SEN
p. o(iV. L'auleurtle ce deniicr ouvrage ayant observé que, dans les livres orientaux, Ra- HAM était le nom propre lio Nahuchodonosnr , dont l'Ecriture parle si souvent, foil voir que ce nom de Raham est entré dans la composition de celui de la fameuse Sémiham ou Skmiuamis ; car is est la terminaison grr'C([uc. Hérodote, liv. i, IS'i-, raiiproche beaucoup de l'époque de Nabucliodonosnr le règne di' SÉMIRAM ou Skmiuamis; cl ailleurs on la lait exister du temps de la construction de Babel, peu après le déluge. Il est impossible (pie Sémiramis ait régné tout à la fois à deux époques aussi distantes l'une de l'autre ; et comment cette contradiction s'est glissée dans l'histoire ? Rien de [>lus facile à concevoir dans le système des altérations de l'Ecriture faites par les païens. {Voy. OniioMii:, Lavaur, etc.) Ayant vu que Raham, le vrai Nabucliodonosor, régnait ii Babylone, b;Uie sur les ruines de Babel, et trouvant dans l'Ecriture ]a construction de cette tour de Babel, ils n'ont pas hésité de placer leur prétendue SÉMIRAM ou SÉMiiiAMis à Babylouc et à Babel en même temps , quoique le règne de Nabucliodonosor et le fait de Babel fussent à deux dates infiniment éloignées. Cette double existence de Sémiramis suffirait pour faire croire ([ue cette reine est un personnage travesti. « Ainsi, » dit un criti(iue qui a impartialement pesé ces observations , « ainsi sera « anéantie pour toujours l'existence , entre « autres de la célèbre Sémiramis. Toutes ses « conquêtes, et ses jardins si renommés que « l'art avait suspendus en l'air, s!;ront resti- « tués à Nabucliodonosor, véritable auteur •< de ces expéditions glorieuses et de ces mort numents fastueux. »
SÉNAULT (Jean-François), né à Anvers en 1599 ou IGOi ( l'abbé Fromentières , dans son Oraison funèorc le dit né à Douai, et Paquol, NoHo temporum, à Paris, d'un secrétaire du roi de France et zélé ligueur). Le cardinal de Bérulle, instituteur de l'Oratoire, l'attira dans sa congrégation naissante, comme un homme qui en serait un jour la gloire par ses talents et par ses vertus. Après avoir professé les humanités , il se consacra à la chaire, livrée alors au phébus et au galimatias : il sut lui rendre la dignité et la noblesse qui conviennent Ji la parole divine. Ses succès en ce genre lui firent olfrir des
f tensions et des évèchés ; mais sa modestie os lui fit refuser. Ses confrères l'élurent supérieur de Saint-Magloire, et il s'y conduisit avec tant do douceur et de prudence, qu'ils le mirent k leur tète en l(j()2. 11 exerça la charge de général pendant dix années, avec riip[)laudissemont et l'amour de ses inférieurs , et mourut à Paris le i août 1072. L'abbé Froiuentières, depuis évèque d'Aire, |)roaonca son oi'aison funèbre. Parmi les ouvrages qu'il a laissés, on dislingue : un traité de VUsagn des passions, Paris, 16'i-l, im[>rimé plusieurs fois in— 'i-° et in-12, et traduit en anglais, en allemand, en italien et en espagnol : ouvrage où l'érudition est unie à la sagesse dos principes. L'auteur prouve l'utilité et la nécessité des passions ; inai^; il en
montre en même temps la direction et l'objet ; il fait admirablement servir la philosophie à la morale, et les arides leçons des anciens sages à la gloire des maximes de l'Evangile, qui seules |)euvent leur donner un;' sanction et de la consistance. \]neparapli7-ase sur Job, Rouen, 160", 9' édition qui, en conservant toute la majesté et toute la grandeur de son original, en éclairci lies difficultés; l'Homme chrétien,on La reparalion de lanaturc par la e/râce , Paris, l()'i-8, in4", et l'Homme criminel, ou La corruption de la nature par le pe'che, Paris, 16W, aussi ii)-V°; le Monarque, ou les Devoirs du souverain, in-12, ouvrage estimé; 3 vol. in-i° de Panégyriques des saints, Paris, IGoo, 1657 et 1058, qui furent réimprimés dans le format in-8" ; plusieurs Vies de personnes illustres par leur piété. — M. l'abbé Migne a publié les sermons choisis du P. Sénault, avec ceux de quelques autres prédicateurs, dans sa grande collection des Orateurs sacrés, sous ce titre : OKuvres complètes de Bourzeis, et Sermons choisis de Sénault et de Texier ( première partie), 1 vol. in-4". La deuxième partie des sermons do Texier et les OEuvres complètes de La Colombière composent le tome suivant de la collection.
SÉNAULT (Joseph), dominicain, docteur en théologie, et neveu du P. Sénault de l'Oratoire, exerça comme son oncle le ministère de la prédication pendant quarante ans à Paris et dans les principales églises du royaume. En 1091, on imprima ses OEuvre» choisies, 2 vol. in-8° , comprenant cent cinquante projets de discours en forme de sermons sur tous les mystères de Notre-Seigneur, avec leurs desseins, leurs divisions, leurs preuves et leui' morale.
SKNFFT-PILSACH (Lolise-Claire-Julie- Féucité), née en Saxe dans la religion luthérienne , rentra , à l'exemple de son père , dans le sein de l'Eglise, et habita longtemps la France, où son esprit vif et élevé, son caractère généreux, sa piété vraie l'avaient fait universellement estimer. Elle accompagna son père à Turin, lorsqu'étant entré au service d'Autriche, il fut nommé auibassadeur pour la cour de Sardaigne. Elle est morte en 1830, à Turin, à l'ilge de 2i ans. Son éducation avait été très-soignée; elle a fourni |)lusieurs articles aux Mémoires de la religion , de Modène, un entre autres, peu de temps avant sa mort, sur les derniers moments du comte de Stollaerg.
SENKENBERG (Henri-Christian, baron pe), né à Francfort-sur-le-Mein , le 19 octobre 170i, fut fait, en 1730, chef du conseil du rhingrave Charles du Dauhn , professeur e:i droit et syndic de l'univeisité de Gœttingue en 1735 , professeur en droit à Giessen en 1738. Chargé ensuite de différentes commissions honorables, il résida à Francfort en qualité de député de plusieuis princes. L'emjiereur François I" l'honora de la charge de conseiller aulique en 17V5, le créa baron en 1751, et le députa en 176i à Francfort, pour assister à l'éleclion et au couronnement do Josejih H. 11 mourut à Vienne le dernier jour de mai 1768 . ajirès avoir publié un grand