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canaux jiour faciliter le commerce, et établit une c'ouiaïunication aisée entre les villes les plus éloignées. Enfin, devenu vieux, il se doima lui-même la mort. Au resio, le temps où Ton place Sésostrisest si éloigné de nous, q u'il est prudent de ne rien assurer et de ne rien croire légèrement sur les étaiilissements et les conquêtes de ce monarque. L'abbé .(luérin du Rocher a rapjiroché en diHail le règne d'^ Sésostris de la vie de .Sacob, père des Israélites, dans son Histoire vérittible des temps fabuleux. II prouve, par tous les moyens que peut fournir une érudition vaste, profonde et lumineuse, que ces deux noms désignent un seul et même homme, et que la fable de l'un est greilee sur l'histoire de l'autre. On peut consulter encore un ouvrage intitulé -.Hérodote, historiendu peuplehébreu, sans le savoir, Liège, 1790, in-12, et h; Journ. hist. et litt., i" décembre JT'JO, pag. 521, où l'on trouve un long parallèle composé des rapprochements les plus remarquables. Voy. Lavaur. Fénelon , dans son Téléiimqne, et Bossuet, dans sa Politique sacrée, ont tracé les principaux traits du règne de Sésostris.
SETH, 3' tils d'Adam et d'Eve, naquit l'an 387 avant Jésus-Christ. Il eut i)0ur lils Enos, à l'âge de 105 ans, et vécut en tout 912 ans. On a débité sur ce saint jiatriarche bien des choses qui ne sont pas ajipuyées sur l'Ecriture. Josèphe |)arle de ses enfants, qui se distinguèrent dans la science de l'astronomie, et qui gravèrent sur deux colonnes, l'une de brique et l'autre de [lierre, des avis importants touchant les révolutions que la terre devait essuyer. Scipion Maffei a écrit contre la réalité de ces deux colonnes; mais le pèi'e Troilo (Philos. Instit. Mutinœ, 1774) l'a défendue avec force. M. Bailly la regarde également comme incoriteslable. « Les anciens, « dit-il, avaient appris d'Adam que le monde « périrait par l'eau et par le. feu; la peur « qu'ils eurent que cette science ne se per- « dît avant que le^ hommes en fussent ins- « truits, les porta à bâtir deux colonnes, sur « lesquelles ils gravèrent les connaissances « qu'ils avaient ac(iuises, etc. » Hist. del'astron. une., 1. 1. — ^11 y a eu des hérétiques nommés Séthéens, qui prétendaient i[ue Seth était le Christ, et que ce [)atriarche, après avoir été enlevé du inonde, avait paru de nouveau d'une manière miraculeuse sous le nom de Jésus-Christ.
SÉVERiN (saint), abbé et apôtre de la Norique, (lans le v° siècle, mourut le 8 janvier 4-82, a|irès avoir idilié et éclairé les peuples barbares. Sou corps a été transp rlé à Naples. On a sa Vie écrite [larEugippe, son disciple, qui avait été présent à sa mort.
SEVEltlN (saint), abbé d'Agaune, ou de Saint-.Maurice, en Valais, avait le don des miracles. Le roi Clovis étant tombé malade, en 504, le ût venir à Paris, alin qu'il lui procurât la guérison. Le saint l'ayant obte;uie du ciel, le prince lui donna de l'argent pour distribuer aux pauvres, lui accorda la grâce de plusieurs criminels. Saint Séverin mourut sur la montagne de Château-Laudou, en Gàtiaais, le 11 lévrier 507.— 11 ne faut pas le
confondre avec un autre saint Séverin, solitaire et prêtre de Saint-Cloutl.
SEVEUIN (sailli), évèque de Cologne, se distingua par son zèle à extirper l'arianismo de son diocèse et des pavs cin-onvoisins. Lorsqu'il jugea que ses ouailles élaient affermies dans la foi, il alla k Bordeaux, sa patrie, travailler à y rétablir l'orthodoxie, et y mourut au commencement du v' sièch'. Il co mut, au rapport de saint Grégoire de Tours, |>ar révélation, la mort de saint Martin, à l'heure même où ce saint évèque entrait en possession de la bienheureuse immortalité. Quelques critiques soutiennent que saint Séverin de Cologne est ditférent de celui qui est mort à Bordeaux ; cependant les deux églises en font la fôte le même jour, 23 octobre, et les anciens martyrologes ne les distinguent pas.
SEVERIN, romain, élu pape après Honorius I", au mois de mai (iiO, ne tint le siège que 2 mois et 4 jours, étant mort le 1" août de la même année. Il se ht estimer par sa vertu, sa douceur et son amour pour les pauvres. Ce pape fit renouveler la mosaïque de l'abside de Saint-Pierre, qui était ruinée.
SEVEROLI (Antoine- G âRRiEL), cardinal, né à Faenza dans les Etats-Romains le 28 février 1757, suivit d'abord la carrière administrative, puis la carrière politique. Se trouvant â Vienne comme nonce du pape Pie VII à l'époque des négociations pour le mariage de Napoléon et de Marie-Louise, il eut à déclarer à la cour de Vienne que le Saint-Père refusait d'approuver le divorcede l'empereur des Français et de Joséphine. Toutefois il continua de résider à Vienne. Lorsque le pape, iirisonnier à Fontainebleau, sollicita en 1813 l'appui des divers princes de l'Europe, et particulièrement celui du gouvernement de Vienne, Severoli ifeut qu'à se louer des procédés dupi-incede Metternich. Nonnné cardinal en ISlti, Severoli résida habit. .ellement dans son évèché de Viterbe, où ses nombreux bienfaits tirent aimer son nom. Lorscpi'eu 1823, il fallut donner un successeur à Pie Vil, Severoli était sur le point d'être élevé sur la chaire de saint Pierre, lorsque l'Autriche, usant de son droit d'exclusion qu'elle possè le avec la France et l'Espagne, exerça sou privilège au proht du cardinal Castiglioni. Mais dès lors le parti des Italiens qu'appuyait la France, se prononça éiiergiquemeni contre ce dernier, qui avait obtenu lui certain nombre de voix, et le carduial Délia Genga devint pape, sous le nom do Léon XÎI. Severoli ne jouit pas longtemps du crédit que lui assurait la reconnai.-sance du nouveau pontife : il succomba le 8 septembre 1824.
SEVIN (Pierre), religieux augustîu , est auteur d'un opuscule intitulé : La Légende des onze mille vierges avec plusieurs autres maints et saintes, Paris, sans date, 28 feuillets, impr. en caractères gothiques, ei. recherché. On sait que l'erreur des légendaires sur le nombre de ces vierges vient de la fausse interpiétation d'une inscription placée à Colo- ^ ' gne, ainsi conçue : UUSULA.ET.XI.M.iVL Y.'V. ^ On y a lu unUecim millia virginam, au lie'4
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de undecim martyres virgines. La légende dont il est ici question se trouve dans la Lé- (lende dorée et dans les anciens hagiograplies. M. Didron a publié dans le journal Vlnivers religieux, une Notice sur la légende de sainte Ursule et de ses compagnes.
SEVOY (François - Hyacinthe) , naquit à Jugon en Bretagne, en 1707, entra, l'an 1730, dans la congrégation des eudistes, à l'Age de 23 ans, et s'y distingua par une grande a[)plication à l'étude. Après qu'il eut professé avec succès la philosophie et la théologie dans plusieurs maisons de sa congrégation, on le chargea de la conduite du séminaire de Blois, qu'il gouverna quelque temps. Mais ce genre d'occupation ne s'accommodant pas avec ses goiits, il obtint d'être dispensé de toutes sortes treraplois, et préféra l'état de simple particulier pour se consacrer entièrement à l'étude. Nous devons à ses veilles un ouvrage intitulé : Devoirs ecetésiastiques, Paris, k vol. in-i2. C'est le résultat des conférences et des instructions qu'il donnait de temps en temps aux jeunes ecclésiastiques. Le premier volume, 17G0, est une introduction au sacerdoce, les 2' et 3' volumes, 1762, contiennent une retraite pour les prêtres ; le 1" traite des vices que les ministres doivent éviter, et des vertus qu'ils doivent pratiquer. Ce dernier ne parut qu'après la mort de l'auteur, arrivée au séminau-e de Rennes, le lljuinl7G5. En général, les matières y sont traitées avec exactitude et solidité. Le style en est concis, nerveux et plein de chaleur.
SEWEL (Guillaume), historien et lexicographe, naquit à Amsterdam en 1654, de parents quakers, originaires d'Angleterre, il étudia la chirurgie, et l'exerça dans sa ville natale. Sewel avait en outre un esprit trèscultivé, possédait le latin et la plupart des langues de l'Europe. Il mourut ci Amsterdam, vers l'an 1720, et a laissé les ouvrages suivants : Dixtionnaire anglais et hollandais, 1601, in-V, qui a eu plusieurs éditions; Grammaire hollandaise ; Grammaire anglaise et hollandaise, in-12 ; Histoire des Juifs de Josèphe, traduite en hollandais, Amsterdam, 170V, iii-fol. ; Antiquités de Rome, de Denys d'Ualicarnasse, 1601, in-i-", traduite en hollandais, etc. Mais l'ouvrage qui eut le plus de vogue est son Histoire de la formation et des ijrogrcs de la société des quakers, xVmsterdam, 1717. Ce livre est tiès-eslimé par les quakers; on en a fait une traduction en anglais, imprimée à Londres en 1719, in-fol.
SEXTUS, Xystus ou Sixtus, philosophe qui semble avoir vécu dans le ii° ou m" siècle, n'est connu que par ses Sentences, que nous n'avons qu'en latin (hors quelques fragments grecs que Stobée nous a conservés.) Rutin d'Aquilée en est le traducteur, et les attribuait au pape saint Sixte IL Saint Jérôme l'a r(^pris de cette attribution. Comment. inJerem. c. 22 ; item, in Ezech.,c. 18; item, Epist. (id Ctesiphontem. Saint Augustin avait d'abord adopté le sentiment de Ruiin, mais il le rejette dans ses Rétractations. Reatus Rhenanus publia la version de RuUn sur un ancien exemplaire qu'il trouva à Schelestadt, Apud
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divum Fidem, sous ce titre : Xysti philosophi Enchiridion, seu sententiœ piœ et christianœ cum prœfatione B. Rhenani, Basileœ, 1516, in-4"; on les a souvent réimprimées depuis. Si ell'ectivement toutes ces sentences sont de Xystus, on ne peut guère douter qu'il n'ait été chrétien, à moins que, comme d'autres philosophes, il ne se soit paré des maximes et du langage de l'Evangile, sans en piendre l'esprit. M. Sieber en a donné une édition à Leipzig, en 1725, sous le nom de Sixte IL pape et martyr, et soutient, comme Rufin, qu'il eu est le véritable auteur.
SFONDRATI ou SFONDRATE (Fkançois), cardinal, sénateur de Milan et conseiller d'état de l'empereur Charles-Quint, naquit à Crémone enliOS.Ceprincel'envoya à Sienne, qui était déchirée par des divisions intestines; il s'y conduisit avec tant de prudence, qu'on lui donna le nom de Père de la patrie. Il eudjrassa l'état ecclésiastique après la mort de son épouseAnneVisconti. Le pape Paul III, instruit de son mérite, l'éleva à l'évêché de Crémone et à la pourpre romaine. Il mourut en 1550, à cinquante-six ans. On a de lui un poëme intitulé : VEiiièvement d'Hélène, imprimé à Venise en 1559. Il a laissé deux fils, Paul et Nicolas. Ce dernier, venu au monde par le moyen de l'opération césarienne, obtint la tiare sous le nom de Grégoire XIV. — Il ne -faut pas le confondre avec Paul-Emile Sfondkati : celui-ci, né en 1561, était neveu de Grégoire XIV, mérita par ses vertus le chapeau de cardinal, et mourut à Rome en
SFONDRATI (Célestin), célèbre cardinal , petit-neveu du précédent, né à Milan, entra dans l'ordre des bénédictins , professa les saints canons dans l'université de Salzbourg, et fut ensuite abbé de Saint-Gall. Son savoir et sa naissance lui procurèrent la pourpre romaine en 1695. 11 mourut à Rome le 4- septembre 1696 , âgé de 47 ans. Ce cardinal est fort connu par plusieurs ouvrages savants, entre autres par le Gallia vindicata , qu'il publia en 1687, in-4% contre les décisions de l'assemblée du clergé de France de 1682, sur l'autorité du pape. Ou y trouve des choses intéressantes et curieuses , entre autres les lettres de quelques évoques de l'assemblée, qui écrivirent au pape pour s'excuser par les motifs de crainte grave qui les avaient fait adhérer à la déclaration , et la réponse ilu iioutife qui leur dit : Metu suasore nunquum saccrdotes Dei esse soient in ardua et excelsa , pro reiigione et ecclesiastica libertate, vel aggrediendo fortes , vel perficiendo constantes (Koy. Innocent XII et Soardi). Eu 1688, il en publia un autre contre la Franchise des quartiers des ambassadeurs de Rome. C'était au sujet de l'ambassade du marquis de Lavardin, et dans son différend avec le pape Innocent XL II fait voir les abus de ces franchises , et combien ils sont contraires à la sécurité publique. Il est difficile de justifier Louis XIV d'avoir voulu les maintenir , api'ès que l'empereur , ie roi d'Espagne et tous les princes catholiques y avaient renoncé. Celui de tous les ouvrages de ce cardi-