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iKoni-An.E^TSte, et il rémpiit cette place pf^n- ^ daiit doiizo a is. 11 fat e;;siuie ihoisi pour occupiT le siège épiscopal df Culiii, où il se lit remarquer par la pro'celion (pt'il accordait aux nouvelles do .triiies. TraMsfi''ré sur le siège de Cujavie . il Toicupa qu;Ure ans contre l'expresse voloUé du pape PhuI IV, qui le suspendit et rexconiuiunia. A la prièi-e de Sigi<nioid-Augusle, le souverain |iontile le transfV'ra, en 15()2,à l'église niétropoliiaiie de Gncsne, où il s'attira plus d'une fois les reproches de son chapitre à cause de sis rapports avec les novateurs. 11 prit [lart aux événements qui de son temps agiièrent la Pologne, et mourut le 5 avril 1581. Quelijues années au|)aravant, il av .il com|josé, dans le but de regagner la confiance des catholiques, un petit livre intitulé : Brevis awjustissiwi ac suinme vcnrrandi sacrosnnclœ missœ sacrifuii, ex sanctis patrihus contra impium Francisri Stancnri Mantmmi scriptum assertio, jussu et aiicloritate revcrendissiini Jacobi Ucliiinski, Cologne, 1577. in-8''.

UDALHIC. Yny. Ulbic.

Ur.HELLl (Ferdinand), savant re'igieux de l'ordre de Citeaux,iié à Florence le 21 mars 1595, 'ie patents considérés, lit [irolession dans un monastère de ceitu ville, de la congrégation de Londjuxlie et de Toscane. Ses supériciu-s lui trouvant d'iieureuses dispositions l'envoyèrent à Hume faire ses cours de philos: phie et de thèohigie. Il y eut pour maître deux célèbres jésuites, les PP. François Piccolomini et Jean de Lngo, dont le premier devint général de son ordre, et l'autre, cardinal. C'est sons eux ([ue dom Ughclli prit pour les antiquités et l'histoire ecclésiastique un goût dont par la suite le^ lettres recueillirent le fruit. Ses cours achevés, il passa dans divers mon stères de la congiégtiion, on il occupa d'honorables emplois. Le card nal Ciiarles de Médicis le pi'il pour son théo 0i,ien, et le pape le nomm;i consulteur de \' Index. Devenu procureur généial de sa congrégation, il en fut, pen après, élu présid(,'nt, et tint en cette qualité divers chapiti'c^s. On lui oli'i it des évèchés qu'il refusa consiaunnent ; mais il accepta l'abbnye de Trois-Fiinlaines , située dans Home, et une place de [)rilat do'uestique, dont Alexandre Vli le |)ourvul. Eniin Clément IX, successeur il'Alexan re , lui fit une pension en encouragement et en récom ense de ses nobles travaux. On a de lui : Itnliii snera, sivc de Episcopis JliHœ et insularum udjarentiiim, rebusque ah eis pnectarc t/cstis, 9 vol. iii-fol. , depuisl(j4-2jus([u'ei! IGiSi, ouvrage important où se trouve exécuté pour Iliade ce i.|u'exécutèrent jiour la Fi'ance les savants bénédictins de Saint-.Maur dans leur édition du Gallia christinna. Il s'en lit de 1717 à 1733, une 2' édition en 10 vol., par les soins du savant abbé Coleti, Vénitien, qui y fit d'utiles augmentations, et y joignit la Sicilia facra de Rocco Pirro, aveu une table généraie des matières. Dom Jules-Ambroise Lucenti , re.igieux du même ordre, en a fait un abrégé sous le titre suivant : Ilalia sacra H. P. Ferdinandi Ughelli restricta, aucta, verilate mayis

commendata, opéra et studio Julii Amhrosii Lurrntii, rjusdem ordinis alibatis ; opus singu:nre, tribus toniis norissiine distinclum , subséquente quarto in quo ecclesiaruni orii/i^ nés, urbium cundillones. jura, prinripuin donuliones , et recunditn monumenta profcrun titr, cum rertis nol's et prœrlaris aniniadversij^nibus ,\\omG, 170i, \n-uA. ; Cardinal ium ehtjia qui ex sacro ordine Cistereiensi jioruere, Fioiencp, 1624, in-fol. ; Colutnnevsis familiœ cardinallum imagines ad vivum expressœ et œri incisœ suinmatimque elogia, exornatw a Ferdlnando Ughello, Rome, IGSO, in-l' ; Difcsn deHa nobilita napoUlana contra il libro di Fra7iceseo Elio Marchés!, tradotta del lalino di Carlo liorelli, Home, 1655, in-8°; Albero et istoria drlln fanuç/lia de conti di Marseiano, Rome, 1053, in-fol.; Genealogia de Capisucclii, Rouie, 1G53, in-fol. On peut ajouter à cela des additions et des observations du P. Ughe li aux Vies des papes de C;aconius , Rome, 1630, in-fol.; des notes sur le Martyrologe des Grecs ; un Traité des érrivuins de l'ordre de Cilcaux ; douze livres des Vies des saints du même ordre, et un Traité des f:rveurs accordées à cet ordre par l'intercession de la mère de Dieu. Ce savant homme mourut à Rome le 19 mai 1670, h 75 ans. Dom de Visch, auteur d'une Bibliothèque de l'ordri^ de Citeaux , l'appelle « l'or- « nenient de l'ïtalie, la gloire de son ordre « et un astre brillant de l'Eglise. »

UGOLINI (Rarthélemi), savant canonisîé italien, né en Toscane vers 15i0, demeura longtemps à Home, et fut protégé par plusieurs cardinaux, il publia ditfé ents ouvrages latins qui eurent beaucoup de succès, et surtout celui qui a pour titre : Traité sur les sacrements, Rinnni , 15:i7, in-fol. Il présenta ce' ouvrage au pape Sixte V, qui récompensa largement raut(nir, et lui confia, dit-on, plusieurs places importantes que l'golini remplit avec distinction. Il mourut ;i Home dans un fige très-avancé, et montra pendant toute sa vie un grand attachement à la religion.

UGONldS (Mathias), évêque de Famagouste en Chypre, mort l'an 1507. On a de lui : un Traité de la dignité patriarchale, en forme de dialo.çue, et en latin, imprimé à Riescia, en 1507, in-fol.; un Traité des Conc'Ies, sous le titre de Sgnodia Ugonia de Conciliis, ibid., 1532, in-fo:., 1 vol. fort rare, Veii se, 1565, in-fo'., apj)rouvé, dit-on, par un bref de Paul lil, ([uoique p usieurs savants y a eut trouvé des objets de critique ; on pré'tend même que l'ouvrage dans lequel il discute la question de proéminence entre le pape et lo concile, examiné ensuite avec plus d'aitertion, fut supprimé à Rome.

UILKENS (Jacques-Albeut), théologien et naturaliste hollandais, né en 1772, à Wierum, village voisin de Gronmgue, mort dans cette villc'^le 30 mai 1825, mérita la protection du roi des Pa^s-Bas, qui créa pour lui, en 1815, à l'académie de (.roningue, une chaire d'économie rurale. Uilkens a composé : Discours sur les perfections du Créateur considérées dans la créature, k vol. in-8"; Manuel d'économie rurale, 1S19. Cet écrivain s'oc-

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cvipa de chercher les rapports qui existent entre la religion et l'histoire naturelle.

UlTENBOGAAUD (Jean) , t'K^'oIo^ien hollandais, de la secte dos remontrants , né à Utrecht le 11 février 1537, mort le 4 septembre 1630, âgé de 0.'3 ans, fut envoyé en ambassade extraordinaire en Fr.mce par les Ela's généraux do Hollande on 1(310, et reçut un bon accueil de Henri IV. 11 prit beaucoup de part aux disputes religieuses de son temps, et composa un grand nombre d'écrits de |>olémique, en hollandais. Outre sa Vie, écrite par lui-môme et publiée en IG.'BO, 2' éclit., 1616, in-4°, nous citerons de lui : Traité des fonctions et de l'autorité' du mafii.itrat chrétien dans les affaires ecclésiastiques (ce que les puhlicistes appellent jus majestatis circa sacra) , La Haye, IGIO, in-4-°; Histoire ecclésiastique, offrant les plus notables événements de la chrétienté depuis kOQ jusqu'à 1609, surtout en ce qui concerne les Proinnces- Unies, 16V6 et 16'i7, in-fol. ; douze Sermons, iGïï. Gérard Brandt a écrit la Vie de Uitenbogaard , en latin, Amsterdam , 1720, in-S- ; et l'on trouve le catalogue de ses ouvrages dans le Trajectum cruditum de G. Burmann, p. i3o-W5.

ULIN (Jean-Jacques), helléniste, naquit à Zurich en 1570. Il était très-savant dans la langue grecque, qu'il professa avec beaucoup d'honneur dans sa patrie. Il a beaucoup écrit sur des matières, soit sacrées, soit profanes, et on cite de lui, entre autres, les ouvrages suivants : Oratio compicctens historiam protomartijrumTiqurinorum,]\;\'j:,n^\,i()2S, in- ï°; De reliqione antiqua SS. Felicis et Reqalis, ibid., 1628, in-i". 11 mourut à Zurich en 1639. — Un autre Joan-Jacqiies Ulin, né également à Zurich et mort dans cette ville en 1731, a laissé Miscellanea vctera, nova, théologien, historica, en latin et en allemand, Zurich, 1722-2V, 3vij1.

ULLEilSTON (Richard), professeur à l'université d'Oxford et docteur en théolo;ie, llorissait à la fin du xiv" siècle et au commencement du xv^ Il est con-Hi par un traité De Ecclesiœ rcformalione, qu'il composa en 1408, à la sollicitation du cardinal Robert, évoque de Salisbury. Les principaux articles que l'auteur y traite sont : De l'élection du pape; de la simonie ; de l'abus que l'on fait des biens de riujlise; des dispenses; des réserves: de la pluralité des bénéfices; des appels; des privilèges; de la vie et des 7na'nrs des bé'iéficiers; de la manière dont doivent se célébrer les saints offices. La cour de Rome est traitée sans aucun égard dans ce livre, resté manuscrit et conservé dans la bijjiotlièiiue do l'université do Cambridge. 11 a pour titre : Demandes de Richard pour la défense de l'Ef/lise militante. Dans le méiae manuscrit se trouve un Traité des devoirs militaires, du môme auteur, composé à l:i prière de Charles de Courtenai, et dédié h Henri, prince do Galles.

ULLOA (Jean), jésuite espagnol, se distingua dans son ordre jiar sa jdété et ses vastes connaissances en théologie. Il enseigna celte

ULP UOS

science à Rome , dans l'université grégorienne, avec une telle réputation, que son nom V est resté en honneur et que l'on y cite ses leçons comme dos modèles de clarté, de- précision et de profondeur. On a de lui : Theoloqia schotastica, Aiigshûurg, 1719, 0 v. in-fol.; De prineipio et fine mundi, ibid., même année. Il florissait au commencement du xviir' siècle.

ULPHILAS ou 'WULPHILAS, était, vers le milieu du iv' siècle, évèquc des Goths qui habitaient la Daco et la ïhrace. Ses ancêtres, issus do la Caiipadoce, avaient été, d'après le témo-gnage de Philoslorge. emmenés captifs par les Goths, lorsqu'en266 ces barbares se jetèrent sur l'Asie iMineure. Leurs captifs répandirent la religion chrétienne, et conservèrent une certaine influence parmi les maîtres qu'ils avaient instruits. Ulphilas, un des descendants de ces captifs, choisi évoque, assista au concile que les ariens convoquèrent, en 360, àConstantinople. En 377, il vint de nouveau à Constaiitino|)le, chargé par les Goths de demander à Valens une province dans Incpielle il leur fût permis de s'établir. 11 réussit parfaitement dans sa mission, et avec le consentement de Valens, les Goths s'établiront sur la rive droite du Danune. Des discussions s'étant élevées entre eux et les généraux romains, Ulphilas fut do nouveau député vers Valens, qui rejeta ses demandes avec hauteur. On en vmt aux mains (le 6 août 378), et Valens périt après un combat sanglant. Il paraît qu'UlpIiilas mourut la môme année. Ce jjrélat est devenu célèbre dans l'Eglise et dans les lettres par la traduction qu'il fit des saintes Ecritures en langue gin-manique. Il suit mot à mot le texte ([ue l'on a»|)elle byzantin moderne; sa traduction est d'autant jikis précieuse pour les savants qui étudient les antiquités du No?d, qu'elle px"ésonte le plus ancien document écrit que nous avons dans les langues du Nord. Lm traduction d'Ulphilas ne nous est point arrivée en entier. Ce qui en reste nous est parvenu en deux manuscrits, dont l'un est le Codex Argenteus, et l'autre le Codex Carolinus; le premier a paru, l°avec le texte gothique et la version anglo-saxonne, Dordrocht, 1663.2 vol. in-V% réimprimés à Amsterdam, 16S'i-; 2' avec le texte gothique et la version suédoise, irlandaise, et la Vulgale en regard, Sto;kljolm, 1671, in-V; 3» avec lo texte giec et la version latine, Veissenfels, ISOo, in 4*. Dans le Codex Arqenteus, qui ne conqirond que VEranrjile, lès évangolistes sont |)lacé.-5 dans iordre suivant : saint Matthieu, s-.int Jean, saint Luc et saint Marc. Le Codex Carolinus, ([ni m', omprend que quelques chapitres de l'Epître de s;unt Paul aux Romains, a paru avec le texte goHii(|ue et avec la traduction interlinéaire, latine et allemande, Brunswick, 1762; réimprimé, Upsal, 1763, in-'t."; Londres, 1772, et Leyde, 1781. On trouve, dans l'édition de Veissenfels, tous les détails sur ce monument si précieux pour les lettres e! la religion.— Ainsi que nous l'avons dit à la fin de l'article saint Martin de Tours , M. l'abbé Migne a

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