TON
liL'U. Lors((ue le car linal Jos. -Marie Tommasi mourut, il était occupé de l'édition du Sncraynentairc de saint Grégoire, qu'il voulait donner ilans toute sa [mreté. Ses OEuîTfi-ontété réunies en sept vol. in4% par les soins d'Antoine-François Vezzosi , théatin, Rome, 1747. On a trois Vies de ce savant cardinal, l'une de monsignor Fontanini, insérée par i)art es dans le Giornale de' letterati dltalia, depuis le tome 18 jusqu'au '26; l'autre, de monsignor Anloine-.Marie Borroniée, évoque de Capo-d'Isliia, parmi celles des Arcadi illustri; la troisième, du comie di Saa-Ralfaele, Turin, 1780, avec celles des PU letterati. La congrégaion des rites lui avait décerné le titre de vénérable, en 1714 ; Pie \'ll l(î béatifia en 1803. Le cardinal Touimasi n'est pas le seul illustre et pieux personnage qu'ait priduit sa famille : on a écrit la Vie du duc de Palma, son père, celle du vénérable Charles Tommasi, son oncle, et enfin celle de Marie-Cruciiixe , sa sœur, religioiise bénédietine, morte en odeur l'o saiatelé, et qui, dit-on, lui prédit le cardinalat. TONI (le Père Michel-Ange), né à Rome le 18 Uiai 1750, étudia aux Ecoles Pies, et entra à l'âge de seize ans chez les clercs réguliers, ministres des infirims, fondés par sainte Camille de Lelli. D-venu prôlre, il se livra h l'enseignement, à la prédication, à la direction des consciences, et fut ensu te maître des noviees. En 1786, le cardinal Buoneom pagni, ministre d'E at, le chargea de la rédaction du Journal ecclésiastique, établi à Rome pour réfuter les feuilles de ce ocnre publiées à Florence, Vienne el Milan, c njurérs contre l'Iiglise. 11 eut pour collaborateur Jean-Ange Baiberis, prêtre de la docti ine chrétienne, né à Turin en 1731 ; homme très-instruit, très-estimé du cardinal Geidil, et mort on 18j3. Le P. Toni mérita, dans la rédaction de son journal, rap[)iol)ation des cardinaux Antonelli, de Pietio et même do Pie VI. Lors de l'oecupalioi de Rome |)ar les Français, en 1798, toutes les personnes appartenant à l'Eglise, qui n'étaient pas nées dans Rome, ayant éié obligées de se rei.dre chacune dans son jiays natal, le P. Toiii remplaça provisoirement le P. Joseph dell' Uva, na|)olitain, dans la charge de supérieur général de la congrégation des Infirmes. Loisque la jiaix fut rendue à l'E dise, et après l'exaltation de Pie Vii, le P. Toni fut élu procureur-général, et ensuite supérief.''général ue la congrégation. Q land Pi'^ \ II {voyez ce nom] fut enlevé de Rome feu i809i, le P. Toni se trouva compris da is l'exil auquel on condamna les cliefs d'ordres religieux. Arrivé à Par, s, il fut relégué en Champagne, puisa Toulon, et enfin en Cnrse. Il trouva à Bastia plusieurs antri-s pieux ecclésiastiques italiens , que le gouverneur de la ville somma do orèter un serment qu'on leur présenta. Ls P. Toni s'y refusa au nom de tous, et ils furent enfermés dans la citadelle de Bastia. Comme ils montraieui toujours la môme résis;ance et le même atlac'iement à leurs devoirs, le P. Toni et beaucoup d'autres furent embarqués, ea