‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 242 sur 341 · TOS · texte numérisé non relu

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lettres de lui parmi celles de GrégorioMayans, Valence, 1705, in-4°. 11 ujourut le 17 avril 1723, âgé de 71 ans.

ÏOSCHKL (Anne) , abb'osse du monastère des bénédictines à Riga, s'est signalée dans le temps que la secte de Luther et de Calvin portait la désolation dans les monastères. Bucelin, dans ses Anxales bénédictines, fait un grand éloge de cvllo. abbesse, et rapporte des preuves étonnantes de sa fermeté et du cour.ige avec lequel elle défendit ses religieuses contre des hérétiques licencieux et ciirronipus. Elle niournl en 1582, Agée de i;JO ans, terme où elle parvint par sa sobriété, la pureté de ses mœurs, le calme et les chaimes de la vertu.

TOSELLl (Beu^ard), capucin, né à Bologne, le 17 décembre 1C99, fut élevé dans le collège /*ort«o//nj, d'où il entra à 16 ans dans un couvent de capucins à Céséne. Il (Quitta alors son nom de Florian pour celui de Bernard. Il fut chargé de professer dans divers couvents de S'Ui institut, et parvint aux plus hautes dignités de son ordre. On a de lui: Manuaie confessariorum ordinis capuccinor«m, Venise, 1737, in-lO. Il en fut f;ùt dans la fflênie villi', en 1745, une autre édition avec des ani.i,nie:ilalioi)s. Institutio theologirajuxta omniu fidei doytiuUa, etc., d'après le système de Scot, Venise, Hkii, k vol. m~'i-°; Bihîiotlieca scriptorum ordinis minorum sancti Franc isci capuccinorum rctexta, Venise, 1747, in-fol. C'est une réimpression de l'ouvrage du P. Denis de Gênes {voyez ce nom); Letlcra al Maresciallo Keilh sopra il vano tiiiior delta morle e lo spavento d'un' aitra vita... rifatata, etc.; ayejiantavi un' amrnonizionc conlra (Utri simili libri, Bologne, 17GG. Le P. Toselli njourul à Bologne, le 19 février 1768, dans sa 69' année. Ses frères, célèbres graveurs, firent frapper une médaille pour honorer sa mémoire.

TOSTAT (Alphonse), célèbre docteur de Salamanque, né en 1400, à Madrig.slejo, devint évèque d'Avila, fut employé dans les atfaires les plus importantes de l'iÉglise et de riitat, parut avec éclat au concile de Bàle, et mourut en 1454, à 54 ans. On a de lui : des Commentaires sur la (Chronique d'Eusèbe, Salamanque, 150G, 5 vol. in-fol. ; de longs Commentaires sur l'Octaleuque , les Livi'es des Hois, et les Par.ilipomènes, et sur l'Evangile de saint Malt'iieu ; Traités de ta trèssainte Trinité, de V Enfantement virginal, de la bonne Politique, etc. Tous ses ouvrages furent imprimés à Venise, 1596, en 13 vol. in-fol.; h Cologne, 1612, en 17 vol. in-fol. : ils sont écrits avec ordre et avec clarté, et décèlent une érudition prodigieuse. Bdlarmin en parle avec de grands éloges, et appelle l'auteur une merveilte du monde. On estime surtout les diverses réponses qu'il oppose aux Juifs, et la manière dont il détruit les rêveries des rabbins. 11 faut convenir cependant que sa critique est quelquefois en défaut, et que la solidité de son jugement ne répond pas toujours à l'étendue de ses connaissances. On lui tu cette épitaphe :

Hic stupor est muudi, qui scibile disculit omne.

TOULMIN (Joshua), ministre anabaptiste, né à Londres, exerça longtemps la profession de libraire à Taunton, dans le comté de Somerset, puis s'élablilà Birmingham, où il mourut âgé de 73 ans, au mois d'août 1815, après s'être distingué par son zèle ?i soutenir les piinci()es de son ami le docteur Priestley. Parmi ses écrtls nous citerons: Sermons adressés à la jeunesse, avec une Irad. d'Jsocrate, 1770, in-8"; 1789, m-l2\ Mémoires sm- la rie et tes écrits de Fauste Socin, 1777, in-8° ; Dissertations sur les preuves du Cliristianisme, il^6 in-S" ; Essai sur le baptême, 1786, iii-8°; Histoire des Puritains, par Néal, nouv. édit., avec la Vie de l'auteur et desObserv,itio;is, 1784-87, 5 vol. in-8°; Tribut binr/raphique à la mémoire du docteur Priestlcy, 1804, in-8°; Tableau historique de létal des prolestants non-conformistes en Angleterre, J814, in-8°.

'JOUR (Bertrand de La), né vers l'an 1700 à Toulouse, curé de Montauban, où il mourut le 19 janvier 1780, prêcha à Paris et dans plusieurs grandes villes du royaume, et publia de nombi'eux écrits. Nous citerons : une Vie de M. Cantet, curé de Mirerai, 1744, 1762, in-12; des Sermons et Panégyriques, Tulle, 1749-50, 3 vol. in-8°. Le premier volume renferme un Discours dogmatique sur la canonisation des saints, qui avait déjà vu le jour à Paris, en 1739. Un de ses sermons les plus remarquables est celui qu'il prononça sur les missions étrangères, à Paris, dans l'église du séminaire de ce nom, et dans lequel l'orateur, se dégageant de tout respact humain, s'élève contre la corruption des mœurs et du siècle, avec un /:èle évangélique. Plus tard il jmblia encore 25 volumes de Sermons et Discours pour la chaire; quatre volumes in-12 de liéflexions et entretiens sur l'état religieux ; et il écrivit aussi beaucouj) contre les théâtres piolanes, quoique Desprez de Boissy ait oublié de le mentionner dans ses Lettres sur les spectacles.

TOUR-DU-PIN (Jacques-François-Re\é de La), né en Dauphiné en 1721, abbé d'Ambournay et grand vicaire de Riez, se signala de bfmne heure dans la chaire. Il prêcha l'A vent à la cour en 1755. Son action était noble et atl'ectneuse ; elle aurait eu plus de dignité peut-être, s'il y était entré inoins de "jeu; mais c'était le ion de l'auteur. 11 avait commencé à publier ses Panégyriques, lorsqu'une attaque ^d'apoplexie l'emiiorta au mois de juin 1765, à 44 ans. Ses Sermons sont en 4 vol., et ses Panégyriques en deux. Son style ne manque ni d'éiégance ni de brillant ; niais ces qualités se font peut-être trop sentir. Il emploie trop souvent l'anlithèse. Ses applications de l'Ecriture sont ingénieuses, mais elles ne sont jias toujours justes.

TOUR (Maupas du), évèque. Voy. Maupas.

TOUR (Antoine-Joseph , comte de La).

Voy. Rezzonico.

'i'OUR (J.-B. BONAFFOS DE La). V. BONAFFOS.

TOUR (Emmanuel-Théodose de La), cardinal de Bouillon, naquit, en 1644, de Frédéric-Maurice de La Tour, premier du nom, duc de Bouillon et prince de Sedan. Sa nais-

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sance et ses talents lui frayèrent la route des dig-iiti''S. Le marée ni de Tun-iine, son oncle, demanda t our lui au roi le ciiàpeau de caidinnl, el il lui fut accordé. Il s'appelait aloi's r.ibbé, duc d'Alljrct, et avn t à peine 23 ans, ce qui lui tit donner le surnom d'cnfunt roufje. 11 obtint ensuite \v< abliayi'S de (^hi'ni, de Saint-Ouen de Rouen, de Saint-\'aast d'Ari as, et la place de grand aumô der de France. Il avait mérité ces hienfai's du roi par des services. li (Hait ambassadeur de France à Rome en 10^8; el ce poste fut la première cause d'une longue disgrAce.

Louis XIV crut qu'il n'avait pas agi avec assez de chdeur dai'S l'atîair :■ de la condamnation du Ivre des Muximrs '1rs S'u'nts, et lans la S" licilalion d'un bref d'éligib lité à l'évèché de Strasbourg pour l'ablié de S mbise. A son retour en France, en 1700, il fut ex lé à son abiiaye de Tounus. Ayant sollici é vainement son rappel, il se relira, en 1706, dans les Pays-Ras, et de là h Rome où il vécut content, quoique privé, par arrêt du parle nent, de tous ]q> revenus qu'il avait en France. Il mourut dans cette capitale du monde clirélieu, le 2 mars 1713, h 72 ans. TOURN'IÎLY (HoNouÉ), docteur de la maison et soc.écé de Soii)onni% nai[uit à Anlii)es le 28 aoiU 11)58, do parents obscurs. Il gardait des cochons rounneSixte-Qaint, lorsqu'ayant aperçu uu carrosse sur la route de Pans, il lui prit envie d'aller voir un de se ; oncles, oui avait une petite place à Saint-Germain- 1 Auxer ois. Ce fut h ce bon prêtre qu'il dut son édu. 'ion. La vivacité de son espr t et ses falenij lui firent des protecteurs. 11 fut reçu doct:'ur de Snibonne en IGcô, devint professeur de théologie à Douai en 1688. Quelque temps après, il eut un canonicat à la Sainte-Chapelle de Paris, une abbaye, et enfin une chaire de professeur en Sorbonne. I 'ii')bé Tournely la remplit pendant 2ï ans c beauco -1 di^ succès, et il ne la quitta qi- et, 1716. Il montra un grand zèle contre les partisans de Jansénius, et se déclara en tou(gs les occasions contre les gens opposés auvvIécisionsUf l'Eglise. On sent bien qu'après'cela les jansénistes ne l'ont pas épargné. Si on les en croit, il ne s'est déclaré contre eqx que pour faire sa fortune, et a écrit contre ses propres persuasions. Tel a été dans tous les temps l'esprit des sectes ; on ne p"nt qu'être grand homme en se déclarant j. jr elles. Mais il f.ut se résoudre à tous les t^,3nres de calomnies, si on a le courage de les fronder. Une atta p,e d apoplexie le priva de la vue, et le conduisit au ton)beau le 26 uécembre 1729, à 71 ans. Ce théologien avait del'esprit, de la f.i ilité,dusavoir. Onadelui un Cours de théologie en latin en 16 vol. in-8', auquel on ajoute Conlinaatio prolectionum theoloç/icarum, H. Tournely, auct. collect., 17 vol. in-8'. Cette théologie, une des plus méthodiques et des plus claires que nous «yons, a élé réimprimée h Venise en 16 vol. in-'i°. On s'y est doimé la liberté de faire, buitout au traité de Ecclesin, des retranchements ([ui n'ont pas fait honneur àTéiiteur. J/éditiou de Cologne a été calquée sur celle

de Venise. On en a trois abrégés: le premier est de Montaigne, docteur de Sorbonne ; la deuxième, moins étemlu, est de Roi'be, et le tro'sième, qui est le minlleur, a i aru depuis 17i'i. ; on le doii à Collet, jirêtre de la congrégation di^ Siint-L'iz'UT.

TOURNEMINE (René-Josepu de), iésuite, né le 28 avril 1661, h Rendes, d'une iies pb.s anciennes maisons de Bretagne, travailla longtemps au Journal de Trévoux, et fut biblioth ''Cair,; des jésuites de la maison professe à Paris. La plupart des .«Javaiits de cette caftitale le regarda e-'t connue leur oracle. Tout était de son ressort: Ecrifu e sa r.te, théolo.;ie, b lles-lellres, ai tiq' ité sacrée et j)rofane, in-itique, éloquence, poésie même. A une imagination vive il joignait une érudition P' u commune et vu'i e. Il était d'un caractère fort communi.caiif, surtout à l'égaid d.'s étrangers. Ce .jésuite mourut à Paiis le 16 mai 1739, à 78 ans. On a de lui un grand nombre de Dissertations répandues dans ie Journal de Trévoux, il a illustré cet ouvrage, non-seulement par des Dissertations , mais encore par de savantes analyses. Ce journal est tombé avec l-s jésuites, et rien ne prouve mieux son mérde que h's vains elforts qu'on a faits pour le ressusciter; l'abbé Aubert et Md. Cas ilhon, qui l'ont tenté, n'ont pas mieux réussi (jue les autres. Une excellente édition de Menochius, en 2 vol. in-fol., 1719, enrichie de Dissertations savantes; une édition de l'Histoire des Juifs de Prideaux, en 6 vol. in-12; un Tm/ie manusciit contre le P. Hardouin, dont il fut un des plus ardents adversaires. Il avait enfermé sous ciel la seconde j'artie de V Histoire du peuple de Dieu, par le P. Berruyer, et ne voulut jamais consentir à sa publicité; il en lisa t de temps h autre quelques morceaux avec des amis choisis, et aiipesautissait sa critique sur les mêmes endroits (jui la firent ensuite condamner. C'est lui qui, en propos.mt do changer la ponctuation de la célèbre prophétie de Jacob: Non auferctur sceptrum de Juda el dux, de femorc ejus donec reniai qui miltendus est (Gen. xlix), a beaucoup simplifié l'explication de ce passage; on sait d'ailleurs (|ue les poncluations de la B ble sont assez récentes, et qu'ancienner/.ent elle était écrite quasi unum i^erbum. Un ues ouvrages les plus remarqiiab'e< du P. Tournemine est sa Lettre sur l'immatérialité de l'ait e et tes sources de l'incrédulité, octobre, 1733. C'est une réponse h 'N'oltaire, qui l'avait prié de l'aider à résoudre ses doutes.

TOURNET (Jean), avocat parisien, se distingua moins (lar son élo juence que par des compilations u iles. Les principales sont les suivantes : la Réduction du code d'Henri lll, 1622, in-fol.; un Ihcueil d'Arrêts sur les matières bénéficialcs, 1631, 2 vol. in-f?il. ; des Notes sui' la Coutume de Paris; une Notice des diocèses en 1623, qui avait déjà paru avec le Traité de la Police ecclésiastique, ti'ad. du litin de René Chopin, 1617, in-V". 11 a tiatlu t aussi en français les îmlres OEuvres de Chopin; et sa 3'rrtrfi/(7jyn,^publiée en 1633, fut réimprimée avec plus de soin et des aug-

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