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1813, pour l'île deC.'ipiaja, où ils eurent pour prison un endroit incommode et malsain do la forteresse. La chute de Napoléon leur ayant rendu la liberté, le P. Toni retourna à Rome aiirès rinq ans d'exil; il fut réinslnllô comme su|iériour général de sa congrégation, et nommé par Pie VII examinateur di's évoques, eonsulteur de la Propagande et de Vlnuex , S'ins nue ces diverses fonctions l'empêchassent de donner ses soins aux malades. Le P. Toni mourut à Rome le G décembre 1821, dans sa soixante-deuxièmo année. A Toulon, où il avait résidé (|uelqucs mois avant d'ôtie déporté en Corse, on lui fît un service dans l'église de Nafre- Dame. Sa Vie en latin et eu italien a été écrite par l)omini(|ue-Antoine Mansella, ancien précei)teur de S. A. U. l'infante Louise Charlotte de Rourbon, lille de l'ex-rcine d'Etruiie, princesse de Lucques.
TONSTALL (Cutubebt), docteur d'Oxford, naquit à Tacford dans l'Hcrlfordshire, en H"l), d'une famille illustie. Après avoir fortitié sou esjjrit par l'étude des mathématiqu'^s, de la philosophie et de la jurisprudence, il devint secrétaire du cabinet du roi d'Angleterre. Hemi Vill , l'ayant envoyé dans |)lusieurs ambassades, fui si satistait de ses services, ([u'il lui donna l'évèché de Londres, en 15-22, et celui de Durham, eu 1530. Tonstall approuva d'abord la dissolution du mariage de son bienfaiteur avec Catherine d'Espagne, et lit même un livre en faveur de cette dissolution ; mais dans la suite il condamna son ouvrage, et finit ses jours dans une prison pour la défense de la foi, en loiiO, à Sk ans. On a de lui : un Trailé de l'art de compter, Londres, 1522, in-l'ol.; u'i autre de la réalité du corps et du sang de Jésun-Clirist dans l'eucharistie, Paris, iSai, in-i"; un Abrégé de la Morale d'Aristote, Paris, looV, in-8° ; Contra iinpios blasphematores Dei prœdestinationis, Anvers, 1555, in-i-°.
TONTi ( Hyacinthe), religieux anguslin, ■flori>sait à la lin du x.vir siècle et au coninienceinenl du xviir. 11 se lit un nom dans son ordre par son talent ])0ur la |)i'édicatiO'i, et jiassait pour un des bons orateurs de son temps. Il a laissé : des Sermons pour l'avent et ])our le carême, Padoue et .Milan, 1710, in-k" ; 1 dogmi délia chiesa roiiiana difcsi contra le iinpagwizioni di Giacomo Piccnnino, autore deli Apologia de' pretcsi riformati, Padoue, 1713, m-'-'; Augustiniana de rerum creatione senlentia, Padoue, 1714., in-1" ; Second carême et avent, Padoue, 1730, in-?!.''. Tous ces ouvrages, écrits selon le goût du temps, ne sonipas sans (|ueU(ue mi'rite.
TOPP (Antoine), né à Aix-la-Chapelle, en 174-1, jésuite, et, api'ès l'exlinction delà société, cui'é de Sai'U-tjandulphf ;i Trêves, s'est occuj)é à traduire en allemand plusieurs bons ouvrages français, vX l'a fait avec succès ; entre autres : V Avertissement du clergé de France, de 1775; Motifs de ma foi, par M. de Vouglans, etc. On a encore de lui : un Sernwn sur les mauvais livres : on en a fait plusieurs éditions ; deux Discours sur leju-
btlé; plusieurs Pièces de vers latins et allemnn'ds, où l'on remarque de l'aisance et une grande pureté de langage. 11 mourut à Trêves, le 12 avril 1783. d'une maladie contractée par les travaux d'un zèle actif et infatigable pour si's ouailles.
TORCY (FnANçois de), prêtre de la doctrine chrétienne à Vtry, département de la Marne, fut redeurdu collège de Saint-Omer. U embrassa les principes de la révolution, et prêta serment h la constitution civile du clergé ; en 17i)5, il adhéra î» la lettre encyclicpie des évê(|ues constitutionnels réunis, et fut un des ecclésiastiijues qui assistèrent h leurs conciles del797 et de 1801. Il Servit de sa plume la même cause, et publia en sa faveur divers écrits, dont voici les principaux: Eclaircissement!! sur la constitution du clergé de France, 1700, in-8" ; il y en eut une 2' édition en 1701 ; L'Eglise gallicane vengée de toute accusation do schisme contre ceux qui Ven accusent, 1792, in-8°; Vrais principes sur le marinqp, ou Lettres A un curé, en réponse à différentes questions concernant les naissancrs, mariages et dt'c('s, et la loi du dtvorre, 1703,-in-8°; Accord des institutions républicaines avec les règles de l'Eglise, in-8° de lii nages. !1 mourut au commencement du siècle, "peu avancé en Age-, il avait i)ris part à l'admini^^tration du diocèse de Reims.
TORELLI (Louis), savant religieux de l'ordre des ermites de Saint-Augustin, naquit à BoloEtne, en 1609. S'étant marié et étant resté veuf à l'/^ge do vin.Ât ans, il résolut de renoncer au monde, et entra au couvent de Saint- Jacques dans la ville de Bologne, où il lit profession. Après avoir achevé son cours de théologie, il fit chargé d'enseigner cette science, et se livra ensuite h la prédication, où il acquit beaucoup de célébrité. Il prêcha dans les prin( ipales églises d'Italie, et toujours un auditoire nombreux et choisi se rassemblait antour de lui. Son mérite, sa piélé, sa rcgnlirité, le lirent appeler aux principaux emiilois de .«on ordre, même à celui de provincial de la province rom.iine. Au milieu des soins qu'exigeaient de lui ces différentes occnpation.^, il trouvait eneore le temps de composer de savants et utiles écrits On a de lui : Seroli Agostiniani, ovvero storin générale det sacro ordiiie ereinita»'' di San-Aqoslino, divisa in tredici seroli, l(j50-8'), Bologne, 8 vol. in-fol. C'est l'ouvrage le plus comî>lpt et le plus utile qu'on ailsurcetorde; on lui reproche cependant un peu de dilfusion. liistrelto délie vite degli uomini e dette donne ilhtstri in santità, ed altri fnmosi soggetti per rarn et singolar bontà insigni, et"., divisa in sei centurie, Bologne, IGW, in-4°, etc. Le P. Torelli mourut à Bologne, dans son couvent de Saint-.lacqnes, le l'i- janvier 1683, Agé de 1h ans. Son Oraison funèbre, prononcée parle P. Pierre Borsanini, jésuite vénitien, a été insérée dans letomo Vlll des Secoli Agostiniani. Son Eloge a été composé par divers écrivains.
TORELLI (Louise), comtesse de Guastalla.
et fondatrice de plusi(nirs ordres religieux. naquit eu 1500, et était liUe unique du.comte
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Achille Torelli. Louise se maria, en 1516, à Louis StaUr;hi, et, en 1522, elle recueillit les ullodiaux de la succession de son père; jiar la protection du duc de Milan, cllii héiita aussi du comté de (iuastalla, quoiifue ce fief appartint aux desrendants masculins de Guy. Etant devenue veuve, et la guerre l'ayant obligée de se réfugier à Vérone, Louise se remaria à Antoine Martinenghi, d'une puissante famille de Brescia, qui la traita cruellement et la menaça même de la murt. Sa jiremière femme avait péri de ses mains. Un frère de Louise, pour la délivrer de ce monstre , l'appela ei dtiel et le tua. Peu de temps après, dts discussions s'élevèrent entre Louise et les Torelli, comtes de Mo'itechiirugnlo, sur le comté de Gujistalla ; l'alJ'.iire lui portée devant le pape Clément Vil et l'enjperenr Charles V. Ferrai d de Gonzague, alors vice-rui de Sicile, s'otfrit connue méuialcur, proposant au\ [larlies de vendre leurs dioits à un liirs qui rendrait directement hommage à l'empereur. Ferrand s'y prit avec une telle adresse, que, protégé par Chiiiles-Quiut, il obtint, en 1383, au njojei: d'une modique somme, l'adjudication du comté de i.uasialla en sa faveur. Louise y accéda d'autant (ilus facilement, qu'ayant commencé des fondations relgieuses, elle avait besoin d'argent pour les soutenir. Ce fut un dominicain, Baptiste de Crema, saint per>onnagi', qui lui eu donna la première idée. La comtesse Torelli fonda, en 1532, une congrégation de femmes à Milan, qu'elle nomma les angéliqites. Le pape Paul, par son bref de 1331, l'avait autorisée à mettre sa congrégation sous la règle de saint Augustin; mais, par lui autre bref de 1536, ce pontife soumit les angéi# ligues à la direction des clercs réguliers do Saint-Paul (dits barnabites). Louise augmenta son établissemeiit, m août 1536, de vingtquatre maisons, et, le 17 octobi e de la même année, les dames de la congrégation y furent réunies. L'éghse, qui cït une des plus belles de Milan, ne fut achevée que plusieurs années après. Cette congrégation devait être dirigée d'après les statuts de saint Charles Borromée, ai'chcvêque de Milan. En 1336, la comtesse Torrlli mit son monastère bOus l'invocation de saint Paul le converli, et |)iit le voile avec le nom de Paule-Marie. Après avoir contribué à la foudation de | lu-ieurs autres monastères, elle se rendit à Ferrare, ef y établit le couvent des converties di Terra- Nota, passa à Crémone, et avec Valérie d'Aleriis y fonda les rel gieuses de Sainte-Marthe. Elle se réunit ensuite à Antoinette de' Negri, et alla à Venise, où elle prêcha des missions. L'impression que ses pieux discours faisaient sur les esprits fut le. le, qu'un grand nombre de personnes des deux sexes quittaient leurs familles et se retiraient djus des couvents. Le gouvernement vénitien enjoignit alors à Louise de quitter la ville ; elle se rendit à Viceiice, et aida de ses largesses le monastère des nouvelles converties. A son retour à Milan, elle trouva Cfue les anaéliques avaient, sans sa permission, demandé la clôture, que le pape Paul III leur accorda.
Elle quitta leur couvent, et fonda un autre monastère près de la porte Tosa, ap(>elée le collège de laGuastalla; mais les dames de cette nouvelle congrégation prièrent saint Charles Borromée de leur obtenir, auprès du saintsiége, la [lermission de se cloîtrer. L'intention de la comtesse Torelli, en fondant ces monastères, était d'en rendre les religieuses utiles à la société ; devant se consacrer principalement aux soins des malades et à l'éducation déjeunes orphelines, en faveur desquelles elle avait fondé dix-huit |)laces dans le second de ces m(;nastères. Celte femme recommsndable mourut en odt;ur de sainteté, le 28 octobre 1369, âgée de 69 ans. File fut enlerrée dans l'église de Saint-Fidèle des PP. jésuites. Après sa mort, les religieuses de son collège se tirent cloitrer. On l'apiiela ensuite le collège des Vierges espagnoles, par la grande qua: tité des dames de celte nation qui vinrent à Milan faire leurs vœux dans ce monastèi'e. Lois des violent( s suppressions de Joseph II, empereur d'Allemagne, les angéliqaes fuient réunies, par son ordre, aux sœurs du monastère des guastallines.
TOUELLO (lebienheuieux), ermite de l'ordre de Vallouibreuse, et palion de la ville de Forli, né en 1202 à Poppi, ancien châtiau sur l'Arno, en Toscane, était issu d'une ancienne et illuslre famide. La premièi'e jeunesse de Torello se passa dans la dissipation et les désordres d'une vie licencieuse. Il revint' à lui-même, et ayant pris la résolution d'expier par la pénitence les fautes d'une coridu te coup.ible, il se retira dans la solitude de Vallombieuse, oij, livré entièrement h la contemplation des choses saintes et à de rigoureuses austérités, il répara, pendant de ionguesanné s, les scandales de sa jeunes>e. Dieu, di;-on, daigna, du vivant mêa.e de son serviteur, mani;ester sa sainteté par divers prodiges. Il mourut le 16 mars 1281, âgé de 80 ans. Dès lors la voix publique le proclama bienheureux, et on eut recours à son intercession. Benoit XIV confirma cette béatification, et jiermit à la ville de Foili, où est domiciliée la noble famille To'relli, et où Torello es: honoré de temps immémorial, d'en célébrer la fête et d'en faire l'ofiice. Plusieurs auteurs ont écrit sur la vie de ce bienheureux. On a à ce sujet : Tratta/o apoloyetico in oui si dinioslra Sun Torello (la t'oppi, èremita, cssere stato dell' ordine di Vallombrosa. Opéra di D. Felice da Poppi Vallombrosano, Lucques, 1751 ; Succinlo ragguuglio délia vita e morte del B. Torello da Poppi, eremita, scrilto dal P. D. Bonifacio Maria Maccioni, deir ordine di Vcllombrosa, Foili, 1743; Be vita B. Torelli Ptippinisis \allis-Ombrosœ, conimcntarius, auclorc Bellogrado e soc. Jes., Padoue, 1743.
TOUFÉR (Snoebiornls) , de la même famille que Thoruiodas Torfée, qui se rendit célèbre, sur la fin du xvn' siècle cl au commencement du xviir, comme historiographe du Danemark, s'est fait connaître lui-même
Ear ses Annales omnium Prœsulum Islandiœ, openhague, 1656, in-4°.
TORNAMIRA (dora PiERHE-ANToiNE),béné-
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dictiii (lo la congrégation du Mont-Cassin, do la noble famille de Tornatnira-Goth >, naquit à Alcamo en Sicile, le 10 lévrier 1G18, et embrassa la vie relij;ieu-c. 11 choisit, pour l'exéculion de ce pieux dessein, l'abbaye de Saint-Martin, près de Païenne, de lacongrégatioi du Mont-Cassin, où il prononça ses vœux le 17 décembre IGVl. 11 fut successivement cellerier, maître des novices et prieur de son monastère. Jaccpies de Palafox,arciievèiiue de Païenne, le nomma censeur et examinateur synodal ; el, dans une all'aire importante, le cleri;édi' cette même ville le députa vers le sénat. 11 aimait les livres et les connaissait. 11 enriihit considérablement la bibliothèque de l'abbaye. Curieux de manuscrits et d'antiquités, habile lia'is lart de déchiffrer les anciennes inscriptions, il s'y appliqua avec tant d'assiduité qu'il en perdit la vue. Il est l'auteur d'un grand nomlire d'uuvra;j,es imprimés et inédits, dont les principaux sont: Istoria de profjressi délie munache oblate dcl P. S. linudeltu, Palerme, 166'», in-i"; Il cercnwniale bcncdcllino, Palerme, 1671, in-V'; Oriyinr c progressi dclla concjreqnzione Cassinese, dcttn dell' Ossirvmiza e dell' Unita, dl Santa Giastina di Padova, Palerme, 1G"Ï5, in-l" ; OU Scriltori Maiiani detr ordlne benedetlino , 1619; Istoria dell' origine c proij'cssi drll' ordine bcncdeltino nella Sirilia; Cronica del (jregoriano nionastero in S. Martino délie Seule di Pnlermo. On peut ajoider à cela V Arbre de la royale et impériale généalogie de sainte Rosalie, 1632, in-f% et deux éditions in-4-". Sanite Kosalie est la alronne de la ville de Parme, où sa fèie se céèbre avec une somptueuse solennité, etc., Dom Tornamira mourut dans l'hospice du Saint-Esprit (le Palerme, dépendance du monastère de Suint-Martin, le 'i- août IGcil.
TOUNÉ (Piekri;-.\nastase), évècfue constitutionnel métiopoliiain du Cher, né a Tarbes le 21 janvier 1727, entra dans la congrégation de la doctrine chréiienne, et professa la philosophie à Toulon ; mais il quitta ensuite la congrégation et se livra au ministère de la chaire. 11 composa aussi des discours académi([ues pour quelques sociétés savantes, et ob'int des succès ([ui le tirent désigner, en 17Gi-, pour la station du carence, à Versailles. Elle lui valut, do la pr.ri du ministre de la feuille, le prieuié de Bagneces, un canonicat d'Orléans, la place d'anmônier du roi Stanislas, et le titre de membre de l'académie de Nancy. A la révolution, on le nomma évécpr; du Cliei' et député de son département à l'Ass mbiée législative. Il y prit séance le 2 o>;tol)re 1791. Quel.pios-unes de ses motions firent assez modéié s. Dans la séance du 17 novembre de la même ai. née, il combattit le projet qui tendait à priver de leurs pensions les prêtiez qui croyaient ne devoii' pas |)rèter le serment, et prit leur défense. Dans celle du 20 du môme mois, il s'oiiposa h la vente des églises non destir.ées au culte salarié, c'est-;'i-jirc no i desservies par des prêtres constitutionnels; mais ensuite il vota pour la supinession des corporations religieuses et pour l'abolilioa du
costume ecclésiastique, et regretta de n'avoir point sur lui sa croix jiour en faire l'honimage h l'Assen'.blée, et sceller ainsi sa renonciation aux marques extérieures ce répiscojial. Dans li séance du 3 juillet 1792, il dénonça de prétendues « mai. œuvres de la « cour jiour réasseivir le ])eu|ile. » Et, dans cel.e du 9 septembre suivant, il fit sujifirimer « les délégués de l'évèque d ■ Rome établis « dans les colonies sous le nom de préfets « apostoliques. >> En 1793, dans la séance du 3 frunaire (23 novembre), immédiatement après les processions sacrilèges où avaient été prof mes tous les olijetsdu culle catholique, il vint à la Convention abjurer pebliiiuement son caractère de prêtre et d'évêque, et di'clarer qu'il avait été un fourbe et un /»iposteur. Le 12 aoilt précédent, il avait béni, dans sa cathédrale, le mariage d'un de ses prêtres avec une religieuse, et avait prononcé à ce sujet le discours le plus scandaleux. Lui-môme ne larda point à se marier. Le reste de sa vie ne fut qu'un enehainement de vices et d'actes d'impiété. Objet du mépris de tout ce qu'il y avait de personnes luuniétes, il se retira dans sa jialrie, où il mourut subitement dans son lit, le 12 janvier 1797, à l'âge de 70 ans. Il avait publié avant la révolutiun: Discours qui a remporté le prix de l'académie de Pau, 17oi ; Leçons clémenlaires de calcul et de géométrie, 1737, in-8° ; Sermons prêches devant le roi, 1763, 3 vol. in-12. Voici le jugement que porte l'.ibbé Sabbatier de Castre-, de cette produi-tion : « On dit que ses serrniuis ont eu du « succès dans le déb t; en ce cas, il est fa- « cheux jio :i- leur auteur qu'on les ait ira- « primés. Kcriis d'un style tantôt mani 'ré, « tan ôt Llche, et toujours froid, l'or-aleur y « semble méconnaître le ton conv n ble aux « dillérents sujets qu'il tr'aite. [Siècles litlér. « tom. IV, I ag. lia.) » Oraison funèbre de Lauis XV, Tar'bes, 1773, in-4" ; tlepiiis la r 'volulion. Esprit des caliiers présentés aux Etats généraux de l an 17»y, 1790, 3 ^ ol. iii-8% fausseuient attribué à Tar'get dans la Bibliotkeca Itistorica de Meusel.
TOUNIEL (A gustin), né près de Novai-o en 15V3, fui docteur en médecine, et abandonna cette prïifes.sion |ionrse faire r-elig eux b:u'nabite en 1570. 11 lui tr'ois fois général do son ordre, refusa les évôchés ue Mantoue et de Casai, et mourut le 10 juin 1622. Il ( st avantageu-ernent connu par' des Annales sacri et prufani, depuis le commeaceinent du mondeju^qu'a Jésus-Christ, en 2 vrd. in-foL, Anvers, 1620. C'est la meilleure édition. On peut les l'egarder comme un bon Commentaii'c des livres histor' cp.ies de rx\ncien Testament. 11 est u.'i des preinieis qui ont éclaiici les dilliLultés de chronologie et de géogi-ap'iie (]ui se trouvent dans le^ livres saints et da'^s les liislor eus profanes. Son ouvrage e.-t fait avei' métliode et écrit avec autaiil de clarté que de naturel.
TOlvOUEMADA iJi;a.n dej, religieux dominicain, plus connu sous le nom de Turrccremata, naquit en 138i à Valladoli.l, d'une famille illustre. Il remplit divers emplois im-
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