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Poitiers en 5C5, et élevé, selon la plus commune opinion, sur le siège de cette ville, après la démission de Platon. Foituaat finit saintement ses jours vers C09, et l'on célèbre sa fôte à Poitiers le 14 décembre. On a de lui : une Vie de saint Martin, en vers , composée d'après la vie du même saint par Sulpice-Sévère. Venance Fortunat dit qu'il composa ce poëme pour remercier saint Martui de ce qu'il avait été guéri d'un mal d'yeux par son intercession ; des Poésies, divisées en 11 livres , publiées avec la Vie de saint Martin, par le P. Brower, Jésuite, Mayence , 1630, in-4° ; une Explication de l'Oraison dominicale, qu'on regarde comme son chefd'œuvre, dans la Bibliothèque des Pères et dans les OrtlioJosographa, avOc VExpticaiion du Symbole des Apôtres, du même auteur ; Explication du Symbole de saint Athanase, que Muratori a donnée dans les Anecdota hitina ; les Vies de saint Germain de Paris, de saint Aubin d'Angers, de saint Paterne d'Avranches, de saint Amand de Rodez, de saint Rcmi de Reims et de sainte Radegondo. De toutes ces Vies, il n'y a que la dernière qui soit estimée; dans les autres, il montre fort peu de critique. L'hymne VexiUa reqis prodcunt, etc. Du Pin lui attribue aussi Pange, lingua, gloriosiprœlium certaminis (1), et il se trouve dans quelques éditions de ses ouvrages avec le Vexilla reqis; mais dom Ceillier, dont le sentiment est bien plus probable, le donne à Claudien Mamert. (Voy. Claudien.) La poésie de Fortunat est assez harmonieuse pour le siècle où il vivait, mais sa prose est trop négligée. La meilleure édition des OEuvres de Fortunat est celle de Mayence, 1617, qui se trouve dans la grande Bibliothèque des Pères. Le P. Labbe en avait préparé une qui n'a pas paru. — 11 ne faut pas confondre, comme Cave a fait , Venance-Fortunat avec saint Fortunat, évoque en Lombardie, qui, chassé probablement de son siège par les barbares , se retira près de Cheiles, fut fort estimé de saint Germain, évoque de Paris, et mourut en 569. On a de lui la Vie de saint Marcel de fiaris.
YENCE (Henri-Fbaxçois de), prêtre, docteur de Sorbonne, prévôt de l'église primatiale de Nancy, conseiller d'état de Léopold, duc de Lorraine, et précepteur de ses enfants, se fit un nom par l'édition qu'il donna des Commentaires du P. de Carrières, à Nancy, 1738-1 7i3. L'abbé de Yence y ajouta 6 vol. d'Analyses et Dissertations sur l'Ancien Testament, et 2 vohnnes d'une Analyse on Explication des Psaumes. Dom Calmet estimait beaucoup ces Dissertations. Elles sont savantes, solides et écrites avec netteté. L'auteur avait bien médité les livres saints, et ses lumières s'étendaient à plusieurs sciences. Il mourut à Nancy, le 1" nov. 17.V9, à 73 ans. M. Rondet a inséré la plupart de ces Disser-
(1) Depuis la correclion de celle hymne, on lit Lnureum cenaiiiinis, pour éviter un pléonasme. Mais par ;)n(//((/)i le poêle entendait /e clioc, l'efl'orl, l'ardeur du combat.
talions dans l'édition qu'il a donnée de la Bible en latin et en français, Avignon, 1767l'773, 17 vol. in-V; ce qui a donné lieu de désigner quelquefois cette Bible sous le nom do Bible de l'abbé de Vence, et dont on a publié une belle édition en 2S vol. in-8% avec atlas in-V. Une nouvelle édition de la Bible de l'abbé de Yence a paru sous ce titre : Sainte Bible de Vence, en latin et en français, avec des notes littéraires, critiques et historiques, des préfaces et des dissertations, tirées du Commentaire deD. Calmet, abbé de Sénones, de l'abbé de Vence et des autres autexirs les plus célèbres, pour faciliter l'intelligence de l'Ecriture sainte , enrichie de figtires et de cartes géographiques, 5" édition, soigneusement revue et augmentée d'un grand nombre de not^s, pnr M. Drach, rabbin converti, et enrichie de nouvelles dissertations , 26 vol. in-8°.
YENCE (François de Villeneuve de), prêtre de l'Oratoire, florissaità latin du xvii% et pendant la première moitié du xviii' siècle. 11 est connu pour avoir traduit en français et publié : ]es Six livres de saint Augustin contre Julien, défenseur de l'hérésie pélayienne, Paris, 1736, 2 vol. in-12; les deux livres du même Père, touchant la grâce de Jésus-Christ, et le péché oi-iyinel.Vnns,n3H,ivo\. in-12. L'abbé Yilleneuve de Yence est mort à Vendôme, le 26 février 17'i-l, dans un âge avancé. — 11 ne faut point le confondre avec l'abbé de Vence, auteur de Dissertations et de notes sur la Bible.
VENCESLAS fsaint). Voy. Wenceslas.
VENEROM (Jean), né à Verdun, dans le xvir siècle, s'appelait Vigneron; mais comme il voulait donner des leçons de langue italienne à Paris , il se fit passer pour Florentin, et il italianisa son nom. La clarté de ses principes lui procura beaucoup d'écoliers. Outre cjuelques livres élémentaires pour apprendre l'italien, on a de Yeneroni une traduction française des Lettres de J.-F. Lorednno, poète et littérateur vénitien, Bruxelles, 1708, in-12 ; et des Lettres du cardinal Bentivoglio, Paris, 1672 et 1731, in-12. Son style est plus facile que pur. Sa Grammaire italienne, revue par Vergani, est estimée. On ignore les dates précises de sa naissance et de sa mort.
YENETO (Paul), religieux de l'ordre des ermites de saint Augustin, florissaitau commencement du XV' siècle, et passait pour le prince des théologiens de son temps. Il enseignait à Padoiie dans le couvent de son ordre, et il y mon lut h la fleur de son âge, le 15 juin 1429. Il a laissé de nombreux écrits dont les titres sont : Contra Judœosliber iinus; Sermo7ies de tempore; Sermones de sanctis; Sermones quadrugesimales; De Conceptione B. M. Virginis; De Incarnationc Vcrbi Dei; De excellentia Verbi Dei ; Super scntenlias libri IV; Ad librus physicorum libri Vlll ; Super libros de gcneratione et corruptione libri II ; Super libros de anima libri 111 ; Summœ philosophiœ naturalis libri VI ; De conceptione mundi qui aslronomiœ janua nuncupari potest, liber 1 ; De circulis componentibus tnnn-