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la charité Jinl.ituflli'; et c'est peut-ctio lo vrai sens du concile de Tr. nie, <iui dit, en parlant de r.ittrition : Ad Ihi gratiam (?i sacrainento pœnUentiœ impelmmUim disponit.
C'est certainement le seul iens niisoiniahle qu'on prut donner à cet adage de l'école : Atlritus m sacramcnto fit contritus ; comme c'est le seul encore qui se présente natiirelleiiienl ilans le litre du para^rai^lie '*' de Pœnilentia , dans le Caléchisme romain.
Contritionnn perficit confessio , titre mal ex|)li.|uéd.ins le i);iragrapiie, selon lequel d faudrait stipplrt. « l.e Seigneur, dit un théo- « logii-n, toujnin-s riche en miséricoides, ac- .1 cueille le pécheur timid.» et craintif; « touclié de la can.leur de ses aveux, et de « sa volonté d'ap|)nrtenir à Dieu d'une ma- « nière (luelconque , il achève, punlie et <c peilVctionne tout cela : fait naître son « amour dans son cœur qui se montre dis- « posé à le recevoir : et tout cela se fait dans « le sacrement môme. » Quoi qu'il en soit, on trouve dans VAmor pœnitens quelques endroits favoraliles aux erreurs de Jaiisénius; et c'est ce qui l'a fait censurer par Alexandre Vin, et défendre par un décret de la sacrée congrégation. Innocent XI, à qui d avait été déféré, ne voulut pas le condamner; mais ce qu'on a fait dire la-dessus à ce pape : // libro è btiono, è l'autore è un santo, est une fable. {Voyez, sur ce sujet, l'ouvrage imjiriiné par ordre de l'archevêque de Mutines, sous le titre de Causa quesnelliana, ainsi que l'Hisloria Ecclesùv ultrajcctinœ , Coruelii llot/nck ran Papendrccitt , canonici mechlinie'nsis.) il ne faut nullement croire ce que dit vanHeusseiul.ins sa Batavia sacra, pari, ii, pag. i8-2 : on sait qu'il et lit lotaleunnt livré 'au parti. Néercassol ne doit cefiendant pas être compté parmi les coryphées du jansénisme, non-euleiuent parce (pi'il a souscrit au formulaire, mais pa ce iiu'd n adoptait pas la plupart de leurs opinions, et qu'il était zélé au coiitiair.' pour des ciioses qui leur sont pour le moins ind.tférentes, comme on voit dans !e traité du Culte des saints et de la sainte Vierge. On assure qu'il a été longtemps lrès-o()posé h. la secte, mais qu'une alfaire où lintérèl et lambition sont intervenus l'en ont rapproché. On croit que M. Ai nauld, qui a demeuré quelque temps chez lui, a eu part à ses ouvrages.
NEESSEN (Lâchent) , né k Saint-'l'ron, dans la principauté de Liège, en lëll, ciiaiioine et théologal de la c.théJrale de Maiines, fut président du séminaire de cette ville. Il augmenta considérahlement les revenus de ce séminaire, à condition qu'on n'y noinmerail pour professeurs que des clercs séculiers. 11 mourut en lti79. On a de lui une Théologie, Lille, 1093, -2 vol. in-fol. Les matières de dogme n'y sont qu'ellleurées; plusieurs le trouvent trop sévère sur quelques ooiiits de morale.
Ni^HÈ.VIiE, |)ioiix et savant juif, s'acquit la faveur d'.Vitaxerxès Longue-Main, roi de Perse, dont il était échanson, 1 1 obtint de ce prince la [«'rinission de rebâtir Jérusalem. Les ennemis des Juifs mirent tout un aaivre
pour s y opposer. Voy. Semeias. Ils vinrent en armes à dessein de les surprendre dans le travail; mais Néhémie, ayant fait armer une partie de ses gens, les rangea par troupes derrière la muraille. Ils bâtissaient d'une main, et se défendaient de l'autre. Tous les efforts des ennemis de Néhémie ne purent ralentir l'ardeur de ce généreux chef. Enlin, après un travail assidu de 5i jours, les murs deJénisalera furentachevés, l'an V5V avant Jésus-Christ. On se prépara à en faire la dédii ace avec sol unité. Néhémie sépaa les prêtres, les lévites et les princes du peup'e en deux bandes. L'une marchait du côté du midi, et l'autre du côté du septentrion, sur les murs. Elles se rencoiitrèreiit dans le temple, où l'on immola de gr, ndcs victimes avec des transports de joie. Il établit ensuite un ortlre pour la garde et la sûreté de la ville. Il voulut q;ie les principaux de la nation, et la dixième partie du peuple de Juda, y fixassent leur demeure. 11 s'appliqua à corriger les abus qui s'étaient glissés dans le gouvernemeni, et il réussit surtout à faire rompre les mariages contraciés avec des femmes idolâtres. Après avoir rétabli le bon ordre, il voulut le per[)étuer, en engageant les principaux de la nation à renouveler solennellement l'alliance avec le Seigneur. La cérémonie s'en lit dans le temple; on en dressa un acte, qui fut signé des premiers du peu [île et des [irêtres ; et tout le reste donna ))arole avec serment qu'il serait lidèle à l'observer. Néiiémie retourna entin à la cour d'Artaxerxès, où ayant demeuré quelques années, il obtint, par ses instantes prières, la permission de revenir à Jérusalem. A son arrivée, il trouva que pendant son absence il s'était glissé plusieurs abus, qu'il travailla à corriger. Après avoir gouverné le peuple juif pendant environ trente ans, il mourut en paix v.rs l'an 430 avant Jésus-Christ. Néhémie passe pour èlre auteur (iu second Ivre d'Esdras, qui commence ainsi : Ce sont ici les paroles de Néhémie. Ce livre est canonique. L'auteur y parle presque toujours en première personne. Cependant, en le lisant avec réflexion, on y remarque diverses choses qui n'ont pu avoir été écrites par Néhémie. C'est du temps de Néhémie que fut reproduit le feu sacré que les piètres, avant la captivité de Babylone, avaient caché dans le fond d'un puits qui était à sec. Ceux que ce saint homme envoya pour en faire la recherche ne rapportèrent qu'une eau épaisse, qu'il fit répandre sur l'autel. Le bois qui en avait été armsé s'alluma aussitôt que le soleil vint à paraître; ce qui remplit d'admiration tous ceux qui élaii nt présents. Ce miracle étant venu à la connaissance du roi de Perse, ce ]iriiice lit fermer de murailles le lieu où j(! feu avait été caché, et accorda aux prêtres de grands privilèges.
NEIUAC (.\n TOI ne-Xavier de), né le 13 décembre 1757, à Vabres, petite ville épiscopale du Rouergue (Aveyron), fut élevé par - un jésuite habile, qui, depuis la suppression de son ordre, était curé aux portes de cette ville, l'envoyé ensuite à Paris pour y suivre
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un f'ours de belles-lettres, il obtint dans cette partie, comme plus tari en thoolosie, les plus brillants succès. 11 entra au séminaire, sUivit les cours de la Sorbonne, et fut licencié en théobigi,-; mais sa santé s'élaute dérangée, il se retira sans obtenir le bonnet de docteur. A peine était-il de retour dans son pays naial que révoque de Vabres le lit Sun grand vicaire et lui conlia une grande jinrlie de l'a iministration de son diocèse. Suus le règne de la terreur, Tabbé Neirac fut arrêté, et il allait subir la peine de la déportation lorscjuc la mort de Robespierre mit un tei'me à sa captivité. Outre la surdité que lui occasionna sa détention, il avait contracté d'autres intirmités dans les prisons de Figeac. On a faussement prétendu que ])endant la révolution il avait pris part aux troubles de l'ouest, et dirigé, en capitaine expérimenté, des colonnes vendéennes: il ne s'était jamais éloigné de son pays, oii il s'était rendu très-utile dans plusieurs paroisses. Lorsque les temps devinrent meilleurs, l'abbé (le Neirac fut pincé par l'évùque de Cahors à la tête de l'ancien diocèse lie Vabres. 11 remplit ensuite les fonctions de grand vicaire à Rodez, de 181i à 1817. Vers cette éjwque il fut élu pour occuper le siège épisco|)al de Tai-bes, rétabli par le concordat de 181", et maintenu par celui de 1822; mais il ne cessa d'exercer les fonctions de grand vicaire que lorsiiu'il se ren lit à Tarbes en 1823. Il serait dilïicile de dire le bien immense qu'il opéra dans son diocèse qui, r.'uni avant 1822 à celui de Bayonn', ne pouva t que se ressentir de son ti-op grand éloij,nemeot du siège épiscopal. (i races auv soins, au zèie infatigable, à l'in 'bra; lalile fermeté et à la patience . u nouv^ 1 évoque, le dioi:èse de Tarbes put liicntùt rivaliser avec les autres diocèses pour la régularité it l'instrucli.-n du clergé. Dans uie visite générale qu'il en reprit deux mois avant si mort, le piclat fit une chute qui aggrava ses inlirmités et le conduisit au tombe lu. Il mourut le 28 janvier 1833, environ quinze lours après sa chu'e. Son testament riufermait les plus gi) nére ses dispositions en faveui' des pauvres et des hospices de Tarbes, de Bagnères, de Vie (Haut-S-Pyrénées), de Saint-Atl'rique et de labres, et il avait chargé des piètres d'employer imméd alemenl en lionnes œuvres tout l'argent qu'il possédait. M^r de Neirac a laissé un petit nombre de tiiandements et d' ordotwanccs : on reraarqu'^ dans les premiers un style fort et concis, et il fait preuve, d.ms les secondes, d'une grande expérience et de connaissances profondes.
NELIS (CoRNEiLLE-FuANÇois DF.) , évêquc d'Anvers, né à Matines, le 5 juin 1736, d'une lamille honnête, que ses services avaient lait anoblir par l'imp^'iatrice Marie-Thérèse, fit ses études k l'université de Louvaiu, où il remporta le |)remier pris. Destiné à l'état ecclésiastique, il apprit la théologie, et obtint le grade de docteur dans cette fai-ult ■, avec un tel succès, que le même jour l'univeisilé le nomma directeur de sa bib lotlièque. Bientôt il se fit avantageusement cuiuiuitre