NEL
comme écrivain par plusieurs Dissertntions qu'il publia sur divers poiids d'histoire et de morale. Le gouvernement autriehien lui donna un cnnnnicat dans la cathédrale de T(jurnai, dont l'évèque le nomma son grand vicaire. Il présida, en cette qua ité et pendant plusieurs années, les Etats deTournaisis ; i\ devint un des premiers membres de l'acadi'mie des sciences et belles-lettres cju'on établit à Bruxell s. Les jésuites ayant été supprimés en 1707, on lui conlia la direction des études, avec le titre de commi.-saiie royal. Il fut choisi, en 1783, pour .iccompagner l'arch duc Maximilien (depuis électeur de Cologne), dans la visite que fit ce prince des provinces belgiques. Sa conversation [ilut à l'archiduc, qui, reconnaissant en outre dans Nélis des vertus et un véritaiile talent, contribua à lui procurer l'évêcbé d'Anvers, oii il fut installé en 178i. Quo qu'il dût son élévation Ji la maison d'Autriche, sa conscience fut alarmée des innovations religieus. s que voulait introduire Jose|)h IL II s'unit au jésuite Van-Espen pour s'opposer aux mesures arbitrairesde l'empereur, (|ui troublaient les esprits timorés. Léopo d II, successeur de Joseph, calma les troubles des provinces révoltées ; mais l'évèque d'Anvers ne jouit point d'un long repos. Il se montra un des plus ardents ennemi^ de la révoluti. n française, dont les démagogues s'étaient fait beaucoup de partisans dans la Belgique. Contraint de quitter son diocèse, en ITOi, à l'apjirochedes Français, il se rendit à Parme, oùil se retira dans It^ couvent des Cam ddules. 11 y mourut le 21 août 1798 , à l'âge de soixante-deux ans. 11 a laissé, outre les dissertations déjà iudit|uées : Eloge funèbre de IMaric-Tliérèse , jugé supé ie ir à celui de r bbé de Boismont ; L'Aveugle de la Montagne, ou lintretiens philosophiques, Parme, Bodon , 1793; 2' édition, Rome, 1796, in-4-°; De Historia belgica et ejusdem scriptoribus prœei/niis coinmentatio. Parme, 1793. Parmi les nombreux manuscrits cju'il a laissés, on en cite un qui a [lour titre: Europœ fata, mores, disciplina, etc., ab incunte sceculo w usque ad finem sœculi xviii.
NELLER (Geouge-i'ouistophe), né à Aubeganerbial, au pays de Wurtzbourg, dons la Franeonie, en 1709, fit ses premières études et sa plidosophie avec succès. 11 pensa à entrer chez les jésuites, puis chez les chartreux, et ne lit ni l'un ni l'autre. A 10 ans il se décida pour la vie cléiicale, et s'ap])l qua à l'élude des canons et de la théologie, de manière qu'âgé de 22 ans, il soutint des thèses sur toutes ces sciences avec un succès qui le fit admettre à prendie le degré de docteur- en théo!og:e, sans qu'il fût besoin d'autre épreuve. Ses études finies, il s'appliqua particulièrement au droit naturel, civil et ecclésiastique, et au droit des gens, à Wurtzbourg, sous la direction d'habiles professeurs, entre lesquels était le célèbre Bartbels, revenu récemment de Rome, où il avait pris le iio[;net de docteur. Neller aida ce savant à faire laCoHection des extraits de ^'au-Espen, de Christiauus Lupus et de Noël