‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 260 sur 341 · TA · texte numérisé non relu

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s'y rapportent, 1787, et années suivantes, 1 vol. grand in-8' ; Vies pour les recueils de portraits (U'S hommes cl des femmes illustres de toutes les nations, par Dutlos, 1787, in-l'ol.; Extraits des dijfc'reiiis auteurs yrecs, à l'usage de l'école militaire, avec li traduction française el les explications gr.nnmalicales des îoots, 1788, G vul. in-12; Le Te'moijnwje de la raison et de la foi sur la constitution, civile du clergé, ou Réfutation du Préservatif contre le sckismc de M. Larrière, Pai'is, 1792, in-S" de 3Gi pa^^cs; Doctrine des théologiens, UU 2' partie du Témoignage, 1792; Questions sur les serments ou promesses poliligues en général, et en particulier sur le vœu de haine éternelle à laroyauté; œuvre posiliume, BIL', Tourneisen, 179i, in-8". Ou pourrait ajouter à cela le Mémoire, ou Ouvrage théorique sur les assemblées représentatives, do:\i nouj avons parlé plus haut. Cet écrit présentait une réunion d'idées générales sur la formation, la composition et les attributions des assemblées repr.sentalives. IJ parait que l'auteur pensait que le meilleur mode de gouvernement représentatif serait de concentrer les pouvoirs dans une seule assemblée perpétuelle.

VAUXCELLES (Simon-Jérôme BouniET DE ) , que des biographes nomment aussi Simon- Jacques, et Simon- Jérémie, né en 1734 , à Versailles, embrassa l'état ecclésiastique, et se lit une grande réputation comme prédicateur du roi. L'oraison funèbre du comte d'Eu, prince de Bombes, qu'il prononça, lui valut une abbaye et la place de bibliothécaire à l'arsenal. 11 voyagea en Italie et en rapporta des connaissances très-étendues sur les arts. Doué d'un cs- Erit cultivé, il était en relation avec tous les ommes distingués de sou siècle, el surtout avec Delillr, Thomas, Laharpe et Fontanes. Le Mémorial, journal qu'il rédigea avec les deux derniers, le Ut comprendre dans laproscription du 18 fructidor ; mais il eut le bonheur de s'y soustraire. Il mourut le 18 mars 180-2. On a de lui : Eloge de d'Aguesscau, Paris, 1760, in-8° ; Panégi/rique de saint Louis, Paris, 17(51, in-4° et in-8° ; Oraison funèbre de Louis XV, 177'i., in-4° ; un Discours aux enfnnts du duc d'Orléans sur la mort de leur aieul, 17SG, in-8" ; le Discours préliminaire de la nouvelle édition des Lettres de Sévigné, Paris, 1;.01, 10 vol. iu-12 ; un grand nombre de Dissertations littéraires, insérées dans les jour-Kiux, qui fout l'éloge de Sun goût. 11 a été un des coo;)érateurs de la nouvelle édition du Dictionnaire de l'Académie, donnée pai' S. hmitt, 1798, 2 vol. iii-V.

VAUX-CliKNAV (PiF.iiRt; de), religien-s de l'ordre de Citeaux, dans l'aiibaye d^ Vaux- Cerna . , près de Chevreuse, était neveu de ]'al)i')é Gui, mort évèquu do Caroassonne, en 122.']. 11 suivit SOI oncle dans la croisade des Latins conlre les Gr>'cs, dont le résnlUst fut l'élévat on de Baudouin, comte de FI indre, sur le trône de Constaatinoiile, et d..nsrexpéiliton contre l«s Albigeois.il écrivit, vers r.iîi 1210, Vliisloirc des Albigeois. Nicolas Camusat, chuaoiuc de Troyes, a doniié, en

IClo, in-8°, une bonne édition de cet ouvragi", ([ui peut être utile pour les évéuemeiits (lu xiu' siècle, et pour réfuter des écrivains moder'ies qui oni voulu faire l'apologie de ces fanatiques. L'histoire de Pierre de Vaus-Cernay, qui commence en 1200, et Unit en 1218, à la mort de Simon de Montfort, tué devant Toulouse, a été traduite en français par Arnaud deSerbin, Paris, loGo, in-8', et, de nos jours, par M. Guizot, sur l'édition que Tissier en avait donnée dans le tome Vil de la Biblioth. cistercicnsis, d'après un manuscrit de l'abbaye de Long-Pont.

Cette traduction, précédée d'une notice sur l'auteur, et suivie de divers documents historiques, Ibrme le tome XlII de la collection des Mémoires relatifs àlHistoire de France, depuis la fondation de la monarchie jusqu'au xnr siècle, Paiis, Brière, 1823 et années suivanti s.

VAL.\ELLE (Piebre). Yoy. Honoré de Sainte-Marie.

VAVASSEUR (le P. François), jésuite, né en IGOo, à Paray, dans le diocèse d'Autun, devint interprète de l'Ecriture sainte dans le collège des jésuites, àParis, où il Unit ses jours en 1681, à 76 ans, avec la réputation d'un religieux plein d'une piété solide et sans minuties. Le P. Vavasseur s'est principalement distingué sur le Parnasse latin ; mais il est plus recommandable par l'élégance et la pureté du style que par la vivacité des images et l'élévation des pensées. Le P. Lucas, sou confrère, a publié le recueil de ses poésies en 1683. On y trouve : le poëme héroïque de Job ; plusieurs Poésies sauites ; le Theurgicon, en k livres, ou les Miracles de Jésus-Christ ; un livre d'Elégies; un autre de i'/éfcse'/x'^/Me*; quatre livres d'^pigrammes, dont plusieurs manqueut de sel. Les bons critiques lui reprochent une exactitude trop scrupuleuse, et qui est plus d'un grammai/'ien que d'un poète. Ses vers sentent quelquefois la contiainte. Ses autres ouvrages ont été recueillis à Amsterdam, 1705, in-fol. Ils r-nferment : xmCommentaire sur Job et sur Osée ; De forma Chrisli, Paris, lOii), iji-8'. 11 y réfute le sentimeîit de Nicolas UigHult, qu) avait soutenu, dans des notes sur fertullicu, et dans une dissertation à la Un de son édition de saint Cyprien, que Jésus-Christ était diiforme. Il s'y déclare é„alemeiit contre ceux qui appliquent trop littéralement au Sauveur ces paroles du psaume \k : Speciosus forma prœ liliis homi- ■ num. Uii Traité De ludicra dictione, ou du stylo burlesque, contre cquul il s'éleva avec foive; un Traité de i Epigramme, qui otfre quelques bonnes réilexioiis ; nue Critique de la Poétique du P. Kapin, crit que pleine d'huiueur, et qui prouve qu il n'écrivait pas au^si b:en en fiançais qu'en latin.

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