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donne, en 1848, les œuvres ae saint Ulphilas avec celles de plusieurs autres Pères, dont on trouvera les iioms h l'endroit cité, en 1 vol. in-4°, formant le tome XVIII du Patrologiw cursus complrtus , publié par le nic^me éditeur, l^oij. Despont.
ULUIC ou UDALRIC (saint), évêquedWugshourg, dune ma;son dlustre d'AIhunagne, mort en 973, à 83 ans, se signala dans son diocèse par un zèle apostolique. Jean XV le mit dans le catalogue des saints au concile de Latran, tenu en 993; c'est le premier exemple de canonisation faite solennelleuient par les papes. Les abus qui s'étaient glissés dans cette matière, et le culte rendu à des personnes regardées comme dignes de cet honneur sur des preuves trop légères, obligèrent enfin le grand jiontife des chrétiens à évoquer à lui la décision de ce genre de causes. {Voy. Alexandre 111. j L'abbé Hérault, dans son Histoire de l'Et/lisc, tom. IX, pag. 509, attrijjue .^ saint Udairic une Lettre en faveur du célibat des clercs. Il cite encore avec éloge cette même lettie, tom. X, p. 3i4: cependant la lellre attribuée au saint évoque combat la loi du célibat, et les critiques démontrent que cette lettre est supposée. Voy. Zaccaria, Prœfat. ad Hist. polemicain de sancto cœlibatu.
ULRIC ouUDALRIC, moine de Cluny,né à Ratisbonne vers l'an 1018, et mort au monastère de la Celle en 1093, fut l'une des plus grandes lumières de l'ordre monastique. 11 nous reste de lui, dans le Siticileyc de dom d'Acheri, un Recueil des Anciennes coutumes de Cluny, lequel peut servir à iaire connaître quelques usages de son siècle : il fut en grande estime dans plusieurs monastères, comme un ouvrage piojjre à y nourrir la régularité et la piété.
ULRICH (Jean-Jacques), né l'au 1569 à Zurich, où il mourut en 1638, professa la théologie dans sa patrie, et j)ublia entre autres écrits : Vindiciw pro Bibliorum trunslatione Tigurina contra Gretzcruni, 1GÎ6; De religione ecclesiarum grœcunicaruin, tuni vctere, tum hodierna, 1621 ; Ve religione unliqaa et catholica, S. Fcticis et S. Rcguhe, proto-marlyrum Tigurinorum, etc., 1628; Oralio de confessione Ilciretica et Augu><tana, 1633. — Jean-Jacques Uluicu , né à Ziuicli en 1683, mort en 1731, dans la même ville où il occupa les chaiies de morale et de droit naturel, a laissé des Sermons; des Commentaires sur l'Ecriture sainte ; Historia Jefii Nazareni a Judwis blasphème corrupta, vei' sioncacnotis itlustrata, Leyde, l7()o, in-S".-' Jean-Gaspar Ulkich, né l'an 1703, mort en 1768 à Zurich, où il 0('cupa divers enqilois ecclésiastiques, laissa de nombreux Sermons, des Dissertations et des ouvrages de piété, et une Histoire des Juifs en Helvctie, 1763. — Jean-Hodolphe Ui.ric.u, né l'an 172S, mort e'i 1793, fut premier pasteur dans la même ville, et publia des Sermons est des écrits ascétiques, goLtl(''S de ses coi-eligionnaires.
ULTAN (sauit), vidgairement saint Outain, mourut le 1" uiai 686, après avoir gouverné
pendant plusieurs années le monastère de Fosse et celui du Mont-Saint-Quentin. Voy. l'article Foillan (saint).
UNtîARELLI (le P. Louis), général assistant de la congrégation des clercs réguliers de Saint-Paul à Rome, s'est fait une grande réputation, surtout comme savant. Né à Bo- Ingne, d'une famille honnête et aisée, le 15 février 1779, il reçut l'ordre de la prêtrise en 1806, puis il lit profession chez les religieux: barnabites, ])ar lesquels il avait été élevé. Le P. Dngarelli enseigna les belleslettres à Macerata, à Livourne, et il professait à Bologne à l'épocjue où les orages révolutionnaires l'obligèient de quitter l'iiabit de son ordre. Il n'en continua pas moins de ])ratiquer tous les exercices de la vie religieuse. El 1814-, dès que le calme parut renaître, il se rendit à Rome, où il revit les PP. Fo'itana, Lambruschini et Gadolini, qui tous les trois ont été depuis honorés de la pourpre. Le premier, qui était général de la c(jngrégation des barnabites, nonniia le P. Un.sarelli maître îles novices et professeur de théologie, et ces dernières fonctions il les a remplies pour ainsi dire jusqu'à la dernière année de sa vie. Son savoir était connu jiartout, et les honmie-s les plus illustres regardaient comme un honneur de pouvoir s'entretenir avec lui; mais ce c[ui égalait ou surpassait encore son savoir, c'élait son humilité, qui le faisait luir devant tous les honneurs. Il parut aussi avec éclat dans la chaire sacrée, et, en 1813, il fut choisi avec ](i P. Caiiohni |)Our prêcher les exercices d'une mission dans l'église de Saint-Charles a' Catenari. Le cardinal Fontana l'ayant chargé (Je former une collection des écrivains barnabites. Je P. Ungarelli s'appliqua avec beaucoup de zèle à ce travail, mais il n'a publié (jue le premier volume de cette liibliotlièquc, lequel contient -les Vies et les notices littéraires des auteurs barnabites qui ont lleuri de 1533 à 1633. Pour répondre aux vues du pape Grégoire XVI, qui venait de fonder au Vatican un musée des antiquités égyptiennes, il s'adonna aussi à l'étude des antiquités d'Egypte ; son ouvrage intitulé : Inlerpretulio obeliscarutn Urbis, est un guide sûr et une mine féco'uli,' pour ceux ([ui s'occupent à chercher dans les signes lnéi'Ogly[)lnques l'histoire, la religion, les coutumes et les lois d'un iieujile si célèîire et encore si (leu connu. Frajipé depuis un an de plusieurs attaques lie paralysie, à !a suite desquelli'S il se renferma dans l'unique contemplation des vérités éternelles, le P. Ungarelli mourut le 21 août 18i3, dans sa pauvre cellule du couvent de San-Carlo a Catenari, à Rome.
URBAIN (saint), disciple de l'apôtre saint Paul, fut évêque de Macédoine; mais on ne sait rien de particulier sur sa vie.
URBAIN l" (saint), pape après Calixte l", le 13 octobie 222, eut la tête tranchée pour la foi de Jésus-Christ sous l'empire d'Alesandre-Sévère, le 25 mai de l'an 230. Il avait rempli son miaislère en homme apostolique.
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URBAIN II, appelé aupar.tvant Otfon nu Odon, religieux ileCluriv, natif de Cli.Uilli)iisu:-Manie, parvint au\ prem ors ciii|)lois de son ordr.'. Grégoire Vil, bénédidi i comme hii, ayant connu sa iii/té et ses lumièi-es, l'hunora de la piaii-pn,' romaine. Api'es la inoi'l du pape Vietor lll, il fut jikicé sui- la chaire de Saini-Pierre le 12 m.\rs 1088. Il se conduis t avei; beamoup de prude. ue pendant le -clismede rantipap:' iiuibert. Il tint, en 1095, le célèbre concile de Clernio H en Auvei',j,ne. 11 y l'ut ordonné de communier en recevant séi)arém."it le corps et le sang de Jésus-Clirisl : ce (|ui montre que l'usa.^^e était encore de communier snns les deu'v espèces; mais on ajouta ?> ce décret : S'il n'y a qurlt/ue ncressité ou (juelque précimtion qui oblige de faire uulreiiioit : preuve incontestable que ce iTéiait qu'un ilécret de discipline. On y lit aussi la publication de la première croisade pour le recouvrement de la Terre- Sainte. Les pèlerinages d' s chrétiens d'Occident aux lieux saints furent l'occasion de cette confédération. Les musulmans laissaient, à la v'^rité, aux chr>-tiens leurs sujets le libre exercice de la religion; ils permettaient les pèlerinages, faisaient eux-mêmes celui de Jérusidem, qu'ils nomment la Miiison-Saintc et (ju'ils ont en vénération ; iUc.is leur liiiine pour les chrétiens éclatait en mille manières : ils les accablaient de tributs, leur interdisaient l'entrée des charges et des emplois, et les obligeaient de se distinguer m portant un habit qui pas-ail pour nié ris ible parmi eux; ei.tin ils leur défendaient de construire de nouvelles églises, et les tenaient dans une contrainte qui pouvait être regardée comme une persécution perpétuelle. Ces bai'bares menaçaient, d'aïUeuis, d'envahir les autres provinces de la chrétienté 1 1 l'Europe même, comme ils le tirent eifectivement depuis. Ces considéraiions excitèrent le zèle d'Urbain li. (Vo;/. S. Iîernahd.) Urbain mourut à Uome le 29 ju llet 1099. On a de lui cinquante-neuf Lr/fres, dans les Conciles de Labbe. Dom Ruinait a écrit sa Vie en latin : elle est aussi curieuse qu'intéressante. On 11 trouve dans les OA'wrrrs posthumes de dom Mabillon. Pascal 11 lui succéda.
URRAIN m, appelé auparavantZ7«&er</'n'velli Oit Crivclli,' m'} dans le Milanais, fut élu pape après Lucius 111, le 21 novembre 1183. 11 eut de grandes contestations avec l'emiiereur Frédéric Barberousse , touchant les terres laissées par la comiesse Malhiide à l'Eglise de Rome, et mourut à Ferrare le 19 (ictobre 1187, après avoir aiipris la funeste nouvelle de la prise de J; rusalem par Saladin. Ce fut cette (lerte qui avança sa dernière heure, tant sa sollicitude jiastorale était vive. Grégoire VUl lui succéda.
URBAIN IV (Jacques-Pantaléon), dit de
Coiirt-Patais, natif de Tro,-, es en Champagne, d'un savetier, s'éleva juir son mérite et devint successivement arcliidiacre de l'église di- Liège, évêque de Verdun, paliiarclie de Jéiesalem. Afirès la mort d'Alevaiidre IV, il tut placé sur la chaire [ ouliiicale le 29 août
12C1. Il publia une croisade ro'^tro Maiifroi, iis'irpateur du royaume de Sicile, qui avait envoyé des Sarrasins sur les terres de l'Kglise. Ces barbares furent vaincus par l'^s croisés, et le pape donna h- royaume de Sicile à Charl s d'.\iijou, frère de saint Louis, roi de France. Kn 120:}, il institua la fête du Saint-Sacrement, qu'il célébra ; onr la | reniière fois le j( udi d'après l'oitavn de la Pentecôte, 126i. 11 lit composer lofTice de c lie fête par saint Thomas d'Aquin ; c'est le même que nous récii' ns encore. Mais le jiafie Urb.iin étfuit mort cette môme année <i Péro se, la céléor. tion de celli' soleiuiité fut interrompue pendant plus de quarai.te ans. Elle avait été o donnée dès l'année 12V6 jiar Robert de 'lorote, évèijue de Li'''ge, à l'occasio 1 des révélations qu'une sainte ri ligicuse hDSjiitalière, nominée Julienne, avait eues sur cet objet. {Voy. V Histoire de In Fêle de Dieu, |>ar le P. Bertholet, et celle du P. Fisen.) On a d'Urbain W une Paraphrase du Miserere dans la B.bliolhèque des l'èies, et soixant -une Lettres dM\s la Trésor des Anecdotes du P. Mariene, qui peuvent servir à l'histoire eccl. siastique et profane de ce ternps-Iri.
URi$AlN V (Guillaume de Grimoald), fils du baron du Ronre et d'Emplieliso de Sabran, sœur de saint EIzéar, né à Grisac, diocèse de Meiide dans le Gévaudan , se fit bén'dictiu et fut abbé de Saint-Germain d'Auxerre, puis de S.iint-Viclor de Marseille. -Après la mort d'Innocent VI,, en 1362, il obtint la papauté. Le saint-siégo était alors h Avignon ; Urbain V le transféra à Rome en 13()7. Il y fut reçu avec d'autrinl plus de joie, que dejiùis loOi-, que Benoit XI sortit île cette vilie, aucun pape n'y avait résidé. L'an 1370, Urbain quitta Rome pour revenir à Avignon, dans le dessein cependant de retourner ensuite dans la capitale du monde chrélici. Sainte Brigitte lui fit dire de no pas entrelirendre ce voyage, parce qu'il ne l'achèverait |)as. Il partit néanmoins et arriva le 2i se|)teiiibre à Avignon, où il fut aussitôt attaqué d'une granJe maladie qui l'emporta le 19 décembre, ^on corps fut transpoilé peu après dans l'abbaye de Saint-Victor de Marseille ; les iniraeies qui s'opérèrent sur son tombeau le lireiit honorer comme saint i ar [ilusieurs églis s : on célèbre sa fête h Avignon, le 19 décembre. Urbain V avait bâti plu>ieurs églises , fondé divers chapitres de chanoines, signal ■ son ponlilicat en réjirimant la chicane, l'usuie, le d 'règlement des ecclésiastiques, la simo lie et la pluralité des béiiéliees ; il fit exposer à la vénération [lublique les chefs de saint Pierre et de saint Pa..l dans l'église de Latran [Voy. sur cela un ouvrage de Joseph-Marie Soresiims, bénéficier de l'église lie La;ran) ; il entretint toujours m;lle é oliers dans diverses universités, et il les fournissait des livres nécessaires. Il fonda h Montpellier un collège ].ou.' douze élu liants en médecine. On a de lui cpiel I es Lettres |)eu importantes. Grégoire XI lui su céda.
URBAIN VI (Baihkele-mi dePrignano), na-
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