‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 175 sur 341 · RUY · texte numérisé non relu

RUY

Les actions, les sentiments, les mœurs, tout V est peint au naturel, et avec une simplicité si naive, qu'on ne peut le lire sans en être touché. Jann, dans son Inlroductio ad libros sacros veteris fœderis, pag. 238, place la composition du livre de Ruth sous les derniers rois de Juda, et Richard Bernard a écrit sur les événements racontés dans ce livre un traité curieux intitulé : La Récompense de Rulh, Londres, 1628, in-12. M l'abbi'î de Labouderie a fait imi)rimer î\ Paris, en 182i, in-8°, unetrad. en patois auvergnat, du livre de Rulii, avec le texte hébreu en regard. Fiorian a donné, en 178'i.,fiiU/t,églogue sainte, qui a obtenu le prix de poésie de racadéinic française. Voy. Noémi. On trouve dans la Grammaire celtique de Legonidec une traduction du livre de Ruth en bas-breton.

RUTH d'ans (Paul-Ernest) , ecclésiastique, né à Verviers, ville du pays de Liège, en 16o3, d'une famille ancienne, se rendit à Paris, et s'attacha à Arnauld, qui fut depuis son conseil et son ami. Il assista à la mort de ce docteur en 1694-, et apjiorta son cœur à Port-Royal-des-Champs. Rutli d'Ans ayant été exilé par une lettre de cachet en 1704, se retira dans les Pays-Bas. Précipiano, archevêque de Matines, toujours zélé pour l'orthodoxie, connaissant le tort qu'il pouvait faire à ses ouailles, tâcha de l'éloigner. Ruth eut ordre de sortir des Pays-Bas catholiques. Il alla à Rome, où il eut l'adresse de déguiser ses sentiments, et fut assez bien reçu du pape Innocent XII : mais Clément XI, l'ayant mieux connu, le déclara, par un bref sjiécial , inhabile h posséder des jjénétices et des dignités ecclésiastiques. 11 parvint cependant , à force d'intrigues , à être chanoine de Sainte-Gudule, à Bruxelles, en 1728, envahit la dignité de doyen de l'église de Tournai, par la protection des Hollandais, alors maîtres de cette ville. Le chapitre, qui refusa do le reconnaître et de l'admettre, fut l'objet de sa haine et de ses persécutions : l'illustre Fénelon prit part à la douleur des chanoines de Tournai ; la lettre que ce grand prélat écrivit à ce sujet est rapportée dans l'Histoire de Tournai , in-4", par Poutrain. Ruth étant tombé malade à Bruxelles, le cardinal d'Alsace, archevêque de Matines, n'en fut pas plutôt informé, qu'il s'y transporta pour ramener au bercail cette brebis égarée; il sollicita pendant une heure h la porte l'entrée de la maison, et ne put l'obtenir. Ruth mourut en 1728 , sans avoir reçu les sacrements de l'Eglise. Son cadavre fut enlevé furtivement pendant la nuit. C'est lui qui a composé le dixième et le onzième volume de YAnnée chrétienne de Le Tourneux. Il est encore auteur de quelques autres ouvrages aujourd'hui oubliés. Nous avons puisé les principales circonstances de sa vie dans un écrit imprimé sur les lieux, avec approbation, l'année môme de sa mort. Voyez aussi Flandria illustrata de Sanderus , dernière édition, où il est parlé des doyens de Tournai.

RUTHERFORTH (Thomas) , ministre anglais, né en 1712, à Papworth-Everard, dans le comté de Cambridge, fut élevé au collège

de Saint-Jean à Cambridge , et, ayant embrassé l'état ecclésiastique, il devint recteur de Schenfield, en Essex, et de Barley, dans le comté d'Hertford : il s'était occupé de philosophie, de théologie et même de mathématiques, et avait beaucoup d'instruction. On a de Rutherforth : Essai sur la vertu, sa nature, et les obligations qu elle impose, etc., 1744, 1 vol. in -8' ; Système de philosophie naturelle, 1748,2 vol. in-4'; Lettres à Mid' dleton, en faveur de Sherlock, sur les Prophéties, 1750, in-8' ; Discours sur les miracles, 1751, in-8° ; Adresse au clergé d'Lssex ; deux Lettres à Kennicott ; Preuve du droit des églises protestantes, d'exiger du clergé wne profession de foi et de doctrine, Lettre àBlackburne, sur le même sujet , des Sermons. 11 est auteur d'une correction curieuse d'un passage de Plutarque , où cet écrivain décrit les instruments mis en usage pour renouveler le feu de la déesse Vesta. Rutherforth mourut en 1771.

RUYR (Jean), antiquaire lorrain, né l'an 1560, à Charmes-sur-Moselle, fut successivement secrétaire, chanoine et chantre du chapitre de Saint-Dié, dont il mourut doyen, vers 1645. « 11 ne doit la réputation qu'il a « obtenue, dit un biographe, qu'à un travail « sur les antiquités du pays, travail précieux, « qui ne se recommande point, il est vrai, « par un style élégant et une critique rigou- « reuse, mais fort intéressant sous d'autres « rapports. » On cite de Jean Ruyr : Les Triomphes de Pétrarque, 7nis en vers français par forme de dialogues, avec autres Meslanges de diverses inventions, Troyes, Cl. Garnier, 1588, petit in-8°, peu commun; La Vie et histoire de saint Die, évesquede Nevers, etc., traduite du latin, Troyes, J. Oudot , 1594, petit in-8". « Cette histoire du fondateur de « l'insigne église collégiale de Saint-Dié, dit « le biographe déjà cité , a été écrite dans le « XI' siècle par un religieux dont le nom est « ignoré. Le grand prévôt de Riguet en a ré- « futé quelques passages dans ses Mémoires « historiques pour la Vie de saint Dié, im— « primés à Nancy, chez les Chariot, en 1680» « et réimprimés à la fin de son système « chronologique des évoques de Toul, 1" édi- « tion, Nancy, P. Barbier, 1701, in-8". » Première partie {seconde et troisième) de la Recherche des sainctes antiquités de la Vosge^ province de Lorraine , Saint-Dié , Jacques Marlier, 1625 , les trois premières parties en un vol. petit in-4", orné de 5 figures, dont trois sont généralement attribuées à Callot; édition mal exécutée et fautive, mais rare et recherchée. Ruyr en donna lui-môme une nouvelle édition, revue, corrigée et augm., sous le titre de Recherches des sainctes antiquités de la Vosge, etc., Espinal, 1633, trois parties in-4°. Ce qui contribue à donner encore plus de prix aux ouvrages de Ruyr, c'est qu'on y trouve l'emploi et l'indication de documents qui ont été détruits par le temps, ou pour mieux dire anéantis par le vandalisme des contemporains.

RUYSBROCK. Voy. Rusbrock.

RUYSBROECK. Voy. Rubruquis.

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RUZÉ (An.vour.D) , d'une famille très-ancienne de Tours, naquit dans celle ville vers liSO, el, après avoir étudié le droit, embrassa l'état ecclésiastique. Il fut successivement conseiller au parlement de Paris en 1518, et abbé de Notre-Dame de la Victoire en 1520, puis il professa le droil, et surtout le droit canoniijue à l'université d'Oi'léans, dont il était chancelier. C'est dans cette ville qu'il mourut vers 15'»1. Arnould Ruzé, aussi modeste que savant, refusait de faire imprimer ses ouvrages; mais Pliilip[)e Prudhomme ou Probus, jurisconsulte et ollicial d'Amiens, qui les avait lus et en faisait beaucoup de cas, les enleva du cabinet de l'auteur, et les publia sans sa participation. L'édition donnée par Probus est intitulée : Opéra egregii et emincnlis viri, utriusqiie ccnsurœ pi'ofeiysoris , domini Armdplti Ruzœi , etc. Tractutus juris regafiorum ; Tractatus de mandalis apostolicis ; Tractutus de siibllmi archiprœsulum statu et conditione, deque sinfjulari in sHJfraganeos jnrisdictione, et melropolitirœ sedis prœrogativa, Paris, 153't., in-i". Probus lit réimprimer le Traité de la régale, avec un Sujjplément de sa composition, Paris, 15'i'2, i::-!" ; ibid.. 1351, in-8°, avec deux autres traités sur le mèuie sujet, par le P. Bertrand , cardinal et jurisconsulte du xiv' siècle.

RUZÉ (Guiixaume) , de la même famille que le précédent, et (Ils de Guillaume Ruzé, seigneur de Beaulieu, qui était receveur général des finances en Touraine, naquit vers 1520, à Paris, oîi il fit ses études. Après avoir été fait prêtre, il fut reçu docteur de la faculté de théologie et de la njaisou de Navarre, devint recteur de l'université le 6 mai 1351, et assista, en 1366, à la conférence tenue avec les ministres protestants. Le roi lui donna l'abbaj e d'Eslerp, au diocèse de Limoges, en 1569. Ruzé fut nommé pour occuper le siège de Saint-Malo ; mais avant d'être sacré, il fut transféré à l'évêché d'Angers, dont il prit possession par procureur le 29 août 1572. C'est lui qui prononça le discours d'ouverture à l'assemblée du clergé qui se tint la même année <i Blois , et , en 1576, il fut député aux Etats généraux réunis dans la môme ville. Ruzé fui aussi aumônier et confesseur des rois Charles IX et Henri III ; mais il se démit, vers 1580, de ces fonctions qui l'empêchaient Av résider au milieu de ses diocésains, dont il s'attira l'estime et le respect par la sagesse et l'activité de son administration. Le recueil des Statuts d'Angers, in-i", renferme ceux qui furent donnés par ce prélat. 11 assista , en 1383, au concile de sa province, assemblé à Tours sous la jirésidence de l'archevêque Simon de Maillé, et dans lequel on dressa pour les protestants convertis une profession de foi que Ruzé publia en français sous ce titre : Manière de profession de foi que doitent tenir ceux du diocèse d'Angers qui se voudront remettre au giron de noire mère suinte Eglise catholique, apostolique et romaine, Paris, 138i, ui-8"; réinqirimée dans les Mémoires de la Ligue. Ruzé [tublia aussi

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une traduction française du Commonilorium de saint Vincent dé Lerins, sous ce titre : Petit Traité de Vincent Lirinense, François de nation, pour la vérité et antiquité de la fou catholique, contre les prophanes nouueaulés de toutes hérésies, composé par l'auteur, en latin, du temps du concile d'Ephise, environ l'un de grâce CCCCXXX, el de nouueau mis en notre langue vulgaire, et adressé â messeigneurs les frères du roi par G. Ruzé, théologien, leur aumosnier et confesseur, Paris, de l'imprimerie de Vascosan, 1371, in-8°; Ljon, 1370, et Paris, Morel, 1580, in-8°. Cette version, remarquable pour l'époque, a surtout le mérite de la fidélité. Selon La Croix du Maine, Ruzé composa plusieurs ouvrages qui paraissent perdus. Ce prélat mourut le 28 septembre 1587, à Paris, oii il s'était rendu pour les affaires de son diocèse.

RYCKEL. Voy. Denis de Leeuwis ou le Chartreux.

RYCKEWAERT (ArJGusTiN-JosÊPH) , né à Poperinghe, le 10 mai 1771, fit avec succès ses études de théologie h Douai et h Louvain. L'invasion des Français en Belgique et le commencement de la persécution ne le détournèrent point de sa vocation. Oidonné prêtre- à Malines , le 1" avril 1797, il parcourut en missionnaire la partie française du diocèse d'Ypres. Successivement vicaire de Saint-Jean et de Saint-Bertin à Poi)eringhe, et professeur de théologie au séminaire de Gand, les affaires de l'Eglise sous Bonaparte lui donnèrent occasion d'exercer son zèle. Il fut occupé avant et pendant le concile à préparer des matériaux pour le docteur van de Velde, lliéologien de M. de Broglie. Après l'arrestation de ce prélat, il contribua beaucoup à la résistance que le clergé opposa aux prétentions du gouvernement impérial. Ryckewaërt, demeuré secrètement à Gand, composa dans sa retraite un écrit anonyme qui fut imprimé sous le titre de Quœstio momentosa, iii-12 de 31 pages. 11 y prouve que l'élection faite le 22 juillet' 1813 , par le chapitre de Gand , était nulle. Une prétendue réfutation de cet ouvrage ayant paru , il y répondit par l'écrit intitulé : Observationes auctoris quœstionis momentosœ, in-8°, de 32 pages. On lui doit encore : Monitum christianum auctoris quœstionis momentosœ ad obtreclatorem suum , in-8" de 25 pages. Tous ces écrits montrent chez leur auteur non moins de zèle et de véritable savoir que de courage. Après le retour de M. de Broglie à Gand , Ryckewaërt fut nommé examinateur synodal, puis président ilu séminaire de celle ville, emploi qu'il conserva jusqu'au 16 mai 18.J6, éitoijue de sa mort. On doit encore à ce savant écrivain : une bonne édition des Institutions canoniques de Devoti, des améliorations notables à la théologie de Dens, édition de 1828, et une suite h l'Abrégé d'histoire ecclésiastique de Berti, suite supérieure peut-être à l'ouvrage du religieux italien. Enfin il a publié, peu de temps avant sa mort, un bon recueil d'ouvrages choisis des Pères de l'Eglise, en dix vol. in-i2. Ce recueil, sous la Ulre d'O-

RZÈ

perasf/cc^a, fut terminé en 1835. Ryckewaërt a fourni aussi des matériaux nu Spectateur belge , et composé une Dissertation sur l'Herméneutique de Janssens.

RYE (Feudinand de Longwy, plus connu sous le nom de), archevêque (ie Besançon, né l'an 1550 , d'une ancienne njaison de Bourgogne, avait embrassé d'abord la carrière militaire, servit quelque temps dans les Paj-s-Bas , puis quitta la professinii des armes pour entrer dans l'état ecclésiastique. Il se rendit à Rome et fut pourvu par Sixte- Quint de l'arclievéché de Besançon après la mort du cardinal de Granvelle. Le diocèse lui dut beaucoup d'établissements utiles. Chargé, de concert avec le parlement de Dùle j du gouvernement du comté de Bourgogne , il contribua à la défense de Dôle assiégée en 1636 par le prince de Condé, et mourut le 2 août de la même année, épuisé par les fatigues qu'il avait éprouvées ' pendant ce siège.

RYER (André du), sieur de Malezair, né à Marcigny, dans le Maçonnais, gentilhomme ordinaii-e de la chambre du roi et chevalier du Saint-Sépulcre , séjourna longtemps à Constantinoi>le, où le roi do France l'avait envoyé. 11 fut consul de la nation française en Egypte, et mourut eu France vers le milieu du xvir siècle. II possédait pail'ailemect les langues orientales. On a do lui , une Grammaire turque, Paii.-, 1630, in-'i-" ; une Traduction française de l'Alcoran, Elzévir, 16W, in-12; Amsterdam, 1770, 2 vol. in-12; quoique négligée et d'un langage qui vieillit, elle est préférée par les vr.tis connaisseurs à celles de Sale et de Savary, parce que du Ryer ne cherche qu'à traduire, et non pas à donner de belles idées de l'original. On lui a faussement reproché d'avoir surchargé le tableau de la croyance ou des rêveries mahométanes, en ajoutant à l'Alcoran les idées des commentateurs. M. Porter, homme profondément instruit de cette matière, en convient : « La version de du Ryer, dit-il, « est peut-être inlidèle quant à l'idiome ; « mais elle est assez exacte quant à la doc- « trine. » Observations surles Turcs, toni. I", p. 125 ; une Version française du Gulislan , ou l'Empire des roses, cnmi^osé par Saadi, prince des poètes turcs et persans, Paris, 163'i., in-8°. Gentius a traduit le môme livre eu latin, sous le titre de Rosarium polilicum. Cette dernière traduction est préférée à celle de du Ryer. — Un autre Ryer ( Pierre du ) , historiographe de France et jnembre de l'académie française, né l'an 16f!3, à Paris, mort en 1658, s'est fait connaître surtout par des traductions d'Hérodote, de Cicéron, d'Ovide, etc., et par des pièces dramatiques, entre lesquelles on cite : Alcyonée, Saiil et Scc'vole, tragédies. On a dit de cet auteur que le besoin d'argent le faisait travailler avec trop de rapidité.

RYLANGE (Ralph), écrivain anglais, né à Bolton dans le Lancashire, passa les premières années de sa vie à Liverpool où il se lia d'amitié avec Roscoe, auteur de la Vie de LéoQ X. 11 publia lui-même ou traduisit un

grand nombre d'ouvrages qui sont tous anonymes ou pseudonymes. Les seuls auxquels il ait attaché son nom sont une Explication des dogmes du christianisme, et une Exposition de l'oraison dominicale. Rylance mourut à Londres le 6 juin 1834, au moment où il préparait sur l'aîhnité des langues un ouvrage à la publication duquel il s'était disposé par une étude approfondie des langues welche et celtique.

RYSSEN (Léonard), théologien hollandais du xvu" siècle, se servit des lumières qu'il avait puisées dans l'étude de la théologie, pour donner divers Traités sur les matières qui la concernent. Le meilleur que l'on connaisse de lui est contre celui de Béverland : De peccato originali. Ce traité de Ryssen n'est pas counnun; il est intitulé : Jxista detestatio libelli licvcrlandi, de peccato origi~ naii, in-8% 1680. C'est une bonne réfutation de l'indécent et absurde paradoxe que Béverland avait répété d'après Corneille Agrippa, contraire non-seulement, comme nous l'avons observé, à l'ordre établi pour la reproduction et la perpétuité do l'espèce humaine, mais à la croyance constante de l'Eglise catholique, qui a toujours pris dans le sens littéral ce que la Genèse nous apprend de la prévarication du premier homme ; comme elle s'en explique dans toute sa liturgie , et particulièrement dans la messe do la Passion : Salutem humani generis in ligno crucis constituisti ; ut unde mors oriebatur, inde vita resurgeret ; et qui in ligno vinccbat, in ligno quoque vinceretur.

RZEWUSKi (Wenceslas) grand-général de la Pologne, issu d'une ancienne et illustre famille, naquit en 1705, le jour que les Polonais remportèrent à Kaiish une victoire mémorable qui fut attribuée aux conseils de son père. Il se rendit liabile dans lo droit public et dans l'histoire, et il parlait en public avec une grande facilité. Les services que Rzewuski eut occasion de rendre à son pays dans les premiers temps du règne d'Auguste 111, furent récompensés par le palatinat de Podolie, et peu de temps après il fut nommé maréchal du tribmial de Lublin. lï introduisit di's réformes salutaires dans l'armée, et trouva encore des loisirs pour cultiver les sciences, la littérature et les arts. La lutte qu'il soutint contre les intrigues de la Russie qui voulait placer Stanislas Poniatowski sur le trône de Pologne, irrita cette puissance ; l'ambassadeur russe le lit arrêter pendant la nuit à Varsovie, en 1767, avec son troisième tils , le comte Severin Rzewuski, et conduire sous escorte à Smolensk, d'où il fut transféré à Kaluga. Pendant sa captivité , il traduisit en vers polonais les Psaumes de David , qui se rapportaient à la situation de son âme ; iJ traduisit aussi les odes d'Horace. Remis en liberté au bout de six ans, Wenceslas résolut de finir ses jours dans la retraite : cependant ri fut nommé peu de temps après grand-général de la couronne, mais il se démit aussitôt do cette charge, qui fut conférée à son fils Severin, Il fut ouligé d'accepter la digaiié de

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