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âgé fie soixnntc-dix-huit ans. L'abbé Richard donna sa Vie en i()i)2, ii-12, avor ra"alyse de ses ouvrages. Nous avons de lui : V Exemplaire des evf^nls de Dieu ; la Voie de Jésits- Clnisl; V Artisan ehretien, ou la Vie du bon Henri, moUrc cordonnier, instituteur "t supérieur des frères cordonniers et tailleurs, Paris. 1C70, u\-\2 {voyez Bûche j; lièylements pour les filles et les veuves qui rivent dans le séminaire des sœurs de l'Union chrétienne. Ces ouvrages sont écrits avec onction, et no peuvent que produire les meilleurs ell'ets.
VAILLANT (dom Guilliume-Hugues), bénédictin, natif d'Orléans , professait la rhétorique à l'ont-le-Voy , lorsqu',1 mourut en 1G78, âyé de 59 ans. On a de lui diverses pièces de poésie latine, Poèmes, Odes, Hymnes, etc., entre autres un llcciieil d'épigr.immes à la louange des saints de toute l'année, qu'il intitula : Fasti sacri, Pans, 1674, 2 vol. in-S°.
VAIll (GuïLLADME du), fils de Jean du Vair, c'ievalier cl l'.rocureur-général de la reine Catherine de Médicis, naijuit à Paris en 1556. II fut successivement conseiller au par'ement, maître des requêtes, piemier président au parlement de Provence, et enlin garde des sceaux en 1G16. 11 embrassa l'état etclésiast que, et fut sacré évoque de Lis:eux en 1618. Il gouverna son diocèse avec beaucoup de sagesse. Il aima mieux quitter les sceaux que de se prêter aux vues du man''chal d'Ancre, qui abusait de sa faveur. Il finit sa carrière à Tonneins, en Agénois, oii il était à la snite du roi durant le siège de Clérac, en 1621, .'i 63 ans. Du Vair était d'une sagacité sm prenante, et d'une éloquence peu commune pour son siècle. La manière dont il parle de lui-même dans le test ment nlograjthe qu'il lit à Villeneuve-le- Roi le 10 juin 162i», décèle un homme modest;', sage, et profondément chrétien, saisissant avec autant de justesse que d'admiration et de graiitu le les vues secrètes et bienfaisantes de la Providence. « Né que « j'étais avec une santé fort infirme, avec un « corps et un esjirit peu laborieux, une iné- « moiie grandement imbéuille, ayant |iour « tonte grâce de nature une sagacité à la vé- « rite si grande, que je ne sacluî jamais, de- « iniis que j'ai été on agi' d'homme, être ar- « r-ivé rien d'imp rt;int ni à l'Etal, ni ai pu- « blic, nia mon [)articulier, que je ne l'aie « prévu. Outre cela, mes |>ère et mèi'c l'oit « infortunés, ne m'ayant laissé poui' tout « bien cpi'un olli e de consei 1er d'église, et « une prébende de Meaux, chargé de la dé- « crépitudede mondii père, et du soin de sa « maison grandement désolée, au temps que « l'on croyait que l'état s'en allait tomber en « ruine : Dieu néanmc'.ns m'a si nuiaculeu- « seul nt assisté et favorisé, que je me vois «f élevé aux pi us grj.nds honneurs iluroyaui-ie, «avec des biei.s abond uuneni et quas:. plus « que jo n'ai désiré, et la réput ition et la « bienveillance commune, telle que je l'ai « pu débiior : en i[uoi je reconnais (jne sa « divine bouté a voulu clioisii' mon inlir-
« nité pour faire paraîlre sa puissance et a béiii'fi ence. » Les ouvrages de du Vair forment un gros volume in-fol , Paris, 1641. On y trouve des Harangues, des Traductions, (jui sont moins cmpieiiites (pie les auires I)roduciions de son temps du mauvr;i> goût (pii régnait alors, mais qui n'eu sont pas tout à fait exemptes. On reconnaît partout le magistral, le chiénen et l'honnête homme. — 11 ne faut pas le confondre avec Léonard Vaiu, do( teur en théologie, chanoine régulier de l'oi-di-e de Saint-Augustin, et prieur de Sainte-Sophie de Bénévent, dont nous avons un traité de Fascina, pein de recherclies, de vues judicieuses et so.ides. ïliiers, dans son Traité des superstitions, le cite souvent, et en fait un éioge mérité. Voy. ci-dos-ious Vairo.
VAUIA (Antoine), évoque ù'Adria, raquit à Venise vers 1650. 11 pr.ssait jiour très-savant dans le droit canon, et il en fui premier jirofesseur à l'univeraté de Padoue. Son savoir et ses services farent récomiicnsés par l'évêc'ié de Pa.en/;o en Isti-ie. il fut ensuite transféré à celui o'Adria dans le Padouan. Il mourut à Rovigo, en 1732, âgé de 82 ans. Il a laissé une disserta ion Historique sous ce litre : De Frœrotjalivu œeumenicœnomenclationis et potestatis romani ponti/icis, a Constantinopolitanis prcesuliùus usurpata , Padou»^, 17o4, in-fol.
VAIRAC. Voy. A'ayrac.
VAIRO ou VA!R (dom Léonard), bénédictin du monastère de Sainte-Sopliie de Bénévent, doct. ur en théologie, Ooiissait au xvi" siècle, et fut évèque de Pouzzole. 11 est l'auteur d'un ouvi'age savait et curieux, i.,titulé : De fascino libri très, in quibus omîtes fuscini species et causée describunlur, et ex pliilusophoruin sententiis scite et eliyanter expticantur; nec non contra prœstif/.a, imposturœ, illusioncsque dccmonuni , cuutiones et ainuletœ prœscribuntur, ac denique nuyce quœ de iisdem narrari soient dilucide confutuntur, Pa is, 0363, in-i". On a du même auti ur cinq Sermons prononcés dans l.i ciiapelle du pape, et réimprimés en 1570, iii-i". Il était docteur en ihéologie et grand piédicatiur. Il en est fait ment, on, dons l'un des articles précédents , comme chanoine régulier de l'o.dre de Sainl-Angustin; mais la bibliotliéque générale des écrivains de l'ordre de Saint-Benoît, ainsi que plusieurs autris biographes, le mellent au nombre des auteurs bénédictins.
VAISSETTE (dom Joseph) , né à Gaillac en 16)55, exerga pendant quelque temjjs la charge de procureur du roi du pays Albigeois. Débouté du monde, il se ht bénédictin de la congrégation de Saint-.Uaur, dans le prieuré de la Daurade, à Toulouse, en 1711. Son goût pour l'Iiisioire le lit apj e er à Paris, en 1713, par ses supérieurs, (jui le chargèrent, avec dom Claude de Vie, de travailler à l'Histnirc de LaUoU.'doc. Le premier voluuio do cet ouvrage jiarut en 1730, in-folio. « Peu d'histoires générales, dit l'abbé « des Fo Uaines, snnt nreuv écrites en notre « langue : l'érudition y Cit profonde et agréa-
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« b'e. » On a ajouté <\ la fin des notes 1res SMvrinles >ur dillVTents jtoints de l'Iiisloire d LançjiH'doc ; ces noies sont autant de disseitalinns sur des m-nières cui'icusfs. Dom Vie ('•tani mort en 17;^'!, dom Vaissett ■ le-ta Sùu] cliargi'' de ce grand ovu'rage, qu'il exécuta av>'0 succès, et dont il pu.d a les 4 autres volumes. Ce saNant mourut à Saint- Germain-diS-Prés, le 10 avril 1756, re^relté par loul li^ monde. Ses autres ouvrages sont : un Abré j(! ih' son Ilisloire de Langiedoc, en 6 vol. in-l-2, 17'i9. 11 |ieut suliire à ceux ([ui ne son: pas de celte piou'ice ; mais les Languedocie'is le tiouvent tro;i si'C, et le reg.arde'U comme une table des matières. Une Géographie universelle, 175'). k vol. in-i" et 12 vol. \n-\-2. Quoiqu'il y ait bien des fautes, comme dans toutes les géo^rapliies, les h mmes insti'uits ne lussent pas île la consulter. L'auteur a puisé, autant qu'il a |iu, dans des sources pures- C'est ainsi que pour parler pert nemmcnt des célèbres missions du Paraguay, il a consulté don Antonio Ul'oa. ancien commandant du Pérou, d'après les rapporls duquel il a tracé 1 intéressani tableau que l'on voit de ces missions dan^s le dernier tome de sa Géofiruphie ; taldeau qui, en fixant les regrets des gens de bien, des vrais philosophes, dévouera <i l'exécration publique c 'ux qui ont ccjopéré à la des!rui-tif)n d'un tel établssement. Yoij. Gum-anis, Parornriy, Villd-liiccci, da 'S le Dict. géo(jr.
VALA ou WALA, célèbre abbé de Corbie, proche [tarent de Charle.i. agite, qui le reviHit de la cliargc iuqiortanle d'intendant tlu p.ila'S, quit a bi'usquement la co l' jiour embrasser la vie monastique, et fut riu abbé de Corbie, après son frère A alhard. Il n'en continua [las moins d'exercer une grande inlluence sur les affaires publiques, ci il l'ut c'iargt' par le roi LoLiis le Débonnaire de l'éducation du jeune Lotltaire qu'il accom; agna dans son royaume li'italie. Lorsque Louis, après avoir été déposé, reprit sacimronne, il comprit Vala \ armi s s en lemis, et il l'envoya prisonnier dans une forteresse au boiddu lac Léman, ou, selon d'autres .-niteurs, aux iles d'Hiires, ou dans son monastère de Corbie, mais privé <]u titre d'rbbé. En 8.33, Vala prit une (lart active aux délibérations de la diète de Co ipiègne, où l'empereur fut déposé. Louis ayani de nouveau recouvré l'autorité, Val I se réfugia prè- deLothaire, puisilse retira dans l'abhaye de B^jbio, où il mfiurid d'une maladie conta :ieuse ; u mois d'aoïlt 836. Son corps fut inhumé près de celui de saint Coloird)an. On a sa Vie ou plutôt s ai ai ologiepar son anu Pasch -e Ratbert Elle a été publiée par. 'oin M billon,dans les/l(7rt Sii. ordiiiis S. Bened., lom. V, p. 438.
VALAFIUDE. Vo/y. Walafiude.
V.VLAKESSO (Fantin , ardievôpie de Candie, né à Venise en 1392, d'une famil e patricienne, embrassa l'état ecclésiasiique , et fut, en l'i-12, nommé par Jean X-Xlli à 1\':vèché ilij PareniO, lorsipi'd avait h p:une 20 ans. Jean ayant été dé[)iisé, en lil3, au cun- 1 cile de Coiistaiice, la nomination de ^'alaressQ l'ut regardée comme nulle, mais lo
pape Martin V le nomma de nouveau au même évéché en i417. En 1426, il tut transféré au siège archiépiscopal de Cande. 11 assista en celte qualité et avec le titre de légat au con-^ile de Florence, où il avait Qr.dre d' travailli'r h la réunion des Crées. On igniireoù et quanl il mourut; mais il vivait encore m 1422. On a de lui un traité De conciliontm anetoritate et de communiorie La(iiiorum et Gnpeonnn. cpi'il comiiosa celte année, et (pie l'on conservait dans la biblio- (liè juedu couvent de Saint-Jean et de Saint- Paul de l'oidre de Saint-Dominique à Venise. Le P. U,-,h(dli, dans son Itnlia sacra, en parlant de Fantin Val iresso, dit de lui, qu'il était latiiiœ ar grœcœ linguœ eruditissi>nu<! «c multiplici dortriria vir clarissimus. 11 parle avec éloge de son traité et des lettres de c 't arclievèqii", con^^ervées manuscrit s dans la bibliotlièqne Barberine, avec celles de l'ari'hevé ]ue Maiféi Va aresso, son neveu.
VALART (Josf.ph), piètre, né au hameau de Foi-tel [ rès d'Hesdin, diocèse d'Amiens, le 23 décembre Î6'i>8, mort dans la capitale de la Picardie, le 2 février 1781, s'est fait un nom parmi les grammairiens latins. 11 entra on lie ' ave;' plusieurs litté/ateurs distingués, sur- dillérenles questions relatves à cet ancien, riche, én^rgif^ue et mag.dlique idiome, et donna à connaître qu'il le possédait à fiind. Le P. Desbillons ayant pul)lié ses Fables, Val irt fit des remarques critiipies, Jont quelques-unes se trouvèrent ju^te-^; le savant et modeste fabulisie en profita. On a de lui un lindiinent, une Prosodie, ]es Paraboles de l'Erangile mises en un latin à portée des commençaits. aven la traduction iriterlinéaire, une Géographie , une Grammaire française, une Traduetion de Cornélius Ne- J10S. .\:ais ce qui lui a fait le plus de ré|Hitation c'est une é lition latine de Vlmitation de Jésus-Christ, non pas parce qu'elle eut du succès, mais qu'elle arma contre lui les savants et les vr lis amis de ce petit livre précieux, indign 's de le voir mutilé et défiguré de mille manières, sous prétexte de le mettre en bon latin, ou pour faire disparaître les gi'imanicismes, qui réfutaient la prétention des ger-iénistes, dont Valart s'était fait le chamnion; de manière que, selon l'expression d'un critique ingénieux et sensible, il ava^t fait de ce livre inestimable un nouveau Déiphobe :
Au\nc liic Pri.imiilem laniatiim corpore loto Dt'ipliiilr.iiii viilit, t.icenim criidel ter ora, Ora iii;uiiisi]iic amlias, p(>piilatir|iie lempora raptis Aiiriliiis, cl iniiicas inlionesto viilnere iiares. . . . Qiiis lain cniJcks oi)lavil siiniere pœnas ? Cui taiiUim de le liciiil? E.nei». vi, 494. En 1764, il a donné une seconde édition de cet ouvrage si étrangement défiguré; et en 1766, une traduciion française. Dans cette traduction, l'auteur a ren lîi comme il a pu les mots latins qui détruisaient le Gersétiisme; mais voyant que cela n'adait pas, iJ a pi's le parti de les retrancher dans le texte atin, cnm ne on le voit dans l'édition donnée en 1773, où ie mot exterius (liv. 1", cb. 1 , n. 3 ) est ùm.is, quoique duns la traduction