VEI
1719, k vol. in-12 : ouvrage exact, où il prouve que tout ce que madame d'Aulnoy a écrit sut' l'Espagne n'est qu'un encliaîncment de fables ou de i-ailleiies piquanles l)0ur tourner les Espagnols en ridicule. Il n'y a pas d'autre Français qui ait parlé de l'inquisition d'après des informations aussi sûres et aussi impartiales que l'abbé de Vayrac. Il est étonnant que l'ablié Bérault, dans son Histoire ecilcsiastique, ouvrage, à quelques inconséquences près, très-estiioable, ait mieux aimé copier le socinicn Limborch que le judicieux et équitable de Vayrac. {Voy. LiMBOiicH.) Parmi les divers ouvrages de cet auteur, on cite encore son Histoire des révolulioHs d'Espagne, Paris, 1719, 4- vol. in- 12, et puis 5 vol. in-8°.
VECCHIETTI (Jérôme), savant florentin du xvii' siècle, embrassa l'état ecclésiastique, étudia la théologie avec ardeur, et en prit les degrés ; la chronologie l'occupa ensuite. Il est principalement connu dans la république des lettres par un livre dont voici le titre : Opus de anno primitivo et de sacrorum temporitm rcitione, libri octo, infol. Get ouvrage, rare et plein de recherches savantes, fut imprimé à Augsbourg en 1621. L'auteur tache d'accorder la chronologie sainte avec la i)ériode julienne. Il mourut à l'âge de 80 ans, en prison, pour n'avoir pas voulu se rétracter de ce qu'il avait avancé dans son ouvrage, que Jésus-Christ ne fit pas la Pâque la dernière année de sa vie, et qu'à la dernière cène il ne se servit point de pain azyme : opinion qui, vu le sens et l'explication de l'auteur, ne méritait peutêtre pas un traitement si rigoureux.
yECGHIETTI (Jean-Baptiste), prêtre et orientaliste, frère du précédent, naquit à Cosenza, en loo2, étudia avec succès les langues oi'ientales, et surtout l'arabe et le i>ersan. Il fut attaché à la cour de llome, qui le chargea d'entreprendre en Perse, en Egypte, des voyages apostoliques qui le rendirent célèbre; il parcourut ces pays pendant plusieui's aimées. Cet auteur a écrit une Relation de la Perse, qui n'a pas été imprimée, et dont le manuscrit existe à Venise, dans la bibliothèque de Nanni, où l'on trouve aussi la Vie de l'auteur, par so'i frère Jérôme. Cette Vie a été publiée par Marelli, h la lin du Catalogue des manuscrits italiens de Nanni, Venise , 177G. Vecchietti mourut en 1G19.
VECCUS (Jean), Charlophylax, c'est-à-dire garde du trésor des chartes de Siunte-Sophie, à Constantinople, fut envoyé par l'empereur Michel P.iléologue au concile de Lyui, où la réunion de l'Eglise grecque et de l'Eglise romaine fut terminée, en 127i. Il contribua beaucoup à la conclusion de ce grand ouvrage, par son éloquence et son esprit conciliant. Joseph, patriarche de Constantinople, qui fomentait le schisme, ayant été déposé, Vecrus fut élevé sur le siège patriarcal en 1273. Son zèle pour le mainti' n de la réunion lui attira la haine des schismatiques grecs, qui intentèrent contre lui des
accusations calomnieuses. Cette persécution le porta, en 1279, à envoyer la démission de son patriarcat h l'empereur, et à se retirer dans un monastère ; mais ce prince le rappela peu après. Michel Paléologue étant mort, Andronic, qui lui succéda, se laissant conduire par la princesse Eulogie, sa tante, s'opposa à l'union, fit déposer Veccus, et le fit enfermer dans une étroite prison, où ce grand prélat mourut de misère en 1298. Il avait composé jikisieurs Ecrits pour la dé-' fense de la vérité, et il inséra dans son testament une dériaration de sa croyance sur l'article du Saint-Esprit, conforme à la doctrine de l'Eglise latine. Yoy.le Recueil d'Allatius sur la pincession du Saint-Esiirit, Rome, 1652 et 1639, 2 vol. m-k\
VEDELIUS (Nicolas ), né à Hegenhausen, dans le Palatinat, en 1396, enseigna la philosophie à Genève, puis la théologie et 1 hébreu à Devcnter et à Franeker, et mourut le 26 septembre 1642. On a de lui : un Traité contre les aiminiens, intitulé : De urcanis arminianismi, 1632 et 1634, 4 parties in-4-°. H [iréteiid que les arminiens veulent introduire un athéisme ralliné : attribution gratuite qui sent res[)rit de parti ; le gomnrisme ferait plutôt des athées que l'arminianisme. Plusieurs ouvrages de controverse, presque tous contre Baronius et Bellarmin ; ceux môme de son parti eu ont été si peu contents , qu'ils se sont appliques à le combattre.
VEESENMEYER (Georges), né à Ulm, le 20 novembre 1760, mort dans la même ville le 6 avril 1833, termina ses études à Alfdorf, puis il exerça les fonctions de professeur du gymnase et de bibliothécaire de sa ville natale. On a de lui plusieurs ouvrages sur l'histoire de la réforme et sur celle de la littérature.
VEIL (Charles-Makie de), fils d'un juif de Metz, fut converti parle grand Bossuet. Il entra dans l'ordre des augustins, et ensuite chez les chanoines réguliers de Sainte-Geneviève. On l'envoya à Angers, où il prit le bonnet de docteur, et où il professa la théologie dans les écoles publiques. 11 quitta ensuite sa chaire pour la cure de Saint-Ambroise de Melun , apostasia bientôt après, abjurant on Angleterre la religion catholique pour se marier avec la fille d'un anabaptiste, et mourut vers 1699, après avoir publié des Commentaires sur plusieurs livres de l'Ecriture sainte. Il est un des premiers qui se soient élevés contre l'Histoire critique du Vieux Testament, par Richard Simon, dans une lettre imprimée et adressée à M. Boyle.
VEITH (Lal'rent-Frakçois-Xavier ), jésuite et théologien, né à Augsbourg le 3 décembre 17i5, d'une famille honorable, prono'iça ses derniers vœux à Dillingen en 1760; il fut reçu docteur en théologie, et, après avoir enseigné la rhétorique et la j)hilosophie, occupa une chaire d'Ecriture sainte et de controverse à Ingolstadt. Lors de la suppression de la société en 1773, il devint professeur de théologie au lycée catholique