VOR
le^ ministres de la religion prétendue réfornién ; un beau poème en fnveiir de rEv,lise catholique, intitulé : les Mijstcres de V<mtel. C'pst lui (|ui, voyant la statue trEiasme faite (lu l)ronze d'un Christ, lit de ix vers hollandais dont le sens est : Ccst dommage que Jpsus-Chrisl n'ait point été bourgeois de Rotterdam. Gérard Bran:ll a publié sa Vienu 1G81.
VORAGINIÎ ou VARAZE, auteur de la Le'qende dorée. Voy. Jacques de Voragine.
VORST (CoMiAi) Von-Dem), Yorstius, né à Cologne eu 1509, d'un teinturier,suncéda, en 1()!0, à Armi'uus, prolesscur dans l'uuiversité de Leyde; mais les ministres ant:-armiiii 'US employèrent le crédit de Jacques I", roi d'Angleterre, et demandèrent son exclusion de la réiraLliquo. Vorsiius fut banni de Leyde en IGll et rel-^gué à Gouda, où il denièuia depuis 101-2 jusqu'en 1G19. Le synode dcDordreeht s'érigeant en juge de la foi, eu rejelaut lui-mèaie les jugements de l'Eglise uuiversi'lle, le déclara indigne do professer la théologie; et cet anathème, prononcé par des fanatiques, engagea les états de la province à le bannir à perpétuité. Il l'ut obligé do se cacher comme un malfaiteur; entin il chercha un asile dans les iJats du duc de Holstein, en 1022, où il mourut le 29 septembre de la môme année. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, tant contre les caiii .liqufs que contre les adversaires qu'il eut dans le iwrti invitestanl. Leus plus recherchés sont Arnica coUatio cum J. Piscal^re; Gouda, 1013, in-i'';et le traité de Deo, Stoinfurt, 1010, iu-'r, réimprimé en 1610, à Haniu,dans le même format, que le roi Jacques lit biùler par la main du Ijourieau, connue il méritait de l'être, puisqu'il attaquait la simplicité de l'Ere divin, son inimulaldlilé et son éternité; mais ce n'était qu'un biais pris par Voistius pour établir le S(ji-iuianisnie, en déduisant du dogme de la Trinité et de llncarnalion des ol'jections contre la nature de Dieu. Sa conduite, et plus encore ses éci'its, prouvent qu'il penchait vers cette hérésie : 1 1 bi ;es adversau'cs n'ava eut fait valoir que cette raison, on n'aurait |)as pu les accuser d'injustice ; quoiqu'il bien prendre 1 s choses, le socmiani-me, dans les prinLi|]es des protestants, soit aussi raisonnabh- que le calvinisme et le luthéra lismc. « Comme tous les réformés « (dit M. Pluquet), Armiuius et ses disci|)les « ne reconnaissaient point d'autorité infad- « liblc, qiii lut dépositaire des vérités révén lées ei qui tixàt la croyance des chrétiens; « ils regardai mt l'Ecriture comme la seule « rè^-:lede la foi, et cha(jue particulier comme « le juge du sens de rÉciiture. Ils int l'iu'é- « tarent ilonc ce que l'Ecriture dit sur la « grilce e. sur la pr 'd;,,;lination, conformé- « ment aux principes d'équité et du bienfai- « s.ince qu'ils ; oi'taient uans leur cœur et « dans leui' caracièro; ils ne se tlxérent pas « ilans la doctrine de l'Eglse romaine, sur « la prédestination et sur la grûce ; ils ne « reconnurent |ioint de choix, point de prc- « destination, passèrent inscnsdjleiueut aux « erreurs des pélagiens et des semi-péia-