‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 253 sur 341 · URS · texte numérisé non relu

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du roi, et se couvrit d'un opprobre éternel en trahissant ainsi son ministère. (Livre IV' des Kois, cli. xvi.)

URIE, fils de Séméi, prophétisait au nom du Sei.^r.eur en môme temps que Jérémie, et prédisait, contre Jérusalem et tout le pays Juda, les mêmes choses que ce prophète. Le roi Joaidm et les grands de sa cour Tayant entendu, vouhirent se saisirde lui et le f.iirc mourir : Urie, qui en fut aveiti, se sauva en Egypte; mais Joakim l'ayant fait poursuivre, il fut pris et mené à Jérusalem, où le roi le fit mourir par l'épée, et ordonna qu'on l'enterrAt sans honneur dans les sépulcres des derniers du peuple. (Jérémie, ch. xxvi.)

URSICIN ou URSIN, antipape, fut élu évèquo de Rome, par une faction, en 38'i-, le même jour que saint Damase fut canoniquement élevé sur le siège de Pierre. Ses partisans voulurent maintenir leur choix j)ar la voie des armes, et il y eut plusieurs chrétiens tués dans cette contestation. Ursicin fut banni de Rome par l'empereur Gratien ; mais étant revenu, il excita de nouveaux troubles. Enfin il fut exilé pour toujours, et Damase fut maintenu sur le trône pontifical.

URSINUS (Zacharie;, théologien protestant, né à Breslau en lo3'i, fut ami de Mé- Janclithon. Ne pouvant s'accommoder avec les théologiens de la confession d'Augsbourg, il se retira h Zuiich, et mourut h Neustadt en 1583, à 49 ans. On a de lui plusieurs ouvrages, Heidelberg, 1011, 3 toni. in-fol. : ils roulent jircsque tons sur la controverse. Il est auteur du Catéchisme de Hcidelberrj, aont se servent les calvinistes d'Allemagne et de Hollande ; il y enseigne foimellement que les catholiques peuvent se sauver dans leur religion : on sait que les docteurs luthériens d'Helmstadt décidèrent la même chose dans la fameuse consultation du 28 avril 1707.

URSINUS (JE.v^•-HE^■uI), théologien luthérien, surintendant des églises deRatisbonne, où il mouiut le i'* mai 1067, était un homme d'une grande érudition sacrée et ])rofa le. Ses iJiincipaux ouvi'ages sont : Lxercilationes de Zoroastre, Hermete, Sanchoniatone, Nurendjerg, 1601, in-8°; Sijlvœ Theoloyiœ symbolicœ, 168.Ï, in-12 ; De eeclesianon germanuarum origine et progressa, lOOi, in-8"; Arborelnm biblicum in giio arbores et fruetas passiin in sacris lilleris oecarrentes, votis exi)onHntar et illastranlur, Nuremberg, 1003, in-8", et 1085, 2 vol. in-12; Parallela Eran- (jetii ; des Commentaires sur Joèl, Amos, Jouas, l'Ecclésiaste ; Sacra analecta; Jeremiœ rirga vi gitans.

URSULE (sainte), fille d'un prince de la Cir.inde-Bretagne, fut couronnée de la palme du martyre par les Huns, auprès de Cologne sur le Rhin, avec plusieurs autres tilles qui l'accompagnaient, vers l'an 38i, selon la jilus conniiune opinion. Plusieurs écrivains ont dit (pie les comi)agnes de sainte Ursule étaient au nombre de onze mille, et les appellent les onze mille vierges; ce sentiment

est le plus suivi par les auteurs des légendes; mais le -Martyiologe romain jiorte simplement sainte Ursule et ses compagnes, sans en déterminer le nombre. Usuard, qui vivait au IX' siècle, dit senlement qu'elb'S étaient en grand nombre ; Waiidelborg, moine de Pruym, vers l'an 82!), dit plusieurs mille. En fossoyant dans un lieu nommé .-iger Ursulanus, où l'on croit que ces vierges ont souffert, on a trouvé, vers l'an 1250, près de 500 cor(js, qu'on a distribués comme di'S reliques de ces saintes ; d'autres prétendent qu'ellrs n'étaient que onze en tout, et soutiennent que l'erreur des onze mille vierges vient ''e l'équivoque du chitfre romain XI. M. V. {XI Martyres Virgines) qu'on a mal interprété ; ou du mot Undecimilla, que l'on croit avoir été l'une des compagnes de sainte Ui'sule. L'auteur des notes sur la traduction française (lu Martyrologe romain, dit que cette dernière o[)inion est ingénieuse, mais sans preuve : il se trompe , puisqu'elle est appuyée de l'autorité (l'un ancien missel conservé en Sorbonne, où la fête de sainte Ursule est marquée ainsi : Fesium SS. Ursuke, Undecimillœ eC sociarum virgiiium et murtyrum. La Chronique de Saint-Tron {Voy. dom d'Acliery, Spieilcg. tom. VII, pag. 4-75J fait mention d'une sainte Ursule , supéi'ieiire d'un monastère de filles, près de Cologne, tuée avec onze compagnes |iar les barbares. Surius a donné une Vie de sainte Ursule, qui est une ])ure lielion. Le P. Cmmbu-h a publié un gros vol. in-fol., intitulé : Ursula vindicala, Cologne, lGi7 : ouvrage où la crédulité est portée à son comble. A la page7i3, on voit les noms d'un très-grand nombre de ces vierges et celui de leurs pères et mères. Pag. 523, on trouve la généalogie de sainte Ursule. C'est sainte Ursule elle-même qui, longtemps après son martyre , a raconté toute son histoire avec une ïiaiveté enchanteresse, pag. 7.'i-2. Outre les onze mille vierges martyrisées, il y a eu à peu près onze mille princes ou rois, dont on trouve également les noms, la généalogie et tout ce qu'on peut imaginer sur leur compte , rapporté dans le plus grand délail et du ton le plus sérieux. « Cependant (dit un critique qui a « d'ailleurs sévèrement jugé ces narrations « légendaires), il faut convenir que dans les « tem|is de barbarie et d'ignorance l'idée gé- « nérale du prix de la virginité, de la cons- « tance chrétienne, de la puissance divine « couronnant la vertu, quoique nourrie }>ur « des histoires apocryphes, ne pouvait avoir « (pie de bons et d'éuifianis etl'ets. » Il y a diins l'Eglise un ordre de religieuses qui prennent le nom de sainte Ursule. La bieu- Iieureuse Angèle de Bresce établit cet insli tut en Iialie, l'an 1537. Voy. Angèle-Merici, Bus et Sevin.

USPERG ou Ursperg (l'abbé). Voy. Con- K.4I) de Lichtenau.

USSERIUS (Jac<^ues), en anglais Usher, né îi Dublin en 1580, d'une famille ancien^ie, étudia dans l'iuiiversité de Dublin, établie ])ar Henri de Usher, son oncle, archevê(rne (^'Armagh. La pénétration de son esprit lui

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facilita l'étu le de toutes les sciences. Langues, poésie, éloquence, malhématiquf^s , clir inolo^ie, hisioire saturée et |irofaue, théologie, il n'oublia rien f.our orner son is- |;rit. En 1613, il dressa d ns nue assemblée d'Irlande les aiticles touchant la relij;ion et la diïcipline ecclési;istii(ae, et ces ailicles furent approuvés i)ar le roi Jacques, quoiqu'ils fussent dilf.'rents de ceux de l'Eglise anglicane; riea n'étant fixe dans les secies une fois séparées de la grande Egli>e des chri'liens. Ce monarque lui donna l'évèché ^ de Meath ei 1620, puis l'archevêché d'Arniagh en 1626. Ussérius passa en Angleterre en 16V0 ; et ne pouvant plus retourner en Irlande , déchirée par les guerres civiles , il fit transporter sa bibliothèque à Londres. Tous ses biens lui furo it enlevés dans ce flux et rellus de factions , pendant lequel il ne continua pas moins à mettre au jour plusieurs ouvrages qui ont fait honneur à son érudition et à sa critique. Les principaux sont : son Histiirc c/n-onnlogi(/ue , ou ^4;(natcs de l'Ancien et du Nourcau Testament, G(niève, 1722, en 2 vol. in-fol., dans lesquels il concilie l'histoire saci'ée et pi-ofane, et raconte, les principaux événements de l'une et de l'autre, en se servant des propres termes des auteurs originaux; ses calculs n'ont rien d infro.y.'ble. Il lit paraître la chronologie des Assyriens sous une forme plus régulière, en r (luisant à cinq cents ans, avec Hérodote, la durée de leur empire, que la plupart des historiens, trompi'S par Bioilore de Sicile, fais lient aller h quatorze cents. L'Antiquité des églises britanniques, Londres, 1687, qn'\\ fait remonf r jusqu'au temps de la mission des apijtres ; uiais les actes qu'il produit i)Our ap|Hiyer cette prétention sont fort suspects ; l'Histoire de Gotescalc, Dublin, 16;U, in-'i-° ; une Edition d(!S EjiiU-es de saint Ignace et de saint Polycarpe, avec des notes pleines d'éi'udilion Oxford , 16i-i, et Londres, 16't-7, 2 tomes en 1 vol. in-V. Ce recueil est aussi rare qu'estimé. Un Traité de l'édition des Septante, Londres, 1633, in-i°, da is lequel il a soutenu des opinions particulières, que tout le mond ' n'adopte point ; Gravissimœ quœstionis de christianarum ecelesiarwn successione et statu, hislorica explicatio, Londres, 1613, in-i". Le but de cet ouvrage est de montrer que le pape est l'antechrist ; que cet antechrist est né au commencement d.i septième siècle ; qu'il est pnrvenu à l'âge viril d ins le onzième siècle, etc. Richard Stanyhurst, oncle d'Usserius, fit ses efforts pour guérir son neveu de cette folie, en faisant imprimer une réponse sous le titre de Brevis prœmunitio; mais il n'eut pas le bonheur

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de réussir. Ussérius fut inviolablement attaché au roi Charles I"; il tomba en défaillance au premier appareil du supi)lice de ce monarque. Sa fidélité fut respectée par Cromwtdl qui le fit venir à sa cour, et lui promit de le dédommager d'une partie des perles qu'il avait faites en Irlande. Il l'assura aussi qu'on ne tourmenterait plus le cl rgé épiscopal ; mais il ne lui tint pas parole. Ussm-ius mourut d'une pleurésie le 20 mars 1056, âgé de 76 ans. Sa Fie, par Richard Parr, se trouve à la tête de ses Lettres , Londres , 1686 , in-fol. Richard Parr avait été chapelain du prélat.

USUARD, bénédictin du i\' siècle, disciple d'Ali uin, est auteur d'un Martyrologe qu'il dédia h Charles le Chauve. Cet ouvrage est fort célèbre, mais on ignore les particularités de la vie de son auteur. Les meilleures éditions sont celles de Molanus, h Louv.iiii, 1568, in-8", et du P. Sollier, jésuitç, in fol., Anvers, 17H, qui est très-curieuse et faite avec beaucoup de soin. Mol. .nus a donné plusfurs éditions du môme ouvrage ; mais celle de 1568 est la plus amide , parce que, dans les autres, ses censeurs l'obligèrent de retrancher beaucoup de notes qui méritaient d'être conservées. Il y a une édition du même ^larti/rolot/e h Paris, 1718, in-4% pardom Bouillart, bénédictin de Saint- Ma(n\ mais elle est moins recherchée que celle de Sollier.

UV.\ (dom Bexoit dell'), béné lictin de la congrégation du'Mont-Cassin , issu d'une ancienne et illustre maison de Capoue, naquit dans cette vilfî vers le milieu du xvi° siècle, et prononça ses vœux au Mont-Cassin, le 1" f 'vrier 1303. Il illustra sa congrégat on par ses vertus, par un beau talent en poésie, et jouit d'une gran le considération, due -plus encore à son m'rite personnel qu'fi sa naissance. Il mourut sous le pontiiicat de Grégoire XIII , dans un âge peu avancé. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, tous sur des sujets pieux ; 1 s principaux sont : Le Vergini prudenti, cioè il marlirio di S. Agata , di S. Lueia, di S. Agnese, di S. Giustinn, di S. Caterina ; Ilpensier dclla morte, c il Doroteo , Florence, 1582, 1588, in-V°; Le Vergini prudenti etc., con le altre di lui rime, Venise, 1737 et 1760. Il faut ajouter à ces ouvrages un Poème sur l'instruction ; une Tragédie de Jephté ; le Triomphe des vierges, des confesseurs et des bienheureux ; un Commentaire sur le Dante, et un volume de Lettres qui était conservé au iMont-Cassin. Le Marini, Scipion Ammirato, et plusieurs autres auteurs du temps de dom Uva, parlent de lui avec éloge.

UZIEL. Voy. Jonathan Ben Uziel.

VACHET (Jean-Antoine Le), prêtre, institute ;r des sœurs de l'Union chrétienne, et directeur di'S dames hosp lidières d,; S:iint- Gervais, né u 16:)3, à Rouiaus, enDauphiné. d'une famille noble. Après avoir distribué

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son bien aux pauvres, il se retira à Saint- Sulpice, s'appliqua aux missions dans les villages, et visita les p. isois et les hôpitaux. Ses m irtilicatio'is et ses travaux lui causèrent une maladie dont il mourut, en 1681,

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