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chrétienne ; mais la mort l'empêcha d'exécuter un si louable dessein. On a cependant trouvé dans ses papiers de quoi former 10 volumes iii-12, qui o'it été publiés en 1735 et en 1759, et qui ont soutenu la réputation de ce savant et pieux doctrinaire. 11 y en a six sur la Morale et quatre sur le Décalogue.
SEMERY (André), jésuite, né à Reims en 1630, entra dans la société à Rome en 1652, et après ses années de probation, y enseigna les humanités suivant l'usage de l'institut. Ce cours d'enseignement achevé, il fut chargé de professer la j)hilosophie à Fermo, puis dans le cidlége Romain. De lit il passa à une chaire de théologie morale, qu'il rempli! |)endai;t 30 ans. 11 devint ensuite censeur de livres jiour ïassistance de France, et théologien du R. P. général. 11 mourut au collège Romain le 25 janvier 1717, à l'âge de 87 ans. Il a laissé divei s ouvrages , dont les |irinci|iaux sont : Triennium philosopliicum, Rome, 16iS2 , 3 vol. m-k", mis au jour par J.-R. Passori, disciiile du P. Sémery, et Venise, 1723, avec des augmentations et des corrections. Difcsa délia vera rciigione contro il grosso volume di Giacomo Picenino, Apoloyista dei pretcsi riformatori e riformati , JBiescia, 1710, m-k". Cette défense a pour objet de réfuter une Apologie des réformés, par Picenini, ministre protestant do Suisse , en réponse à rincredulo senza sensa du P. Paul Ségneri. Picenini répondit au P. Sémery par un nouvel écrit, intitulé : Il Trionfo dclla vera religiom, Genève, 1712.
SÉMIRAMIS , reine d'Assyrie, né à Ascalon, ville de Syrie, épousa uii des principaux officiers de Ninus. Ce prince , entraîne par une forte passion , que le courage de cette fennne et ses autres grandes qualités lui avaient inspirée, l'épousa après la mort de son mari. Le roi laissa en mourant le gouvernement de son royaume à Sémiramis, qui gouverna comme un grand homme. Elle fit, dit-on, construire Babylone, dont on a tant vanté les murailles, les quais, et le |J0nt sur l'Euphrate, qui traversait la ville du nord au midi, et d'autres ouvrages, dont Héro lole raconte des merveilles. Scmiramis , ayant embelli Babylone , | arcourut son empire, laissant p.u'tout des manjues de sa magnificence. Elle s'api'liqua surtout à faire conduire de l'eau dans les lieux qui en manquaient, et à construire de grandes routes. Elle lit aussi plusieurs conquêtes dans l'Ethiopie. Sa dernière expédition fut dans les Indes, où son ariijée fut mise en déroute. Cetti; reine avait de Ninus un fils nommé Ninias. Avertie qu'il conspirait co itre sa vie, elle abdiqua volontairement rem|)ire en sa faveur. Quelques auteurs rapportent qu'elle se déroba à la vue des hommes, dans l'espérance de jouir des honneurs divins ; d'autres disent que Ninias lui donna la mort. Quelques savants prétendent, avec assez de vraisemblance, que son histoire n'est qu'une corruption de celle deNabuchodonosor (Voy.iï*^rodole, historien du peuple hébreu, sans h savoir, et V Histoire des temps fabuleux, t. ill,