‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 243 sur 341 · SG · texte numérisé non relu

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mciit.itions en 1GG2, 5 vol. in-fol. ; on a aussi quehiucs vers de lui.

TOURNEUR (Pierre Le), né en 1736. à Valognes, dans la Basse-Normandie, est connu par un grand nombre de Ijonnes traductions. 11 a toujours vécu dans le silence et la retraite des lettres, n'étant d'aucune académie, aimant l'étude par goîlt et par le désir d'être utde. « Il a eu, dit l'auteiu- des Trois « siccles, un mérite bien rare parmi les tra- « ductenrs, celui de surpasser son original. « Les Nuits d'Young, telles qu'il les a don- « nées dans notre langue (Paris, 17()!)-)770, « 4 vol. in-8° et in-12j, sont préférées à l'ou- « vrage anglais. Peu de livres ont eu autant « de succès que celui-ci, et peu en ont été « plus dignes. M. Le Tourneur a eu le talent « d'embellir, par une touche aussi vigou- " reuse que sublime, les pensées du poë;e « lugubre et énergique qu'il a traduit. » Sa traduction de Shakespeare, et particulièrement le discours qui la précède, lui a méiité de la part de Voltaire les noms do maraud, de faquin, de monstre, d'impudent, d'imbe'cite, ot a irrité l'amour-propre du prétendu philosophe, par cela seul qu'on y louait un autre ([ue lui, au point qu'il se sentit capable de faire xui mauvais coup (voijez sa lettre au comte d'Argontal , 15 novembre 1770 , page 415). On a encore de lui un Eloge dumaréclialdu Mutj, des Traductions de Clarisse, d'Ossian, des OEuvres diverses d'Young, du Voyage au Cap de Bonne-Espérance, par André Sparmaun, et de l'excellent ouvrage de Jenyns, sur l'évidence intrinsèque du Christianisme, Paris, 17-i7, in-8°. C'est dommage que, par une délicatesse mal entendue, ou pour ne pas avoir saisi tous les raisonnements de l'auteur anglais, il ait mutilé et défiguré, d'une manière à le rendre méconnaissable, cet ouvrage digue de la méditation des vrais philoso])hcs. 11 finissait la traduction de la Vie de Frcd^'ric, baron de Trenck, en 3 vol. in-12, lorsqu'il mourut à Paris en 178S, h l'àgc de 52 ans. 11 est certain qu'il eût pu choisir un objet plus digne de ses veilles ; et ce qui paraîtra étonnant, c'est ((ue M. Le Tourneur a conservé plusieurs traits monstrueux, que rî. le B. do B***, premier traducteur de luette Vie, avait supinimés. On prétend que par là il a voulu euqiùcher qu'on ne se méprît sur le vrai caractère de ce fameux prisonnier. Dans tout autre temjis cetteobservaliiin justitieraitM. Le Tourneur; mais nous sorumes malheureusement arrivés, dit Feller, à une éjioque où les exemi)les de scélératesse sont des encouragements, et où l'on doit craindre qu'au lieu de blâmer Trenck, nos jeunes étourdis ne soient tentés de l*ap[)lauilii'. La traiuction des Nuits d'Young a souvent été réimprimée en 2 vol.

TOURNEUR (Augl'ste-.Tean Le), évoque de Verdun, né à Paris, d'une fauiillc pauvre, le 5 décembre 1773, mort à Verdun au mois de janvier 1844, entra d'abord cliez les ji'suitcs, et iirofe sa la rhétori(iue dans le collège de Ueliey, où il resta peu de temps. 11 d-viiil sucres ivement vicaire d,' Si i;t-

Tliomas-d'Aquin, à Paris, où il se fit une certaine réputation comme prédicateur, vicaire général de M. de Simouy, évéque de Soissons, chanoine de Noire- Dame de Paris, et enlin évèque de Verdun en 1837. Le 30 avril 1841, le pape Grégoire XVI lui conféra le titre d'assistant au trône pontilical. Outre des Mandements et un petit livre intitulé : Mois de Marie, on cite de ce prélat : YAnnc'e du chrétien, ou Le chrétien sanctifié par In connaissance de Jés^^s-Christ, G vol. in-lS, qui se partagent ainsi ((u'il suit : Temps de rAvcnl , 1 vol. ; — de Noël , 1 vol. ; — du Carême, 2 vol.; — de Pâques, 1 vol.; de la Pentecôte, 1 vol. ; Conduite pour le temps pascal , ouvrage destiné à du-iger les (idèles avant et après la communion pascale, avec des considérations, des pratiques et des lectures, pour chaque jour de la quinzaine de PAques, 1 vol. in-12. Cet ouvrage qui concerne spécialement l'obligation de la communion pascale est diU'érent du livre du Temps de Pâques, dont nous venons de parler, lequel a pour objet le temps qui sépare la fête de PAques de celle de la Pentecôte.

TOURNEUX (Nicolas Le), naquit à Rouen en 1G40 de parents obscurs. L'inclination qu'il tlt paraître dès son enfance pour la vertu et pour l'étude engagea Du Fossé , maître des comptes à Rouen, de l'envoyer à Paris au collège des jésuites. 11 passa de Ih an collège des Grassins, où il fit sa philosophie. Devenu vicaire de la paroisse ' Saint- Etienne des Tonneliers, à Rouen' ■'' se distingua par ses talents j'our la chaire et pour la iiirection. Il quitta bientôt la |)rovince pour la capitale, oùil obtint un bénélice à laSainte- Chapelle, et une pension du roi de 300 écus ; mais sou attachement à MM. de Port-Royal lui causa des chagrins que la soumissJDU aux décisions de l'Eglise lui aurait ép"'" gués. Il fut obligé do se roi''" a son prier. ,' de\'illers-la-Fère dans le diocèse de Soit.ions. Il mourut subitement à Paris en IGSoi Ses ouvrages sont : Traité de la Providence si"- te miracle des sept jjains ; Principes et règle: c la vie chrétienne, avec des avis salutaires et trèsimportants pour un pécheur converti à Dieu: Instructions et Exercices de piété durant 'a sainte messe; la } ic de Jtsus-Christ, froide et d'un faible elfet.« J'ai lu, dit un il ustre prén lat, à l'Age de seize ans, la )'('; de Jésu'^ « Christ par le P. de Montieuil, 3 vol. in-i '. « Cette lecture me pr(jcura alors un i>laisii- « dont rien n'a eifacé le souvenii'. J'ai eu « pla leurs fois entre les mains une Vie de « Jésus-Christ ]iar M. Le Tourneux. Ce vo- « luuie est petit, mais je l'ai trouvé si long, « (|ue ni moi ni les jeunes jjersonncs à qui «je le conseillais, n'en avons pu lire la « moitié. Cejicndant Jésus-Christ est bien « aimable. « {Voy. Bakral, Kempis, Pascal.) ].'Année chrétienne, 1G83 et suiv., 13 vol. in-12. Ce livre a été condannié par Innocent X!l en 1G95, et par plusieurs évèques ; il méritait cette tlétrissure, parce que le rédacteur se sert souvent de la traduction do Mons, et qu'il y a inséré la version du Missel [lar \'o:sin, Cdndamiiée par le clergé do

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Frnnco on 1G60, et par Alexandre VII ci IGGl. (Voy. RuTii d'Ans.) Traductions du Bréviaire romain en français, 4 vol. in-8° ; Explication littérale et morale sur VEpltre de saint Paul aux Romains; Office de la Vierge en latin et en français; VOffice de la Semaine-Saifite en latin et en français, avec une préface, des remarijues et des réllexioiis; le Catéchisme de la pénitence, etc. Sa traduction française du Bréviaire fut censurée par M. de Harlay, archevêque de Paris, en 1688 ; ce qui sullit pour qu'Arnauld en fit l'apologie. On attribue encore à Le Tourncux un Abrégé des principaux Traités de théologie, i'i-l". Prcs(iiie tous ces livres se ressentent des opinions d'un jiarli opposé aux décisions solêTuellos do l'Eglise, auquel Le Tourneux était résolu de tout sacrilier. On y trouve môme d'autres erreurs, plus ou moins cfiireiiie-it énoncées. La manière dont il parle do la prière de Jésus-Christ dans le jardin a répandu des doutes sur ses sentiments à l'égar I de la divinité du Sauveur dos homm s.

TOURNON (François de), d'une famille rllustre, entra dans l'ordre de Saint-Antoine de Viennois, et s'y signala par sa capacité dans les affaires et par son zèle pour la religion catholiiiue. 11 fut l'un des piinjipaux co iseillers du roi Fi'ançois I", et successivement archevêque d'Em:irun,d'Auch, de Bourges et de Lyon. Clémont VII l'honora de la pourpre en 1530, et le roi l'envoya ambassadeur en Italie, en Espagne et en Angleterre. Il ne se distingua pas moins par son amour pour les sciences. U fonda à Paris le collège deTournon, qu'il donna depuisaux jésuites. Ce prélat mourut en 1562, h soixante-treize ans, après avoirprésidé au colloque dePoissy, où son éloquence éclata contre Bèze, qui se permettait de mauvaises plaisanteries sur le sacrement de l'eucharistie. Le P. Charles Fleury, jésuite, a publié la Vie de Tom-non, Paris, 1728, in-8°.

ïOURNON(Charles-Tuomas Maillard de), issu d'une ancienne famille originaire de Savoie, naquit à Turin en 1668. Clément XI, instruit de ses vertus, le sacra patriarche d'Antioche on 1701, et l'envoya à la Chine en qualité de légat a[)osto!i(iuc, pour y régler l'es différends survenus entre les nnssionnaires. Il arriva dans cet empire en 1705. Sou jiremier soin fut de défendre, par un mandement, do mettre dans les églises des tableaux avec cette inscription. Adorez le ciel, et de pratiquer le culte que les Chinois rendent à lours ancêtres et à Confucius. Il alla onsuite à Pékin, où l'empereur, par l'entremise des jésuites, lui (it un a''Cuoil favorable, ( t eut mémo la bonté do lui oxpli(iuer le sens des paroles qu'il avait défonilu de placerdans les églises; mais cotte faveur ne fut que passagère. Il encourut la disgnlce de l'emperi-'ui', irrité d(ï ce ([u'un étranger prétondait mieux co uiaitre la sigLulication des mots chinois qu(! le souverain du jiays. Tournon jiublia un mandement le 26 janvier 1707, pour servir do règlement h la conduile (pie devaient garder les missionnaires <piand ils sont ialerrugés sur le cullcdos Chinois ; et ce man-

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dément ne raccommoda pas ses affaires. Peu de temps après i) fut conduit i)ar ordre de l'omiiereur h Macao, et l'évèque do Conon, son vicaire apostolique, fut banni. (Koy.MAi- GKOT. ) Clément XI lui envoya le chapeau de çaidinal la même année; mais il n'en mourut pas moins en iirisou, en 1710. C'était un homme, d'un zèle ardent; maison ne peut (pi'applaudir h la prévoyance et au discernement dont il fit preuve, en publiant un règlement qui défendait les cérémonies chinoises. Clément XI approuva ce règlement. C'est à tort que l'abbé Feller et les divers é'Jiteurs qui l'ont suivi jusqu'à ce jour ont présumé l'innocuité des cérémonies cliinoises, au point de vue théologique. Celte opinion n'est point soulenable , et elle est même tout à fait repréhensible, surtout depuis que le Saint-Siège, par ses décisions les })lus solennelles sur ces cérémonies , a porié un jugement contraire . déeisionî enregistrées et confirmées impéraiiveraent par le Souverain Pontife Benoît XIV, dans la Constitution du 11 juillet 1742 : Ex quo singuluri. Vcici comme ce Pape retrace l'étal de la controverse. « Parmi les missionnaires plusieurs soutenaient que ces rites et cérémonies étaient purement civiles, et qu'on devait les permettre à ceux qui , abandonnant le culie dos idoles, embrassaient la religion chrétienne. Les autres, au .;ontiairo, attendu (]u'elles ressentaient la su|ierstitioii, soutenaient que l'on ne pouvait a4i(unemenl les permettre, sans faire injure à la religion. Les [iremiers qui déférèrent celle cause au tribunal du Saint-Siège furent ceux qui soupçonnaient lesdiles cérémonies infectées de superstition. Plusieurs doutes à cet égard furent proposés à la congrégation de la Propagande,laquelle, en l'année 1645, approuva les réponses et les décisions des théologiens, qui jugèrent ces mômes cérémonies et rites réellement infectés de superstition, lin conséquence, Innocent X, à la prière de ladite congrégation, ordonna à tous, et à chacun des missionnaires, sous peine d'excommunication encourue par le fait et réservée au Saint-Siège, d'observer absolument lesdiles réponses et décisions, et de les mettre en pratique, tant que le Saint-Siège n'en aurait pas décidé autrement. Mais peu après, continue Benoît XIV, d'autres ouvriers de la mission, au sujet des mômes rites et cérémonies, proposèrent à la môme congrégation de la Propagande d'autres doutes, d'après les(juels lesdiles cérémonies et riles paraissaient n'avoir en soi aucune sujierstition. Le Pape Ale.xandre VU renvoya cette alfaire à la congrégation de l'Inquisition ou du Saint-Oflice, qui, suivant l'exposé divers des mêmes cérémonies, jugea que les unes |)ouvaieiit se permettre , comme puremeiU civiles et politiques, mais (jue les autres ne pouvaient être tolérées d'aucune manière. Le Pape Alexandre a[)prouva et coiilirma celle sentence l'an 1056. — Cependant, reprend Benoît XIV, voilà que celle môme controverse revient jiour la troisième fois au Sa!nl-Sii''gc. Entre plusieurs doutes qui fu^

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rent proposés à la congrégation du Saint- Office, on lui demanda si le précepte d Innocent X était encore en vitiucur, par lequel, sous peine d'excommunication encourue par le fait, il ordonnait l'observation des réponses et des décisions émanées en 1645 de la congrégation de la Propagande, comme il a été dit; de plus, si, attendu les doutes récemment exposés, il fallait encore tenir à la pratique de ces décisisons, vu surtout que cette pratique semblait coniraireau décret de l'Inquisition rendu l'an 1656, sur plusieurs questions proposées d'une manière diverse, et avec d'autres circonstances par des missionnaires apostoliques en Chine. La sacrée congrégation de l'Inquisition répondit, l'an 166'J, que le susdit décret de la Propagande était encore en vigueur, eu égard aux choses qui avaient été exprimées dans les doutes ; et qu'il n'avait pas été restreint par le décret émané de l'Inquisition en 1656; qu'au contraire, il devait être observé absolument, suivant les questions, les circonstances et toutes les choses contenues dans les susdits doutes. Elle déclara pareillementqu'il fallait observer de même le décret de 1656 , suivant les questions, les circonstances et les autres choses V exprimées. Le Pape Clément IX approuva ce décret. » — Ainsi parle Benoît XIV. Enfin, ce grand Pape déclare, par sa Constitution du 11 juillet 1742, que les permissions du patriarche d'Alexandrie, dont se réclamaient certains missionnaires, n'ont jamais été approuvées par le Saint-Siège; qu'elles sont même contraires à ses décisions; il les réprouve, les annulle et en condamne la pratique ; il interdit de nouveau expressément lout ce cpii avait été interdit par Clément XI, dont il défend d'interpréter les réponses dans un autre sens. Il prescrit l'exécution de sa propre bulle, en vertu de la sainte obéissance , et sous peine de suspense el d'interdit. Chaque missionnaire prêtera, par écrit, un nouveau serment d'obéissance à la eonsliimion de Clément XI, et à la présente de Benoît XIV. Les désobéissants seront renvoyés en Eurojie pour être punis suivant la gravité de leur faute. Les supérieurs qui y mettraient de la négligence, le Souverain-Pontife procédera contre eux et les privera à perpétuité de leur privilège des missions.

TOUUOX (Antoine), dominicain, né à Graulhet, diocèse de Castres, en 1688, mort à Paris en 1775. On a de lu-i : Vie de saint Thomas d'Aquin, Paris, 1737, in-4°; Vie de saint Dominique, 1739, in-4°-, Histoire des Uomines ittustres de son ordre, 1743, G vol. in 4°; Ue la Providence , il b'I, in-r2; La main de Dieu sur les incrédules, ou Histoire alirégée des Israélites infidèles el punis , 1756,2 vol. in-l2; Parallèle de l incrédule el du vrai fidèle, 1758, iii-12; La Vie et k' Esprit de saint Charles Borronvée, 1761, 3 vol. in-12, ou ufl vol. in-4"; L'Amérique chrétienne, Paris, 1768-1770, l'i' vol. iii-12. (,'t'St une soite d'histoire ecclésiasiique du Nouveau-Monde.

ÏUUSSAIN, en lutin Tussanus (Daniel},

théologien protestant, naquit à Montbéliard le lojuillet 1541, d'un ministre de cette ville 11 étudia à Bâle et à Tubingnn, vint ensii^ie en France, enseigna l'hébreu à Orléans, s'y maria, et y exerça le ministère évangélique. Il courut de grands dangers à la journée de la Saint-Barthélémy. Obligé de se sauver, il se retira à Heidelberg, où il devint prédicateur de l'électeur Frédéric III. Â la mort de ce prince il alla à Neustadt, et y exerça les mêmes fonctions près de Jean-Casimir : il y occupa en outre une chaire de théologie. On le rappela à Heidelberg, pour travailler à la réforme des églises. Devenu Agé et infirme, il offrit au sénat académique la démission de ses places. On voulut qu'il les gardât, et on lui permit de n'en remplir les fonctions qu'autant/iue sa santé n'en souffrirait pas; il mourut le 10 janvier 1G02. On distingue parmi ses ouvrages : Instruction nécessaire sur la véritable manière d'éprouver tes esprits, Neustadt, 1579, in-8" ; Pastor evangelicus, seu de légitima evangelicorum vocatione, officio et prœsidio, Heidelberg, 1390, in-8°; Amberg, 1604 , in-i" ; des Thèses et des Ouvrages de controverse.

TOUSSAIN (Pacl) , fils du précédent, naquit le 27 septembre 1572, pendant les massacresde la Saint-Barthélémy (11. Après avoir terminé ses humanités à Heidelberg, il alla faire sa philosophie à Altorf et sa théologie <^ Baie, où il fut reçu docteur en 1599. En 1618, il assista au synode de Dordrecht. La guerre qui s'éleva dans le Palatinat l'obligea d'en sortir. Il se retira h Hanan, où il mourut pasteur en 1629. On a de lui : Yitœ et obitus Danielis Tossani compendiose explicata narratio, prœcipuos ipsius in Gallia Gertnaniaqiie emensos labores complectens, Heidelberg, 1603, m-k° ; Phrascologia Terentiana, ex comcdiis^ P. Terentii Afri confecta, Oppenheim, 1613, in-8° ; Dictionum hebraicartim quœ in libro psalmorum continentur, syllabus gcminus, in usHs eorum qui ad linguœ sanctœ studium acceduHf, Bâle^ietS, in-8°; la Bible, traduite en allemand par Luther, avec les notes de- Paul Toussain, Heidelberg, 1617, in-fol. Les notes ont été souvent réimprimées ; on juge bien qu'elles sont dans le sens des principe* du luthéranisme. Enchiridion locorum theologicorum, Bâle, 1662, in-8" ; des Ouvrages d& controver.sp.

TOUSSAINT DE Saint-Luc (le P.), carmeréformé des Bilfettes, de la province de Bretagne, s'occupa toute sa vie de recherche» d'histoire et de généalogie. On a de lui: Mémoires sur l'état du clergé et de la noblesse de Bretagne, Paris, 1691, 2 vol. in-8°, en 3 parties, une pour le clergé, deux pour la noblesse : ouvrage curieux et peu commun î y Histoire de l'ordre de Notre-Dame du Mont- Cnrmel et de Saint-Lazare, Paris, 1066, in-12 j Mémoires it extraits des titres sur le même onJie, depuis ilOQ jusqu'en 1673, Paris, 1681, in-8'; Mémoires et Becueils des bulles, édits, etc., sur le même ordre. Pans, 1693, in-8°;

(I) Moréri dit à OrK'.iiis. Le Diclionnaire universel (l^iulliouimc) (lit à Montargis.

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