapporter tout ce qu'ils renferment aux œuvres des trois personnes de la Trinité. On lui reproche d'avoir donné dans des allégories bizarres, et d'avoir parlé peu correctement de l'eucharistie dans un endroit de cet ouvrage ; mais dans plusieurs autres, et en particulier dans ses Lettres, il s'explique sur ce mystère de la manière la plus orthodoxe et la plus exacte. Un Traité des offices divins, où il traite des cérémonies de l'Eglise, et en rend des raisons mystiques ; un de la Trinité, et plusieurs autres ; des Lettres ; Histoire de l'incendie de Deutz ; La Vie de saint Héribert , etc. Ce qu'il a écrit touchant l'histoire des évoques de Liège et des abbés du monastère de Saint-Laurent a été inséré dans rAm^/iisima
Collectio aes bénédictins ae Saint -Maur, tomes IV et IX.
RUREMONDE (Jean-Gdill4dme de)., fanatique allemand, né vers 1540, se crut inspiré de Dieu pour renouveler dans Munster, sa patrie, la pure doctrine, en rétablissant l'anabaptisme, dont il appelait les sectaires le couple de Dieu. Il commença à prêcher ses lausses opinions en 1580. et assurait, entre autres choses extravagantes, que le royaume de la nouvelle Jérusalem serait bientùt'fondé, et que les anabaptistes s'empareraient des pays de ceux qui ne partageraient pas leurs ojiinions sur la Divinité, comme autrefois les Israélites s'étaient rendus maîtres des terres des Chananéens. 11 conij osa un livre dans lequel il s'efforçait de prouver « qu'à « l'exemple de Mahomet, on devait accorder « la pluralité des femmes ; et, alin au'on [lût «les nourrir, il permettait les vols et les « larcins , s'appuyant sur ce que tous les « biens de la terre appartenaient ;i Jésus- « Christ et à ses disciples ; que c'était lui « que Dieu avait envoyé pour en faire une « ré[)artitio:i égale , et qu'il lui avait con- « fié pour cela l'épéedeGédéon. » Cette morale relâchée et ces principes de brigandage ne manquèrent pas de lui attirer beaucoup de prosélytes , qui pillèrent , sous ses ordres, les maisons des nobles et des riches, et devinrent. si nombreux et si terribles, qu'ils portèrent la terreur dans plusieurs parties de l'Allemagne, dont les princes particuliers n'eurent pas assez de résolution ou de force pour arrêter leurs désordres, qui durèrent plus de cinq ans. Enfln on mit des troupes à la poursuite de Ruremonde , qui, se trouvant un jour avec ses femmes, écarté des siens, fut pris et enfermé dans la forteresse de Durren au pays de Juliers. Il avait amassé, par ses vols, de grandes richesses dont il portait toujours sur lui la plus grande partie. Il put donc, à force de présents, corrompre ses gardes, qui lui permirent de communiquer avec ses femmes, et il vécut pendant longtemps dans le vice et l'abondance. Le duc de Clèves (Guillaume), l'ayant appris, fit resserrer plus étroitement Ruremonde, et ordonna qu'on instruisit son procès : il fut condamné au dernier supplice. Selon l'usage de ces temps, il fut brûlé à petit feu comme hérétique, et ses cendres dispersées au vent, il ne donna aucune marque de repentir; deux de ses femmes subirent le même sort : les autres abjurèrent leurs erreurs et obtinrent leur pardon. Peu à peu on vint à bout d'exterminer ou de dissiper les partisans de ce fanatique, qui était plutôt chef de voleurs et d'assassins qu'il ne l'était d'une secte.
RURICIUS. Voy. Rorice.
RUSBROCK ou RUSBROECK (Jean), né vers l'an 1294, dans le lieu dont il porte le nom , et qui est placé entre Bruxelles et Halle, fut le premier prieur' des chanoines régTiliei's de Saint-Augustin, au monastère de Gruneudal (vallis viridis) dans la forêt do Soignies, près de Bruxelles, et y mourut en 1381, honoré des titres de très-excellent con-